‹ Flore de la GirondeChapitre 53 sur 72 · RS SR · texte numérisé non relu

RS SR

Stipules à partie libre large, ovale-triangulaire, brusquement contractée au sommet en une pointe sétacée. — Calice fructifère à dents ouvertes, à la fin presque étalées. — Capitules supérieurs la plupart non géminés.............e..e RAR.

Stipules à partie libre étroite, insensiblement atténuée et longuement subulée, — Calice fructifère a dents conniventes même à la maturité. — Capitules supérieurs

presque toujours géminés. . ... ve socecsoooncesss ose samovsess La BOCCONE‘e

Calice ovoïde, à tube plus étroit à la gorge qu’au milieu ! — Capitules ovoïdes, ordinalrement un peu plus épais à la base que dans le reste de leur longueur. — Calice couvert de poils blancbâtres. — Fruits mûrs adhérant peu au rachis de l’épi et s'égrenant au moindr choc! . ee... sesenee one LIT ISEMIQEUAS

Calice cylindrique, à tube aussi large à la gorge qu’au milieu! — Capitules cylindriques, à base non élargie. — Calice couvert de poils bruns et non blanchâtres. — Fruits mûrs fortement adhérents à l'axe de l'épi et détachables seulement avec BOL TI Se es snsonsese tan ess siseles die soso nes cssosisectasse ses OU CUIVIPTIONINI

Capitules sessileg.i., oi due sole s 000010 0 e 0010 00/0 ve soesseeoneseecssesesse secs CAPILUIES DÉAONBUIE Sa ele uend na ss betolesoeusres ester -snets rentes ee eDE

Corolle dépassant les dents du calice! — Capitules inférieurs écartés, jamais confluents! — Tige n'étant jamais dépassée par des feuilles! — Feuilles dentées dans presque tout leur pourtour ................essss.ssesesse +. TT. glomeratum.

Corolle longuement dépassée par les dents du calice! — Capi ules, au moins les inférieurs, très rapprachés, confluents, en:asrés! — Tige dépassée par des feuilles! — Feuilles dentées seulement dans leur partie supérieure......,.... T.suffocatum.

Fleurs du capitule plus ou moins pedicellées, réfléchies à la maturité! — Feuilles à folioles bordées de dents non glanduleuses au sommet! — Plante velue ow bien à I0NOIES GOOYAION En Secrets pesescemp see erscenseLse es-tu

Fleurs tout à fait sessiles, jamais réfléchies! — Dents des folioles glanduleuses au sommet! — Plante & la fois glabre er à folioles PRESNEREE lancéolées-linéaires. ...

nensenssnensessenenseneeeeens ns ereseeeseseneneneessessss..s TT. lœvigatum.

Capitules petits (diam. 7-10m%)!, à pédoncules assez courts (rarement plus d’un centim.) — Fleurs très petites (3-4mw). Dents du calice à la fin courbées en dehors! — Racine grêle, annuelle, accompagnant destiges grêlesetcouchées. T. Perreymondi.

Capitules gros ou médiocres (diam. 15-20%®)! à pédoncules longs de plusieurs centimètres, — Fleurs grandes ou médiocres (6-10mm)! — Dents du calice toujours dressées! — Souche vivace 0% bien racine annuelle GE GE une tige assez épaisse

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Racine annuelle accompagnant une tige entièrement herbacée et dressée assez épaisse (2-32). — Dents du calice (très grêles) trois fois plus longues que le tube!. RU Loan A ner eh eee DST AS NAN San anses a pa ea an ire TT MIVE ES EN

Souche vivace, FRE AR à divisions se prolongeant en tiges ordiuairement couchées au moins à la base et assez minces (1"" environ). — Dents du calice égulant le tube ou à peine une fois plus longues!........,.,,.........e...ssese.sessesessesese

Plante velue. — Folioles oblongues-lancéolées. — Capitules ovoïdes à la maturité, très ‘ densesjüsqu'à la fin, à pédicelles, tant fructifères que forifères, nettement plus courts que le tube du calice...........e.e.sse.ssesseessresseeeseesss TT. MOntanum.

‘ Plante glabre. — Folioles obovales: — Capitules restant toujuurs globuleux, devenant

‘à la fin moins denses pur l'allongement des-pédicelles, qui deviennent plus longs que le tube du cälice ou l’égalent tout au moins...... ....,.........................

Tiges couchées et radicantes, — Dents supérieures du calice contiguës à la base, à peine aussi Jongues que Je tube. — Fleurs blanches ou très peu rosées (et partiel-

* sn nr rhtineness reste snsrraqne et sonseesvereses TT, genes: path mais séparées à la base par up sinus obtus, et nettement plus longues que le tube. — Fleurs roses..,....,.,... SRE CT CO ..… T.elegans

Antrs A

$ I — HBbracteolatss.

Fleurs dépourvues de bräctéoles! — Gousse 4-sperme, sessile, incluse dàns le calice.

SECT. 1. — LAGOPUS Koch.

Fleurs toutes fertiles et pétalées, sessiles ou subsessiles, purpurines ou roses ou blanches {très rarement d’un blanc jaunâtre), jamais jaunes, à corolle marcescente ou persistante-scarieuse. — Gorge du calice mwniz intérieurement d'un anneau calleux ou de poils. Dents velues-ciliérs. — Calice fructifère ne devenant pas réticulé-vésiculeux. — Capitules ne s’enfonçant pas dans le sol

après la floraison.

S.-Secr. 1. — EUTRIPHYLLUM D.C. — Capitules fous terminaux, — Gousse bivalve ou s'ouvrant par un opercule.

a. — Feuilles supérieures toutes alfernes.

T. ANGUSTIFOLIUM L. — Plante annuelle, à racine pivotante. Tiges

de 1-4 décim., dressées ou ascendantes, raides, simples, à entrenœuds allongés,

couvertes, ainsi que les feuilles, de poils apprimés. Feuilles supérieures toujours alternes. Folioles linéaires ou lancéolées-linéaires, aiguës, très entières !, sessiles sur le pétiole commun, qu'elles dépassent souvent en longueur. Stipules allongées, étroites, nerviées longitudinalement sans anastomoses, à partie libre longuement linéaire-subulée, sélacée presque dès la base. Fleurs purpurinés où d'un blanc pourpré, assez grandes (long. 10-12®*), étroites, en épi serré, oblong-conique, de 2-3 centim., solitaire et pédonculé. Calice à 10 nervures, à tube oblong, velu, fermé à la gorge par deux larges et épaisses callosilés latérales en forme de lèvres, qui offrent une maigre ligne de poils courts au-dessous du bord, à divisions raides, très ciliées, plus longues que le tube (au moins l'inférieure), linéaires-subulées, insensiblement atténuées dès la base, non réticulées, à la fin plus ou moins étalées, un peu inégales, l'inférieure élant plus longue que les autres. Corolle dépassant peu longuement la dent inférieure du calice, qui égale presque les ailes. Étendard étroit, lancéolé, acuminé, aigu. Gousse très mince, très finement membraneuse, bivalve. Graines d’abord jaunâtres puis d’un brun marron, ovoïdes, presque elliptiques, à extrémités presque également élargies, lisses, un peu luisantes, médiocres (long. 1 4/2-2°%, larg, 1 - 14/47), — (4), Mai-juillet. — Coteaux, lieux secs calcaires on sablonneux. AR. — Saint-Emilion! Saint-Laurent-de-Castillon! Le Kigalet! Sauternes! Haux! Mérignac! Verteuil en Médoc! Léognan! — Pujols! (Belloc). -— Arlac, Villenave-d'Ornon! (Lespinasse). — Lesparre! (Deloynes), etc.

OBsErv. — M. Lemarié a trouvé dans la Charente-Inférieure le T!. stellatum L., plante toute couverte de poils mous étalés ; à capitules globuleuzx !, très velus, longuement pédonculés, tous terminaux ; à calice fermé à la gorge par un cercle épais de poils laineux, et dont les divisions, glabres en deians, nerviées et inférieurement réticulées, s’accroissent à la maturité et s'étalent largement en étoile! Folioles petites, en cœur renversé, cunéiformes à la base, denticulées au sommet. Stipules larges et courtes et dont la partie libre est ovale, obtuse et denticulée.

T. INCARNATUM L,. (T. incarnatum Balb., Bor. et T. Molinerü Balb., Bor.). — Plante annuelle, à racine pivotante. Tiges de 2-5 décim., dressées, simples, à entrenœuds très allongés, couvertes de poils mous abondants plus ou moins apprimés. Feuilles supérieures toujours alternes. Folioles larges, obovales-suborbiculaires ou obovales-cunéiformes, denticulées supérieurement !, obtuses ou émarginées, pubescentes sur les deux faces, mais moins que la tige. Stipules veinées vers les bords, longuement adhérentes au pétiole, à partie libre ovale et dentée, ordinairement obtuse. Fleurs grandes (12-15°°), d’un rouge vif ou d’un blanc rosé, en épis serrés ovoides ou oblongssubcylindriques, plus rarement coniques, solitaires, longuement pédonculés. Calice trés velu, à tube oblong 10-nervié, à gorge ouverte mais coriace avec trace d’épaississement, à divisions presque égales, raides, très ciliées, insensiblement atténuées dès la base en pointe subulée, bien plus courtes que l'étendard et même que les autres pétales, un peu plus longues que le tube calicinal, à la fin plus ou moins étalées. Etendard étroit, lancéolé, aigu. Gousse bivalve, très mince, très finement membraneuse. Graines d’un brun marron, lisses, ovoïdes, assez grandes (long. 21/2 - 23/4®%, larg. 14/4 - ] 1/22), — ©). Mai-juillet. .

«. incarnatum. — Fleurs d’un rouge trèsvif. — Cultivé et subspontané.

6. Molinerü (T. Molinerii Balb., Bor., etc.) — Fleurs d’un blanc rosé. — Spontané. — Lieux sablonneux. — Cà et là : Blanquefort! Pessac! etc.

b. — Feuilles supérieures souvent opposées.

T. RUBENS L.— Plante vivace, à souche cespiteuse.—Tiges de 4-6 décim., ascendantes, à entrenœuds très allongés, très glabres ou offrant çà et là quelques longs poils étalés. Feuilles supérieures souvent opposées. Folioles glabres, allongées, oblongues-lancéolées, finement et aigüment dentées dès leur base, fermes, nerviées transversalement en relief près des bords ! Stipules moyennes allongées, très longuement soudées au pétiole, à partie libre linéaire ou lancéolée, veinée, verte et herbacée ; moins fortement dentées que la feuille, plus longues que le pétiole dans les feuilles moyennes et supérieures. Fleurs grandes (12-13°*), purpurines-rosées, en épis oblongs-cylindriques !, terminaux, solitaires ou géminés, ordinairement pédonculés. Calice à 20 nervures !, à tube ordinairement plus ou moins glabre extérieurement, à divisions sétacées longuement ciliées, très 2négales !, les supérieures bien plus courtes que l'inférieure, qui est beaucoup plus longue que le tube et qui égale presque

la longueur de la corolle! Gorge du tube ouverte et entourée d'un anneau de poils. Divisions du calice fructifère presque dressées. Gousse bivalve. Graines brunes, lisses, courtement ovoïdes, presque orbiculaires, médiocres ou assez grandes (long. 11/2 - 2%, larg, 11/4 - 11(2®®), — %, Juin-juillet. — Bois montueux, pelouses élevées des terrains calcaires. RR. — Floirac (D: Jeannel). — Saint-Savin (E. Ramey).

T. MEDIUM L. — Souche vivace, à divisions grêles, allongées, émettant des tiges couchées ou ascendantes. Tiges de 1-5 décim., glabres ou peu velues, à entrenœuds allongés. Feuilles toutes pétiolées, les supérieures souvent opposées. Folioles presque glabres, elliptiques ou oblongues, un peu glauques en dessous, aiguës ou subobtuses, entières sur les bords ou à denticulations peu distinctes, fermes, nerviées transversalement en vif relief près des bords! Stipules moyennes étroites, longuement soudées au pétiole, veinées, à partie libre verte et herbacée, entière, très allongée, linéaire ou lanceolée-acuminée ! Fleurs grandes (16-18), purpurines, en gros capitules globuleux! (diam. 18-25"). Calice à 10 nervures, à tube glabre extérieurement, ouvert et pourvu d'un anneau de poils à la gorge, à divisions sétacées presque dès la base, plus ou moins ciliées, dressées sur le calice fructifère, inégales, l'inférieure étant la plus longue mais ne dépassant pas le milieu de la corolle, quoique plus longue que le tube calicinal. Corolle à pétales aigus presque égaux. Gousse bivalve. Graines brunes, lisses, courtement ovoïdes-anguleuses, assez grandes (long. 2", larg, 14/2%), — %. Juin-juillet. — Lieux boisés R. — Haux! (Ramey). — Verdelais! (Belloc). — Saint-Magne! (Esperon). — Pessac, Coutras.

T. PRATENSE. L. — Souche vivace, cespiteuse, rameuse, émettant des faisceaux de feuilles et des tiges ascendantes ou dressées de 1-5 décim., à entrenœuds allongés, presque glabres ou très velues, à dimensions et à vestiture très variables. Feuilles supérieures sous florales opposées et souvent sessiles. Folioles molles, sans nervures latérales saillantes!, ovales ou elliptiques ou un peu wblongues, obtuses (celles des feuilles inférieures parfois obcordées), entières ou très obscurément denticulées dans leur moitié supérieure, parfois maculées, Stipules moyennes à partie libre courte, triangulaire, brusquement terminée par une pointe sélacée assez courte!. Fleurs grandes (15-16""), purpurines ou blanches, en capitules globuleux ou ovoides !, gros (15-20°" diam.). Calice à 10 nervures, qui atteignent le sommet du tube. Tube ordinairement glabre ou glabrescent à l'extérieur, à La fois velu intérieurement à la gorge et muni sous les poils d'un mince et étroit anneau calleux. Divisons ealicinales sétacées presque dès la base, plus ou moins ciliées, simplement inégales, l'inférieure étant un peu plus longue que les autres et plus longue que le tube calicinal mais n'atteignant qu'à peine la moitié de la corolle. Gousse aboyoïde s'ouvrant au sommet par un large opercule circulaire! Graines d'un brun roux, lisses, ovoïdes, parfois rendues anguleuses par la saillie de la radicule,

y DR D, 4 ATOUT [ 20 y 9

médiocres (long. 11/2 - 2**, larg. 1 - 14/2**), — %, Mai-septembre. — Prés, bois, lieux herbeux, bords des chemins. CC. — On le cultive en prairies artif-

cielles.

Var. microphylla Coss. et Germ. — Plante petite et grèle, à tiges souvent étalées. Folioles petites. Capitules petits. — Lieux arides.

T. OCHROLEUCUM L,. — Souche vivace, ligneuse, cespiteuse, émettant des faisceaux de feuilles et des tiges ascendantes très velues de 1-6 décim., peu rameuses et à entrenœuds très allongés. Feuilles toutes pétiolées, même les supérieures, qui sont opposées. Folioles molles, sans nervures latérales saillantes, elliptiques ou oblongues, entières sur les bords et ordinairement subémarginées au sommet, les inférieures obovales-échancrées. Stipules à partie libre herbacée, très allongée, lancéolée, s'atténuant insensiblement en une pointe subulée filiforme! Fleurs jaunâtres!, grandes (16-18“") en capitules globuleux!, gros (15-20""), devenant à la fin ovoïdes. Calice à 10 nervures qui atteignent le sommet du tube, velu exlérieurement, resserré inlérieurement à la gorge par deux larges callosités disposées comme deux lèvres et dont le bord supérieur est velu. Dents du calice plus ou moins ciliées, lancéoléessubulées, dont l'inférieure, à la fin réfléchie, est deux fois plus longue que les autres!, sans dépasser la moitié de la longueur de la corolle. Gousse obovoïde s'ouvrant au sommet par un large opercule circulaire! Graines” ovoïdes rendues ordinairement anguleuses par la saillie de la radicule, lisses, luisantes, d'un brun-roux ardent, médiocres (long. 14/2 - 2°, larg, 1 - 11/2%*), — %. Juin-juillet,. — Lieux herbeux des coteaux boisés, prairies sèches et montueuses. AC. — Saint-Morillon! (Lespinasse) — Pompignac! Carbonnieux! Sibirol! Talence! Libourne! — Lignan! (Desmoulins) — La Brède! La Sauvel Villenave-d'Ornon! Saint-Côme! Fronsac! etc.

T. MARITIMUM Huds. — Plante annuelle, à racine pivotante. Tiges de 1-5 décim., dressées ou décombantes, à entrenœuds allongés, rameuses, à rameaux supérieurs dépassant l'axe primaire. Feuilles toutes pétiolées, les supérieures opposées. Folioles molles, oblongues ou plus rarement obovales, obtuses ou émarginées, entières ou obscurément denticulées au sommet. Stipules étroites, à partie libre herbacée, allongée, linéaire-aiguë. Fleurs blanches ou rosées, médiocres (9-10"*), en capitules ovoïdes médiocres (10-15°* diam.) pédonculés ou subsessiles. Calice fructifère à tube obconique! non étranglé sous les dents!, muni de 10 fortes nervures qui n'atteignent pas son sommet!, ordinairement glabre ou glabrescent, fermé à la gorge par deux larges callosités latérales épaisses et glabres en forme de lèvres. Divisions calicinales raides, ciliées, assez courtes, lancéolées-acuminées, un peu triangulaires, munies de 4-3 nervures dont la moyenne est très saillante, plus courtes que le tube, un peu inégales, l'inférieure étant la plus longue, ou parfois toutes égales entre elles, égalant à peine la moilié de la corolle, à la fin dressées-élalées. Gousse

‘obovoïde, bivalve, munie au sommet d'un quasi-opercule étroit, lunulaire, allongé transversalement, pointu aux deux extrémités, qui sont latérales et décurrentes sur les lignes de déhiscence, parfois presque nul ou nul. Graines assez grandes (long. 2 - 21/2"*, larg. 14/2 - 13/44**), brunes, lisses, ovoïdes, à radicule ordinairement peu saillante. — (). Mai-juillet. — Prairies humides ou fraîches. C. -

T. PANORMITANUM Presl. (7. squarrosum D.C., non L.). — Plante annuelle à racine pivotante, à tige dressée, rameuse, à rameaux supérieurs ne dépassant pas l'axe primaire. Feuilles toutes pétiolées, les supérieures opposées. Folioles molles, grandes, longuement oblongues, obtuses ou émarginées, entières ou obscurément denticulées au sommet. Stipules étroites, à partie libre herbacée, extrêmement allongée, linéaire, aiguë. Fleurs blanchâtres, médiocres (9-10"*), en capitules ovoïdes assez grands (15-18"* diam.), pédonculés ou subsessiles. Calice fructifère à tube oblong ! rétréci au sommet au-dessous des dents!, à dix fortes nervures un peu évanescentes supérieurement mais alteignant le sommet, couvert extérieurement de longs poils ordinairement portés sur de petits tubercules, fermé à la gorge par deux callosités latérales en forme de lèvres. Dents raides, lancéolées-acuminées, munies de trois nervures, dont la moyenne est très saillante, ciliées, très inégales, l'inférieure deu:c fois plus longue que les autres et ordinairement plus longue que le tube, égalant la longueur de la corolle et à la fin réfléchie. Gousse obovoïde, bivalve, munie au sommet d'un quasi-opercuie étroit, lunulaire, allongé transversalement, pointu aux deux extrémités, qui sont latérales et décurrentes sur les lignes de déhiscence, parfois (mais très rarement) à peine indiqué. Graines du T, maritimum. — (©. Mai-juin. — Prairies. RR. — Sainte-Foy (Maillard). — Je n’ai pas vu d'échantillons girondins de cette plante.

T. LAPPACEUM L. (T. nervosum Presl.). — Plante annuelle à racine pivotante. Tiges de 1-4 décim., dressées ou ascendantes, rameuses, grêles, flexueuses, à rameaux souvent divariqués, bien plus glabres que les organes appendiculaires. Feuilles supérieures presque sessiles. Folioles molles, obovalescunéiformes ou oblongues-cunéiformes, denticulées supérieurement, obtuses ou échancrées. Stipules moyennes étroites, à partie libre herbacée, courte (toujours moins d'un centimètre), lancéolée-acuminée. Fleurs petites (5-7"*); d'un rose pâle ou blanchâtre, en capitules médiocres (diam. 10-12"*), globuleux ou ovoïdes, ordinairement pédonculés. Calice fructifère à tube campanulé très glabre extérieurement, à 20 nervures ! élégantes un peu anastomosées au-dessous des dents. Gorge très ouverte, sans anneau calleux intérieur mais munie d'une ceinture de poils roux. Dents du calice ciliées, presque égales, toutes plus longues que le tube, plus longues que la corolle, raides dans le fruit, lancéolées à

. la base, acuminées et sétacées au sommet, recevant du tube à nervures dont ? de bordure et 3 médianes qui se confondent supérieurement en, une seule,

non étalées à la maturité. Gousse obovoïde, bivalve, mais munie d’un large

opercule circulaire non effectif. Graines petites (long. 11/2, larg. 1 4/4**), d'un brun-roux ardent, assez courtement ovoïdes, lisses. — (©). Mai-juin. — Champs, lieux cultivés, bords de la Garonne. R. — Libourne (Laterr.). — Monségur! (Amé). — Saint-Maixent! (Belloc)

S.-Secrt. 2. — LAGOPODIUM Rchb. — Capitules les uns terminaux les autres acillaires, — Gousse s'ouvrant irréguliërement.

a. — Capitules axillaires pédonculés.

— Jci se place le T. ligusticum Balb., indiqué à Bayoune. — C'est une plante annuelle, à racine pivotante, à tiges grêles, rameuses, flexueuses, à folioles obovales, obtuses, dentées au sommet, à stipules petites et dont la partie libre est lancéolée-sétacée. Fleurs petites (curolle de 3-47#). roses, en capitules terminaux et aæillaires, pédonculés, ovoïdes ou oblongs. Calice à tube campanulé, dix nervures qui atteignent sans s’affaiblir le sommet du tube, qui est calleuz intérieurement à la gorge! Dents un peu raides, presque égales, uninerviées, triangulaires-lancéolées à la base et se continuant en longue pointe sétacée, ciliées, une fois et demie plus longues que le tube, une fois plus longues que la corolle, dont l'étendard est échancré! Graines petites (gr. diam. à peine 4m»), suborbiculaires, lisses, d'un roux ardent,

T. ARVENSE. L.-- Plante annuelle à racine pivotante. Tiges de ]-4décim., grêles, ordinairement dressées, pubescentes à poils courts, ordinairement très rameuses, parfois presque simples. Feuilles courtement pétiolées; les supéricures subsessiles. Folioles ordinairement oblongues-linéaires, molles, obtuses, tronquées ou denticulées au sommet, pubescentes-soyeuses sur les deux faces mais surtout en dessous. Stipules à partie libre herbacée, ovale ou ovale-lancéolée, terminée en pointe sétacée. Fleurs blanches ou rosées, très petites (corolle de 3"*), en capitules d’abord ovoïdes puis oblongs-cylindriques, obtus, axillaires et terminaux, toujours solitaires sur l'axe qui les porte, pédonculés,

dépourvus de feuilles florales à leur base. Calice non coriace, à 10 stries.

cachées sous les poils, à tube campanulé ou ovoïde mollement velu extérieurement, non calleux ni poilu intérieurement à la gorge, à divisions égales, subulées-sélacées à peu près dès la base, ciliées, plus longues que le tube

calicinal et dépassant la corolle!, plus ou moins étalées à la maturité, restant

toujours molles. Etendard arrondi au sommet. Gousse ovoïde. Graines très petites (moins de l"® de long sur plus de 1/2** de large), subglobuleuses, lisses, d’abord d'un vert d’eau très clair puis un peu olivâtres. — (:). Juin-septembre. — Champs, lieux sablonneux.[C. — Plante polymorphe.

OssErv. — M. Bôreau distingue lesformes secondaires suivautes :

A Dents du calice dépassunt la corolle au moins d’un quart de sa longueur..... 2 Dents dépassant très peu la corolle,.......4..s..ssssesvenseneesssesses 4

: Dents du calice plumeuses jusqu'au sommet........,.,,...,.........s.sus 3 Dents du calice seulement ciliées,.,.....,.ss..sssusss T. gracile Jord.

Dents dépassant presque 2 fois la corolle...,.,,......,.. T. arvense Jord.

Dents dépassant au plus la corolle d’un tiers....,... T, agrestinum Jord.

Dents du:calice plameusesit 4..6. esse ne dt 0008... 5 Dents seulement ciliées, ou nues au sommet...,...,..... TT, rubellum Jord.

Feuilles à folioles étroites oblongues...,....,,.....esserssossoseseeserese 6 Folioles élargies, vbovales ou arrondies. (Lieux maritimes). 7, littorale Jord.

6 COPDUB a sue sation bssencheeieste à 1./090pinum Jordi.

Feuilles d’un vert obscur. — Dents dépassant sensiblement la corolle........ 7

Calice à tube court et à la fin arrondi.,.,.....,.,,.. 1. sabuletorum Jord.

| Feuilles d'un vert gai. — Dents du calice presque de même longueur que la Tube ovoïde, non arrondi.......s....sre.vssessse T. Grenivagum Jord.

— Capitules tous sessiles,

T. BOCCONEI Savi.— G.et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!; Lloyd., F1. Ouest! —(T. collinum Bast.) — Plante annuelle. Tige de 8-15 cent. couverte de poils étalés. Folioles oblongues-cunéiformes, denticulées au sommet, à nervures lalérales non arquées en dehors. Stipules à partie libre étroite, 2nsensiblement atténuée en pointe sétacée ! ; les supérieures non dilatées! Fleurs petites (4**), roses ou blanchâtres ou rougeâtres, en capitules sessiles, compactes, feuillés sous leur base, oblongs-cylindriques, très souvent géminés, non épassis ni atlénués à la base, médiocres ou assez petits (6-8"* diam.), variant beaucoup en longueur, Calice velu, à 10 nervures, à tube oblong, poilu intérieurement à la gorge, mais ouvert et non calleux, non contracté ni élargi sous les dents, non renflé à la maturité. Dents velues-ciliées, lancéolées, un peu inégales; l'inférieure plus longue, un peu moindre que le tube et atteignant presque le sommet de la corolle; toutes conmwentes à la maturité!. Graines très pelites (grand diam. moins de 4"), ovoïdes et à radicule saillante, lisses, d'abord d’un jaune très pâle puis fauves, incomparablement plus petites que dans le T. striatum. Fleurs très adhérentes à l'axe du capitule, dont elles sont difficilement séparables, même à la parfaite maturité!. — (+). Juin-juillet,

— Coteaux secs, champs en friche. RR. — Pauillac! (Deloynes), Saint-Mariens

(Foucaud).

T. STRIATUM L. — Plante annuelle à racine pivotante. Tiges de 1-3 décim., étalées ou redressées, d'un vert pâle, mollement velues à poils élalés. Folioles obovales ou obcordées, denticulées au sommet, à nervures latérales non arquées en dehors. Folioles des feuilles supérieures oblongues et atténuées inférieurement. Stipules à partie libre ovale-triangulaire, brusquement contractée en pointe sétacée. Stipules supérieures dylatées. Fleurs petites (4.5""), blanches ou rosées, en capitules solitaires ou géminés, sessiles, feuillés en dessous, ovoides ou ovoïdes-oblongs, ordinairement plus épais à la bäse, rarement cylindriques, Tube du calice à 10 fortes stries, le fructifère ordi-

nairement renflé-ovoide et plus ou moins contracté sous les dents, velu exté-

rieurement, à poils ordinairement blanchâtres (rarement roussâtres). Gorge non fermée, pubescente intérieurement avec une ligne mince de renforcement. Dents uninerviées, velues-ciliées, étroitement lancéolées-subulées, un peu inégales, subspinescentes au sommet, vrdinairement plus courtes que le tube, dépassant le sommet de la corolle ou ne l’atteignant pas, dresséex-étalées à la maturité. Graines assez grosses (grand diam. plus de 11/2**), courtement ovoïdes, peu comprimées, lisses, fauves, à radicule non saillante. Fleurs peu adhérentes à l'axe du capitule, dont elles se détachent pour ainsi dire d'elles-mêmes à la parfaite maturité! — (). Mai-juillet, — Pelouses, prairies sablonneuses. C.

. cylindraceum Nob.— Capitules étroits, allongés-cylindriques!

y. rufescens Nob. — Plante couverte de poils roux ou bruns (et non blanchâtres). R. — Haux! (Ramey).

Ces deux formes, comme le type, ont le calice renflé-ovoïde et contracté sous les dents. À

Osserv. — M. Godron (F1. de Fr.) indique à Bordeaux, sur la foi de Soyer-Willemet, le T. tenuiflorum Ten., qui n’a pu y être retrouvé. Cette plante, qui paraît rentrer dans ie stirpe sériatwm, a pour caractères particuliers des feuilles supérieures plus oblonguescunéiformes, des capitules cylindriques, non épaissis à la base, un tube calicinal non sensiblement contracté sous les denls!, couvert de poils bruns (et non blanchôtres). Les dents, plus longues que dans le striatum, égalent presque le tube! et leur écartement est le même que dans cet.e espèce. La graine, que je n'ai pas vue parfaitement mûre, ne

® semble pas différer de celle du T. striatum. — Le T. tenuifiorum n'existe probablement pas dans le département de la Gironde.

T. SCABRUM L. — Plante annuelle à racine pivotante. Tiges de 1-2 décim., rarement plus, étalées ou redressées, pubescentes à poils apprimés. Folioles un peu coriaces, obovales ou oblengues, cunéiformes à la base, denticulées dans leurs 2/3 supérieurs, pubescentes sur les deux faces, à nervures latérales un peu saillantes et courbées en dehors!. Partie libre des stipules ovale-triangulaire, contractée en pointe courte sétacée. Stipules supérieures peu ow point dilatées. Fleurs petites (5"" environ), blanches ou rosées, en capitules sessiles, -ovoides, atténués à la base et ordinairement solitaires. Calice coriace, velu, à 10 nervures, à tube cylindrique-campanulé, ayant sa plus grande largeur sous les dents!, fermé à la gorge par 2 callosités latérales en forme de lèvres! Dents raides et coriaces, lancéolées, aiguës, presque épineuses, à la fin courbées en dehors!, un peu inégales; l'inférieure plus longue, égalant ou dépassant le tube en longueur, dépassant le sommet de la corolle ou ne l'atteignant pas. Graines assez grandes (long. près de 2"*, larg. 1°* environ), assez longuement ovoïdes, un peu comprimées, d’un brun-roux ardent, lisses, à radicule ordinairement non saillante. Fleurs très adhérentes à l'axe du capitule, dont elles sont difficilement séparables à la maturité!. — (). Maï-juillet. — Pelouses, prairies sablonneuses, lieux secs, coteaux arides. C.

P. cylindraceum Nob.— Capitules plus allongés, plus étroits, cylin-

driques. Dents du calice peu étalées. Gorge moins calleuse. RR. — Arlac! (Delbos).

Sxcr. 2, — TRICHOCEPHALUM Koch.

Fleurs tout à fait inférieures seules pétalées et fertiles, recourbées après l'anthèse, — Calice à dents velues-ciliées, accrescent et dilaté par le fruit et à gorge nue. — Fleurs supérieures tardives, apétales et stériles, recouvrant à la fin les fleurs fertiles.— Corolle blanchâtre, caduque.— Capitules s’enfonçant dans le sol et s'y fixant par les divisions accrescentes des calices stériles.

T. SUBTERRANEUM L. — Plante annuelle, à racine grêle, rameuse. Tiges de 1-3 décim., couchées, étalées en cercle sur la terre, velues à poils étalés, Feuilles longuement pétiolées, à folioles obcordées très rétrécies à la base, denticulées au sommet, quelquefois maculées. Stipules submembraneuses, ovales-aiguës. Capitules d’abord très pauciflores, à 2-5 fleurs fertiles subsessiles, assez grandes (10-12°*), à corolle d’un blanc jaunâtre avec l’étendard souvent rosé partiellement, à calice florifère étroit et longuement tubuleux, sans nervures saillantes, et dont les divisions filiformes, velues-ciliées, sont beaucoup plus courtes que la corolle. Calice fructifère subglobuleux, très accru et très dilaté par le fruit, à divisions irrégulièrement contournées, souvent détruites à la maturité, Fleurs stériles nombreuses, paraissant après les fleurs fertiles, réduites au calice presque filiforme sillonné et à divisions accrescentes rigides et recourbées, recouvrant les fleurs fertiles, qui sont à la fin réfléchies : tout cet ensemble s’enfonçant dans le sol après l’anthèse et s’y fixant par les divisions en griffe des calices stériles. Graine unique très grosse (grand diam., en moyenne, 2 - 21/2"), courtement ovoïde-subglobuleuse, peu comprimée (1), parfois obtusément anguleuse, lisse et d’un noir luisant. — (-). Avril-juillet. — Lieux sablonneux, pelouses rases, bords des chemins. C. — Abonde surtout dans la région des landes.

$ Il. — Bracteolats.

Fleurs pourvues chacune d'une bractéole individuelle! (souvent très petite). — Gousse 4-4 sperme, parfois incluse, mais le plus souvent dépassant un peu le calice.

SE6T. 3. — FRAGIFERA.

Fleurs toutes fertiles et pétalées, contemporaines, sessiles, marcescenties, jamais jaunes. — Gorge du calice nue, dépourvue d’anneau calleux et de poils.

(4) Godron dit : lenticulaire, mais je n'ai rien vu de tel.

…— 290 — — Dents ciliées ou presque glabres. - Calice fructifère membraneux, veinérétliculé, rendu vésiculeux par le développement anomal de la partie du tube

qui répond. aux deux dents supérieures ! — Gousse sessile dans le calice, profondément incluse dans le tube à la maturité.

T. RESUPINATUM L. — Plante annuelle à racine rameuse. Tiges ordinairement ascendantes, parfois couchées, jamais radicantes !, glabres. Feuilles à folioles obovales-cunéiformes ou obcordées-cunéiformes, glabres sur les deux faces, denticulées, à pétioles glabres! Stipules submembraneuses, à partie libre allongée, lancéolée-acuminée. Fleurs petites (4-5""), roses (rarement blanches), subsessiles, en capitules subglobuleux portés sur des pédoncules plus courts ou plus longs que les feuilles. Bractéoles très pelites, tronquées, et dont les externes forment autour de la base du capitule un involucre à peine per- V4 ceplible qui ne dépasse pas le pédicelle rudimentaire des fleurs inférieures! | Calice florifère à dents inégales plus ou moins velues-ciliées, lancéolées, plus | courtes que le tube et bien plus courtes que la corolle, les deux supérieures NEA plus longues que les inférieures, linéaires-subulées. Tube glabrescent en des- 4 sous, très velu en dessus à sa partie supérieure. Calice fructifère rendu vésiculeux-réticulé par le développement exagéré de la partie dorsale tomenteuse, non globuleux, mais ovoide-conique! et terminé au sommet par deux dents sétacées saillantes et plus ou moïns divariquées. Corolle renversée!, présentant l'étendard en dessous. Graines ovoïdes, médiocres (grand diam. 11/2**), d’un brun-marron foncé, lisses, à extrémité chalazienne ordinairement un peu atténuée. — (-). Mai-juin. — Prés, pelouses. AC.

T. FRAGIFERUM L.— Plante vivace. Racine pivotante, épaisse. Souche rameuse, émettant des tiges couchées-radicantes! de 1-4 décim., glabres ou un peu pubescentes. Feuilles longuement pétiolées, à folioles elliptiques ou obovales, denticulées, souvent émarginées, glabres sur les deux faces, à pétioles velus! Stipules submembraneuses à partie libre allongée, lancéolée-subulée. Fleurs petites (5-6"*), rosées, subsessiles, en capitules subglobuleux portés sur des pédoncules qui dépassent longuement les feuilles. Bractéoles grandes, lancéolées, les extérieures formant autour de la base du capitule un involucre qui égale en longueur le calice des fleurs inférieures! Calice florifère campanulé, velu en dessus, glabre en dessous, à dents linéaires-sétacées, plus ou moins velues-ciliées, un peu plus longues que le tube, plus courtes que la corolle, presque égales. Calice fructifère rendu vésiculeux-réticulé par le développement exagéré de la partie dorsale tomenteuse, globuleux-galéiforme!, à dents sétacées peu divariquées, ce qui donne au capitule fructifère l'aspect fragiforme. Corolle non renversée!, présentant l'étendard en dessus. Graines | courtement ovoïdes, médiocres (grand diam. 11/2**), d’un brun-marron foncé, 4 lisses, à extrémité chalazienne peu atténuée. — %, Juin-septembre. — Bords des chemins, pelouses, prés secs. C.

Ki.

— M — SECT. 4, — TRIFOLIASTRUM Ser,, in D.C. Prodr.

Fleurs toutes fertiles et pétalées, jamas jaunes, contemporaines, sessiles ou pédicellées, à corolle marcescente ou persistante-scarieuse. — Gorge du calice nue, dépourvue d’anneau calleux et de poils. Dents du calice glabres ou presque glabres. — Calice fructifère ne devenant pas réliculé-vésiculeux. — Gousse ordinairement sessile et incluse, plus rarement stipitée et exserte.

S.-Sacr. 1. — PARAMESUS Pres. — Capitules les uns terminaux les autres axillaires. — Gousse sessile dans le calice, ordinairement incluse, à 2 graines.

— Capitutes sessiles.

T. GLOMERATUM L. — Plante annuelle à racine grêle et rameuse. Tiges de 1-3 décim., glabres, étalées ou diffuses ou dressées. Folioles obovalescunéiformes, obtuses ou émarginées, à nervures saillantes, à pourtour presque entièrement bordé de dents cuspidées. Stipules membraneuses, ovales-aiguës, longuement acuminées-aristées. Fleurs petites (4-5"*), subsessiles, d'un blanc rosé ou d’un rose pâle, en capitules sessiles, très rarement un peu pédonculés, assez petits (8-9°* diam.), globuleux, denses, axillaires et terminaux, écartés les uns des autres!, les terminaux parfois géminés. Bractéoles inférieures ne formant pas d’involucre à la base du capitule. Calice fructifère à tube campanulé, fortement strié, glabre, à dents presque égales, ovales, cuspidées-aristées, bien plus courtes que le tube et que la corolle!, veinées-réticulées et subauriculées à la base!, étalées-réfractées. Graines petites (grand diam. moins de 1"), suborbiculaires, un peu comprimées, un peu lenticulaires à bord très obtus, d’abord jaunes puis fauves ou roussâtres, lisses. — (). Mai-juin. — Pelouses sèches, terrains sablonneux, AC.

T. SUFFOCATUM L. — Petite plante annuelle à racine pivotante, à tiges courtes, nombreuses, couchées, de 2-8 centim. de long, presque entièrement cachées, surtout à leur partie inférieure, par les capitules entassés et dépassées par les feuilles, qui sont longuement pétiolées, à folioles obovalescunéiformes ordinairement échancrées et presque obcordées et dentées à la partie supérieure seulement, à dents aiguës ou un peu cuspidées. Stipules membraneuses, ovales, brusquement cuspidées. Fleurs très petites (3-4°*), sessiles, disposées en capitules axillaires et terminaux petits (diam. 5-7*°), sessiles, très rapprochés, ordinairement entassés en une masse confuse! Bractéoles inférieures ne formant pas d'involucre à la base du capitule. Calice un peu poilu extérieurement, le fructifère à tube ovoïde-campanulé, à dents presque égales, lancéolées, acuminées, dépassant longuement la corolle!, trimérutiées et non veinées-réliculées à la base m1 subauriculées! égalant presque

le tube et recourbées en dehors. Graines petites, semblables à celles du T. glomeralum, mais plus échancrées et à radicule plus saillante. — (-). Avril-juin. — Pelouses arides, lieux sablonneux. R. — La Teste! (Chantelat); Blanquefort! (Durieu) ; l'île des Oiseaux! (Motelay); Gaulac! (Lespinasse), ete.

b. — Capitules pédonculés.

OBssav.— Jei se place le 7. strictum L., Walldst. et Kit., Koch, Coss. et Germ., Willk. et Lee. — (T. lœvigatum Desf., G. et G., Loret, etc.), que M. Lloyd indique daus la Charente-Inférieure.— C'est une plante annuelle! de 1-3 décim., glabre, à folioles oblongues-linéaires, luisantes en dessus, entièrement bordées de dents glanduleuses au sommet, à stipules submembraneuses très amples, ovales, obluses (plus rarement aiguës), denticulées à dents glanduleuses. Fleurs roses assez petites (5-6""). Capitules axillaires et terminaux, subglobuleux, médiocres (diam. 9-11""), longuement pédonculés. Calice glabre, à tube court presque aussi large que long, distendu par le fruit, à dents subulées ätteignant presque la longueur de la corolle!, à la fin très étalées! Gousse apparente à la maturité et dépassant le tube du calice! glabre, grande, ferme, à partie dorsale arrondie-gibbeuse carénée, à suture ventrale presque droite terminée par le style un peu

courbe! — En somme, l'aspect d'un achaïne de Ranunculus à fruits lisses (bulbosus, repens, : 1 acris). — Graines médiocres (grand dinm. 4 1/2""), inrparfaitement lisses, ternes, d'un gris-noirâtre olivacé sale, ovoïdes, assez comprimées, à radicule un peu saillante. — O} Mai-juin.— Se trouve ordinairement dans les terrains sablonneux.

T. MONTANUM L. — Plante vivace. Souche épaisse, ligneuse-spongieuse!, non rampante ni radicante! Tiges de 2-4 décim., ascendantes ou dressées, velues. Feuilles à folioles oblongues ou oblongues-lancéolées, entièrement bordées de dents cuspidées non glanduleuses au sommet. Stipules submembraneuses, Zancéolées, acuminées-aristées, entières. Fleurs blanches, plus rarement purpurines (T. Balbisianum D.C.), assez grandes (1 centim.), réfléchies après la floraison, disposées en capitules axillaires et terminaux assez gros (12-14"" diam.), subglobuleux-ovoides, longuement pédonculés. Calice campanulé-cylindrique, un peu poilu au sommet, à tube plus long que large non distendu par le fruit, à dents lancéolées-subulées n’atteignant pas la moitié de la longueur de la corolle!, toujours dressées-appliquées ! Gousse petite, renfermée dans le tube du calice!, membraneuse, ovoïde et poilue! Graines médiocres (grand diam. 11/2"*), lisses, subluisantes, d'un roux-brun ardent, ovoïdes, peu comprimées, à radicule généralement moins saillante que Re dans l’espèce précédente. — %. Maiï-juillet. RRR. — Trouvé à Arcachon par M. Linder, le 15 juin 1872 (à fleurs roses : T. Balbisianum D.C.). — Adventif?

8.-Sncr. 2, — LOTOÏDES Gaud. — Capitules fous aaillaires (1), — Gousse souvent stipitée, ezserte, à 2-4 graines.

a. — Calice à dents non courbées en dehors.

T. REPENS L. — Plante vivace, glabre ou glabrescente, à racine pivo- LE —— — ——— —————"————— (1) On vérifie le fait en constatant que tel capitule qui parait terminal a son pédoncule réellement axillé par une feuille et accompagné d'un bourgeon rudimentaire opposé à la feuille. !

tante, à souche rameuse, dont les divisions grêles sont terminées par des tiges herbacées couchées et radicantes ! Feuilles à folioles obovales ou obovalessuborbiculaires, obtuses ou émarginées, souvent marquées d’une zône blanchâtre, denticulées presque dès la base, à dents ordinairement cuspidées. Stipules membraneuses, entières, ovales-oblonques ou lancéolées, brusquement subulées. Fleurs blanches ou un peu rosées, grandes (9-10°°), à odeur de miel, pédicellées, à pédicelles réfléchis après la floraison (ceux des fleurs supérieures un peu plus longs que le tube du calice), disposées en capitules tous axillaires, gros (2 centim. diam.), subglobuleux, dépourvus de feuilles florales à leur base, solitaires, portés sur des pédoncules axillaires ordinairement beaucoup plus longs que la feuille. Calice glabre, à tube campanulé, à dents lancéolées, dont les inférieures sont plus courtes que Le tube ; Les deux supérieures, un peu plus longues que les autres, égalant le tube et étant contiguës à la base!, n'atteignant que jusqu'à la moitié de la corolle. Gousse sessile, oblongue-lineaire, bosselée par les graines, qui sont au nombre de 3-4. Graines petites (grand diam. 11/4**), très courtement ovoïdes, très fortement échancrées et à radicule bien dessinée au dehors, lisses, peu luisantes, d’abord jaunes, puis d’un roux ardent, à la fin d’un brun-rouge foncé. — %. Mai-septembre. — Prairies, bords des chemins, pelouses. C.

Osserv, — Le T. elegans Savi pourra être rencontré dans nos. limites. Voici ses principaux caractères : — Plante presque glabre. Souche vivace, rameuse, à divisions courtes. Tiges ascendantes ou dressées, non radicantes!, non sensiblement fistuleuses. Folioles obovales ou ovalesoblongues, bordées tout autour de dents nombreuses, rapprochées, un peu cuspidées. Stipules à partie libre longue, lancéolée-linéaire, acuminée-aristée, souvent dentée. Fleurs médiocres (6-Tmx), roses, pédicellées, à pédicelles réfléchis après Ja floraison, les supérieurs oriinairement 2-3 fois plus longs que le tube du calice. Capitules tous axillaires, subglobuleux, dépourvus de feuilles florales à leur base, solitaires, portés sur des FUI axillaires ordinairement beaucoup plus longs que les feuilles. Calise glabre ou glabrescent, à tube campanulé assez court, à dents laucéolées-subulées, les supérieures plus longues que les autres et que le tube du calice, séparées entre elles, à la base, par un sinus obtus!, et n'atteignant pas la moitié de la longueur de la corolle. Gousse un peu pédicellée, obovoïide ou oblongue, ordinairement non bosselée par les graines, qui sont au nombre de deux ou de trois et du même type que celles du T!. repens, mais plus comprimées.

T. MICHELIANUM Savi.— Plante glabre, à racine annuelle pivotante et eouverte de fibres fines. Tiges de 2-4 décim., dressée, striée, ordinairement fistuleuse. Feuilles à folioles grandes, obovales-cunéiformes ou oblonguescunéiformes, tronquées ou échancrées, bordées, dès leur tiers ou leur quart inférieur, de fortes dents aiguës et écartées. Stipules submembraneuses, larges, ovales, brièvement acuminées. Capitules tous axillaires, gros (2-3 cent. diam.), läches, subglobuleux, à pédoncules égalant ou dépassant la feuille, Fleurs grandes (9-11°*), d’un blanc sale un peu rosé, longuement pédicellées, à la fin réfléchies, à pédicelles fructifères égalant 3-4 fois le tube du calice. Calice à tube petit, court, campanulé, à dents subulées presque dès la base, presque égales, au moins 3 fois plus longues que le tube! Etendard obtus-arrondi.

Mr

Gousse dépassant longuement le tube du calice, grande (long.5-6"", Jarg.3"m), nettement stipitée dans le calice, large, très arrondie au sommet, ovale, comprimée, peu bosselée par les graines, fortement bordée le long de la suture ventrale! Graines 2, grandes (long. 2", larg. 11/2**), noirâtres, lisses, cour-

tement ovoïdes, un peu comprimées, échancrées. — (€), Mai-juillet. RR. — Landes d'Eysines ! (Picard).

b. — Calice à dents à la fin courbées en dehors.

T. PERREYMONDI Gren.—(T.minutum Coss., PI. crit., p.5.—T. angulatum Laterr., F1. Bord., non Walldst. et Kit. — T. parviflorum Perreymond, non Ehrhardt.) — Plante annuelle, glabre ou glabrescente, à racine pivotante garnie de radicelles, à tiges de 5-20 centim., quelquefois plus longues, rameuses, étalées-diffuses. Feuilles à folioles obovales, à nervures saïllantes, surtout près des bords, bordées presque dès la base de dents cuspidées. Stipules étroites, entières, à partie libre ænsensiblement et longuement atténuée en pointe sétacée. Capitules tous axillaires, petits (diam. 7-10"*), subglobuleux, assez courtement pédonculés (et souvent subsessiles), à pédoncules filiformes ne dépassant guère un centimètre, souvent plus courts. Fleurs très petites (3-4°®), légèrement rosées, à la fin réfléchies, à pédicelles fructifères égalant à peine Le tube du calice (mais non 2-3 fois plus courts que lui). Calice florifère à tube grêle, obconique, allongé; glabre ou pourvu de quelques poils longs sur le tube; le fructifère campanulé, à dents recourbées en dehors!, lancéolées-linéaires, atténuées en pointe subulée, un peu inégales, les plus longues égalant presque le tube et atteignant presque le sommet de la corolle ou le dépassant. Etendard un peu strié et profondément échancré en cœur au sommet! Gousse membraneuse, sessile, non bosselée, oblongue, un peu atténuée à la base, obluse au sommet, à côtés inégalement développés, l'inférieur étant presque droit et terminé par le style latéral onciné, le supérieur étant courbé et très arrondi au sommet. Graines 1-3 (le plus souvent 2), petites (grand diam. moins de 1"*), courtement ovoïdes et comme subréniformes, un peu comprimées, un peu furfurescentes, d'abord jaunâtres, à la fin d'un brun-roux foncé, — (:) Mai-juillet. — Pelouses des terrains siliceux, landes. AC. — Arlac! Gradignan! Mérignac! Canéjean! Léognan! Saucats! Sanguinet! — Gujan et la Teste! (Chantelat).

SrCT. 5; — CHRONOSEMIUM D.C,

Fleurs jaunes!, plus ou moins pédicellées, à corolle persistante devenant à la fin scarieuse. — Gorge du calice 4e, entièrement dépourvue d’anneau calleux et de poils. — Calice fructifère ne devenant pas vésiculeux après la floraison, — Gousse séipitée dépassant le calice. : ‘

T. MIGRANTHUM Viv. — Coss. et Germ., F1. Paris; Loret, FI. Montp. — (T. filiforme Koch., Syn.; G. et G., F1. Fr.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.; L. ex parte). — Plante annuelle, glabre, à racine grêle rameuse. Tiges de 5-25 centim., filiformes, décombantes-étalées. Feuilles à folioles petites, obovales-cunéiformes, émarginées, denticulées en scie dans leur moitié supérieure, la moyenne sessile! Stipules ovales-oblongues, aiguës, non dilatées-arrondies à la base, un peu poilues. Capitules très petits (5-6"* diam.), très pauciflores (2-6 fleurs), lâches, à pédoncule commun capillaire, flexueux, égalant ou dépassant la feuille. Fleurs d'un jaune pâle, à la fin blanchätres, très petites (2-3°*), écartées les unes des autres, à pédicelles très fins et plus longs que le tube du calice!, réfléchies après l’anthèse. Dents du calice inégales : les supérieures lancéolées, plus courtes que le tube; les inférieures lancéolées-linéaires ou linéaires, aiguës, un peu plus longues que le tube, terminées par quelques poils, longuement dépassées par la corolle. Etendard non strié, plié en carène sur le dos, dépassant à peine les ailes. Ailes non divergentes. Style 6-7 fois plus court que le fruit. Gousse stipitée, ovoïde. Graines petites (grand diam. un peu plus de l°*), assez courtement ovoïdes, un peu comprimées, lisses, luisantes, fauves ou d’un brun marron. — (-). Mai-juin. — Pelouses sèches, lieux sablonneux. AC. (Commun dans la partie landaise du département). — La Teste! Gujan! Blanquefort! Pessac! Gazinet! etc.

T. MINUS Relh. — Loret, loc. cit.; Willk. et Lge., loc. cit. (T. filiforme Koch., loc. cit.; D.C., F1. Fr.; Coss. et Germ., loc. cit.; L. ex parte. — T. procumbens G. et G., loc. cit.) — Plante annuelle, glabrescente ou pubescente, à racine grêle rameuse. Tiges de 5-30 centim., fermes, grèles, couchées ou diffuses ou ascendantes. Feuilles à folioles obovales plus ou moins cunéiformes, échancrées, denticulées en scie dans leur moitié ou leur tiers supérieur, la moyenne ordinairement pétiolulée, parfois sessile dans les individus nains. Stipules poilues, ovales, aiguës, ordinairement élargies et arrondies à la base. Capitules petits (6-7** diam.), de 5-20 fleurs, d'abord hémisphériques puis sub- ‘globuleux, à pédoncule commun filiforme, droit, dressé, un peu ferme, dépassant ordinairement la feuille. Fleurs d'un jaune pâle, à la fin d’un brun clair, plus ou moins imbriquées, en tous cas peu écartées, à pédicelles plus courts que le tube du calice!, réfléchies après l’anthèse. Dents du calice très inégales : les supérieures lancéolées ou triangulaires-lancéolées, nettement plus courtes que le tube; les inférieures lancéolées-linéaires ou linéaires, aiguës, un peu plus longues que le tube, terminées par quelques poils et longuement dépassées par la corolle. Etendard plié en carène et presque lisse, non strié ou à peine et très finement strié, dépassant à peine les ailes. Ailes non divergentes. Style 6-7 fois plus court que le fruit. Gousse stipitée, ovoïde-oblongue. Graines médiocres (grand diam. 11/2"*), ovoïdes, un peu comprimées, lisses, luisantes, fauves ou d’un brun-marron. — (-). Mai-septembre. — Prairies, pelouses rases, bords des chemins. C.

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