décim
b. terrestris. — Plante accidentellement terrestre, courte (1 décim. environ). Feuilles à segments ordinairement plus courts et plus fermes que dans la plante inondée.
R. Godroni Grenier (R. radians Revel, in Act. Soc. Linn. Bord. Tome XIX).— (PI. 2, fig. 12). — Feuilles supérieures à limbe découpé, dans la plante inondée, en segments flabelliformes laciniés. Fleurs ordinairement plus grandes que dans le R. capillaceus, à pétales un
(1) Ou je n'ai jamais vu le véritable R. Drouetii Schultz, ou cette plante n'est qu'une forme du R. capillaceus Thuillier, à pédoncules moins fermes, à lanières plus molles, se réunissant en pinceau, à pétales dépassant moins le calice, à étamines un peu moins nombreuses (5-10).
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peu plus élargis, deux fois plus longs que le calice. 12-18 étamines. AR. — Cette forme commence à fleurir un peu plus tard que la précédente. A la fin de la saison, elle n'offre plus que des feuilles capillaires. Elle se distingue toutefois encore de ia précédente par ses fleurs plus grandes, à pétales deux fois plus longs que les sépales, à 2-18 étamines et non 6-15.
a. inundatus.— Plante croissant dans l’eau, atteignant 6-7 décim. : Feuilles supérieures à limbe découpé flabelliforme.
b. submersus. — Toutes les feuilles capillaires.
c. terrestris.— Plante accidentellement terrestre, courte (1 décim. environ). Feuilles toutes à segments capillaires raccourcis. Très rarement la plante se montre hétérophylle, quand, après avoir été immergée plus ou moins, elle est laissée à sec par le retrait de l’eau.
R. FLUITANS Lam. — (PI. 2, fig. 14). — Plante d'un vert foncé. Tige épaissie au sommet, un peu ferme, rameuse, atteignant parfois dans l’eau jusqu'à 5-6 mètres, souvent réduite à 5-6 centim. dans la plante accidentellèment terrestre. Fleurs souvent très grandes, mais pas toujours (PI. 2, fig. 14, b. b. b.). Pédoncules allongés (4-8-10 cent.), épais, amincis au sommet, de la longueur des feuilles supérieures, ou plus longs. Pétales 5-9 largement obovales, courtement onguiculés, souvent très grands, 1-2 fois plus longs que les sépales. Étamines nombreuses, n'arrivant que tardivement à dépasser les pistils. Carpelles assez grands ou médiocres, à partie supéro-dorsale fortement renflée-arrondie, rejetant l'apiculum sur le côté et le dominant (PI. 2, fig. 14, d. d.). Réceptacle hémisphérique ou oblong, presque glabre ou parsemé de poils très courts et peu nombreux (PI. 2, fig. 14, e, e). Gaine des feuilles supérieures assez grande, auriculée, à stipules soudées au pétiole dans leurs deux tiers inférieurs. Feuilles ordinairement toutes divisées en longues lanières linéaires rapprochées et presque parallèles suivant une seule direction, ordinairement plus ou moins pétiolées au-dessus de la gaine stipulaire (Fig. 14, a), les supérieures rarement élargies en un limbe diversement découpé ou lobé (Fig. 14, a’), parfois subréniformes et à lobe médian entier. — %. Mai-septembre.— Eaux courantes, rivières. AC. -— L'Isle, la Dordogne, la Dronne, la Jalle de Blanquefort, etc. — Coutras, Abzac, Guitres! Castillon! Port-de-Plagne, Sainte-F6y, Saint-Médard-en-Jalle, Blanquefort! etc.
a. fluitans. — Plante croissant dans l’eau. Feuilles toutes découpées en longues lanières capillaires subparallèles. AC.
b. heterophyllus. — Plante croissant dans l’eau. Feuilles supérieures flottantes, longuement pétiolées, élargies en un limbe diversement découpé ou lobé, à lobe médian entier. — La Dordogne, en amont de Castillon! — La Jalle de Blanquefort! RR.
c. terrestris, — Plante accidentellement terrestre, à tige courte
et dressée, Feuilles à lanières courtes, épaisses, ordinairement plus ou moins dilatées au sommet.
\ . 3. — Toutes les feuilles invariablement disséquées en lanières capillaires.
Gaînes très courtes, non auriculees.
R. DIVARICATUS Schranck (R. circinatus Sibth.).— (PI. 2, fig. 13). — Tige grêle, molle, sillonnée, blanchâtre, rameuse. Plante de 1-6 décim. Fleurs médiocres. Pédoncules allongés (4-10 cent.), atténués au sommet, beaucoup plus longs que les feuilies. Pétales médiocres, 1-2 fois plus longs que les sépales, persistant assez longtemps, assez largement obovés et retrécis en onglet, contigus. Étamines 15-20, de bonne heure plus longues que les pistils. Carpelles médiocres ou petits, nombreux, atténués au sommet, presque aigus, à renflement supéro-dorsal beaucoup moins élevé que l’apiculum, qui, bien qu'un peu latéral, domine fortement le fruit (Fig. 13, d). Réceptacle hémisphérique ou oblong, hérissé de longs poils. Feuilles petites, d’un vert d’airain, sessiles, toutes découpées en lanières capillaires courtes, raides, divariquées et disposées exactement sur un même plan orbiculaire (Fig. 15, a). Gaine très courte, non auriculée (Fig. 13, f.).— Type nettement et constamment distinct, sans déviations vers les types voisins.
a. fluitans. . - Plante croissant dans l'eau. Feuilles distantes, bien plus courtes que les entre-nœuds.
b. terrestris. — Plante accidentellement terrestre, à tige courte et dressée. Feuilles très rapprochées, plus longues que les entre-nœuds. Y. — Rivières à cours paisible. — CC. dans la Dronne et dans l'Isle, à Coutras! Abzac, etc, R. ailleurs.
S.-genre II. — Ranunculus.
(Genre distinct suivant Fries, Wimmer, Desmoulins, etc.)
Pétales jaunes, à fossette nectarifère ordinairement recouverte par une écaille, très rarement nue. — Carpelles lisses ou rugueux ou tuberculeux, mais non ridés en travers, ordinairement entourés d’un rebord comprimé, très rarement sans rebord. — Pédoncules dressés à la maturité. — Plantes
terrestres ou palustres à base inondée, jamais nageantes.
S. 1. — Hecatonia.
Fossette nectarifère sans écaille. — Carpelles à bec très court ou presque nul, non bords, très finement ridés au centre des faces, à carène remplacée par un sillon.
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R. SCELERATUS L.— Plante annuelle. Tige ordinairement solitaire, de 1-7 décim., dressée, fistuleuse, très multiflore, à rameaux dressés, glabre ou très légèrement pubescente, Feuilles radicales très longuement pétiolées (12-15 centim.), ordinairement réniformes dans leur pourtour, divisées profondément en 3 lobes incisés-crénelés; les caulinaires inférieures oblongues, plus fortement découpées ; les supérieures subsessiles, à segments linéaires ou linéaires-oblongs, entiers ou incisés. Fleurs petites, jaunes, disposées en un ensemble corymbiforme. Réceptacle fructifère oblong-elliptique, épais, paraissant comme tuberculeux après l'enlèvement des carpelles et semé de quelques poils. Sépales ovales, plus ou moins velus, réfléchis. Corolle dépassée par le capitule oblong des carpelles, à pétales atteignant à peine la longueur des sépales, à fossette nectarifère sans écaille. Carpelles très nombreux, très petits, très caducs, courts et de forme trappue, disposés en capitule oblongspiciforme, entourés d’un rebord vague, épais, sillonnes légèrement en dehors, un peu ridés au centre des faces latérales, à bec très court ou presque nul. — (-). Mai-septembre.— AC. (C. à Bordeaux). — Lieux humides et marécageux ou inondés autour de Bordeaux. Plus rare ailleurs.
Forma terrestris. — Plante naine à feuilles toutes découpées en segments oblongs-linéaires, les radicales très courtement pétiolées. — Les Docks de Bordeaux, sur un terre-plain très peu humide. R.
$. 2, — Euranunculus.
Fossette nectarifère recouverte par une écaille. — Carpelles à bec saillant, lisses ou tuberculeux ou chargés de pointes épineuses, entourés d’un rebord comprimé, saillant.
A. — Feuilles indivises.
R. LINGUA L. — Grande plante de 1-2 m., glabre où munie supérieurement de poils appliqués. Tige dressée, cylindrique, fistuleuse,+ très épaisse surtout vers la base, à souche verticale tronquée émettant d'épais stolons obliques ou horizontaux. Entre-nœuds inférieurs rapprochés, couverts d'abondantes radicelles qui naissent en verticilles au niveau des nœuds. Feuilles glabres en dessus, très finement pubescentes en dessous, grandes, {rès longuement lancéolées, acuminées, calleuses au sommet, entières ou obscurément denticulées, à nervure médiane épaisse, les supérieures sessiles, les inférieures brièvement pétiolées. Pédoncules non sillonnés. Calice pubescent, à poils apprimés. Corolle très grande (3-4 centim.), à pétales d'un jaune d'or luisant. Carpelles grands, lisses, comprimés, à bec large, grand, droit, ensiforme, persistant, à rebord dorsal très mince, peu visible, presque nul, à rebord ventral large, simulant une aile et décurrent sur l'apiculum, qu'il élargit el fait paraître très comprime. Réceptacle fructifère glabre, oblong, atténué au
Lol 24 — sommet et un peu retréci en col à la base.— %. Juin-août.— Lieux marécageux, étangs, palus des rivières. R. — Blanquefort ! Bruges! — Beychevelle! (Brothon). — Barsac! (Belloc). — Les marais des Chartrons oZim. — Saint-Germain-la-Rivière, sur les palus de la Dordogne ! (Gilbert).
R. FLAMMULA L. — Plante de 1-5 décim., ordinairement glabre, à tige redressée ou couchée ou radicante, peu fistuleuse, comprimée, à souche n'éemettant pas de stolons. Feuilles glabres, entières ou dentées, un peu calleuses au sommet, non acuminées, à nervure médiane plus épaisse que les latérales au moins inférieurement; les radicales et les inférieures ovales ou oblongues, très longuement pétiolees ; les supérieures lancéoiées ou linéaires, subsessiles. Pédoncules finement sillonnés. Calice pubescent, à poils apprimés. Fleurs assez petiles (n'atteignant pas 2 centim. de diamètre), à pétales d’un jaune d'or luisant. Carpelles assez petits, lisses, renflés, à bec très court, obscurément bordés. Réceptacle fructifère glabre, court, hémispherique, brusquement contracté à la base en un col très court. — %. Juin-octobre. — Prés marécageux, bords des fossés et des mares. CC.
a. (typus). — Tige dressée-ascendante. Feuilles inférieures ovales ou oblongues, les supérieures linéaires. CC.
b. serratus. —- Feuilles fortement dentées. AR.
c. stenophyllus. — Tige couchée-redressée, non radicante. Toutes les feuilles linéaires. — La Canau ! (Belloc).
d.reptans. — Tige couchée, grêle, radicante. Toutes les feuilles linéaires. — La Canau! (Belloc).
R. OPHIOGLOSSIFOLIUS Vill.— Plante de 1-3 décim., dépourvue de stolons, dressée, fistuleuse, multiflore, glabre ou parsemée au sommet de poils appliqués. Feuilles inférieures longuement pétiolées, cordiformes, ovales, obtuses, entières ou dentées-crénelées ; les supérieures oblongues-elliptiques, presque sessiles, entières ou légèrement dentées. Pédoncules finement stries. Sépales glabres. Fleurs petites, d'un jaune luisant. Carpelles petits, ovoïdes, étroitement bordés, à bec très court, chargés sur les faces de petits tubercules hyalins, qui deviennent bien moins distincts sur le sec. Réceptacle fructifère glabre, assez court, subhémisphérique-obovoide, brusquement contracté à la base en un col plus long que dans le stirpe précédent. — (-). Mai-juillet. — Lieux inondés. AR. — La Bastide, Talence, Blanquefort, Léognan, Mérignac, Abzac, Sainte-Hélène! Coutras! Montferrand ! etc., etc.
B. — Feuilles incisées, lobées ou partites.
* Carpelles lisses. — Plantes vivaces.
R. AURICOMUS L. — Plante de 2 à 6 décim., presque glabre, finement pubescente au sommet, à tige dressée ou redressée près de la base, à fleurs grandes (les premières apétales), Souche courte, oblique, munie de fibres
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radicales sur toute sa surface. Feuilles radicales très longuement pétiolées, à pourtour réniforme-suborbiculaire, creusées en cœur à la base, irrégulièrement incisées-crénelées, ou incisées, ou profondément 3-5-fides et même 3-o-partites, à lobes plus ou moins incisés-crénelés, les plus extérieures souvent non lobées ; feuilles caulinaires, les premières très éloignées des radicales, au sommet d’un long entrenœud, toutes sessiles, divisées jusqu'à la base en 3-7 lanières allongées, divergentes, entières ou plus rarement dentées. Pédoncules non sillonnés. Réceptacle ovale, fortement tuberculeux, glabre. Sépales elliptiques étalés. Pétales grands. Carpelles en tête globuleuse, gros, finement pubescents, convexes sur les deux faces, faiblement bordés sur le bord ventral, à carène dorsale non bordée, à bec grand, courbé. — %. Avril-mai. — Bois, buissons, lieux humides et couverts. AR, — Bègles, à Tartifume! Marcamps! Verdelais! — Saint-Maixent (Belloc), etc.
R ACRIS L.— Plante de 3-8 décim., multiflore, plus ou moins velue, à souche simple, oblique ou presque horizontale, plus ou moins développée, prémorse, de la grosseur d’une forte plume d’oie, donnant naissance énférieurement aux fibres radicales. Tige dressée, fistuleuse, non sillonnée, rameuse au sommet, à poils courts et appliqués, ou à poils longs, abondants, étalés, souvent roussàtres. Feuilles plus ou moins velues, les inférieures très longuement pétiolées, palmatipartites, pentagonales dans leur pourtour, creusées en cœur à la base, à 3-5 lobes cunéiformes plus ou moins larges, incisés-dentés; les caulinaires bien moins longuement pétiolées, conformes, à segments plus étroits; les supérieures presque sessiles, à 3-5 segments très profonds, linéaires, entiers ou incisés à la base. Pédoncules non sillonnés. Sépales ovales, velus, peu étalés. Réceptacle peu tuberculeux, glabre. Carpelles assez nombreux (18-25) en tête globuleuse, médiocres, lisses, glabres, médiocrement renflés sur les faces, fortement bordés, à bec triangulaire, comprimé, aigu, un peu courbé au sommet, 3-4 fois plus court que le carpelle. — %. Mai-juin et septembre. — Prairies, paturages, bords des chemins. CC.
a. R. Boræanus Jord. — Tige presque glabre à la base. Souche épaisse et compacte. Feuilles à lobes bien plus longs que larges.
b. R. Steveni Andrz. — Tige velue à la base. Souche rampante horizontale. Feuilles inférieures à lobes presque aussi larges que longs, ne se recouvrant pas par les bords. Pétales à écaille nectarifère beaucoup plus étroite que l'onglet.
ce. R. Friesanus Jord.—Tige très velue à la base. Souche rampante horizontale. Feuilles inférieures à lobes presque aussi larges que longs, se recouvrant par les bords. Pétales à écaille nectarifère presque aussi large que l'onglet. — Plante très velue, couverte, dans sa partie inférieure, de longs poils fauves très étalés.
OBsERv. — On trouve tous les passages entre ces trois formes. C'est ainsi qu’on rencontre fréquemment le À, Boraeanus Jord. avec une souche rampante plus ou moins développée,
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R. SYLVATICUS Thuill. /R. nemorosus D. C.).— Plante très velue, à longs poils étalés ou réfléchis. Tiges de 3-7 décim., dressées ou ascendantes, peu nombreuses. Souche courte, simple, verticale, toute couverte de fibres radicales et offrant au sommet les débris des anciennes feuilles. Feuilles velues, les radicales nombreuses, longuement pétiolées, palmatipartites, obscurément pentagonales dans leur pourtour, émarginées ou en cœur à la base, profondément trilobées, les deux lobes latéraux souvent assez profondément incisés pour faire paraître la feuille quinquelobée, tous les trois cunéiformes, élargis, lobés ou incisés, à incisions dentées; feuilles caulinaires peu nombreuses, l'inférieure quelquefois pétiolée et conforme aux radicales, le plus souvent toutes sessiles et à lobes lancéolés-linéaires, entiers ou incisés. Pédoncules sillonnés. Sépales velus, peu étlalés. Réceptacle longuement velu et tuberculeux. Carpelles assez nombreux (15-25), en tête globuleuse, assez grands, lisses, fortement bordés, comprimés, à bec subulé et roulé sur lui-même, assez long, 3-4 fois plus court que le carpelle. — %. Avril-juillet et en automne. — Bois couverts, lieux ombragés, allées des bois. R. — Cenon! Langon! (Belloc), La Sauve (Largeteau), La Bastide (Desmoulins), Haux (Ramey), Le Médoc (Laterrade). \
R. REPENS L. — Tiges de 2-6 décim., ordinairement plurifiores, pubescentes ou velues, à poils étalés ou appliqués, les unes ascendantes, les autres couchées-radicantes stoloniformes, plus rarement toutes couchées-radieantes. Souche courte, non bulbeuse, couverte de fibres radicales. Feuilles velues ou presque glabres, toutes pétiolées, sauf la supérieure, les radicales très longuement. Limbe pennatiséqué, à trois segments tripartits en lobes incisés-dentés, le segment moyen plus longuement pétiolulé. Pédoncules sillonnés. Sépales velus, étalés. Réceptacle tuberculeux, un peu hérissé. Carpelles nombreux (20-40) en tête globuleuse, assez grands, glabres, lisses (très finement ponetués à la loupe), médiocrement bordés, comprimés, à bec arqué au sommet, assez long, 3-4 fois plus court que le carpelle. — %. Avril-octobre.— Prairies fraiches, bords des fossés et des chemins humides. CC. — Varie à fleurs doubles.
b. elatior (R. polyanthemos Thuill.). — Tiges dressées, élevées, non radicantes. — Lieux herbeux. AR.
R. BULBOSUS L. — Plante plus ou moins velue. Tiges solitaires ou nombreuses, dressées ou rarement étalées, jamais rampantes, pluriflores, velues ou pubescentes. Souche courte, tronquée, verticale, arrondie-bulbiforme, de grosseur très variable, munie inférieurement d'un faisceau de fibres radicales. Feuilles velues ou pubescentes, les radicales longuement pétiolées, les caulinaires supérieures subsessiles, toutes pennatiséquées, à trois segments tripartits en lobes incisés-dentés, le segment moyen plus longuement pétiolulé. Pédoncules sillonnés. Sépales velus, réfléchis, Réceptacle tuberculeux, plus ou
LE Ef O moins velu. Carpelles assez nombreux (18-25) en tête globuleuse, assez grands, glabres, lisses (très finement ponctués à la loupe), fortement bordés, comprimés, à bec court, élargi à la base, crochu au sommet, 4-6 fois plus court. que le carpelle. — %. Avril-juillet. — Prés, haies, bois, paturages, pelouses, gazons, bords des chemins. CC.
b. parvulus. — Plante très petite, très velue, 1-2 flore.
c. umbrosus. — Plante de 7-9 décim., peu velue, à feuilles très grandes, découpées en segments longs, étroits et écartés, très longuement pétiolulés.
R. CHÆROPHYLLOS L. — Plante de 1-3 décim., velue-soyeuse, à tiges ordinairement peu nombreuses, dressées, 1-2 flores. Souche verticale très courte, produisant des fibres radicales filiformes souvent mêlées de fibres renflées ovoides et couronnée par les faisceaux fibro-vasculaires persistants des feuilles détruites. Collet émettant ordinairement des stolons courts terminés par un bourgeon. Feuilles velues-pubescentes, toutes ou presque toutes radicales, longuement pétiolées ; les premières souvent détruites à la floraison, ovales ou suborbiculaires, dentées, crénelées ou tripartites ; les autres pennatiséquées, à trois segments tripartits dont les lobes cunéiformes sont incisés ou découpés en divisions linéaires ou lancéolées. Sépales pubescents, très étalés, presque réfléchis. Réceptacle linéaire-subulé. Carpelles très nombreux (environ 150), en capitule oblong-spiciforme, assez petits, comprimés, très fortement bordés, lisses (très finement ponctués à la loupe), à bec long, égalant la moité du fruit, large à la base, subulé et un peu courbé au sommet. — %. Mai-juin. — Bois, chemins, pelouses arides. RR. — Bomale (Laterr.). Coutras ! « sur le chemin parallèle au chemin de fer de Périgueux, sur toute la ligne du Grand-Central, du cimetière de Coutras à Porchère, c'est-àdire sur une longueur de 4 ou 5 kilomètres » (Abbé Lussac).
** — Carpelles tuberculeux ou épineus. — Plantes annuelles.
R. PHILONOTIS Ehrh. — Plante ordinairement d'un vert pale un peu jaunâtre, pubescente ou velue dans toutes ses parties, dépourvue de rejets rampants et à base non bulbiforme. Tiges ascendantes ou dressées ou étaléesdiffuses, ordinairement nombreuses, de 2-5 décim., pluriflores, ordinairement rameuses presque dès la base. Feuilles radicales et inférieures longuement pétiolées, les primordiales réniformes-orbiculaires, crénelées, les radicales et les inférieures tripartites ou triséquées, à segments incisés-dentés, à segment moyen longuement pétiolulé, les supérieures subsessiles, divisées en segments étroits, entiers ou incisés. Pédoncules longs, sillonnés. Calièe réfléchi, sépales deux fois plus courts que les pétales. Réceptacle velu. Carpelles assez nombreux (20-30), en tête globuleuse, glabres, comprimés, lenticulaires, nettement bordés, à faces présentant, près du rebord, une ou plusieurs rangées de petits
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tubercules arrondis, souvent réduits à 1 ou 2, et parfois faisant entièrement défaut. Bec des carpelles large, court, émoussé, droit ou à peine courbé, — (). Mai-septembre. — Champs, sillons humides, vignes, bords des fossés et des mares, lieux inondés pendant l'hiver. C. — Plante polymorphe.
b. parvulus. — Plante naine, 1-2 flore.
c. aquaticus. — Plante grande et vigoureuse, accrue et élargie dans toutes ses parties, souvent presque glabre ou même glabre. Tige épaisse et succulente. Feuilles très grandes et très longuement pétiolées, peu divisées, même celles de la tige. Fleurs plus grandes que dans le type. Bords d’un fossé plein d’eau, à Blanquefort ! R.R. (Herbier Clavaud). — Ne pas confondre avec le R. trilobus Desf., que M. Lloyd indique dans la Charente-Inférieure. — Celui-ci a sa fleur ordinairement bien plus petite que celle du R. Philonotis, ses sépales sont souvent presque égaux aux pétales, et ses carpelles offrent des tubercules plus forts et plus nombreux, qui couvrent entièrement les faces du fruit.
R. PARVIFLORUS L.— Plante de 1-4 décim., très velue dans toutes ses parties, ordinairement multicaule. Tiges pluriflores, étalées-diffuses ou ascendantes, mollement velues, à poils étalés. Feuilles velues, longuement pétiolées, cordiformes-suborbiculaires,*3-5-lobées ou 3-5-partites, à lobes incisés-dentés. Fleurs petites (6-7mm), à pédoncules courts (1-4 centim.), latéraux, oppositifoliés et lisses. Réceptacle glabre. Calice réfléchi. Carpelles peu nombreux (10-15), en tête subglobuleuse, assez grands, très comprimés, assez étroitement bordés, chargés sur toute leur surface de tubercules saillants surmontés chacun d'un poil crochu ; bec du carpelle large, assez court (3-4 fois moins long que le carpelle), droit ou un peu courbé.— (-). Avril-juin. — Lieux frais, bords des mares, champs un peu humides, chemins. — C., surtout aux environs de Langon.
b. parvulus. — Variation naine et uniflore.
R. ARVENSIS L. — Plante de 2-5 décim., d'aspect peu velu, à tige ordinairement solitaire. Tige dressée, pluriflore, souvent rameuse presque dès la base, pubescente ou presque glabre. Feuilles glabres ou un peu pubescentes, les primordiales cunéiformes, incisées au sommet, les radicales inférieures tripartites, les radicales supérieures triséquées, à segments longuement pétiolulés et cunéiformes allongés, irrégulièrement bi-trifides, toutes longuement pétiolées ; feuilles caulinaires triséquées, à pétiolules des segments plus longs que le pétiole commun, à segments décomposés en lobes étroitement allongés, entiers ou incisés ; feuilles supérieures subsessiles, à Iobes linéaires. Pédonceules non sillonnés, les uns latéraux oppositifoliés, les autres d'apparence terminale, c’est-à-dire atteignant ou dominant les extrémités de la tige plus ou moins dichotome. Fleurs médiocres (10-12mm). Réceptacle hérisse, très
petit, très court, Sépales dressés-étalés. Carpelles fort peu nombreux (3-8),
Leg très grands, en capitule globuleux-verticillé, comprimés, un peu obovés et atténués à la base, à rebord épais, hérissé, ainsi que les faces, de pointes épineuses ou de tubercules, à faces mates, non luisantes entre les pointes. Bee
linéaire, presque droit, égalant environ la moitié des carpelles. — (:). Mai- Juillet. — Champs, moissons. C.
OBserv. — Le À. muricatus L., indiqué par M. Lloyd dansla Charente-Inférieure, sera peut-être
rencontré chez nous. C’est une plante diffuse, à 10-45 carpelles, à faces luisantes, dont la bordure n’est jamais épineuse. Les faces seules offrent des tubercules ou des pointes crochues. Le bec est large, ensiforme, recourbé au sommet. Les feuilles sont cordiformes-arrondies, crénelées-incisées, ou trifides. La tige est fistuleuse.
Genre VII. — Ficaria Dil. (FicarnE).
Calice à 3 sépales caducs. — Corolle à 6-9 pétales réguliers, brièvement onguiculés, munis, à leur face interne, au-dessus de l’onglet, d’une fosselte rectarifère recouverte par une écaille. — Carpelles (achaines) nombreux, en tête globuleuse, renflés-arrondis, à bec à peu près nul. — Stigmate sessile.
F. RANUNCULOIDES Moœnch. — Plante vivace, herbacée, glabre, parfois subacaule. Tige peu rameuse, couchée ou radicante, souvent pourvue de bulbilles à l’aisselle des feuilles. Souche courte, à fibres radicales la plupart renflées-charnues, oblongues-obovales. Feuilles assez épaisses, luisantes, d’un vert foncé, souvent tachées de noir à la face supérieure, longuement pétiolées, ovales-cordées ou réniformes, à crénelures larges et peu profondes, à lobes de la base divergents ou se recouvrant par les bords, les supérieures plus fortement anguleuses, à pétioles dilatés inférieurement en gaïne membraneuse. Fleurs de 2-5 centim., d'un jaune doré, à l'extrémité de pédoncules auxilliaires très longs. Sépales concaves, verdàtres. Pétales oblongs, plus ou moins grands, Souvent verdâtres en dehors, transparents à la base. Carpelles assez nombreux (15-20), subglobuleux, lisses, pubérulents ou hispides, devenant souvent presque glabres à la maturité, avortant fréquemment. — %.Marsmai.— Bois, haies, vignes, champs humides, lieux ombragés. CC.
a. divergens. — Fleurs de 2-3 centim. Carpelles pubérulents. Feuilles nettement crénelées, à lobes de la base divergents, à contour obtusément triangulaire. CC.
b. incumbens. (F. calthæfolia Bluff, non Grenier; F. ambigua Bor.). — Fleurs de 2-3 centim. Carpelles pubérulents.—- Feuilles plus obscurément crénelées, à lobes basilaires se recouvrant par les bords, à contour elliptique-suborbiculaire. — AR. (Environs de Bordeaux! Pauillac ! etc.). s
OBserv.— M. Boreau trouve jusque sous le climat d'Angers le F. grandiflora Robert (F, calthcæ-
fotia Gren., fi. fr.), à fleurs deux fois plus grandes (4-5°), à tige couchée non radicante, à carpelles hérissés-hispides et non pubérulents, à feuilles rappelant celles de la variété b incumbens, — A rechercher dans nos limites.
$ B. — Carpelles polyspermes-déhiscents, secs (Follicules).
Tribu 5. HELLÉBORÉES. — Préfloraison #mbricative. — Pétales irréguliers, nectarifères ou nuls. — Anthères extrorses. — Carpelles peu nombreux, secs, polyspermes, généralement déhiscents, s'ouvrant par la suture ventrale.
Genre VIII. — Caltha 1, (Porvracr).
Calice à & sépales pétaloides, colorés, caducs.— Corolle nulle. — Follieules