‹ Flore de la GirondeChapitre 8 sur 72 · VENU · texte numérisé non relu

VENU

ches, peu nombreuses (2-6), assez petites (8-10mm), longuement pédonculées (15-30mm), Follicules 1-3, oblongs-obovales, atténués à la base, à bec deux fois plus court qu'eux. — %. Mars-mai. — Lieux couverts, taillis ombragés, broussailles des lieux frais. RR. — Marcamps ! (Galar) — Sainte-Brice, près Sauveterre (Dordet),

Genre XI. — Nigella L. (Nice).

Calice à 5 sépales pétaloïdes, caducs, très étalés. — Corolle à 5-10 pétales, petits, nectariformes, onguiculés, non tubuleux, divisés, au-dessus de l'onglet, en deux lèvres inégales dont l’extérieure, plus grande, est bifide (l’intérieure pouvant être considérée comme une écaille qui recouvre une fossette nectarifère). — Follicules 5-10, verticillés, sessiles, soudés au moins jusqu’au milieu, déhiscents seulement à la partie supérieure. \

ANALYSE DES ESPÈCES

Fleurs entourées d’un involucre sembiable aux feuilles. — Capsule ovoïde-globuleuse. ... 1 nec RTS r ASC TA CE FD SE SE 30 0 10 se terres es VDM ASC Fleurs sans involucre. — Capsule n'étant pas subglobuleuse....,.......,............... ©?

| Onglet des sépales égalant à peu près le limbe. —Carpelles triner viés sur le dos!.........

NA RRERE EEE EEE EE EEEEEE nd pres cepe -ieb no carcheeel doses cr = UN GNVENSIS LE "| Onglet des sépales 2 fois plus court quele limbe. — (arpelles uninerviés!. .......... AE en nee eme Se dt eleeer esse uso abrenenenerceoeec-reclsercc- 0: CTI PC UUUANE

N. DAMASCENA L. — Tige de 2-6 décim., dressée, anguleuse, striée et glabre, simple ou à rameaux dressés. Feuilles bipinnatifides, à segments étroitement linéaires, très aigus. Fleurs d’un bleu tendre, solitaires au milieu d'un involucre semblable aux feuilles. Sépales ovales-lancéolés, contractés en onglet plus court que le limbe. Lèvre extérieure des pétales bifide, à lobes ovales (quand on les étale), concaves en dehors, non surmontés d'un filet ni d'un tubercule, asymétriques, c'est-à-dire à bord interne peu courbé et à bord externe très courbe, offrant à la base de leur face interne un mamelon glanduleux, arrondi et un peu décurrent. Lèvre intérieure courte, largement ovale, concave, ordinairement non cuspidée, ne dépassant guère la base des lobes de la lèvre extérieure et denticulee-erodée dans sa partie supérieure. Anthères mutiques. Carpelles soudés complètement, jusqu'à la base des styles, en une capsule ovoide-globuleuse très lisse et parcheminée à la maturité. Graines triquètres, ridées transversalement. — (-). Maiï-juillet. — RR. et sans doute adventif. — Les moissons, à Villenave-d’Ornon! (Lespinasse), et sans doute ailleurs, çà et là. -— Peut se rencontrer partout sorti des jardins, et alors ses pétales sont ordinairement transformés en sépales.

N. ARVENSIS L.— Tige de 1-4 décim., étalée-ascendante ou dressée, striée, un peu glauque, à peu près glabre, simple ou à rameaux allongés fréquemment divariqués. Feuilles multifides à segments finement linéaires très aigus. Fleurs d’un blanc bleuâtre dépourvues d'involucre. Sépales ovalessubcordiformes, à onglet aussi long que le limbe. Lèvre extérieure des pétales bifide, à lobes ovales (quand on les étale), concaves en dehors, surmontés d'un filet médiocre assez brusquement et fortement renflé au sommet, 5-4 fois aussi long que large et deux fois plus court que le lobe qu'il surmonte; celui-ci asymétrique, à bord interne médiocrement courbé et à bord externe très courbe, ce qui fait paraitre le filet un peu latéral. Base interne des lobes pourvue d'un repli un peu épais, obliquement transversal et longuement décurrent en aile étroite sur le bord de la cavité nectarifère. Lèvre intérieure entière, atteignant à peu près le sommet des lobes de la lèvre extérieure et conséquemment la base des filets, concave, à base ovale, d'apparence longuement cuspidée, à acumen fortement plié en gouttière ou à bords involutés, ce qui fait paraître la moitié ou les deux tiers supérieurs de l'organe total brusquement filiformes. Anthères apiculées. Capsules lisses, étroites, deux fois plus longues que larges, à carpelles soudés seulement jusqu'au milieu ou dans leurs deux tiers inférieurs et trinerviés sur le dos. Graines Les moissons des

triquètres, finement granuleuses. — (+). Juin-septembre. terrains calcaires. RR. — Coussignac (Laterrade). — Je n'ai pas vu moi-même d'échantillons girondins et n'ai pu vérifier l’assertion de Laterrade.

N. GALLICA Jord. (N. kispanica G. G., non L.). — Tige de 1-3 décim., dressée, cannelée, scabre et assez épaisse, simple ou à rameaux dressés. Feuilles bipinnatifides à segments linéaires, aigus ou parfois obtusiuscules. Fleurs d’un bleu pâle dépourvues d'involucre. Sépales ovales, atténués en onglet de moitié au moins plus court que le limbe. Lèvre extérieure des pétales bifide, à lobes ovales très concaves en dehors, surmontés d’un filet allongé à peu près médian, graduellement et médiocrement renflé au sommet, 7-8 fois plus long que large et de la longueur du lobe qu'il surmonte; celui-ci sensiblement symétrique par la courbure à peu près égale de ses deux bords. Base interne des lobes pourvue d'un large repli très mince el auriculé, oblique et longuement décurrent en aile large sur le bord de la cavité nectarifère. Lèvre intérieure entière, atteignant à peu près le sommet des lobes de la lèvre exlérieure et conséquemment la base des filets, concave à sa base, d'apparence ovale longuement cuspidée (‘), à acumen un peu plié én gouttière, ce qui fait paraitre la moitié ou les deux tiers de l'organe assez brusquement subfiliformes. Anthères apiculées: Capsules plus ou moins rugueuses-Scabres, n'étant pas deux fois aussi longues que larges, à carpelles

(1) En réalité, cette lèvre, ici comme dans l'espèce précédente, lorsqu'on l'étale, est lancéolée-linéaire, insensiblement rétrécie dans sa partie supérieure.

soudés jusqu'au sommel et uninerviés sur le dos. Graines triquètres, Zisses, non granuleuses. — (-). Juillet-août. — Moissons des terrains calcaires. RR. — Grignols ! (Musset, in herb. Brochon).

Graines deux fois plus grosses que dans le N. hispanica L., auquel notre plante ressemble, mais dont on la distinguéra facilement à sa lèvre interne qui n’atteint jamais le sommet des filets, et à la longueur 3-4 fois plus grande de ces mêmes filets, moins brusquement et moins largement renflés au sommet

que dans le N. hispanica.

Oserv.— Si l'on rencontrait sortis des jardins les N. hispanica L.et sativa L., on reconnaîtrait le premier à la lèvre interne dé la corolle qui atteint le sommet des filets de la lèvre extérieure, et le deuxième aux lobes de sa lèvre externe, dépourvus de filets et surmontés d'un petit tubercule

sessile.

Genre XII. — MAquilegia L. (AxcouE).

Calice à 5 sépales ovales, pétaloïdes, caducs, {ous semblables entre eux. — Corolle à 5 pétales grands, {ous creusés en cornet, fixés entre les sépales par la marge du limbe taillé obliquement en onglet très court, et terminés inférieurement en éperon plus ou moins courbé en dedans et faisant longuement saillie au-dessous des sépales. — Étamines intérieures privées d’anthères et réduites à des lames membraneuses appliquées sur l'ovaire. — Carpelles libres ou très peu soudés à la base, verticillés, sessiles, dressés, rapprochés.

A. VULGARIS L. — Souche épaisse, oblique, souvent rameuse. Tige de 3-9 décim., dressée, pluriflore, rameuse supérieurement, plus ou moins pubescente. Feuilles biternées, vertes en dessus, blanchâtres-pubescentes en dessous, à folioles incisées-crénelées, à crénelures larges et arrondies ; les radicales longuement pétiolées et pétiolulées, les florales triséquées à segments entiers. Pédoncules floraux courbés au sommet. Fleurs grandes (3-4 centim.), penchées, bleues ou violettes ou roses ou blanches, à sépales ovaleslancéolés aigus ou un peu obtus, dressés, pubérulents en dehors. Pétales tronqués au sommet, à eéperon courbé en crochet el plus long que la lame. Étamines dépassant un peu les pétales. Filets stériles 8-10, obtus, appliqués contre les ovaires, ridés et plus larges que les filets fertiles. Follicules pubescents, oblongs et atténués en un bec grêle, portés par le pédoncule redevenu droit. — %. Mai-juillet. — Prés, haies, bois montueux,

coteaux buissonneux. C.

Genre XIII. — Delphinium L. (PIED-D'ALOUETTE).

Calice à 5 sépales pétaloïdes, caducs, inégaux, le supérieur prolongé seul en éperon au-dessous de son insertion, — Corolle à 4 pétales soudés en un seul, qui se prolonge en éperon inclus dans celui du calice, ou à pétales libres,

Le LUE

les deux supérieurs fournissant l’éperon inclus, — Follicules 1-5, libres, verticillés, sessiles. Le

ANALYSE DES ESPÈCES

Aseuloyvane,—"Pé1ales SOUTÉSIERAUN SOU. EE) 2 see sleloleiela es lelelaia selle mn ol ol ele 01» 0101 (à 3 ovaires. — Pétales libres................. D,peregrinum L. (cardiopetalum D. C.)

Capsules tout à fait glabres. — Panicule à rameaux ouverts ou divariqués, pauciflores. — - Bractées simples, 3-4 fois plus courtes que les pédoncules. — Graines à rides membraneuses divisées en écailles... .........0 essences... D. Consolida L. Capsules pubescentes. — Panicule dressée, à axe principal allongé et multiflore. — Brartées inférieures trifides, à peu près de la longueur du pédoncule. — Graines à rides membraneuses ondulées mais continues .......,..... anameenesteie de DANCIS) Le

LE

A. — Ovaire unique. — Pétales soudés en un seul (Sect. Consolida D. C.).

D. CONSOLIDA L. — Tige assez grêle, de 1-5 décim., dressée, pubescente, à rameaux owverts ou divariqués, pauciflores. Feuilles inférieures pétiolées, multifides, découpées en longues lanières linéaires ; les supérieures subsessiles. Pédoncules grêles, peu renflés au sommet, les fructifères à peine épaissis, tous bien plus longs que la bractée simple et munis de bractéoles courtes. Fleurs blèues, roses, violettes ou blanches, en grappes courtes peu fournies. Sépales oblongs, pubescents en dehors : le supérieur prolongé en long éperon à peu près horizontal, les latéraux insensiblement atténués inférieurement. Lobes latéraux de la corolle suborbiculaires; lobe supérieur oblong, bifide ou échancré. Capsule glabre. Style égalant Ze tiers de la capsule. Graines rugueuses, à rides membraneuses divisées en forme d'écailles. — (+). Juin-septembre. — Les moissons des terrains calcaires. AC.

D. AJACIS L. -—— Tige assez épaisse, de 4-9 décim., dressée, pubérulente, à rameaux redressés multiflores, à grappe centrale très allongée. Feuilles inférieures pétiolées, multifides, découpées en longues lanières linéaires ; les supérieures subsessiles. Pédoncules un peu fermes, les fructifères épais, renflés au sommet. Bractées inférieures téripartites, environ de la longueur du pédoncule; les supérieures simples et courtes ainsi que les bractéoles. Fleurs bleues ou blanches, rarement violettes, en grappes allongées (la centrale à 10-15 fleurs, les latérales à 5-10 fleurs). Sépale supérieur obl:ng ou ovale-oblong, prolongé en long éperon à peu près horizontal ; les latéraux largement ovales, brusquement contractés en onglet; les inférieurs plus étroits ; tous plus ou moins pubescents en dehors. Lobes latéraux de la corolle suborbiculaires ; lobe supérieur oblong, bifide ou échancré. Capsule pubescente. Style médiocre, égalant Le cinquième environ de la capsule. Graines rugueuses, à rides membraneuses ondulées mais continues. — (©). Juin-juillet. — Moissons, bords des chemins, lieux sablonneux. R. —

NE Daignac! Bourg! Anglade! Saint-Ciers-Lalande ! — Lados et tout le Bazadais (Belloc).

Ogserv. — On pourra trouver, sorti des jardins, le D. orientale Gay, voisin de l'Ajacis, dont il a l'inflorescence et les sépales. On le reconnaîtra aux caractères suivants : Capsule pubescente, à poils glanduleux, ainsi que l’axe de la grappe etles pédoncules Style très bref, 10 fois plus court que la capsule adulte. Bractéoles à sommet dépassant la base de la capsule. Fleurs ordinairement

violettes, rarement blanches ou roses. — Cette plante, originaire de la région Caucasique, ne se trouve jamais en France qu'échappée des jardins.

B. — Trois ovaires. — Pétales libres (Sect. Delphinellum D. C.).

D. PEREGRINUM L.— G.G.! — Tige dressée. Feuilles inférieures tripartites-multifides, à segments linéaires ; les supérieures linéaires entières. Fleurs bleues ou blanchâtres. Éperon du sépale supérieur égalant au moins le limbe en longueur et plus souvent le surpassant. Pétales inférieurs à onglet 1-3 fois aussi long que le limbe; celui-ci ovale un peu atténué à la base, ou suborbiculaire en cœur à la base. Capsules 3. Style égalant le tiers de la capsule adulte et la moitié au moins de la capsule jeune. Graines petites, subsphéeriques, très fortement ombiliquées, à rides circulaires membraneuses ondulées ou un peu écailleuses. — (-). — Ce stirpe est représenté chez nous par la forme suivante :

D. cardiopetalum D. C. (D. Verdunense Balbis). -— Tige dressée, finement pubescente ou glabre, rameuse, à rameaux dressés ou étalésredressés, médiocrement allongés. Grappes denses, les latérales atteignant fréquemment le même niveau que la centrale. Feuilles inférieures et caulinaires tripartites-multifides, à segments linéaires; les supérieures et les raméales linéaires entières. Fleurs bleues, très rarement blanches. Sépales pubérulents en dehors. Éperon du sépale supérieur plus long que le limbe et ordinairemeut courbe. Pétales inférieurs à limbe suborbiculaire nettement en cœur à la base, 2-3 fois plus court que l'onglet, Capsules 3, toruleuses à la maturité, légèrement pubérulentes, un peu luisantes, 3-4 fois aussi longues que larges, parfois violacées. Style égalant le tiers environ de la capsule adulte et la moitié au moins de la capsule jeune. Graines petites, subsphériques, très fortement ombiliquées supérieurement; pourvues de rides membraneuses circulaires un peu plissées-onduleuses mais non découpées en crénelures écailleuses. — (:) Juin-septembre. — Les moissons. R. — Saint-Maixent! Sainte-Croix-du-Mont! (Lespinasse), — Blaye (Grenier). — Lados et tout le Bazadais (Belloc). — La plaine de la Garonne entre La Réole et Cadillac (Belloc).

OBSERV. — Je recommande la recherche, dans le département, des Thalictrum, Adonis et

MNigella, ces trois genres n'étant presque pas représentés dans les herbiers et ne m’ayant pas fourni d'indications suffisantes.

FAMILLE 2. — BERBÉRIDÉES.

Fleurs hermäphrodites, régulières, à préfloraison imbriquée. — Calice à 3-6 sépales pétaloïdes, ordinairement disposés sur deux rangs alternes, munis de deux ou plusieurs bractées. — Corolle à pétales opposés aux sépales, en nombre égal ou double et disposés sur deux rangs, hypogynes, libres, caducs, munis vers l'onglet d’une écaille ou de deux glandes, très rarement prolongés en éperon. — Étamines ordinairement en nombre égal à celui des pétales, auxquels elles sont opposées, hypogynes, libres. — Anthères adnées, biloculaires, à loges s'ouvrant de la base au sommet par une valvule élastique. — Ovaire libre, unicarpellé, uniloculaire, pluriovulé. — Stigmate subsessile, discoïde. — Fruit uniloculaire, bacciforme, ou plus rarement capsulaire, indéhiscent ou déhiscent, l-polysperme. — Graines ascendantes ou dressées ou horizontales. — Embryon droit, axile, entouré d'un périsperme abondant charnu ou subcorné. — Radicule dirigée vers le hile.

Herbes ou arbrisseaux à suc aqueux souvent acidulé. — Feuilles alternes ou fasciculées, simples ou décomposées, dentées-spinuleuses, parfois transformées en épines vulnérantes. — Stipules minimes, caduques. — Fleurs disposées en grappes simples et parfois en panicules.

Berberis L. (VINETIER, ÉPing-ViNETTE).

Calice à 6 sépales pétaloïdes, concaves, cadues, offrant à la base externe 2-3 bractéoles squamiformes appliquées sous la fleur. — Corolle à 6 pétales concaves, munis intérieurement de deux glandes vers l'onglet. — Étamines 6 à filets articulés à la base, — Buie 2-5-sperme. — Feuilles simples. — Arbris-

seaux épineux.

B. VULGARIS L. — Arbrisseau rameux, touffu, de 1-2 mêtres, à écorce cendrée, à bois jaunâtre, à fleurs jaunes en grappes penchées et axillaires plus longues que le faisceau des feuilles. Feuilles axillantes transformées en épine à 3-5 dards de moitié au moins plus courte que les feuilles fasciculées qu'elle porte à son aisselle; celles-ci oblongues-obovales, rétrécies en pétiole court, veinées en-dessous, bordées de dentelures nombreuses atténuées en cils roides. Sépales étalés. Pétales obtus, concaves, connivents au sommet. Baie ovoïde-oblongue, d'un rouge vif, à suc acide {ainsi que les feuilles et les jeunes pousses), terminée par le stigmate marcescent. Graines 2, oblongues,

brunes, chagrinées, un peu déprimées au sommet. — Haies, clôtures des jardins et des parcs, çà et là. — A indigénat douteux dans nos limites. — Y. — FL. : Mai-juin. — Fr. : Septembre-octobre. ’

OBserv. — On trouve parfois, aux mêmes lieux, sorti des jardins, le B. aristata D. C,, originaire

Re te

du Népaul, à épines supérieures simples à peine bidentées à la base, à feuilles oblongues pourvues de 4-5 dents seulement de chaque côté, à grappes étalées ou dressées multifiores, à fruits rouges. 1

Le B. œtnensis Rœm. et Sch., originaire de la Corse, a les fruits d'un noir bleuätre, les feuilles ovales-oblongues, les épines égalant ou dépassant le faisceau des feuilles axillaires, les grappes penchées, pauciflores, dépassant à peine les feuilles.

FAMILLE 3 — NYMPHÉACÉES.

Fleurs solitaires, hermaphrodites, régulières. — Calice à 4-6 sépales libres, subpétaloïdes ou herbacés, un peu marcescents ou persistants, à préfloraison imbriquée. — Pétales ordinairement nombreux, hypogynes ou soudés à leur base avec l'ovaire, disposés sur deux ou plusieurs rangs, passant souvent aux étamines par des dégradations insensibles. — Étamines en nombre indéfini, hypogynes on soudées par leur base à la surface de l'ovaire par l’intermédiaire du réceptacle, libres entre elles, conformes ou les extérieures à filets élargis pétaloïdes. — Anthères bilobées, introrses, à lobes linéaires adnés à la face interne du filet, s’ouvrant par deux fentes longitudinales. — Ovaire unique, multiloculaire, à loges multiovulées, libre ou plus ou moins soudé avec la base des étamines et des pétales par l'intermédiaire du réceptacle, qui l'enveloppe en partie. — Ovules nombreux, anatropes, insérés aux parois des cloisons et généralement horizontaux, — Stigmates linéaires en nombre égal à celui des loges, étalés-rayonnants, libres au sommet ou complètement soudés en un plateau persistant sur le fruit. — Fruit charnu-herbacé, multiloculaire, indeéhiscent, lisse ou présentant des cicatrices nombreuses par suite de la chute des pétales et des étamines. — Graines nombreuses renfermées dans une enveloppe succulente (arille). — Périsperme double : l'extérieur épais, farineux (nucelle) ; l'intérieur charnu (sac embryonnaire). — Embryon droit, situé près du hile, au milieu du périsperme interne et en dehors du périsperme externe. — Radicule dirigée vers le hile.

Plantes aquatiques, herbacées-vivaces, àrhizome puissant, charnu, couvert de cicatrices résultant de la destruction des pétioles. — Feuilles à limbe peltiforme étalé sur l’eau, cordé à la base, coriace, maroquiné, à face supérieure luisante et stomatifère, à face inférieure terne et sans stomates; quelquefois à limbe submergé très grand, membraneux, demi-transparent, chiffonnéondulé, dépourvu de stomates et terminant un court pétiole. — Fleurs très grandes, nageantes, solitaires à l'extrémité de pédoneules axillaires souvent très longs.

ANALYSE DES GENRES

Fleurs blanches. — Fruit marqué de cicatrices nombreuses......,........... .….….. Nymphaea. Fleursjaunes — Fruit complètement lisse, .,.,...,..,.,.,......,...,.............. Nuphar,

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Genre I. — Nymphæa Tourn. (NÉNUPHAR).

Calice à 4 sépales lancéolés, marcescents, se détruisant avant la maturite du fruit. — Pétales nombreux, mullisériés, sans fosselte nectarifère, soudés à la base du fruit par l'intermédiaire du torus enveloppant. — Étamines paraissant s’insérer à la surface du fruit, les extérieures à filets pétaloïdes. — Fruit portant des cicatrices produites par la chute des pétales et des étamines.

N. ALBA L. — Feuilles grandes, fermes, coriaces, luisantes en dessus, suborbiculaires, cordées à la base, à contour entier, offrant à la face inférieure 10-15 nervures divergentes de chaque côté de la nervure médiane, et à la face supérieure une ligne fine, blanchâtre, dessinant la nervure médiane et divisant le limbe en deux ; toutes flottantes et conformes, à pétiole cylindrique muni à la base d'une stipule opposée. Fleurs blanches, très grandes, à odeur faible et douce, sépales plans, subétalés, verts en dessous, blancs en dessus et sur les bords. Pétales ovales, obtus, les extérieurs plus grands et dépassant le calice. Étamines étalées après la fécondation. Anthères à lobes rapprochés au sommet et plus ou moins écartés à la base. Disque stigmatique convexe au centre, crénelé sur les bords. Fruit plus ou moins subglobuleux. Graines ovoïdes à enveloppe transparente réticulée. -- %. Juin-septembre. — Eaux stagnantes ou à courant peu rapide.

b. terrestris (minor Besl.). — Fleurs et ill plus petites. Pétioles et pédoncules très courts. — Lieux tourbeux et boueux exondés presque toute l’année. R. — Gujan! Le Teich! La Canau!

Genre II. — Nuphar Sibth. et Smith. (NuPHAR).

Calice à 5 sépales obovales-suborbiculaires, persistant sur le fruit mur. — Pétales nombreux, bisériés, pourvus sur le dos d'une fossette nectarifère, n'étant pas adhérents à l'ovaire, non plus que les étamines. — Fruit Zsse, n'offrant jamais de cicatrices.

N. LUTEUM Sibth. et Smith. — Feuilles hétéromorphes, grandes, à pétiole dilaté à la base en gaine membraneuse sans stipules : les flottantes (intérieures) ovales, fermes, coriaces, luisantes en dessus, cordées à la base, à contour entier, offrant à la face inférieure de 20 à 25 nervures subparallèles de chaque côté de la nervure médiane, et dépourvues à la face supérieure de la ligne qui divise le limbe en deux dans le N. alba, à pétiole obtusément anguleux, triquètre au sommet; les submergées (extérieures) très grandes, submembraneuses, demi-transparentes, chiffonnées-ondulées, à court pétiole. Fleurs jaunes à odeur pharmaceutique assez agréable. Sépales concaves connivents, verdâtres en dessous, jaunes en dedans et sur les bords. Pétales luisants à la face externe,

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