‹ Flore de la GirondeChapitre 21 sur 72 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

— (P1.5, fig. 9). — Pétales ordinairement concolores. Fleurs jaunes, plus rarement blanches. Silique oblongue, assez épaisse (5-7 millim. larg.), à segments médiocrement nombreux, ordinairement 3-6, souvent réduits à l’unité, à bec égalant 4-5 fois le segment supérieur et résultant généralement du rétrécissement subit de la silique. Renflements sphériques ou subsphériques, gros (5-7 millim. diam.), ordinairement aussi larges ou plus larges que: longs. Lignes transversales de constriction de la silique adulte ordinairement très marquées. Siliques la plupart avortées. Mésocarpe subosseux. Feuilles inférieures grandes, formant, la première année, une large rosette, toujours lyrées, à segments écartés ou + rapprochés généralement (mais non toujours) entremêlés de lobules plus petits. Souche bisannuelle ou trisannuelle, souvent épaisse, courte, terminée par une racine pivotante longue et atteignant ou.dépassant la grosseur du petit doigt. Plante de 5-9 décim. — (2) ou trisannuelle. Maïjuillet. — Lieux incultes, prairies, champs, bords des chemins, berges de la Garonne. AC. — Lormont! La Souys! La Tresne! Langoiran! Mérignac! Arlac! Blanquefort! etc., ete. — Nous n'avons que la forme suivante :

Forma campestris (R. Landra Moretti; Rehb., Icon. 4173!; G. G. F1. Fr.!). — Siliques à bec ordinairement 4-3 fois aussi long que le renflement terminal. Souche à diamètre dépassant rarement 12-15 millim. Feuilles radicales à lobes écartés, les supérieurs ascendants, les inférieurs réfléchis. Lobules intercalaires manquant assez souvent dans les individus peu vigoureux, très irréguliers, souvent minimes, peu régulièrement intercalés. — C’est cette forme qui constitue le À. maritimus girondin de M. Desmoulins.

La forme littoralis (R. maritimus Sm. English Botany, tab. 1643! ; Rchb. Icon. 4174! ; G. G. Fl..de France!) a le bec de la silique court, à peine aussi long que le renflement terminal, une souche ordinairement {rès épaisse, des feuilles radicales très hérissées, à segments plus finement et plus régulièrement dentés, très rapprochés les uns des autres, ascendants, allernant régulièrement avec des segments plus petits semblables entre eux. — Cette forme ne paraît pas avoir été trouvée dans le département : tout ce que j'ai vu sous son nom est du R. Landra. Je la décris d’après un échantillon provenant des îles anglaises et récolté par M. Gay. Smith dit de cette forme, qu’il avait sans doute seule en vue : « It always grows near the sea » (1).

{1) Le caractère distinctif que Koch prétend trouver dans la graine des Raphanus n'existe pas. Toutes ces éspèces ont les graines réticulées un peu plus ou un peu moins superficiellement, Tel X. Landra est plus fortement réticulé que le R. sativus !

ET

b. — Silique déhiscente, à 2 valves, non articulée.

* Graines globuleuses. — Cotylédons bilobés au sommet. e e Genre II. — Sinapis L. (Mourarps).

Sépales égaux à la base. — Silique déhiscente, linéaire ou oblongue, subcylindrique, à valves convexes, sillonnées de 3-5 nervures longitudinales saillantes, droites, égales. — Bec grand, plus ou moins comprimé. — Stigmate entier, discoïde. — Graines wnisériées, globuleuses. — Cotylédons bilobés au sommet. — Base du style renfermant souvent 1-2 graines.

ANALYSE DES ESPÈCES

( Bec plus court que les valves de la silique. — Graines nombreuses......,........... TA | Bec plus long que les valves. — Graines 2-3 seulement...................... S. alba L. | Feuilles supérieures simplement sinuées-dentées, — Sépales très étalés. — Bec, au plus, SN ES N0E plus COLrLQUE GE VAVOR, Le. c---+-pie S. arvensis L. ” | Feuilles supérieures pinnatiséquées. — Sépales dressés-appliqués. — Bec 6-7 fois plus | COURT UD ICS AVES. ere sense messes too die . S.Cheiranthus Koch.

SECT. 4. — CERATOSINAPIS D. C.

Bec comprimé-subcylindrique, muni de nervures équidistantes.

S. CHEIRANTHUS Koch. — Tige-dressée-arrondie, haute de 3-10 décim., simple ou rameuse supérieurement, glauque, plus ou moins hérissée inférieurement, à poils étalés. Fleurs jaunes. Feuilles toutes pinnatipartites et pétiolées, à lobes oblongs inégalement sinués-dentés, ceux des feuilles supérieures linéaires-entiers. Sépales dressés. Bec conique-comprimé, 5-8 fois plus court que les valves de la silique allongée, un peu toruleuse, étalée et glabre, à loges polyspermes. Valves à 3 fortes nervures accompagnées de veines anastomosées. Graines noires, paraissant finement ponctuées à la loupe faible, en réalité alvéolées. — (+) ou %. Mai-août. — Lieux sablonneux, haies,

bois de pins. C.

S. ARVENSIS L. — Tige de 3-8 décim., rameuse, un peu anguleusé, ordinairement hispide, au moins à la base, à poils réfléchis. Fleurs jaunes Feuilles ovales ou oblongues : les inférieures pétiolées, lyrées ou irrégulière ment sinuées, à lobes irrégulièrement sinués-dentés ; les supérieures sessiles ou subsessiles, inégalement sinuées-dentées. Sépales très étalés. Bec de la silique conique-comprimé, 4-5 fois plus court que les valves. Siliques ordinairement glabres, parfois hérissées, étalées ou dressées-appliquées, subtoruleuses, à loges polyspermes, à valves offrant 3 fortes nervures accompagnées de veines anastomosées. Graines noires, paraissant lisses à la loupe faible, en réalité

SPEARS

finement et superficiellement réticulées. Plante polymorphe. — (). Maiseptembre. — Champs, moissons, lieux cultivés, terrains vagues, bords des chemins. C. — Présente parfois la forme suivante :

S. Schkuhriana Rchb. — Pédicelles moins épais et plus longs, Siliques gréles et toruleuses, à nervures plus saïllantes, souvent au nombre de cinq (les deux latérales plus faibles et interrompues). AC. — Saint-Ciers-Lalande! Saint-Émilion! Cenon! Saint-Denis-de-Pilles! etc.

es deux formes ont leurs siliques tantôt glabres, tantôt semées de poils réfléchis. Les siliques rétro-hispides sont plus fréquentes dans la seconde forme. Les variations à siliques hispides constituent le S, orientalis Murr., non L.

Secr. 2. — LEUCOSINAPIS D.C.

Bec ensiforme, muni de nervures rassemblées sur la ligne médiane de chaque face.

S. ALBA L. — Tige de 3-8 décim., dressée, sillonnée, ordinairement rameuse à sa partie supérieure, à poils étalés ou réfléchis. Fleurs jaunes. Feuilles toutes pétiolées, lyrées-pinnatipartites, à lobes inégalement sinuésdentés. Sépales étalés. Siliques très étalées, velues-hispides, à 3-5 nervures saillantes et droites accompagnées de veines anastomosées. Valves courtes, ovales ou oblongues, moins longues que le bec. Celui-ci très comprimé-ensiforme, à nervures très rapprochées sur la ligne dorsale médiane (P1. 5, fig. 6). Loges 2-3 spermes. Graines brunes, finement alvéolées (paraissant finement ponctuées à la loupe faible). — (). Maï-juillet. — Moissons des terrains calcaires ou argileux, décombres, voisinage des habitations. C.

Genre III. — KEruea D. C. (Roquerre).

Sépales égaux à la base. — Silique déhiscente, cylindrique, à valves arrondies sur le dos et munies de 3 nervures peu saillantes, l’une dorsale, les deux autres submarginales, accompagnées de veines anastomosées peu apparentes. — Style ensiforme.— Stigmate fendu en 2 lobes ovales connivents. — Graines bisériées, globuleuses. — Cotylédons bilobés au sommet,

E. SATIVA L. — Tige de 3-8 décim., dressée ou ascendante, velue, surtout inférieurement, parfois presque glabre au sommet, souvent rameuse dès la base. Feuilles lyrées-pinnatipartites à segments irrégulièrement incisésdentés, le terminal très ample. Pédicelles bien plus courts que le calice. Sépales dressés, étroitement appliqués. Pétales blancs ou jaunes, veinés de violet. Style ensiforme 2 fois moins long que les valves de la silique; celle-ci dressée ainsi que les pédoncules, ordinairement glabre, parfois velue. Graines presque lisses. — (©) ou (2). Avril-juin et en automne. — Champs arides, carrières, décombres, vieux murs. R. — Gauriac! Libourne! le Blayais, etc.

Genre IV. — BBrassica L. (Crov).

Sépales égaux à la base. — Silique déhiscente, linéaire-cylindrique ou linéaire-subtétragone. — Valves munies d'une nervure dorsale et d'un réseau très net de veines anastomosées. — Style conique. — Stigmate discoïde. — Graines wnisériées, globuleuses. — Cotylédons bilobés au sommet.

ANALYSE DES STIRPES.

Feuilles supérieures pétiolées. — Siliques apprimées contre l’axe et n'ayant pas 3 centim.

1 HONONB Eee e-ner-c der he---pe-teP--scce-e Dore ualee dede le rieis sa B. nigra.

Feuilles supérieures sessiles. — Siliques non apprimées contre l'axe et ayaut plus de CONFIE AE lONE MP TE ee ne em anne nes ce ee se et dede ne dar comre tro enee ss enun ss CORRE

Feuilles supérieures non auriculées-embrassantes à la base. — Étamines presque égales.

2 Æ Bec de la silique 40 fois pius court que les valres...... senenesensssss B. oleracea.

‘| Feuilles supérieures fortement auriculées-embrassantes. — Etamines très inégales. — Bec

de la silique 4-5 fois plus court que les valves......,...,...,.............. B. sativa.

4. — Partie fleurie de la grappe allongée. — Étamines toutes dressées et presque égales.

* B. OLERACEA L. — Tige herbacée, épaisse, robuste, rameuse, glabre et glauque, atteignant souvent 1 mètre ou davantage. Feuilles épaisses, glauques et glabres : les inférieures lyrées-pinnatifides, pétiolées ; les supérieures oblongues, sessiles, non auriculées-amplexicaules. Fleurs jaunes ou blanches, quelquefois veinées, en grappe lâche. Sépales dressés, appliqués sur les pétales. Siliques étalées-ascendantes, à style ou bec 40 fois plus court que les valves. Graines brunes, très finement'et obscurément alvéolées, décrites à tort comme lisses. Plante offrant par la culture de nombreuses variétés. — @). Mai-juin. — Cultivé. Non spontané dans le département, mais trouvé sur les rochers maritimes de la rive droite de la Gironde, entre Saint-Seurin et Meschers (Charente-Inférieure).

2.— Partie fleurie de la grappe corymbiforme. — Étamines très inégales, les 2 latérales beaucoup plus courtes, ascendantes et s'écartant de l’axe.

* B. SATIVA (Br. Rapa L., campestris L. et Napus L.). — Tige de 4-9 décim., ordinairement rameuse, plus ou moins glauque, glabre ou plus rarement hispide à la base. Feuilles radicales et inférieures pinnatifides, pétiolées, vertes ou glauques, glabres ou plus ou moins semées de poils roides; les supérieures sessiles, glauques et glabres, oblongues ou ovales, cordées à la base et embrassant la tige par 2 oreillettes profondes. Sépales étalés ou étalés-dressés. Siliques étalées-ascendantes, plus rarement étalées ou subétalées, à bec ou style 5-6 fois plus court que les valves. Graines Lrunes ou noirâtres, finement alvéolées. — (-) ou (2). — Cultivé. — Assez souvent subspontané dans les champs et les cultures.

Br. Napus L. — Feuilles radicales glauques et glabres. Fleurs un peu espacées dès l'épanouissement. Siliques étalées ou étalées-ascendantes. Fleurs d'un jaune d’or. — Navet. — R. subspontané (PI. 5, fig. 7).

Br. asperifolia Lam. — Feuilles radicales vertes ou glaucescentes, plus ou moins semées de poils roides. Fleurs rapprochées au moment de l'épanouissement. Siliques étalées-ascendantes. Fleurs d’un beau jaune d’or ou d’un jaune plus pâle.

a. campestris (Br. campestris L.). — Feuilles radicales glaucescentes, hérissées de quelques poils roides sur les nervures principales. Sépales étalés -dressés. Fleurs d’un beaw jaune d'or. — Colza. — C. subspontané.

b. Rapa (Br. Rapa L.). — Feuilles radicales vertes, ciliées el hérissées de poils roides sur toute leur surface inférieure. Sépales étalés. Fleurs d'un jaune pâle. — Rave. — AC. subspontané.

B. NIGRA Koch. — Tige de 7-12 décim., dressée, rameuse, glaucescente, velue-hérissée inférieurement ou presque glabre. Feuilles vertes, foules pétiolées : les inférieures hérissées, lyrées-pinnatifides, à lobe terminal très grand irrégulièrement sinué ; les supérieures ordinairement glabres, lancéolées, atténuées au sommet et à la base, entières ou sinuées-dentées. Sépales étalés. Pédoncules fructifères grèles, dressés-appliqués contre l'axe ainsi que les siliques courtes (15-20°"). Valves carenées par la saillie de la nervure dorsale. Graines globuleuses, noires, alvéolées. — (PI. 5, fig. 13 et 14.). — (€). Juin-août. — Lieux frais, bords des eaux, terrains cultivés. C. — Extrémement abondant dans les grands marais, entre Blaye et Vitrezay.

** Graines ovoides un peu comprimées. — Cotylédons non bilobés.

Genre V. — Hirsechfeldia Mœnch. (HIRSCHFELDIE).

Calice à sépales égaux à la base. —- Silique déhiscente, courte, cylindrique. — Style conique étranglé à la base, renflé au dessus de l’élranglement. — Valves convexes, à une nervure dorsale accompagnée de veines anastomosées, ou à plusieurs nervures. — Stigmate entier. — Graines wnisériées, ovoides. — Cotylédons échancrés au sommet, non bilobés. — Pédicelles épais, renflés à la partie supérieure. — (PI. 5, fig. 11 et 12).

A. ADPRESSA Moœnch. (Sinapis incana L.). — Tige herbacée, de 4-9 décim., striée, rude, hérissée de poils roides, à rameaux étalés ou étalésdressés. Feuilles d’un vert cendré, les inférieures lyrées-pinnatiséquées à lobes | ovales sinués-crénelés, le supérieur bien plus grand. Feuilles supérieures

Lens

oblongues ou lancéolées, pétiolées. Sépales très étalés. Fleurs petites, jaunes. Style contracté à la base, renflé-séminifère au milieu, 3-4 fois plus court que les valves. Grappe fructifère roide, très longue, effilée, à pédicelles renflés au sommet, appliqués contre l’axe ainsi que les siliques courtes, celles-ci glabres ou pubescentes. Graines ovoides, plutôt réliculées qu'alvéolées, paraissant lisses à la loupe faible. — Mai-septembre. — Champs arides, chemins, décombres, friches. C.

\ Genre VI. — Erucastrum Pres. (Erucasrre).

Sépales égaux à la base. — Silique déhiscente, linéaire, subcylindrique. — Valves convexes, munies d’une seule nervure dorsale et de veines anastomo- “sées. — Style court, conique, insensiblement atténué, non étrangle à la base. — Stigmate discoïde. — Graines wnisériées, ovoides-oblongues, réticuléesalvéolées. — Cotylédons tronqués ou émarginés au sommet, non bilobés. — Pédicelles grêles.

E. OBTUSANGULUM Rchb. (Brassica Erucastrum L.; Diplotaxis Erucastrum G. G.). — Tige de 3-6 décim., sillonnée - anguleuse, flexueuse, pubescente, dressée ou ascendante. Raeine longue, robuste. Fleurs assez grandes, d'un jaune vif. Feuilles pinnatipartites, pubescentes, à lobes irréguièrement incisés-dentés; les caulinaires moyennes à segments inférieurs tout à fait basilaires embrassant la tige comme des oreillettes. Grappe fructifère entièrement dépourvue de bractées. Sépales très étalés. Siliques nombreuses, dressées-étalées, plus ou moins redressées sur leurs pédicelles. Graines brunes, ovoïdes-oblongues, un peu comprimées, réticulées-alvéolées. — (3 ou Y. Mai-septembre. — Les lieux secs et les murs. R. (Laterrade, F1. Bord. p. 121, sans désignation de localités). — Je n’ai pas rencontré cette plante dans la Gironde. Je la décris sur des échantillons de l'Herbarium normale de Schultz.

Genre VII. — Hbiplotaxis D. C. (DirLoraxr).

Sépales égaux à la base. — Silique déhiscente, linéaire, comprimée. — Valves un peu convexes, munies d'une seule nervure dorsale et de veines anastomosées. — Style court, conique-comprimé. — Stigmate discoïde. — Graines bisériées, ovoïdes-oblongues, comprimées, à peu près lisses. — Cotylédons tronqués ou émarginés au sommet, non bilobés. — (PI. 5, fig. 2).

ANALYSE DES ESPÈCES

Fleurs blanches. — Bec de la silique plus large à la base qu'au sommet... D. erucoïdes. 4 | Fleurs jaunes. — Bec de la silique plus large (ou au moins aussi large) au sommet qu’à la

ECS

Pétales à limbe oblong, étroit, insensiblement atténués du sommet à la base, dépassant à

peine le calice...,...,...., nee ec sa nadiamiedases est tan ia D. viminea. Pétales à limbe suborbiculaire, brusquement contracté en onglet et dépassant longuement le calice.,,.... a loielo sielelels els DIRE Marines sue cb = ue saadetedisdeses tdi nee 3 / Calice dressé, hérissé de poils roides. — Feuilles glaucescentes. — Pédicelles égalant ordinairement en longueur les fleurs épanouies. — Tige feuillée seulement à la base ou non feuillée.,.,...., HÉPEOE Vert nee cie aie ie tielete siataiale ele els ao Dalsie o à D. muralis. Calice étalé, glabre, offrant rarement quelques poils à l'extrémité. — Feuilles vertes. — Pédicelles 2-3 fois plus longs que les fleurs épanouies. — Tige feuillée dans sa longueur. Mans esse satellite ie sa a eee e ee 0e 0 atlas er etae sales a ral loin a se... D. tenuifolia.

SECT. 4. — SISYMBRIASTRUM.

Style comprimé-obconique, plus large au sommet qu’à la base.

D. TENUIFOLIA D. C. — Plante vivace. Tiges de 3-8 décim. sousfrutescentes à la base, ascendantes ou dressées, rameuses, feuillées, glabres ou presque glabres, glaucescentes. Feuilles glaucescentes, glabres, un peu épaisses : les inférieures pinnatipartites à lobes oblongs, étroits, entiers ou incisés ou dentés, rarement simplement sinuées ; les supérieures sinuées-dentées ou plus rarement presque entières. Pédicelles 2-3 fois aussi longs que les fleurs épanouies. Fleurs jaunes, grandes (1 centim.). Calice glabre ou parfois hérissé à l'extrémité seulement. Sépales étalés. Pétales deux fois plus longs que le calice, à limbe suborbiculaire brusquement contracté en onglet étroit. Graines luisantes, à peu près lisses, avec des indices d’une très faible réticulation superficielle à la loupe forte. — %. Avril-octobre, — Lieux secs, bords des chemins, murs des quais, talus des chemins de fer. C.

D, MURALIS D. C. — Plante bisannuelle ou annuelle. Tiges de 1-4 décim., ascendantes ou dressées, ordinairement herbacées à la base, feuillées seulement à la base, ordinairement simples, plus rarement rameuses, velueshérissées au moins inférieurement. Feuilles vertes plus ou moins velues, quelquefois glabres, ordinairement bornées à des rosettes radicales; sinuéesdentées, ou pinnatipartites à lobes triangulaires ou oblongs, courts, entiers ou rarement dentés. Pédicelles à peu près de la longueur des fleurs épanouies, mais parfois beaucoup plus longs dans les fleurs inférieures. Fleurs jaunes, médiocres (5-6mm), devenant rougeâtres en se flétrissant. Calice dressé, hérissé de poils roides. Pétales beaucoup plus longs que le calice, à limbe suborbiculaire, brusquement contractés en onglet étroit. Graines du D. tenuifolia. — @) ou (). Mai-septembre. — Lieux arides, vieux murs. AR. — Anglade! Langon! Caudrot! etc.

D. VIMINEA D.C.'— Plante annuelle. Tiges de 1-3 décim. grêles, étalées ou ascendantes ou dressées, herbacées, ordinairement simples, feutllées seulement à la base, glabres. Feuilles rapprochées en rosette radicale, vertes, glabres, sinuées-lyrées ou pinnatipartites à lobes triangulaires courts. Pedi-

Le a ne

celles plus courts que les fleurs épanouies. Fleurs jaunes, très petites (3mm). Calice glabre dressé. Pétales dépassant à peine le calice, à limbe oblong étroit, insensiblement atténué jusqu'à la base très étroite. Graines des espèces précédentes, mais un peu plus petites. — (:). Juin-octobre. — Vignes, lieux cultivés, peu commun. — Castillon! Sainte-Eulalie ! Carbon-Blanc! etc.

Orserv. — La diplotaxie n’est pas toujours régulière dans cette espèce. On trouve parfois des sillques à graines unisériées !

SECT. 2. — ERUCOIDES.

Style subensiforme, s’atténuant insensiblement de la base au sommet,

D. ERUCOIDES D. C. — Plante annuelle plus ou moins hérissée de poils courts. Tige de 2-5 décim., herbacée, souvent rameuse, dressée, feuillée. Feuilles inférieures en rosette lâche, lyrées ou sinuées-crénélées, à lobes incisés-dentés, atténuées en pétiole ; les caulinaires supérieures sessiles, oblongues, incisées-dentées. Pédicelles plus courts que les fleurs épanouies. Fleurs blanches, assez grandes. Calice hérissé. Sépales étalés, parfois violacés. Pétales bien plus longs que les sépales, à limbe élargi contracté en onglet étroit, devenant lilas en sé flétrissant. Graines comme dans les espèces ci-dessus, petites, égalant celles du D. viminea. — (+). Avril-juin. — Champs, vignes, bords des routes. RR. (Laterrade F1. Bord. éd, 4, p. 123, sans désignation de localités). — Je n’ai pas rencontré cette plante dans la Gironde, Je la décris d’après des échantillons Charentais.

B. — COTYLÉLONS PLANS. — (Radicule dorsale ou latérale). Ÿ (PL5, types let Il)

Siliques toutes déhiscentes, non articulées.

a. — Stigmate fendu en 2 lames libres ou soudées.

Genre VIII. — Hesperis L. (Juzenxe).

Sépales latéraux bossus à la base. — Siliques linéaires, subcylindriques, souvent toruleuses. — Valves convexes offrant une nervure principale avec des nervures secondaires plus ou moins brisées en anastomoses, ou bien

valves obscurément trinerviées. — Style court, conique. — Stigmate fendu en 2 lames ovales, obtuses, dressées-conniventes. — Graines unisériées, oblongues, anguleuses, parfois ailées au sommet. — Cotylédons entiers. —

Radicule dorsale.

H. MATRONALIS L.— Tige de 4-8 décim., dressée, simple ou rameuse supérieurement, rude, pubescente ou velue à poils simples ou rameux.

£ CNE eee

Feuilles radicales oblongues, atténuées en pétiole assez long; les caulinaires ovales-lancéolées, acuminées, à pétiole court; toutes un peu rudes au toucher, hérissées comme la tige mais à poils plus courts, et offrant de loin en loin quelques dents minimes, Calice égalant le pédicelle, Pétales à onglet dépassant les sépales. Siliques très longues, souvent flexueuses ou arquées, grêles, toruleuses, ordinairement glabres, ascendantes, 8-10 fois plus longues que leur pédicelle, Graines brunes, grosses, oblongues-anguleuses, très confusément et superficiellement alvéolées, A ou très finement ponctuées à la loupe faible, Fleurs ordinairement lilas, parfois blanches, odorantes le soir, — (2) et %, Mai-juin. — Lieux ombragés, bois frais ou montueux, buissons, AR. — Bourg! (Motelay). — Sainte-Foy! (Lanneluc), — Daignac! (Daganet), — Marcamps! etc., etc,

Genre IX. — * Malcolmäa R.PBr. (Marcos).

Sépales égaux ou les latéraux bossus à la base. — Silique Znéairecylindrique. — Valves convexes à wne nervure dorsale saillante, très prépondérante, accompagnée de veines anastomosées assez faibles. — Style conique Zinéaire-subulé. — Stigmate fendu en 2 lames acuminées-aiques, dressées, soudées ensemble en une pointe subulée. — Graines unisériées, ovoïdes-oblongues, comprimées, non bordées-ailées. — Cotylédôns entiers, — Radicule dorsale.

*M., MARITIMA R. Br. — Plante de 1-3 décim., annuelle, dépourvue de souche ligneuse, un peu rude au toucher, d'un vert cendré, couverte de poils rameux appliqués. Tige dressée ou ascendante, rameuse presque dès la base. Feuilles larges de 4-7 millim. : les inférieures obovales, obtuses, atténuées en pétiole, ordinairement entières; les supérieures oblongues ou lancéolées-subaigües, offrant quelques dents minimes très écartées. Fleurs violettes. Grappe fructifère flexueuse. Pédoncules épais, subétalés ainsi que les siliques, celles-ci flexueuses, grêles, parfois un peu toruleuses, couvertes de poils en navette. Style vert, persistant, aussi large à la base que le sommet de la silique. Lames stigmatiques atteignant presque la base du style. Graines petites, brunes, finement et confusément réticulées-alvéolées, paraissant lisses ou très finement ponctuées à la loupe faible. — (:). Cultivé et s'échappant très fréquemment des jardins. — Non encore rencontré dans nos sables maritimes.

Le M. littorea R. Br., indiqué sur les côtes de l'Océan, de Bayonne à Cherbourg, n’a pas été vu "squ'ici sur notre littoral. On le distingue aux caractères suivants :

Plante blanche-tomenteuse à souche ligneuse et vivace, à tige presque simple. Style jaune, très caduc, sensiblement plus étroit à sa base que le sommet de la silique. Lames stismatiques n'atteignant que le milieu du style. Silique couverte d'un {omentum blanc étoilé. Feuilles drapées, linéaires-oblongues, étroites, obtuses, entières. Fleurs vivlacées à onglet jaune. Siliques arquées en dehors. — %/. Mai-juillet.

Page 1