PR ET TS 2 RE
subglobuleuses, comprimées ou non, uniformément noirâtres ou brunes ou marbrées de brun sur un fond variable, rarement blanches, de grosseur très variable suivant les diverses formes (grand diam. 2-6°*). Hile oblong-linéaire, occupant 1/7 environ de la circonférence de la graine. — (-), Mai-juillet. — Champs, moissons, haies, lieux secs, bords des bois, pelouses des lieux sablonneux ou des terrains calcaires. C.
Deux formes principales :
V. sativa (L.) Loret, F1. Montp.! — (V. sahiva et V. cordata G. et G., F1. Fr.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.) — Tiges fermes, épaisses, ascendantes, sillonnées-anguleuses. Feuilles supérieures à folioles obovales ou oblongues, rarement oblongues-linéaires, ordinairement tronquées ou émarginées. Fleurs souvent géminées, grandes (2-3 centim.). Gousse grande (long. 5-7 centim., larg. 7-12"), large, comprimée à la maturité!, n'approchant jamais de la forme cylindrique, ordinairement toruleuse, le plus souvent veinée-réticulée en saillie, en général d’un fauve pâle à la fin, rarement brune. Graines grosses (grand diam. 4-6""), subglobuleusescomprimées à la maturile! — Cultivé. Peu commun à l’état spontané.
Trois formes notables :
V. sativa (L.) Bor. — Fleurs simplement grandes (20-25"*). (tousse simplement large (7-9"*), bosselée, fortement veinée-réliculée, toujours d'un fauve pâle à la maturité. Graines simplement grosses (4-5).
x. angustifolia Willk. et Lge. — (Non V. angustifolia All., Roth, à cause de la gousse et de la graine). — Feuilles supérieures étroites, oblongues-linéaires.
6. obovata Ser. — Feuilles supérieures largement obovales, de même que les inférieures.
y. remrevillensis Huss. — Stipules petites, entières.
à. leucosperma Moœnch. — Graines blanches.
OBsErv. — Plusleurs de ces formes sont encore à constater dans nos limites Toutes peuvent s’y rencontrer, puisqu’il s'agit d’une plante partout cultivée.
V. morisiana Jord., Bor. — (V. sativa B. macrocarpa Moris; G. et G., FL. Fr.) — Forme particulièrement robuste, à folioles très grandes. Fleurs très grandes (3 centim. environ). Gousse très large (11-12**), ordinairement bosselée et veinée-réticulée, brunissant à la maturité. Graines très grosses, presque de la grosseur d’un pois.
V. cordata Waulf. — G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr, Hisp.! — (V. saliva var. cordata Loret, F1. Montp.) — Folioles très fortement échancrées, comme bilobées, aristées par un mucron au
moins aussi long que les lobes. Fleurs presque médiocres (2 centim.
environ). Gousse assez étroite (6-7°"), ordinairement non bosselée ni veinée-réticulée en saillie. Graines assez petites (4** au plus). — La gousse et les graines sont toujours comprimées à la maturité!, ce qui sépare cette forme du V. angustifolia. — À constater dans nos limites. |
V. angustifolia (All, Roth) G. et G., F1. Fr.!; Loret, F1. Montp.! — Tiges grêles, anguleuses, souvent étalées. Feuilles supérieures à folioles étroites, .oblongues-linéaires ou linéaires ou même linéaires-sétacées, à sommet échancré ou tronqué ou entier et très aigu. Fleurs solitaires ou géminées, médiocres (13-17""). Gousse médiocre ou petite (long. 3-4 centim., larg. 4-7"*), assez étroite ou étroite, généralement linéaire-cylindracée, peu comprimée à la maturilé! (quoique ordinairement très aplatie avant l’âge adulte), le plus souvent nôn toruleuse ni veinée-réticulée (quoique pouvant être l’un et l’autre dans les formes les plus développées), noircissant ordinairement à la maturité (mais pas toujours). Graines médiocres ou petites (grand diam. 2-4"), globuleuses et nullement comprimées à la maturité! — Non cultivé. Commun à l’état spontané.
Deux formes notables :
V. segetalis Thuillier. — (V. angustifolia var. «. segelalis Koch; G. et G., F1. Fr.; Loret, F1. Montp.!) — Tige anguleuse, é/ancée, peu ramneuse, ordinairement élevée. Feuilles supérieures oblongueslancéolées, obtuses ou tronquées. Gousse médiocre (long. 35-40°”, larg. 5-7°*), plus large et moins cylindracée que dans la forme Bobartii, noircissant ordinairement à la fin mais non toujours, parfois toruleuse, souvent dressée, fendant ordinairement le tube du calice par suite de son développement. Fleurs ordinairement purpurines ou violacées. Graines un peu grosses (3-4"”).
A distinguer:
V. torulosa Jord., Bor. (non Desf.) — Fruit extrêmement toruleux, plus large que dans le V. segetalis Bor. (6-7**), ordinairement veiné-réticulé en saillie. Graines plus grosses (4"”). — Trouvé par Lespinasse dans le Lot-et-Garonne, près de nos limites.
V. segetalis Bor.— Fruit ordinairement non ou peu toruleux, plus étroit que dans la forme torulosa (5-6"*), ordinairement peu ou point veiné-réticulé. Graines plus petites (3°). — Moissons, C.
V. Bobartii Forster.—(V. angustifolia 6. Bobarti Koch, Synops.; G. et G., F1. Fr. — V. angustifolia $. fallax Loret, F1. Montp.)— Tige grêle, faible, ordinairement peu élevée, rameuse, fréquemment étalée, Feuilles supérieures étroitement linéaires, tronquées ou entières
et aiguës au sommet. Gousse petite, élroite (long. 30-40°", larg. 4°"), cylindracée, peu comprimée à la maturité, noircissant presque toujours, souvent étalée, très rarement toruleuse et jamais beaucoup, ne fendant pas le calice, d'ordinaire, par son développement. Fleurs purpurines ou violacées ou d’un beau rouge, rarement blanches. Graines petites (2°°).
Le OBsERv. — On distingue fréquemment les deux formes suivantes, que nous avons ici :
V. Bobarti Bor.| — à folioles des feuilles supérieures entières et aiguës, à stipules sagittées, et à fleurs d'un beau rouge vif (Bor.).
V. uncinata Desv. — Bor.!l — à fo'ioles des feuilles supérieures {ronquées, à stipules trapézoïdes découpées en dents fortes et crochues, et à fleurs rouges (Bor.).
Mais cette distinction est à peine pratique, à cause des nombreux intermédiaires auxquels ne convient dans son ensemble ni l’une ni l’autre de ces diagnoses, et parce que le caractère principal, le mode de terminaison des folioles, manque fréquemment de netteté.
On trouve à Mérignac la rare et curieuse forme pedunculata, à 3-4 fleurs, dont l'in{érieure est insérée directement à l'aisselle de la feuille, tandis que les autres sont portées par un pédoncule commun quelquefois très allongé. Le V. Bobartii offre parfois, au lieu de vrille, une courte arête, et les paires de folioles peuvent être réduites à 2-3; les fleurs sont quelquefois blanches, comme d’ailleurs dans toutes les formes du V, sativa, et les fruits, qui sont ordinairement glabres et luisants, peuvent se montrer franchement pubescents à la maturité (forme wubescens). J'ai trouvé cette dernière forme le long du chemin de Pessac.
V. LATHYROIDES L.—Koch, Syn.!; G. et G., F1 Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — Plante grêle, plus ou moins pubescente. Tiges de 1-3 décim., peu ou point grimpantes, souvent étalées. Feuilles souvent dépourvues de vrille et terminées par une arête, ou les supérieures seules munies d’une vrille simple; à 2-3 paires de folioles obovales ou oblongues, échancrées ou tronquées, plus rarement obtuses, toujours mucronulées. Stipules semi-sagittées, très entières, non maculées. Fleurs petites ! (6-7"*), violacées, rarement blanches, subsessiles, toujours solitaires. Calice régulier, campanulé-tubuleux, un peu obconique, à dents presque égales, lancéolées-subulées, droites, non conniventes, égalant presque le tube, longuement dépassées par la corolle. Gousse sessile, polysperme, dressée ou étalée, un peu comprimée, oblongue-linéaire, petite (2 - 212 centim., sur 3"*), glabre, non toruleuse, devenant noirâtre et luisante à la maturité. Graines petites (11/2**), globuleuses-cubiques, granuleusesscabres!, brunes ou noirâtres. — (©). Avril-juin. — Pelouses des terrains sablonneux. AC.
«x Calice irrégulier. — Gousse stipilée
Ici se place le V. peregrina L., que M. Lloyd indique dans la Charente-Inférieure et qu'on pourra rencontrer chez nous. En voici la description :
V. PEREGRINA L,— Koch, Deutsch. F1.; G. et G., F1 Fr.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp. — (VW. megalosperma M. Bieb.). — Tiges grêles, dressées ou étalées. Feuilles la plupart terminées en D *
vrille, à 3-8 paires assez écartées de folioles allongées, étroitement linéaires, atténuées inférieure. ment, échancrées-bilobées à lobes aigus avec mucron médian, ce qui les fait paraître comme à trois pointes. Stipules petites, semi-sagittées, non maculées, et dont les deux lobes sont linéaires et très entiers. Fleurs purpurines-violacées, toujours solitaires, grandes (15-18m), à pédicelle un peu plus court que le calice. Calice irrégulier, à dents lancéolées-acuminées, les supérieures plus courtes et conniventes, l’inférieure sensiblement plus longue et égalant le tube. Corolle à étendard glabre, dépassant longuement le calice. Gousse stipitée, grande, large, oblongue (long. 3-4 centim., larg. 40-12mn), comprimée, pubescente à poils courts, apprimés, nullement bulbeux à la base; fauve à la maturité, ordinairement pendante à la fin. Grains grosses (diam. 4-5"), un peu comprimées, anguleuses, arrondies-quadrangulaires, lisses, d'un brun assez clair maculé-pointillé de brun noirâtre, à hile courtement elliptique!, petit, égalant le quinzième seulement de la circonférence de la graine. — C). Mai-juin. — Moissons, lieux secs.
V. LUTEA L. — G.et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — Tige :
de 2-6 décim., pubescente ou glabrescente, anguleuse, rameuse, ordinairement plus ou moins étalée. Feuilles terminées en vrille rameuse, à 5-7 paires de folioles oblongues ou linéaires (les inférieures parfois obovales-elliptiques), ordinairement entières, obtuses-arrondies au sommet ou subaiguës, mucronées. Stipules semi-sagittées, ordinairement entières, mais non toujours, l’une d’elles étant ordinairement marquée d’une tache brune. Fleurs solitaires (rarement géminées), jaunes!, parfois avec quelques teintes violacées ou purpurines, à étendard glabre, très brièvement pédicellées, Calice à tube campanulé-tubuleux, un peu obconique, à dents lancéolées-subulées, inégales : les supérieures plus courtes, conniventes ; l'inférieure plus longue, égalant ou dépassant la longueur du tube. Corolle grande (20-25"*), dépassant longuement le calice, à étendard toujours glabre. Gousse stipitée, médiocre (long. 3 centim., larg. 8-9°°), oblongue, polysperme, comprimée, hérissée de poils assez longs et la plupart fortement tuberculeux à leur base!; noircissant à la maturité ou brunissant tout au moins. Graines subglobuleuses, un peu comprimées, brunes avec des à hile
oblong-linéaire égalant environ le sixième de la circonférence de la graine, —
taches noirâtres, ou entièrement noirâtres, lisses, assez grandes (3-4°°),
(). Maiï-août. — Lieux sablonneux, moissons. AC.
B. hirta Bess., G. et G., Willk. et Lge. — (V. hirla Balb., Lloyd). — Forme bien plus velue, à fleurs plus pâles, à folioles plus étroites souvent acuminées en mucron, à gousses couvertes d’une villosité plus dense et dont les poils sont plus longs. R.— Le Médoc (Chicou)!.
OBsERv. — On trouvera peut-être le V. hybrida L.., plante méridionale à étendard très velu/!, poils des gousses non tuberculeux, à folioles rétuses ou échancrées, à stipules non maculées, à dents calicinales supérieures droites, non couniventes, à hile bien plus court. — OC). Mai-juillet.
++ Fleurs en grappes plus ou moins pédonculées.
«x Gousse sessile dans le calice, — Feuilles 1-3-juguées.
*V, NARBONENSIS L.—G.et G., F1 Fr.!; Willk, et Lge., Prodr. Hisp.!
— Plante pubescente, d'un vert sombre. Tige de 2-5 décim., ordinairement simple, dressée ou ascendante, robuste, anguleuse-striée, pourvue au sommet de poils sériés en lignes longitudinales, Feuilles inférieures dépourvues de vrilles et réduites à une seule paire de folioles, les supérieures à 2-3 paires de folioles et terminées par une vrille très rameuse. Folioles grandes (long. 3-5 centim., larg. 2-3 centim.), ovales ow elliptiques, entières (v. plus bas, ligne 24) ou dentées. Stipules grandes, plus ou moins nettement sagittées, entières ou dentées ou incisées, les supérieures assez souvent maculées. Fleurs purpurines, médiocres (17-20°*), 1-5, mais le plus souvent 1-3, pédicellées sur un court pédoncule commun et formant une grappe bien plus courte que la feuille. — (On pourrait croire que cette plante appartient à la série précédente, dans le cas où les fleurs sont réduites à l'unité). — Dents du calice très inégales!, les supérieures bien plus courtes, triangulaires, ordinairement un peu courbes, peu conniventes, les inférieures lancéolées. Corolle purpurine, dépassant longuement le calice. Gousse non stipitée, grande, large (long. 5-7 centim., larg. 10-13°°), tronquée obliquement aux deux extrémités, veinée-réticulée obliquement en saillie, glabre sur les faces, munie sur les sutures de tubercules dentiformes très scabres surmontés par un poil!, noircissant ordinairement à la maturité. Graines grandes (diam. 5°" environ), globuleuses-comprimées, lisses, brunes ou noirâtres à la fin, à hile elliptique-oblong égalant 1/6 environ du pourtour de la graine. — (). Mai-juin. — Plante méridionale, trouvée accidentellement dans les cultures autour de Bordeaux! et évidemment adventive.
V. narbonensis Guss. — V. narbonensis «. genuina G. et G. — Folioles entières (mais ordinairement pourvues tout autour de nombreux et très fins denticules presque tuberculiformes, peu saillants, ordinairement terminés par un poil). Stipules entières (bordées comme les folioles) ow dentées.
V. serratifolia Jacq. — (V. narbonensis 6. serratifolia Koch.) — Folioles dentées, à dents aiguës (entre lesquelles se montrent les denticules poilus signalés ci-dessus). Stipules incisées (à incisions bordées des mêmes denticules poilus).
Osserv. — Cette dernière forme a été seule trouvée ici, à ma connaissance, et seulement une fois ou deux, par pieds isolés. à
V. BITHYNICA L.—G.et G., FL Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (Lathyrus bithynicus Lam. — L. barcinonensis Pourr.). — Plante offrant l'aspect d’un Lathyrus, glabre ou pubescente, d’un vert gai. Tiges de 2-6 décim., grimpantes ou étalées, anguleuses-striées, rameuses. Feuilles ordinairement toutes terminées par une vrille, qui est rameuse dans les feuilles supérieures : les inférieures à 1-2 paires de folioles ovales ou elliptiques ; les supérieures à 2-3 paires de folioles parfois ovales ou ovales-lancéolées, plus souvent Zan-
céolées où lancéolées-linéaires et alors souvent très longues et atteignant \
jusqu’à 5-6 centim. avec moins de 1 centim, de largeur, obtuses ou plus souvent aiguës, mucronées, souvent glabres en dessus, fréquemment pourvues en dessous et sur les bords de poils blancs soyeux plus où moins abondants, Stipules grandes, plus ou moins nettement semi-sagittées, fortement et irrégulièrement dentées-incisées à lobes acuminés, ordinairement bordées de poils blancs à leur partie supérieure. Fleurs assez grandes (18-20""), purpurines, 1-3, pédicellées sur un pédoncule commun de longueur très variable, tantôt presque nul tantôt égalant la feuille ou la dépassant et pouvant atteindre jusqu'à 8 centim. Calice à tube campanulé-tubuleux un peu obconique, à dents presque égales!, lancéolées-acuminées, droites, nullement conniventes, plus longues que le tube, ordinairement pourvues, ainsi que le tube, de longs poils blancs. Corolle dépassant longuement le calice. Gousse non stipitée, médiocre, large (long. 3-4 cent., larg. 9-10**), oblongue, tronquée obliquement aux deux extrémités et à bec plus ou moins courbe, ordinairement velue (rarement presque glabre à la maturité), faiblement nerviée-réticulée à réticulations non ou peu obliques, toujours bordée, le long de chaque suture, d'unz ligne de poils serrés ne terminant pas des tubercules dentiformes très scabres! (quelquefois ces tubercules peuvent “être soupçonnés, quoique singulièrement atténués), comprimée, devenant brune à la maturité mais ne notrcissant pas. Graines médiocres (diam. 3-4"), :globuleuses, lisses, brunes et marbrées, à hile ovale-oblong égalant environ 1/7 de la circonférence de la graine, — (-). Avril-juin. — Moissons et prairies. AC. — Bacalan! La Bastide! Saint-Maixent! Fronsac! La Tresne! La Réole! Saint- Laurent et Saint-Etienne-de-Lisse! Le Verdon! Saint-Ciers-la-Lande! —- Haux! Quinsac! Cambes! Saint-Laurent-de-Médoc! (E. Ramey).— Créon ! (Dordet), etc.
xx Gousse nettement stipilée. — Feuilles multijuyuées.
V. SEPIUM L.—G.etG., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — Plante ordinairement plus ou moins pubescente, rarement glabre, à souche rameuse émettant des stolons blanchâtres ou rougeûtres, à tige de 5-10 décim., grimpante, anguleuse. Feuilles toutes munies d'une vrille rameuse, à 4-7 paires décroissantes de folioles ovales ou ovales-oblongues, parfois oblongues ou oblongues-lancéolées (var. $. montana Koch), ordinairement tronquées ou rétuses ou émarginées au sommet, rarement subaiguës (dans la var. $.), mucronulées, souvent un peu pubescentes, presque toujours bordées de poils surmontant fréquemment de très petites denticulations rudimentaires visibles à la loupe. Stipules semi-sagittées, dentées ou dentées-incisées à lobes acuminés assez souvent bordés comme les feuilles. Fleurs 2-6, pédicellées sur un pédoncule commun généralement très court et formant une grappe moins longue que la feuille, étalées horizontalement d'un même côté, médiocres (long. 12-15"), purpurines-violacées ou bleuâtres plus ou moins veinées de pourpre et livides avec des nuances parfois jaunâtres, à étendard toujours glabre. Calice court,
campanulé, à dents inégales plus courtes que le tube, triangulaires, brusquement Subulées, les supérieures plus courtes, ascéndantes-conniventés, Corolle dépassant très longuement le calice. Gousses stipitées dans le calice, dressées ou étalées, oblongues, tronquées obliquement aux deux bouts mais plus nettement au sommet, médiocres ou assez petites (long. 25-30", larg. 7-9°*), comprimées, glabres, plus ou moins nerviées-réticulées en direction plutôt transversale, noircissant et devenant luisantes à la maturité. Graines à la fin subglobuleuses, médiocres (3-4°* diäm.), lisses, grisâtres ou fauves ou jaunâtres avec des taches brunes où noirâtres, Hile très longuement linéaire, occupant les deux tiers de la longueur de la graine!. — %. Avril-octobre, — Haies, buissons, bois
herbeux. C,
Ogserv. — Duby a indiqué aux environs de Dax le VW. syrtica Duby (V. pallens Rchb.), que je n'ai jamais vu, même en herbier, C’est une plante presque glabre, qui a le port du V.segetalis (Duby, Rchb.) et l'inflorescence d'un Orobus (Rchb.). La tige est. flexueuse et striée; les feuilles sont terminées en vrille, à 4-6 paires de folioles distantes, glabrescentes(Duby),allongées, linéaires (Duby)
ou linéaires-oblongues (Rchb.), rudes en dessous (Rchb.), rétuses au sommet, mucronées. Les
stipules sont semi-sagittées, dentées-sublaciniées, acuminées. A l’aisselle des feuilles, une fleur isulée, courtement pédicellée, à côté d'une grappe de 3-4 fleurs écartées sur un pédencule commun à peine de moitié plus court que la feuille(Duby). Les fleurs sont jaunes! ou, plus exactement, d'un jaune bianchâtre (floribus flavis), assez grandes (Pchb.). Les dents du calice sont égales, linéaires, aiguës, de la longueur du tube, La gousse stipitée est linéaire-allongée, soyeuse dans sa jeunesse, à la fin glabrescente,
S.-Genre Cracceca Virv.
Etamines diadelphes. — Style fin, comprimé d'avant en arrière ou latéralement, pubescent au sommet tout autour ! — Gousse non momiliforme, tronquée obliquement au sommet aux dépens du bord inférieur et un peu prolongée
“en bec! — Feuilles terminées par une vrille, rarement par un filet court.
« a. — Style comprimé d’avant en arriere.
SecT, 1. — PSEUDO-VICIA,
V. CASSUBICA ([.) Ser., in D.C. Prodr.! — (V. Orobus et V. cassubica auct. mult.) — Plante vivace de 2-6 décim., plus ou moins velue, rarement glabrescente ; à souche courte, rameuse, sans stolons, ou bien rampante et émettant des stolons allongés. Feuilles cirrhifères ou terminées par un filet
. court, à 6-15 paires de folioles ovales ou oblongues ou oblongues-lancéolées,
obtuses, mucronulées et à nervures plus ou moins saillantes. Stipules semi-hastées, entières ou dentées. Fleurs ordinairement nombreuses (5-16), étalées horizontalement du même côté en grappe serrée ou assez lâche, médiocres ou assez grandes (long. 12-18"), violettes ou blanchâtres veinées et maculées de violet, à pédicelle égalant le calice, portées sur un pédoncule allongé plus. court ou
plus long que la feuille axillante. Calice court, campanulé, à dents plus ou moins triangulaires, acuminées, plus courtes que le tube, inégales : les inférieures plus longues, sublancéolées ; les supérieures largement triangulaires, ordinairement ascendantes. Corolle bien plus longue que le calice et à étendard glabre. Style à la fois comprimé d'avant en arrière! et pubescent tout autour au sommet. Gousse petite ou médiocre (long. 15-28"°, larg. 6-8°*), longuement stipitée dans le calice, ovale-rhomboïdale ou oblongue-rhomboïdale, comprimée, glabre, lisse, oligosperme, d’un fauve jaunâtre à la maturité. Graines ovoïdesglobuleuses ou ovoïdes-comprimées, grosses (grand diam. 3-5°°), lisses, à la fin brunes (ou presque roirâtres), à hile oblong-linéaire occupant un peu moins du tiers de la circonférence de la graine, ou longuement linéaire et embrassant presque la moitié de cette circonférence. — %. Mai-juillet. — Bois, taillis, lieux montueux. RR.
Offre les deux types suivants :
V. cassubica (L.) Koch, Syn.!; G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!l — (V. cassubica à. glabriuscula Ser. apud D.C. Prodr.! — V. Gerardi Jacq., FI. Austr., non D.C.). — Plante ordinairement peu pubescente, parfois même glabrescente (mais parfois aussi assez chargée de poils), à souche rampante émettant des stolons allongés!. Feuilles ordinairement terminées en vrille, surtout les supérieures. Fleurs en général médiocrement nombreuses (5-10), violacées, assez petites (long. 12-14"), un peu écartées, portées sur un pédoncule ordinairement plus court que la feuille. Gousse petite, courte, ovale-rhomboïdale (ressemblant à celle de la Lentille), n'étant pas trois fois aussi longue que large! (long. 15-18", larg. 6-8"). Graines 4-2 (très rarement 3), ovoïdes-globuleuses, à hile oblong-linéaire occupant un peu moins du tiers du pourtour de la graine! — Juin-juillet. — Coutras! Saint-Magne!.
B. oroboides Nob. — Feuilles toutes dépourvues de vrilles et terminées par un filet court. Folioles médiocrement nombreuses (5-9 paires). Grappes pauciflores (3-6 fleurs). — Plante couchée sur Je sol — Saint-Magne!.
OBsErv. — Je n’ai pas rencontré de graines ponctuées-réticulécs, quoique MM. Grenier et Godron aient signalé ce caractère (F1. Fr., I, p. 468). Ces auteurs ont eu affaire à des graines mises en herbier avant leur complète maturité et qui se sont ridées en séchant. Du moins, pareil cas se rencontre parfois.
V. Orobus D.C., F1. Fr., 5!.— Koch, Syn.!; G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.l—(V. cassubica $. Orobus Ser., apud D.C. Prodr.)!. — Plante pubescente, à souche courte, rameuse mais non stolonifère! Feuilles toujours dépourvues de vrille et terminées par un filet court. Fleurs nombreuses (10-16), blanchâtres, veinées et maculées de violet, assez grandes (long. 15-18"*), rapprochées, portées sur un pédoncule
ordinairement plus long que la feuille. Gousse médiocre, assez allongée, oblongue-rhomboïdale, environ % fois aussi longue que large! (long. 25-28", larg. 6-8**). Graines 2-4, ovoïdes-comprimées, à hile longuement linéaire, occupant presque la moitié du pourtour de la graine! — Maijuin. — Signalé à Saint-Mariens.
OBserv. — La différence du fruit est <aillante et décisive chez nous, et impliquerait deux stirpes mineurs; mais certaines formes orientales établissent une transition sous ce rapport.
b. — Style comprimé latéralement.
Sucr. 2, — EUCRACCA G. et G.— Fleurs assez grandes, colorées, — Ovules assez nombreux (5-7), donnant ordinairement un moindre nombre de graines.
V. CRACCA L. (V. Cracca, V. Gerardi et V. tenuifolia auct.) — (PI. 12, AtetA2). -— Plante vivace! Tiges de 6-15 décim., anguleuses, rameuses, pubescentes ou presque glabres. Feuilles cirrhifères, à folioles ordinairement très nombreuses (9-13 paires), oblongues ou lancéolées ou linéaires, entières, mucronées, obtuses ou les supérieures aiguës. Stipules linéaires, semi-sagittées (sauf parfois les supérieures), très entières. Fleurs d’un bleu violacé souvent plus ou moins mêlé de blanc, en grappes très multiflores, unilatérales, égalant ou dépassant ordinairement la feuille et dont l'épanouissement de bas en haut se montre nettement successif. Calice campanulé, à tube court aussi large que long, à dents très inégales : les supérieures très courtes, triangulaires, convergentes, bien moins longues que le tube ; les inférieures plus ou moins lancéolées, plus courtes que le tube ou un peu plus longues. Tube non bossu à la base, c’està-dire à talon ne descendant pas au dessous du point d'insertion de la fleur sur le pédicelle. Etendard présentant un rétrécissement à sa partie moyenne ou plus près de sa base, à onglet ne dépassant jamais le limbe en longueur ! Gousse assez étroite! (larg. 5-7"), oblongue-rhomboïdale ou linéaire-rhomboïdale, brune à la maturité, lisse, comprimée, étalée ou réfléchie, à graines sériées lout près du bord ventral, par suile de la brièveté du funicule, qui est bien plus court que le hile!. Graines médiocres (diam. 3-4"), lisses, brunes ou noirâtres, souvent marbrées, entièrement globuleuses ou globuleuses-ovoïdes et légèrement comprimées, à hile embrassant au moins le quart de La circoférence de la graine! — %. Juin-août. — Haies, buissons, broussailles, moissons, bords des eaux.
Deux types principaux :
V. Cracea (L.) — Coss. et Germ., F1. Paris.! — (V. Cracca et V. Gerardi auct.) — (Cracca major et Cracca Gerardi G. et G., F1 Fr.!) — (PL. 12, A1). — Fleurs ordinairement courtes. Grappes à pédoncule égal à la feuille ou la dépassant. Etendard étranglé à sa partie médiane, à onglet suborbiculaire environ de même longueur que le limbe et un peu, plus
large que lui! Podogyne ordinairement plus court que le tube du calice. Gousse assez petite (long. moyenne 20-25"", larg. moyenne 5-7"), courtement atténuée à la base, à bec ordinairement court à la maturité, à troncature apicilaire ordinairement peu oblique et se dessinant de bonne heure, ce qui donne déjà à la gousse encore jeune l'aspect rhomboïdal. Graines globuleuses, ordinairement brunes et marbrées. Hile embrassant ordinairement le tiers de la circonférence de la graine. CC.
OBsErv.— Une forme à folioles étroitement linéaires et aiguës est le V. Xitaibeliana Rchb.; une autre forme, velue-soyeuse blanchäâtre, estle VW. incana Thuill. (V. Gerardi Saint- Hilaire, non Jacq. nec Villars). Le V. Gerardi Vill., qu'on ne trouvera probablement pas chez nous, est une forme particulièrement saillante, à poils nombreux éfalés, à podogyne plus long que le tube du calice, à hile n’embrassant guère que /e quart du pourtour de la graine. Les pédoncules sont généralement plus courts et les grappes plus denses que dans le V. Cracca proprement dit.
V. tenuifolia Roth.— Koch, Syn.!; Coss. et Germ., F1. Paris.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.—(Cracca tenuifolia G.et G., F1. Fr.!).— PI, 12, A2). — Fleurs ordinairement allongées. Grappes à pédoncule ordinairement bien plus long que la feuille. Etendard étranglé vers son tiers inférieur, à onglet une fois plus court que le limbe et de même largeur que lui ow un peu plus étroit!. Podogyne à peu près égal en longueur au tube du calice. Gousse médiocre (long. moyenne 20-30°*, larg. moyenne 6-8""), longuement atténuée à la base, demeurant longtemps comme ensiforme ou lancéolée et ne dessinant que tard sa troncature apicilaire, qui est franchement oblique dans la gousse müre et détermine par suite un bec bien détaché. Graines globuleuses-subovoïdes un peu comprimées, noirâtres.: Hile ne dépassant guère d'ordinaire le quart de la circonférence de la graine. — RR. ici, et peut-être jamais typique.
OBsERv. — Bien que je croie à la présence de cette plante dans le département, au moins sous des formes de transition, je ne puis lui assigner aucune localité précise. Je ne l’ai jamais vue de la Gironde. Ch. des Moulins l'indique à Bassens, à Eysines et à Carbonnieux ; mais l'examen de son herbier démontre qu'il n’a eu affaire qu’à des formes du V. Cracca. L'échantillon de Carbonnieux constitue seul une transition très timide au V. tenuifolia, mais il reste à mes yeux un V. Cracca; ceux d’Hysines et de Bassens ne diffèrent pas du type de cette dernière espèce.— (Voir sur les Vicra de la sect. ewcracca : Act. Soc. Lin. Bordeaux, 1884 ;
Procès-verbaux, p. 1v et suiv.).
V. UNGUICULATA (1) Clavaud, Act. Soc. Lin. Bord. 1884, Loc. cit.!. — (PI. 12, B).-- Plante annuelle ou bisannuelle! Tige de 3-15 décim., anguleuse, ordinairement rameuse (rarement presque simple), pubescente ou presque glabre. Feuilles cirrhifères, à folioles simplement nombreuses (4-9 paires), oblongues
(1) Ce terme n’est pas un diminutif, comme les élèves pourraient le croire; il se dit au contraire
‘des péfales qui possèdent un très long onglet, comme ceux des Silénées et des Crucifères.
ou lancéolées ou linéaires, entières, mucronées, obtuses ou, lesr supérieures aiguës. Stipules linéaires, semi-sagittées, sauf parfois les supérieures: les inférieures et les médianes très souvent dentées à la base, Fleurs bleuâtres ou violacées, souvent mêlées de blanc, ou plus ou moins pourprées ou blanchâtres et tachées aù sommet de pourpre noir, disposées en grappes multiflores ou pluriflores assez courtes, unilatérales, égalant ou ‘dépassant la feuille et dont les fleurs, sauf dans une forme unique (V. vi/losa, angust. sensu), s'ouvrent presque en même temps. Calice campanulé, à tube ordinairement plus long que large, à dents très inégales ou subégales : les supérieures très courtes, triangulaires, convergentes, moins longues que le tube, ou linéaires-subulées et plus longues que le tube; les inférieures linéaires-subulées, allongées, égalant le tube ou plus longues que lui. Tube bossu ou non bossu à la base ou obscurément bossu. Etendard présentant un rétrécissement vers son tiers supérieur, à onglet presque deux fois aussi long que le limbe!, tout au moins beaucoup plus long. Gousse large! (diam. 8-11""), ovale-rhomboïdale ou oblongue-rhomboïdale, d'un jaune fauve à la maturité, lisse, comprimée, glabre ou velue, étalée ou réfléchie, à graines sériées suivant l'axe de La gousse, à égale distance des deux bords, par suite de la longueur du funicule, qui est plus long que le hile! (rarement de même longueur). Graines ordinairement assez grosses (4 - 41/2), rarement petites (2 - 21/2"), lisses, brunes ou noirâtres, globuleuses ou globuleuses-comprimées, à Aile n'atteignant jamais en longueur le quart de\la circonférence de la graine! — (©) ou plus rarement (2). Juin-août. — Moissons, champs en friche, broussailles: Deux sous-stirpes :
V. VILLOSA (Roth.) — Koch, Syn.!; Coss. et Germ., F1, Paris.! — (PL. 12, B, la et I b). — Fleurs bleuâtres ou violacées, mêlées ou non de blanc, non tachées de pourpre noir au sommet!, à anthèse contemporaine ou successive. Calice à dents toujours très inégales, les supérieures bien plus courtes, conniventes. Tube ordinairement plus ou moins bossu à la base (parfois très obscurément). Podogyne plus long ou plus court que le tube du calice. Gousse (ovaire et fruit) glabre! Hile oblong, égalant environ 1/8 de la circonférence de la graine!
Présente chez nous les deux formes suivantes :
V. varia Host. — Lloyd, F1. nant. ; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (V. villosa var. glabrescens Koch, Syn.!; Coss.:et Germ., F1, Paris.! — Cracca varia G. et G., F1. Fr.!) — (PI. 12, B; I a). — Plante annuelle. et bisannuelle, glabrescente ou à poils apprimés. Grappe non plumeuse au sommet avant l'épanouissement. Fleurs de la grappe à épanouissement presque sinullané! et restant généralement étalées. Ailes ordinairement blanchätres, tachées de bleu violacé. Podogyne plus long que le tube du calice. — AC., un peu partout,
V. villosa (Roth) Fries, Novit.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (V. villosa à. villosa Koch, Syn.!; Coss. et Germ., F1. Paris.! — Cracca villosa G. et G., F1. Fr.!). — (PL 12, B, 1 b). — Plante bisannuelle, velue à poils étalés. Grappe plumeuse au sommet avant l’épanouissement, par suite de la villosité des dents calicinales. Fleurs dé la grappe à épanouissement nettement successif ! et ordinairement pendantes. Aïles en général uniformément bleues. Podogyne plus long ou plus court que le tube du calice. R.— Le Nizan! — Langon! (Belloc).
Ê. subulala Clavaud, Act. Soc. Lin. Bord., 1884, Loc. cit. — (PL 12, I b'). — Dents du calice toutes subulées dès la base, les supérieures restant bien plus courtes et plus ou moins conni-
ventes. —- Le Nizan!
NE ATROPURPUREA (Desf.) Clavaud, Act. Soc.Linn.Bord., 1884, Loc. cit.!. —(P1. 12,B, Il a et Il b).— Fleurs plus ou moins pourprées, à sommet taché de pourpre noirâtre !, à anthèse presque contemporaine.Calice à dents toutes linéaires-sétacées, allongées, subégales, porrigées ; ou bien les supérieures t'iangulaires, très courtes et conniventes. Tube du calice non ou obscurément bossu à la base. Podogyne plus court que le tube du calice. Gousse (ovaire et fruit) velue ou pubescente! Hile linéaire, égalant environ 115 de la crconférence de la graine!. R. — La Tresne! Blanquefort! —- Saint- Yzans! (Chicou-Bourbon). — M'a été rapporté de Chalais (Chte-Infre).
Présente les deux formes suivantes :
Y. aquitanica Clavaud Act. Soc. Linn. Bord., 1884, Loc. cit.!. — (PI. 12, B, IT a).— Plante médiocrement velue, à poils blancs. .Grappes ordinairement de 9-15 fleurs. Fleurs d'un pourpre moins décidé que dans la forme suivante et passant au bleu par la dessiccation. Tube du calice obscurément bossu à la base. Dents calicinales très inégales, les supérieures très courtes, triangqulaires, non subulées, conniventes! Funicule nettement plus long que le hile. — La Tresne! Blanquefort! Saint-Yzans!
8. gracilis. — Tige très grêle, simple ou presque simple. Grappes pauciflores (3-5-flores). Fleurs grêles, étroites. Plante n'offrant que de loin en loin quelques poils étalés. — Port de V. varia. — Chalais! (Motelay).
V. atropurpurea Desf.! — Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (Cracca atropurpurea G. et G., F1. Fr.!).— (PI. 12, B, II b).— Plante très chargée de poils roussâtres. Grappes ordinairement de 5-11 fleurs. Fleurs d’un pourpre ordinairement très décidé, ne passant pas au bleu par la dessiccation. Tube du calice non bossu à la base. Dents calicinales presque égales, les supérieures
à peine plus courtes que les inférieures, toutes linéaires-sélacées, dressées, porrigées! Funicule souvent à peine égal au hile. — Cette forme, bien plus méridionale que la précédente, n’a pas été rencontrée dans le département.
Secr, 3. — ERVOIÏDES G. et G. — Ovules ordinairement 2-4 seulement, — Fleurs généralement petites et pâles.
Ici se place le V. calcarata Desf, (Cracca calcarata G. et G.), que M. Godron (F1. Fr., I, p. 472) -siguale dans la Gironde, mais qu’on y a vainement cherché depuis. On le reconnaîtrait aux caractères suivants : — Stipules petites, semihastées-bipartites ! (composées de deux branches lancénléeslinéaires, aiguës, presque égales, arquées-divergentes). Fleurs assez grandes (long. 8-10®®), étroites et de forme allongée. Calice à dents inégales, les supérieures triangulaires, conniventes ; toutes plus courtes que le tube campanulé du calice ex bien plus courtes que la corolle, dont elles r’atteignent pas le milieu. Corolle d’un blanc violacé ou d’un violet pale, trois fois plus longue que le calice. Gousses très grandes (long. 4 centim., larg. 4 centim.), d’un jaune fauve ou verdâtre à la maturité. Graines ordinairement 6, grosses (diam. 4-52"), — C). Mai-juin, — Les moissons.
V. HIRSUTA Koch, Syn.! —Coss. et Germ., F1. Paris.!; Loret, F1. Montp.! — (Ervum hrsutum L., Spec.!). — Tiges de 2-8 décim., anguleuses, grêles, grimpantes, glabres ou peu velues. Feuilles à folioles nombreuses (6-10 paires), linéaires ou oblongues, ordinairement tronquées ou échancrées au sommet (parfois entières obtuses ou aiguës), mucronées. Stipules linéaires, irrégulièrement semi-sagittées, souvent incisées-laciniées, les supérieures souvent entières, Fleurs 3-8 sur des pédoncules souvent plus courts que la feuille ou l’égalant, très petites ! (long. 3°" environ), blanches ou légèrement bleuâtres. Calice velu, à divisions ordinairement presque égales, linéaires-subulées, plus longues que le tube, porrigées, atteignant ou dépassant le milieu de la corolle. Gousse disperme!, courte, petite (long. 7-10**, larg. 3-4°*), n'étant pas 3 fois aussi longue que large, non ou obscurément stipitée dans le calice, nettement rhomboidale, tronquée assez peu obliquement au sommet mais entièrement aux dépens du bord inférieur, et terminée franchement en un bec court mais très net qui continue la direclion du bord supérieur de la gousse! ; celle-ci comprimée, fortement bosselée par les graines, ordinairement velue, très rarement. glabre ou glabrescente, noircissant à la maturilé. Graines toujours 2!, globuleuses-comprimées, lisses, brunes, souvent marbrées de taches plus foncées, petites ou assez grosses (diam. 11/2 - 2**, ou bien 3°" environ). Hile longuement, linéaire, embrassant ordinairement le tiers ou le quart de la circonférence de la graine. — (+). Mai-septembre. — Buissons et broussailles, bois, moissons. C.
a. microsperma. — Gousse toujours velue, petite (3-4"" sur 7-8"), Folioles ordinairement petites et étroites. Stipules ordinairement découpées. Graines petites (diam. 11/2 - 2**), à hile embrassant ordinairement, au plus, le tiers de la circonférence de la graine.
5. macrosperma — (Ervum Terronii Ten.,[auctum]). — Gousses glabres ou glabrescentes, très rarement franchement velues, plus
grosses et plus bosselées que dans la forme précédente (4-5°" sur9-10""), * Folioles plus grandes. Stipules moins découpées. Graines bien plus : grosses (diam. 3"" environ), à hile embrassant ordinairement la circon-
férence sur une plus grande longueur. Plante plus vigoureuse. RR. —
Trouvé à La Bastide! (Delbos) avec tous les caractères ci-dessus, mais
avec des gousses franchement pubescentes, cè qui m'oblige à rejeter
pour cette variété l’épithète accoutumée de Zeiocarpa. — La forme à . gousses glabres, n’a pas été trouvée dans le département.
S-Genre Ervum L.
Etamines diadelphes. — Style fin, un peu comprimé d’ävant en arrièré,! pubescent au sommet tout autour, non barbu. — Gousse non moniliforme, arrondie au sommet!, qui n’est nullement prolongé en bec! — Feuilles terminées par une vrille.
- V. TETRASPERMA (Mœrnch). — Coss. et Germ., F1. Paris.!; Crépin, F1. Belge! — (Ervum tetraspermum L., lat. sensu). — Plante ordinairement glabre où glabrescente, (rarement pubescente : V. pubescens). Tiges de 2-8 décim., grêles, anguleuses, grimpantes. Feuilles à vrille simple ou bifurquée ou rameuse, à 3-0 paires de folioles plus ou moins étroitement linéaires ou lancéolées ou oblongues ou elliptiques ou ovales, obtuses ou aiguës à différents degrés, mucronulées, jamais échancrées ni rétuses !. Stipules semi-hastées ou semi-sagittées, avec leurs deux lobes linéaires aigus, ou les supérieures non hastées, entières, linéaires-aiguës. Pédoncules plus courts ou plus longs que la feuille ou l'égalant, 1-5-flores souvent sur le même pied, mutiques ou plus ou moins aristés, Fleurs très petites ou petites on un peu grandes (long. 3-8°"),' d’un bleu pâle, ou lilas, ou blanchâtres à étendard bleuâtre. Dents du calice plus ou moins inégales ou presque égales, plus courtes que le tube ou un peu plus longues, linéaires-subulées ou plus où moins étroitement lancéolées, ou les: supérieures tendant plus ou moins à la forme triangulaire; porrigées ou les. supérieures un peu convergentes. Gousse petite (long. 10-15"*, larg. 3 - 31/2»), oblongue ou oblongue-linéaire, 3-5 fois aussi longue que large, à la fin presque cylindrique, presque arrondie aux deux extrémités et dépourvue de bec sensible!, non rhomboidale, 3-6-sperme!, lisse, glabre ou plus rarement pubérulente (V. pubescens), d'un jaune fauve à la maturité. Graines 5-6/, globuleuses, lisses, brunes, marbrées de taches plus foncées, assez petites 112 - 2%), à hile plus ou moins court, jamais longuement linéaire, n’embrassant pas le quart de la circonférence de la graine. — (-). Juin-septembre. — Champs, lieux cultivés, broussailles.
. Présente chez nous deux formes spécifiques :
V. tetrasperma (Mœnch). — Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!; Loret
F1. Montp.! — (Ervum telraspermum L., angust. sensu ; Koch, Syn. !; G. et G., F1. Fr.!)}. — Plante glabrescente, à folioles linéaires ou lancéolées, ordmairement obtuses ou obtusiuscules (quelquefois acutiuseules ou même aiguës au sommet de la plante). Pédoncules ordinairement mutiques ou très brièvement aristés, en général plus courts que la feuille (mais quelquefois notablement plus longs). Fleurs ordinairement 4-2, rarement 3, ordinairement très peliles (3°"*), mais parfois assez grandes (5-6°" et audelà). Gousses un peu courtes (9-11°*), oblongues, 3-4 fois seulement aussi longues que larges, ordinairement à 3-5 graines, le plus souvent 4. Hile Oblong-linéaire, 4-5 fois aussi long que large!. C.
V. gracilis Lois. — Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!; Loret, FL. Montp.! — (Ervum gracile D.C.!; Koch, Syn.!; G. et G., F1. Fr.!).— Plante glabrescente, à folioles ordinairement aiguës (parfois en partie obtusiuseules), linéaires ou lancéolées. Pédoncules presque tous franchement aristés, bien pius longs que la feuille, surtout à l’état fructifère. Fleurs ordinairement 3-5 (mais parfois 2 ou 1 seulement), assez grandes (8°" environ). Gousses ordinairement assez longues (14-15""), oblongues-linéaires, 4-5 fois aussi longues que larges, ordinairement à 5-6 graines (mais parfois 4 ou même 3 dans certaines gousses). Hile ovale-arrondi, à peine 2 fois aussi long que large!. AC. — Parempuyre! Langon! La Tresne! Sainte-Eulalied'Ambarès! Blanquefort! Saint-Ciers-Lalande! Rauzan, près Libourne! — Bouliac! (Lespinasse). — Saint-Maixent! (Belloc). — Saint-Paul-de-Blaye! Le Rigalet! etc. — Offre, ainsi que l'espèce précédente, une forme Zatifolia et une forme angustifolia.
S.-Genre Ervilia Link,
Etamines diadelphes, Style fin, subulé, pubescent au sommet tout autour, non barbu. Gousse moniliforme-toruleuse !, terminée au sommet aux dépens des deux bords, à bec court. — Feuilles non terminées par une vrille.
* V. ERVILIA Wild! —— Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (Ervilia sativa Link.!; G. et G., FL Fr.! -— Eÿvum Ervilia L.!). Plante pubérulente, d'un vert gai. Tige de 2-4 décim., dressée, ferme, flexueuse, anguleuse, simple ou peu rameuse. Feuilles terminées en arêle ou en mucron, mais non cirrhifères, à folioles très nombreuses (8-12 paires), oblongues-linéaires ou linéaires, tronquées ou obtuses, mucronulées. Stipules semi-hastées ou semi-sagittées, dentées-incisées. Pédoncules 1-3-flores, souvent aristés, beaucoup plus courts que la feuille. Fleurs assez petites (7-8*°), blanchâtres veinées de violet. Dents du calice presque égales, linéaires-subulées, plus longues que le tube. Gousses pendantes, oblongues ou eblongues-linéaires, médiocres (long. 18-20"”,
larg. 4-5"*), fortement toruleuses!, glabres, renflées, d’un jaune fauve à la maturité. Graines 3-4, assez grosses (4”* environ), subglobuleuses, d’un brun un peu rosé, à hile court, ovale. — (-), Mai-juillet. — Cultivé et parfois sorti des cultures. — Fourrage.
S.-Genre Lens Tour.
Etamines diadelphes. — Style fin, comprimé d'avant en arrière, offrant à la face supérieure seulement une ligne de poils! — Gousse rhomboïdale, courte
et large, non moniliforme-loruleuse, échancrée sous le sommet aux dépens
du bord inférieur ! et prolongée en bec. — Dents du calice non dépassées par la corolle. — Graines lenticulaires. — Feuilles terminées ou non par une vrille.
V. LENS. — (V. Lens et V. nigricans Coss. et Germ., FI. Paris.! — Tige de 1-4 décim., ordinairement pubescente, rameuse. Feuilles paripinnées, terminées par une arête ou par une vrille simple, à 2-7 paires de folioles oblongues ou linéaires, mucronulées. Stipules obliquement ovales-lancéolées ou lancéolées, entières ou subentières, ou plus ou moins semi-sagittées et dentées .inférieurement. Pédoncule 1-3-flore, le plus souvent aristé, un peu plus court ou plus long que la feuille. Fleurs petites, blanchâtres ou bleuâtres. Calice à divisions presque égales, linéaires-subulées, bien plus longues que le tube, ordinairement non dépassées par la corolle. Gousses 1-2-spermes, pendantes, assez petites ou pelites, larges et courtes, comprimées, glabres, ovales-rhomboidales, environ 2 fois aussi longues que larges, à troncature apicilaire large et peu oblique, échancrée-rentrante sous le bec, ordinairement fauves à la maturité. Graines plus ou moins comprimées-lenticulaires, non rostrées, lisses, de grandeur variable (3-8*°), à hile oblong ou oblong-linéaire, 4-6 fois aussi long que large et n'embrassant qu'une faible portion de la circonférence de la graine. — (+). Mai-juillet.
Représenté dans nos cultures par :
*W. Lens Coss.etGerm., F1. Paris.!— (Lens esculenta Mœnch;G.etG., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!— Ervum Lens L.).— Tiges dressées, très rameuses. Feuilles supérieures cirrhifères à vrille simple, les inférieures aristées. Folioles nombreuses (ordinairement 4-7 paires), échancrées ou obtuses ou en partie aiguës. Stipules non sagiltées, obliquement ovales ou ovales-lancéolées, ordinairement entières (mais parfois les inférieures pourvues d’un rudiment de lobe basilaire, et toutes avec des nervures inférieures plus ou moins divergentes dans le sens du lobe absent). Pédoncules souvent 2-3-flores, ordinairement un peu moins longs que la feuille ou tout au plus l’égalant. Fleurs atteignant5"" environ, blanchâtres ou légèrement bleuâtres et veinées de violet. Gousses glabres, ordinairement un peu grandes relativement aux autres formes (long. 14-15", larg. 8-10%*), n'étant
PT
+ Last cn. 2e
Tdi - coulé 41)
pas tout-à-fait deux fois aussi longues que larges, fauves à la maturité. Graines relativement grandes (4-8"*), fauves ou brunes, marbrées ou non, carénées ou non sur les bords. — Plante cultivée, inconnue, dit-on, à l’état spontané, et qui n’est peut-être qu'une forme créée par la culture et procédant du V. nigricans (2). — Graines alimentaires.
a. vulgaris G. et G.— Graines fortement lenticulaires, fauves, carénées sur les bords, grandes (diam. 7-8"),
B. subsphærosperma G. et G.— Graines plus renflées, brunes, marbrées, arrondies sur les bords, petites (4-5%*).
OgsEnrv. — On ne pourra rencontrer chez nous qu’à l’état adventif le V. nigricans Coss. et Germ. (Lens nigricans G. et G., — Ervumn nigricans Bieb.), plante qui n'existe en France, à l’état spontané, que dans la région étroitement méditerranéenne. — On la reconnaîtrait aux caractères suivants : Tige ordinairement ascendante ou é{alée. Feuilles ordinaire- ‘ment toutes arislées, à folioles peu nombreuses (2-1 paires). Stipules toutes ou presque toutes sagittées et souvent dentées inférieurement. Pédoncules ordinairement 1-2-flores, plus longs que la feuille.
b. — Feuilles pseudo-imparipinnées (à rachis ordinairement prolongé en arête ou en vrille à côté de la feuille pseudo-terminale). — Graines rostrées.
* Genre Cicer L. (Cicue, Pois-Cmone).
Calice presque régulier, à 5 divisions, à tube plus ou moins gibbeux à la base, à divisions égales, lancéolées, aiguës. — Etendard ovale. Aiïles libres. — Etamines diadelphes, à tube staminal tronqué obliquement au sommet. — Style subulé, non barbu, glabre au sommet. Stigmate terminal. — Gousse velue, non stipitée, ovoide-renflée, apiculée, non moniliforme ni toruleuse, déhiscente, disperme. — Graines ovoïdes, gibbeuses-anguleuses, rostrées!. — Feuilles ordinairement pseudo-imparipinnées. — Fleurs axillaires, presque toujours solitaires, pédonculées,
**C. ARIETINUM L. — (Pois-Chiche, Garvance). — Plante velue-glanduleuse dans loutes ses parties. Tiges de 2-4 décim., dressées ou ascendantes, anguleuses ainsi que leurs rameaux, non volubiles. Feuilles ordinairement pseudo-imparipinnées (ou quelques-unes paripinnées), à 6-8 paires disloquées de folioles alternes, à foliole impaire le plus souvent pseudo-terminale et accompagnée à la base d’un filet ou d’une vrille qui est l'extrémité du rach#s. Folioles ovales-oblongues, aigument dentées en scie mais très entières dans leur quart inférieur. Stipules herbacées, ovales, aiguës, incisées-dentées. Fleurs solitaires à l'extrémité d’un support axillaire plus court que la feuille et composé de deux parties presque égales : inférieurement le pédoncule, jusqu'au point où se montre une articulation accompagnée de bractéoles; au-dessus, un pédicelle
unique, qui superpose sa base au sommet du pédoncule et forme presque immédiatement un angle avec lui. Calice à peine gibbeux à la base, à dents égalant presque la corolle, qui est blanchâtre ou purpurine. Gousse de 18-20°* sur 9-12%*, velue-glanduleuse, ovoide-subrhomboidale, renflée, terminée en bec onciné. Graines grosses (grand diam. ordinairement 7-8°*“), brunes ou fauves ternes, parfois obscurément chagrinées à l'extrême maturité, ovoïdes-anguleuses ou gibbeuses, rostrées ! et simulant grossièrement une tête de bélier. — (-). Maijuillet. — Cultivé, surtout aux environs de Sainte-Foy, et parfois sorti des cultures. — Graines alimentaires. — Plante inconnue à l’état spontané.