ANALYSE DE LA FLEUR
Fleurs entièrement blanches..........,..................... P,sativum album. 1 Fleurs colorées, rouges ou bleuâtres ou violacées, à ailes d'un pourpre foncé ou d’un
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Fleurs grandes (25-30m%), — Graines globuleuses ou subglobuleuses, non anguleuses NL COMPUMÉL El ects asile side mines bete sde dsaves elle HOME TOILE 3 Fleurs médiocres (45-20mm), — Graines déformées : comprimées-disciformes ou angulOUPES CUDIAUER lens essence ee same enaonsesespess ces ce TE UUIUPTINEE
Graines entièrement lisses !.....,.......,....,........ P. sativum variegatum. Graines finement granuleuses {à la loupe)!......,........,..,.... «+ P. Tuffetii,
P. COMMUNE. — Plante annuelle, glabre, d’un vert plus ou moins glauque. Tige cylindrique ou un peu anguleuse, grimpante, ordinairement élevée. Feuilles terminées en vrille rameuse, à pétiole non canaliculé, à 1-3 paires de folioles ovales ou oblongues, obtuses ou subobtuses, mucronulées, souvent un peu émarginées, plus ou moins denticulées ou entières et ondulées sur les bords. Stipules grandes, inégalement dentées à la base, ovales, plus ou moins prolongées à la base en oreille ordinairement arrondie, égalant le pétiole de la feuille ou beaucoup plus courtes que lui. Pétioles non canaliculés. Pédoncules aristés, plus longs que les stipules. Fleurs 1-2, rarement 3, blanches ou colorées, grandes (25-30w") ou médiocres (15-20°*). Gousses veinées-réticulées, de grandeur variable, ordinairement enflées ou presque cylindriques à La maturité. Graines lisses ou très finement granuleuses, globuleuses ou globuleusesdéformées et anguleuses-comprimées, de couleur uniforme pâle ou foncée, ou marbrées de taches plus sombres. Hile court, ovale ou oblong, n’occupant qu’une faible partie de la circonférence de la graine. — (-). Avril-juillet.
Représenté dans nos cultures par les deux types suivants, qui me paraisent être des formes amenées par l'intervention de l’homme :
* P. arvense L. — G.etG., F1. Fr.!; Wilik. et Lge., Prodr. Hisp.! — (Pisaille, Pois gris, Pois de pigeon). — Tiges grêles, flexueuses,
ère +
de 3-8 décimètres. Feuilles à 4-2 paires de folioles. Stipules ordinairement moins obtuses que dans les autres espèces (ainsi que les folioles\. souvent maculées de violet à la base, à oreillettes moins arrondies que dans les types voisins et se rapprochant davantage de la forme semi-sagittée. Pédoncule de longueur variable, dépassant ordinairement assez peu les stipules mais pouvant s’allonger beaucoup, en général moins long que dans les autres formes à fleurs colorées. Fleurs meédiocres (15-20°*), rougeâtres ou bleuâtres avec les ailes d'un pourpre foncé. Gousse relativement petite (40-50"* sur 8-9**), assez longuement atténuée à la basé, dont le point d'insertion est étroit. Graines se touchant ordinairement dans la gonsse et pressées les unes contre les autres, globuleuses-déformées sur 4 faces et, par suile, anguleuses et presque cubiques!, ou bien comprünées-disciformes!, toujours lisses!, de grosseur variable mais toujours médiocre, ordinairement
d'un gris verdâtre taché de brun. Hile ovale (ou plutôt courtement
elliptique), environ 2 fois ou 2 fois 1/2 aussi long, que large. — (+).
Mai-juillet. — Cultivé et parfois sorti des cultures. — Jamais spontané
chez nous (et à spontanéité wr'a’e nulle part rigoureusement établie) ‘1).
* P. satioum L.— G. et G., F1. Fr.! — (Petits pois, Pois verts). — Tige élevée, plus robuste que dans la forme précédente (8-15 décim. et au delà). Feuilles à 2-3 paires de folioles ordinairement grandes, très obtuses. Stipules à oreillettes basilaires arrondies, plutôt semi-cordées que semi-sagittées. Pédoncule de longueur variable, dépassant assez: peu les stipules ou beaucoup plus long qu'elles. Fleurs grandes (20-30"'), ordineirement blanches, plus rarement bleuâtres ou rosées avec les ailes d'un violet noir. Gounsse ordinairement grande 160-707" sur 11-15"*), courtement atténiuée à la base, dont le point d'insertion est un peu large. Graines ne se touchant pas, d'ordinaire, dans la gousse et de grosseur variable, globuleuses!, entièrement lisses!, £ ordinairement de couleur uniforme pâle ou foncée, d’un jaune-pâle ou
d'un gris-verdâtre ou d'un blanc-bleuâtre ou grises ou d'un brun-noirâ-
tre. Hile ovale ou obloug, 2 fois 1/2 ou 3 fois aussi long que large.
— (©). Mai-juillet. — Cultivé, et parfois échappé des cultures mais ne
persistant jamais. — Plante complètement inconnue à l'état spontané. Deux formes principales :
&. album. — P. sativum Bor.!; Lloyd!. — Fleurs blanches. Graines pâles. — Uffre de nombreuses variations. . variegatum. — P. elatius Bor.!; Lloyd! — Fleurs |
N ; (4) Je me propuse de discuter cette question autre part.
colorées, blanchâtres ou bleuâtres ou rosées, avec les ailes d’un ‘violet noir. Graines ordinairement colorées, grises ou brunes, mais parfois pâles comme celles du type (échantillons des Étangs !, où la graine est remarquablement petite).
Ogserv. — Quoi qu’en disent MM. Lloyd et Boreau, il n'est pas certain du tout que cette dernière forme soit le P. elatum D.C., Prodr. — La description du Prodromus, très incomplète, ne dit rien de la graine ; mais l’expression: « pedunculis longissimis » semble indiquer que l’auteur vise plutôt le P. elatius de G. et G., de Willx. et Lge., de Boissier, de Sibthorp et de.....Marschall-Bieberstein, que celui de MM. Lloyd et Boreau.
On trouve à l'état parfaitement spontané, dans la Charente-Inférieure, le P. Tuffetii Less. Bor., Lloyd; P. elatius M. Bieb.-— J'en donue ici la description, pour qu’il soit attentivement recherché dans nos limites.
P. Tuffetii Less., F1. Rochef.!; Bor., F1. Centr.!; Lloyd, F1. Ouest! — (P. granulatum Lloyd, F1. Nant.!— P. biflorum Guss.! — P. arvense Moris, F1. Sard.! — P. elatius M. Bieb., Taur. Cauc. (1); G.et G., FI. Fr.!; Boiss., F1. Orient.!; Willk.et Lge., Prodr Hisp.; non Bor. nec Lloyd). -— Plante robuste à tige élevée. Feuilles à 2-3 paires de folioles ordinairement grandes, obtuses. Stipules en général plus longuement aurieulées que dans le P. sativum et moins aigûment que dans le P. arvense. Pédoncules peu variables, très longs, dépassant toujours très grandement les stipules, dont ils peuvent égaler jusqu’à 4 fois la longueur. Fleurs grandes (£0-30w), roses avec les ailes d'un rouge noirâtre (mais pouvant être blanches parfois, suivant Gussone). Gousse grande (60-70m® sur 11-12), assez longuement atténuée à sa base, dout le point d'insertion est un peu large. Graines plus grandes que celles du P. arvense, ne se touchant pas dans la gousse, non anguleuses-déformées muis globuleuses ou subglobuleuses, finement granuleuses! (à la loupe), brunes ou grises et marbrées
de brun foncé, séparées dans la gousse par des lignes très netres de poils, qui sont moins prononcées dans les deux autres formes. Hile ordinairement oblong, 3 1/2 - 4 fois aussi long que large {mais parfois plus court). — C). Avril-mai — Bois, buissons — Cette espèce, plus précoce que les formes précédentes, ne se rencontre pas dans les cultures. Tant que la sponltanéiié du P. arvense ne se-a pas positivement démontrée, je croirai pouvoir chercher ici le type primitif et sauvage du stirpe. — Charente-[nférieure : Bois de Chartres, la Sauzeaie près Beaugeay, la Jeannière près J'onnay-Charente (Lloyd).
OnsERv. — Par suite de l'intervention de l'homme et de la sélection culturale établie de toute antiquité, nous n'avons aucune c: rtitude sur les valeurs et les dépendances des trois formes ci-dessus
décrites. .e P. sativum peut être, à la rigueur, une espèce éleinte et conservée seulement dans nos eultures, mais il peut aussi procéder du P. arvense ou du P, Tuffetiü. La spontanéité du P. arvense semble passablement douteise, mais le P. Tufjetii est une esyece évidemment sauvage et peut-être indépendante. D'un autre côté, la seile différence sériense entre les trois formes réside dans la graine ; et, comm: le sélection culti rale a dû porier precisément sur cet organe, NOUS ne ‘AVODS pas usqu'a quel point les différences q e nous y observons peuvent êire attribuées à la culture ou lui être contestées. Dans cette incertitude, j'ai pris parti presqne au hasard; "nais si la spontanéité réelle et yrimitive du P. arvense venait à être prouvee, on devrait peut-être, au ileu d’un stirpe unique, admettre deux stirpes mineurs : l’un qui comprendrait les P. arvense et sativum et qu’on pourrait appeler P. lœve, l'autre qui serait constituée par le P Tuffetii ou granulatum.
Quant à l'hypothèse de trois stirpes indépendants, je la regarde comme la plus invraisemblable de toutes. ù
(1) Bien que je sois convaincu que le P. Tuffetii Less. et le P. elatius Marsch. Bieberst. sont absolument la même plante, comme le fait a été et est encore contesté, je me crois obligé, pour supprimer toute eonfusion. de rejeter le dernier de ces noms en synouyme, malgré son autériorité.
Tribu IV. — Hédysarées.
Légume divisé transversalement en arlicles monospermes!, parfois réduit à un seul article. — Cotylédons decenant aériens el foliacés par la germination. — Etamines diadelphes. — Feuilles inparipinnees.
A. — FLEURS SOLITAIRES OU EN TÈTES OMBELLIFORMES. — ÉTAMINES A FILETS ALTERNATIVEMENT DILATÉS AU SOMMET.
Genre XXI. — Secorpiurus L. (Scorriuxes).
Calice campanulé-subbilabié, à 5 dents dont les deux supérieures sont soudées ensemble de la base au delà du milieu. — Carène courbe, rostrée-acuminee. Etamines diadelphes, à filets alternativement dilatés an sommet. — Gousse articulée, cylindrique, roulée sur elle-même (circinée-involutée), à 8-12 côtes longitudinales ordinairement pourvues d'aiguillons ou de tubercules. — Graines oblongues ou ovales, arquées, portant le hile sur leur convexité. — Feuilles simples, longuement atténuées en pétiole, entières, à nervures longitudinales parallèles. — Stipules adnées inférieurement au pétiole. — Fleurs jaunes. — Inflorescence ombelliforme ou réduite à une seule fleur.
S. SUBVILLOSA L. -- G.etG., FL Fr.!; Willk. et Lge., Prod. Hisp.! — Plante ordinairement pubescente, plus rarement glabrescente. Racine grêle, simple, pivotante. Tiges de 1-4 décim., couchées ou ascendantes, rameuses à la base. Feuilles spatulées-lancéolées ou lancéolées (plus rarement obovalesspatulées), longuement atténuées en pétiole, simples, entières, pourvues de 3-5 nervures longitudinales et parallèles, rappelant grossièrement les feuilles du Plantago lanceolata. Stipules lancéolées ou linéaires-lancéolées, longuement et finement acuminées, à bord externe membraneux, soudées inférieurement au pétiole. Pédoncules 1-4-flores, plus longs que la feuille, les fructifères très longs, anguleux. Fleurs petites (6-8"**), entièrement jaunes ou à étendard plus ou moins purpurin. Dents du calice lancéolées, acuminées, très aiguës, plus longues que le tube, qui est courtement campanulé. Gousses assez polyspermes (6-8 graines ordinairement), fiexueuses, diversement contournées et roulées sur elles-mêmes, contractées entre les graines, le plus souvent glabres, profondément sillonnées en long et à côtes longitudinales nombreuses (10-12) : les laté-
rales et les extérieures hérissées d’épines ordinairement nombreuses, droites ou crochues ou bifides, parfois plus ou moins oblitérées, les côtes tout à fait inté-
rieures restant lisses, Graines lisses ou très obscurément ponctuées, fauves
ou brunes, médiocres (long. 3-4"”, larg. 11/2-21/2%*), semi-lunaires (c'est-à-dire
ps de
courbes et atténuées aux deux bouts), ordinairement tachées de noir près de l'ombilie, qui est très petit, orbiculaire, un peu enfoncé et occupant le milieu