ML
cées, celles de l’involucre réfléchies, placées d’un seul côté; fleurs blanches ; calice à5 dents peu apparentes; vallécules à 2 bandelettes; fruits largement ovales, plus longs que leur pédicelle.
— Juillet, septembre. Bois secs des terrains siliceux. AC. dans la Sologne et dans les bois avoisinant la vallée du Beuvron et du Cosson, jusqu'à leur embouchure.
Distrib. géogr. — Europe septentrionale (jusque dans les provinces méridionales de la Suède), moyenne et australe, jusque dans la Castille et l’Italie centrale; Caucase.
443. P. carvifolium Vill. Dauph. II. 630. (P. à feuilles de Carvi). — Plante glabrescente, d’un vert fonce; tige dressée, sillonnée-anguleuse, rameuse; feuilles à long pétiole canaliculé ; iimbe étroitement oblong dans son pourtour, bipinné, à segments profondément divisés en lobes linéaires, décussés sur le rachis; ombelles médiocres, longuement pédonculées, à 5-12 rayons trèsinégaux ; involucre nul; bractées des involucelles linéaires; fleurs blanches; calice à dents larges, peu apparentes; styles réfléchis, un peu plus longs que les stylopodes; vallécules à 24 bandelettes; fruits largement ovales, égalant à peine leur pédicelle ou plus courts. %.
— Juin, septembre. Prairies un peu humides. Observé seulement dans le val de la Loire : St-Laurent-des-Eaux (Roger) ; Suèvres! Cour-sur-Loire ! St-Claude ! Vineuil, devant Pimpeneau ! (Dubois); St-Gervais, au bas du coteau! Chailles, où il est C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis la Hollande jusque dans le centre de la Russie ; Caucase.
44, P., palustre Mœnch. Meth. 8; Em. Mart. cat. 26. P. mon tanum Lefr. cat. 13. (P. des marais). — Plante glabre; souche épaisse; tige de 10 à 15 décim. sillonnée, anguleuse, rameuse ; feuilles à long pétiole à peine canaliculé en dessus; limbe triangulaire-deltoïde dans son pourtour, tri-quadripinnatiséqué, à lobes linéaires lancéolés; ombelles assez grandes, à 15-30 rayons scabres, très-inégaux; involucre et involucelles à bractées nombreuses, sétacées, celles de l’involucre réfiéchies ; fleurs blanches; dents du calice presque nulles ; styles réfléchis plus longs que les stylopodes ; vallécules à 2 bandelettes; fruits largement ovales, plus longs que leur pédicelle. %.
— Juillet, septembre. Prairies très-humides, marais. AC. dans la Sologne (Em. Martin) et dans la vallée du Beuvron, surtout à Bracieux et à Tour! CC. dans les marais de Gy (Em. Martin).
Distrib. géogr. — Europe moyenne (jusqu’en Russie) et septentrionale, jusqu’à la zône arctique; Oural; Altaï; région du Baïcal.
Observ. — Le Peucedanum graveolens Benth. et Hook. Gen. pl. 1.919. (Anethum graveolens L.), quelquefois cultivé pour les usages culinaires, se retrouve cà et là, à l’état subspontané, dans le voisinage des habitations; c’est une plante assez élevée qui ressemble beaucoup au Fenouil, mais dont l’odeur est différente; ses feuilles sont découpées en lanières filiformes ; ses fleurs sont jaunes; ses fruits ovales oblongs, ne diffèrent en rien de ceux des Peucedanum. La plante est assez répandue dans l’Europe australe, où elle parait indigène ; elle croissait subspontanément à Cour-Cheverny, dans les carrières de Beaumont, d’où elle a disparu ; M. Laïir l’a trouvée à Chouzy.
ES" Vs
445. P. sativum,— Pastinaca sativa L. sp. 376; Lefrou cat. 13: Em. Mart. cat. 127. (P. cultivé), — Racine fusiforme; tige de 8 à 15 décim., cannelée anguleuse, robuste; feuilles brièvement L pubérulentes, pétiolées ; limbe ovale dans son pourtour, subbipinatiséqué, à segments ovales, incisés à la base, bordés de dents aiguës, inégales; ombelles pédonculées, la centrale moins longuement, plus grande que les autres et souvent seule fertile; 12 à 15 rayons inégaux, pubérulents intérieurement; involucre et involucelles nuls; fleurs jaunes; vallécules à une seule bandelette; fruits ovales, un peu atténués à la base. %
— Juin, août. Bords des chemins, champs incultes, surtout dans les terrains calcaires. AC. aux env. de Blois ; Cheverny ; Cour-Cheverny ; les Montils ; Cellettes ; R. dans l’arr. de Romorantin (Em. Martin) : Romorantin; Gièvres; Châtillon-sur-Cher; environs de Vendôme (Nouel).
Distrib. géogr. — Europe tempérée et australe. R. ou nul dans la région austro-orientale ; Caucase; Altaï et Oural.
Observ. — On cultive pour les usages culinaires une forme presque glabre, à racine charnue, très-épaisse.
446, P. opacum. — Pastinaca opaca Berhn in Horneman hort. Hafn. II. p. 961. (P. à feuilles opaques). — Diffère du P. sativum par ses tiges qui sont seulement striées et non canaliculées-anguleuses, plus grêles; par sa pubescence plus abondante; par ses ombelles plus petites et formées seulement de 6 à 10 rayons moitié plus courts.
— Juillet, septembre. Lieux secs et sablonneux. R. et observé seulement dans e val et les îles de la Loire : île de Nouan! île de Muides! Candé, au pont du Beuvron!
Distrib. géogr. — Disséminé dans l’Europe moyenne et australe
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
leurs jaunes, {fe 7% 10 ete) 0: 6319 pe CE 1016 224 V4 RER RER ; Fleurs blanches ou rosées, . , . . . . . CHA ETRIEN EURE PR 2.
Unnvolaere. 1250 2 80e 6 65488 RIT ARS 3.
Point d’involucre. . . . . . + . P. carvifolium (443).
oblongs et très-petits, . . . . . ss... 0% À. Segments assez grands, ovales ou ovales lancéolés, dentés en DCiOs. , : seigle EE OBPRATINUS
Fruits 1-2 fois aussi longs que leur pédicelle, . . . . . . . . . 5. Fruits égalant à peine leur pédicelle ou plus courts que lui , . , P. Gallicum (410).
Pétioles réfractés à chacune de leurs divisions ; plante des lieux
» Re Segments des feuilles divisés en lobes linéaires allongés, ou de | ñ | | OR à plonaue 10070050: 0e DR P. Oreoselinum (442). ! pétioles droits; plante des marais. . . >. palustre (444).
Feuilles à segments élargis, ovales, dentés en scie. . . . . « 74 :
| Feuilles à laciniures filiformes. PP. graveolens (en note).
Tiges creusées de cannelures profondes. P. sa'tivum (445).
7. Tiges striées, arrondies inférieurement, seulement un peu anguleuses dans le haut. . . . . . . . . PP. opacum (44).
G. 156. HERACLEUM. (Berce).
Calice à 5 dents; pétales à pointe repliée en dedans, paraissant échancrés à l’inflexion, les extérieurs, dans chaque ombellule, plus grands, rayonnants; stylopodes coniques ; fruits ovales, trèsminces ; carpelles à 5 côtes, les 2 latérales et la dorsale filiformes, les 2 commissurales dilatées en ailes larges ; vallécules à 1 bandelette claviforme, plus courte que les côtes; carpophore bipartite; graine plane à la face commissurale.
447, H. Sphondylium L. sp. 358; Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 137. (B. Branc-ursine), — Plante hérissée de poils courts, rudes; tiges de 8 à 15 décim., sillonnées-anguleuses; feuilles inférieures longuement pétiolées, très-amples; limbe triangulaire dans son pourtour, pinnatiséqué ou subbiterné; segments profondément divisés en 3 lobes ovales, anguleux, dentés; feuilles supérieures à limbe pinnatifide ou trifide, sessile sur une gaîne renflée ; ombelle très-grande, à 15-35 rayons scabres; involucre nul ou à 1-2 bractées, celles des involucelles linéaires sétacées ; fleurs blanches ; pétales extérieurs presque 1 fois plus grands que les autres ; styles dressés plus longs que les stylopodes et persistant longtemps; fruits obovales. %.
— Juin, juillet. Bois couverts, bords des prés. C. Distrib. géogr. — Europe tempérée, depuis l'Angleterre jusque dans la Russie australe ; R. ou nul dans la région austro-occidentale.
G. 157. TORDYLIUM. (Tordyle).
Calice à 5 dents; pétales à pointe repliée en dedans, paraissant échancrés à l’infiexion, les extérieurs plus grands, rayonnants ; stylopodes petits ; fruits ovales, très-comprimés, couverts de petites soies ;carpelles à 5 côtes, les latérales et les dorsales peu visibles, les 2 commissurales dilatées et formant sur les côtés du fruit un rebord large, épais, un peu tuberculeux ; vallécules à 1-2 bandea PRE carpophore bipartite; graine plane sur la face commissurale.
48. 'T. maximum L. sp. 345. Em. Mart. cat. 127. (T. élevé). — Plante un peu velue, rude; tige de 8 à 10 décim., rameuse, anguleuse; feuilles inférieures pétiolées, oblongues dans leur pourtour, pinnatiséquées, à folioles ovales dentées, les moyennes et les supérieures à segments plus étroits et plus allongés, surtout le terminal qui est incisé-denté; ombelles pédonculées, petites, formées de 6à 8 rayons courts, un peu épais; involucre et involucelles à bractées assez nombreuses, linéaires, hérissées ; fleurs blanches, dépassées par l’involucelle; dents du calice lancéolées ; styles courts, dressés sur le fruit, celui-ci couvert de soies apprimées, surmontant un petit tubercule. %.
— Juillet, août. Lieux secs, bords des chemins. AC. dans la Sologne. R. sur les coteaux du Loir. (Nouel).
ÉD
Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis l'Angleterre jusque dans la Turquie ; Asie mineure, jusque dans la Perse et le Caucase.
C. DIPLOZYGIEES. Ombelles composées, régulières; côtes secondaires du fruit au nombre de 4 sur chaque carpelle plus ou moins élevées, presque toujours plus développées que les côtes primaires, qui sont filiformes et très-peu apparentes. — Fruits trèssouvent hérissés de soies ou de pointes dressées. (Ex. : la Carotte).
G. 158. DAUCUS. (Carotte).
Calice à 5 dents ; pétales à pointe repliée en dedans, paraissant échancrés à l’inflexion; fruits ovales, comprimés par le dos; carpelles à 4côtes secondaires très-dévelop pes et portant 1-3 rangées de pointes dressées ,5 côtes primaires filiformes, peu apparentes ; une bandelette sous chacune des côtes secondaires; carpophore bipartite ; graine plane à la face commissurale.
449. D. Carotta L. sp. 348. Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 124. (C. commune). Vulg. Carotte. — Plante un peu hérissée ou plus rarement glabrescente, scabre ; racine grêle fusiforme ; tige de 3 à 8 décim., très-rameuse; feuilles pétiolées, bipinnatiséquées, à segments profondément divisés en petits lobes ovales oblongs, acuminés ; ombelles longuement pédonculées, à 10-30 rayons scabres, inégaux, redressés-connivents à la maturité et formant une ombelle concave ; involucre et involucelle à bractées pinnatifides ou incisées ; fleurs blanches, si ce n’est la centrale qui est presque toujours déformée et d’un pourpre foncé; pétales extérieurs un peu plus grands, rayonnants; côtes primaires couvertes de trèspetites pointes, celles des côtes secondaires beaucoup plus allongées, confluentes à la base, subulées et souvent glochidiées au sommet. ©).
— Juin, novembre. Champs incultes; prairies sèches. CC.
Distrib. géogr. — L'Europe jusqu’à la zône arctique; toute l'Asie mineure ; la Sibérie; le nord de la Chine; Abyssinie; Afrique septentrionale; Madère; Canaries.
450. D. grandiflorus er fl. Carn, I. p. 189. Orlaya grandiflora Hoffm.; Lefr. cat. 13. (C. à grandes fleurs). — Plante à peu près glabre ; racine grêle, fusiforme; tige de 3 à 4 décim., trèsrameuse ; feuilles pétiolées, ovales dans leur pourtour, tripinnatiséquées, à segments divisés profondément en très-petits lobes ; ombelles pédonculées, à 4-8 rayons; bractées de l’involucre grandes, lancéolées, acuminées, égalant ou dépassant le rayon, fortement nervées et bordées de blanc; involucelles à bractées ovaleslancéolées, largement marginées, égalant au moins les fleurs, celles-ci blanches; pétales extérieurs beaucoup plus grands (1 centimètre environ), rayonnants, bipartites; fruits gros, ovales à cotes secondaires pourvues chacune de 2 ou 3 rangées de pointes très-raides, crochues ou glochidiées au sommet, ©.
— Juin, août, Moissons, prairies artificielles des terrains calcaires ou argilocalcaires. AR, Blois, à la Croix-des-Pêcheurs! Cellettes, à Bousseuil! Tour-en- Sologne, vers le Riou ! environs de Contres! Cheverny, près de Troussay! Vendème, moissons à la Chappe (Em. Desvaux). — Plante peu fixe dans ses stations,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Tauride et Caucase ; Afrique septentrionale.
Bractées de l’involucré pinnatifides; pétales rayonnants assez petits. . . L LI . | ‘. LI s-7"R PEN. . D. Carotta (449).
Bractées de l’involucre entières ; pétales rayonnants très-grands. D, grandiflorus (450).
G. 159. CAUCALIS. (Caucalide).
Diffère des Daucus seulement par les fruits qui sont comprimés par le côté et non par le dos.
451. C. daucoïdes L. sp. 316. Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 124. (C. fausse Carotte), — Plante un peu hérissée de soies rudes ; racine grêle; tige de 2 à 4 décim., rameuse, anguleuse; feuilles triangulaires dans leur pourtour, bipinnatiséquées, à segments profondément divisés en très-petits lobes; ombelles pédonculées, à 2 ou 3 rayons (rarement 4-5); involucre nul ou à 1-2 bractées, celles de l’involucelle courtes et apprimées sur les rayons; fleurs blanches; pétales extérieurs sensiblement plus grands; fruits ovales-oblongs ; carpelles à côtes secondaires épaissies, hérissées de pointes robustes, crochues, confluentes à la base, avec un sillon entre chacune d’elles; côtes primaires filiformes, couvertes de petites pointes courtes, écartées. ©.
— Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusqu’en Angleterre et en Danemark. R. ou nul dans la région australe et austro-orientale; Asie mineure jusque dans la Perse et le Caucase.
452. €. latifolia L. syst. Il. p. 205. Turgenia latifolia Hoffm. ; Lefr. cat. 13; Em. Martin cat. 124. (C. à larges feuilles). — Plante hérissée de soies raides; tige de 2 à 4 décim., un peu rameuse; feuilles triangulaires-deltoïdes dans leur pourtour, bipinnatéséquées, à segments lancéolés, plus ou moins profondément divisés en lobes étalés, dentés; segments supérieurs confiuents par une base cunéiforme ; ombelles longuement pédonculées, à 4-6 rayons épais, rudes; involucre et involucelles à bractées ovales, obtuses, blanches scarieuses ; fleurs blanches ou rosées, ou purpurines ; pétales extérieurs rayonnants, très-grands; fruits ovales à côtes secondaires et primaires à peu près également développées, toutes pourvues de 2-3 rangées daiguillons robustes, presque tous crochus au sommet. ©.
— Juin. Moissons des terrains calcaires. AC.
Distr. géogr. — Europe moyenne (jusqu’en Angleterre) et australe; toute
l'Asie mineure, jusque dans la Perse et le Caucase; Altaï; Songarie ; Kashmir; Afrique septentrionale. Ë
453. C. helvetica Jacq. hort. vind. 3. tab. 16. T'orilis helvetica Gmel. ; Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 125. (C. helvétique). — Plante grisâtre, couverte de petits poils apprimés,; tige de 2 à 8 décim., ra-
Es. pad
meuse ; feuilles triangulaires dans leur pourtour, bipinnatiséquées, à segments divisés en lobes mucronulés, le terminal très-allongé, incisé; ombelles petites, pédonculées, à 3-8 rayons scabres; involucre et involucelles nuls ou à 1-3 bractées linéaires ; fleurs blanches ; pétales extérieurs souvent un peu plus grands et rayonnants ; fruits petits, ovales, hérissés de très-petites soies glochidiées au sommet et qui remplissent toutes les vallécules; côtes primaires plus saillantes que les côtes secondaires. @).
Varie à tiges dressées, rameuses seulement à partir du milieu, ou à tiges très-courtes, rameuses dès la base, à rameaux étalésdivariqués ; cette forme est CC. dans les champs après la moisson, et résulte souvent de la section du sommet des jeunes tiges.
— Juin, août. Lieux incultes, décombres, champs. CC.
Distrib. géogr. — Europe tempérée et australe; toute l’Asie mineure, jusque dans la Perse et le Turkestan; Afrique septentrionale.
454. €. Anthriscus SCop. fl. Carn. I. p. 181. T'orilis Anthriscus Gmel. ; Lefr. cat. 13; Em. Martin cat. 124. (C. Anthrisque). — Voisin du C. helvetica, il en diffère surtout par la présence d’un involuere à 5 bractées et par ses involucelles à bractées plus nombreuses ; par ses feuilles dont le segment terminal est encore plus allongé et relativement plus étroit ; les rayons de l’ombelle sont ordinairement au nombre de 5-10. |
— Mai, août. Haies, bords des bois. C.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zône arctique ; se retrouve dans le Caucase; Himalaya, du Kashmir au Sikkim; Afrique septentrionale.
455. €. nodosa Scop. fl. carn. I. 192. 7, nodosa Gaertn. ; Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 125. (C. nodiflore). — Plante couverte de poils blanchâtres, rudes, apprimés ; racine grêle; tige de 2 à 4 décim., ordinairement étalée, très-rameuse; feuilles ovales dans leur pourtour, subpinnatiséquées, à segments découpés en petits lobes mucronés ; ombelles opposées aux feuilles, presques sessiles ou brièvement pédonculées, à 2-8 rayons très-courts; involucre nul; involucelles à folioles linéaires; fleurs blanches; pétales extérieurs un peu rayonnants; fruits petits, ovales; carpelles hétéromorphes, l’un hérissé de soies disposées comme celles du C. helvetica, l'autre couvert de petits tubercules. (@).
— Mai, juillet, Champs, bords des chemins, surtout dans les terrains calcaires. AR. Lanthenay ; Pruniers; Villefranche-sur-Cher ; Gièvres (Em. Martin) ; environs de Blois! Cheverny! Cour-Cheverny! Cellettes! les Montils! Chitenay! Cormeray! val du Loir (Nouel) ; le Perche (id.).
Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; Asie mineure; Perse et Caucase ; Mésopotamie ; Afghanistan ; Afrique boréale.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Fruits ne dépassant pas 3 mill., hérissés de soies fines. . . . . 3. Fruits gros (6 à 8 mill.), hérissés de pointes rigides . . . . . . . 2.
Feuilles décomposées en lobes fins; fleurs blanches ; involücre nul ou à 1-2 folioles, , . , . . . CC. daucoïdes (451). Feuilles pinnatiséquées, à segments larges, incisés; involucre à folieles nombreuses, scarieuses, . . ©. latifolia (456).
DT 70 Se
Ombelles longuement pédonculées, les 2 carpelles hérissés de RES: SOI0S. 4 41e de le er Le da lee aitu ds el Rage id is ee où LES
Ombelles subsessiles ; un des carpelles hérissé de soies, l’autre de petits tubercules. . , . . . . . . CC. nodosa (455).
Un involucre à 3 folioles au moins. T. Anthriscus (454). Involucre nul ou à 1-3 folioles. . , . "T'. helvetica (453).
G. 160 LASERPITIUM. (Laser).
Calice à 5 dents; pétales à pointe repliée en dedans, paraissant échancrés à l’inflexion; fruits largement ovales, comprimés par le dos ; carpelles à 4 côtes (secondaires) développées en ailes, les 5 Côtes primaires filiformes ; carpophore bipartite; graine plane à la face commissurale.
456. L. latifolium L. sp. 356. var. b: asperum Soyet-Vill. observ. 154. (L. à larges feuilles). — Tige de 8 à 12 décim., finement striée; feuilles un peu coriaces, glauques en dessous, les inférieures longuement pétiolées; limbe triangulaire dans son pourtour, bi-tripinnatiséqué; folioles pétiolulées, grandes, ovales, dentées, les inférieures en cœur à la base, parsemées de petites soies sur les nervures ; ombelles pédonculées, tres-grandes, à 20-40 rayons hérissés-scabres du côté interne; involucre et involucelles à bractées nombreuses, linéaires; fleurs blanches; fruit comme tronqué à chaque extrémité et un peu échancré; ailes commissurales 1 fois plus larges que les autres; côtes primaires parsemées de petits poils courts. %.
— Juillet, août. Bois secs. RR. Noyers, forêt de Grosbois dans la partie comprise entre les carrières de Belleroche et le chemin aboutissant à la Croix-St-Martin (Charlot, Em. Martin).
Distrib. géogr. — Europe septentrionale (jusqu’en Danemark et dans le sud de la Suède), moyenne, (jusqu’en Russie) et australe jusque dans le centre de l'Italie et en Espagne. ;
Fam. XXXIV. ARALIACEZÆ. Jussieu.
ARALIACÉES.
Fleurs synoïques ou polygames, régulières. Périanthe: formé d'un calice et d’une corolle; tube du calice campanulé, adhérent à l’ovaire ; limbe court, à 5 petites dents; 5 pétales libres, à préfloraison valvaire et insérés Sur un disque au sommet du tube calicinal. Androcée : 5 étamines alternant avec les pétales et insérés avec eux; anthères s'ouvrant longitudinalement du côté interne. Gynécée : ovaire à 5 loges uniovulées ; ovules pendant du sommet; 5 styles réunis en un seul ; stigmate capité, à 5 lobes ; fruit bacciforme renfermant 5 graines, ou moins par avortement; graines présentant des stries ou fentes profondes, transversales, irrégulières, correspondant aux fentes d’un albumen épais, corne. — Sous-arbrisseau rampant sur la terre ou grimpant-sarmenteux; feuilles sans stipules, alternes; fleurs disposées en om-
LA
belles. — Famille à peine distincte des Ombellifères par ses fruits qui ne se séparent pas en carpelles distincts.
G. 161. HELIX. (Lierre).
Caractères de la famille.
457. H. Hélix L. sp. 292. Lefr. cat. 13; Em. Mart. cat. 135. (L. grimpant) Vulg. Lierre. — Sous-arbrisseau tantôt très-grêle, rampant sur la terre et alors ne donnant jamais de fleurs, ou plus robuste, grimpant sur les murailles et sur les arbres auxquels il adhère fortement à l’aide de courtes racines adventives et alors presque toujours florifère; feuilles alternes, pétiolées, d'un vert sombre, fermes, luisantes, celles des tiges stériles cordiformes, à 35 lobes triangulaires, celles du sommet des tiges florifères ovales, acuminées, très-entières; fleurs disposées en ombelles souvent nombreuses, constituant par leur ensemble une panicule assez ample; pédicelle peu distinctement ou non articulé avec la fleur, accompagné d’une très-petite bractée; pétales trèsétalés, jaunâtres; baie globuleuse, couronnée par le limbe du calice persistant, noire dans notre région, souvent jaune dans la région australe. %,
— FI. septembre, octobre; fr. mûrs durant l’hiver. Haies, bois couverts, où la plante ne fleurit jamais ; arbres, vieux murs. CC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zône arctique; Asie mineure; Himalaya; Japon.
Fam. XXXV. CORNACEÆE DC.
CORNACÉES.
Fleurs synoïques régulières, Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; tube du calice campanulé, adhérent à l’ovaire ; limbe à 4 dents courtes ; 4 pétales libres, à préfloraison valvaire, insérés sur un petit disque au sommet du tube calicinal. Androcée : 4 étamines alternant avec les pétales et insérées avec eux; anthères à déhiscence longitudinale, introrse. Gynécée : ovaire à 2 loges, renfermant chacune 1 ovule pendant du sommet; 1 style à stigmate capité et obscurément bilobé ; fruits globuleux ou ovoïdes, drupacés, renfermant un noyau osseux, biloculaire, à 2 graines pourvues d’un albumen épais. — Arbrisseau ou petit arbre à feuilles opposées, dépourvues de stipules; fleurs en ombelle ou en cymes composées.
G. 162. CORNUS. (Cornouiller).
Caractères de la famille.