B. — FLEURS EN GRAPPES
GENRE XXV. — Onobrychis.
Carène tronquée obliquement. — Gousse monosperme, à 1 seul article comprimé, réticulé-bacuneux, souvent muriqué!.
Tribu I. — Lotées.
Légume continu, non divisé transversalement en articles monospermes ! — Cotylédons devenant aëriens et foliacés par la germination! — Etamines monadelphes ou diadelphes. — Feuilles 1-3-foliolées, parfois digitées ou imparipinnées, jamais paripinnees.
Sous-Tribu I. — Génistées. — Etamines monadelphes.
A.— CALICE FENDU DANS TOUTE SA LONGUEUR, DES DEUX CÔTÉS, ET OFFRANT L'ASPECT DE DEUX SPATHELLES DISTINCTES.
Genre I. — Ulex L. (Agonc).
Calice coloré, divisé jusqu'à la base en deux feuillets (supérieur et inférieur) d'apparence libre. — Etendard redressé dépassant peu le calice et les ailes. —
MT
Style peu courbé, stigmate capité. — Légume ovale-oblong, renflé, oligosperme, dépassant peu le calice et les ailes. — Graine à ombilic déprimé entouré par une strophiole en fer à cheval. — Feuilles 1-foliolées, linéaires, terminées en épine. — Stipules nulles. —— Fleurs jaunes, solitaires ou géminées, axillaires, munies à leur base de 2 bractéoles colorées. — S.-arbrisseaux très épineux. — Les premières feuilles sont trifoliolées et non épineuses.
ANALYSE DES ESPÈCES
Plante de 1-2 mètres, à fleurs grandes (15-16w®),— Bouton floral arrondi au sommet. — Bractéoles calicinales plus larges que le pédicelle, — Calice très velu. — Ailes un peu plus longues que la BANODP RS en rite ser debate meralhinelsinon der suce docs NU IEURODLIEUSE
Plante de 3-8 décim., à fleurs petites (7-8m%). — Bouton franchement aigu au sommet. — Bractéoles calicinales très petites, plus étroites que le pédicelle filiforme. — Calice très finement pubescent, à pubescence apprimée. — Ailes un peu plus courtes que la carène......,.......... U. nanus.
ULEX EUROPÆUS L. (Ajonc commun). — (PI. 9, À, fig. 1). — S.-arbrisseau de 1-2 mètres, d’un vert plus ou moins glauque, très rameux-diffus, à tige dressée, fortement sillonnée, à rameaux latéraux presque égaux, terminés en épine forte très vulnérante, ainsi que leurs ramifications, qui sont épaisses. Bractéoles calicinales plus larges que le pédicelle de la fleur! (Fig. I, c), ordinairement ovales-subarrondies plus longues que larges; rarement un peu allongées enveloppant d'abord entièrement le bouton naissant. Bouton floral roussâtre, arrondi ou subarrondi au sommet (Fig. 1, b). Fleur grande! (15-16"" de long) d'un jaune un peu clair, presque citrin (plus intense dans la floraison tardive). Calice très velu!, Aïles de la corolle courbées en arc, plus longues que la carène!, qu'elles débordent un peu en se recouvrant mutuellement (Fig. I, a). Carène entièrement droite, ne dépassant jamais les ailes. Gousse ovoiïdeoblongue, généralement très velue même à la maturité, large de 6-7"m, à bord terminal peu oblique. Graines lisses et luisantes, d'un brun marron à la fin noirâtre, subsphériques-ovoïdes. Ombilic ovale. — tb. Mars-juin et parfois à la fin de l'été, par floraison anticipée. —- Landes, buissons, haies, lieux incultes. CC.
ULEX NANUS Sm. — (PI. 9, A, fig. [11). — S.-arbrisseau de 3-8 décim., d’un vert non glauque, très rameux et très diffus, à tige souvent couchée, sillonnée, à rameaux latéraux presque égaux, très nombreux, très rapprochés, terminés en épine ainsi que leurs ramifications, qui sont grêles. Bractéoles calicinales très minimes, plus étroites que le pédicelle filiforme de la fleur! (Fig. IIT, c), subaiguës, n’enveloppant pas entièrement le bouton naissant. Bouton floral jaunâtre, allongé, à extrémité aplatie et pointue (Fig. LI b). Fleurs petites! (7-8** de long), d'un jaune vif. Calice finement pubescent, à poils apprimeés et très courts!. Aïles de la corolle presque planes, un peu plus courtes que la carène! (Fig. III, a). Carèhe un peu courbée à son extrémité, dépassant
les ailes. Gousse petite, ovoïde-oblongue, souvent glabrescente et luisante à la
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maturité, large de #"m environ, à bord terminal oblique, Graines lisses et lui-
santes, d'un brun marron à la fin noirâtre, subsphériques-subanguleuses, à ombilie
suborbiculaire. — b. Juillet-octobre. — Landes, bords des bois, lieux stériles. C.
Osserv, — L'U. Gallii Planchon (PI. 9, A, fig. Il) ne paraît pas avoir été observé dans ls Gironde. Cette plante est intermédiaire aux deux précédentes, dont elle est peut-être une hybride, à moins qu’il n'y faille voir une variation automnale de l’ajonc commun. — C’est un arbrisseau de 4-15 décimètres, à rameaux ascendants-diffus. à ramules ordinairement moins forts et moins vulnéants que dans l'U. europœus, à feuilles plus fines, moins roides, d'un vert en général plus foncé et moins glauque. Rameaux moins velus. Fleurs variables, grandes ou assez grandes (ordinairement 42-132 long), toujours plus petites que dans l'U. europœus mais toujours bien plus grandes que dans V'U. nanus!, d'un jaune très vif ou orangé! Les bractéoles, en général aiguës, sont cependant parfois identiques à celles de l'U. europœus, quoique en général moins larges et de la largeur du pédicelle. Le bouton est à la fin assez aigu. Le calice, ordinairement à pubescence fine et apprimée comme dans l'U. nanus, peut se montrer presque aussi velu que celui de l'U. europœus. L'étendard est bien plus étroit, dressé et non étalé, à limbe ovale et non orbicula're. Ailes variables, tantôt plus longues que la carène, tantôt égales, souvent plus courtes, Gousse souvent plus rhomboïdale, plus carrément tronquée au sommet que dans l'U. europœus et surtout que dans l'U. nanus, toujours environ d'un tiers plus large que celle de l'U. nanus (6®® environ au lieu de 4%)! Elle mûrit rarement et tombe le plus souvent pendant l'hiver. (Celles qui survivent mûrissent au printemps suivant). Elle ne m'a pas paru luisante à la maturité. — b. Juillet-novembre. — Landes découvertes de la région maritime. — Morbihan et Finistère, au nord de nos limites, département des Landes, au sud.
B. — CALICE UNILABIÉ, C'EST-A-DIRE FENDU EN DESSUS JUSQUE PRÈS DE SA BASE ET DÉVIÉ DU CÔTÉ OPPOSÉ (OU INFÉRIEUR) EN LANGUETTE SPATHIFORME.
Genre Spartium L. ex parte (Sparriun).
Calice scarieux, unilabié, fendu en dessus et rejeté tout entier du côté opposé en languette spathiforme. — Etendard très ample, suborbiculaire, redressé, plus long que les ailes et à peu près de la longueur de la carène. — Etamines monadelphes. — Style très long, linéaire, courbe au sommet. — Stigmate linéaire, latéral. — Gousse linéaire-oblongue, comprimée, polysperme, longuement exserte, un peu septée entre les graines, qui sont dépourvues de strophiole. — Feuilles unifoliolées. — Fleurs jaunes. — Arbuste non épineux.
*S. JUNCEUM L. (Genêt d'Espagne). — S.-arbrisseau de 1-2 mètres, à tige ligneuse, dressée, très rameuse, à rameaux supérieurs d'un vert glauque, glabres, légèrement striés, dressés, raides, allongés, jonciformes, très médulleux, cumpressibles, peu feuillés. Feuilles unifoliolées, écartées, à foliole subsessile, oblongue ou oblongue-obovale, ou oblongue-linéaire, munie en dessous de petits poils appliqués. Stipules nulles. Fleurs d’un jaune d’or, grandes, odorantes, disposées en grappes terminales lâches. Calice glabre. Etendard apiculé au sommet. Gousse de 6-8 centim. sur 6-8**, comprimée, d'abord très velue, puis subglabrescente, jaunâtre, puis brune, à la fin noire
et luisante. Graines ovoïdes, jaunâtres, lisses et luisantes. — h. Mai-juillet. — Cultivé et assez souvent subspontané. — Coteaux de Cenon et de Bouliac!