‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 108 sur 265 · Asp. cynanchica L. sp, 151. Lefr. cat. 14; Em. Mart · texte numérisé non relu

Asp. cynanchica L. sp, 151. Lefr. cat. 14; Em. Mart

Les

cat. 140. (Asp. à l’esquinancie). — Plante glabre ou pubérulente inférieurement ; souche épaisse, ligneuse, produisant de nombreuses tiges grêles, diffuses, étalées ou ascendantes ; feuilles (et stipules) verticillées par 4 ou plus rarement par 5 à 6, les caulinaires étroitement linéaires aiguës, les inférieures parfois lancéolées ou oblongues; cymes formant au sommet de la tige et des rameaux de petites panicules corymbiformes d’abord très-denses ; corolles roses, papilleuses extérieurement, à tube étroit et à limbe quadrifide dont les lobes sont un peu dressés, fruits couverts de trèspetites papilles tuberculeuses. %.

— Mai, juillet, Pelouses sèches, lieux incultes des terrains siliccux ou calcaires. AC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusqu’en Irlande; rare ou nul dans la région méditerranéenne; le Caucase.

Observ. — J'ai recueilli l’'Asp. galioides M. Bieb. (Galium glaucum L.), dans une terre marnée, aux Landes, près de Cheverny ; je suppose que la plante y avait été accidentellement introduite. Elle est C. dans l'Auvergne, le midi de la France et jusque dans le département de la Vienne : on pourra la trouver dans la vallée de la Loire, amenée de la région supérieure. Elle se distingue facilement de l’Asp. cynanchica à ses feuilles verticillées par 6à8 et à sa corolle dont le tube est très-court et le limbe plan, comme dans les Galium, auxquels Linné la réunissait.

480. Asp. arvensis L. sp. 150. (Asp. des champs).— Tige dressée, glabre ou un peu scabre inférieurement; feuilles (et stipules) verticillées par 6 à 8, oblongues (les inférieures obovales), un peu scabres sur les bords et sur la nervure; cymes à rameaux trèsraccourcis, réunies en capitule terminal entouré d’un verticille de feuilles inégales, linéaires, longuement ciliées, formant involucre et dépassant les fleurs; pédicelles très-courts; corolle tubuleuse infundibuliforme, bleue; fruit assez gros, lisse. ©.

— Mai, juin. Champs cultivés des terrains calcaires. AR. et presque toujours en petit nombre d'individus: Pruniers, champs près de la Maison-Blanche! Maray, à Daluet (Em. Martin); St-Romain ! Chémery, autour des carrières! Cneverny, vers les Cabossières! Cormeray, à Malabry! Chitenay! Çà et là dans la Beauce : St-Lubin (Monin); Avaray (Roger). RR. dans le Perche : Mondoubleau vers la Pilonnière (Em. Desvaux).

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Belgique ; Asie occidentale, jusque dans le Caucase et la Perse; Afrique sept.

Observ.— Plante souvent introduite avec des semences d’origine méridionale ; dans notre région elle est peu fixe dans ses stations.

CONSPECTUS DES ASPERULA.

Fleurs blanches ou roses; cymes disposées en petites panicules

a SE 0e eee: à dde ne) PS 0 de à 2.

"3 Fleurs bleues; cymes réunies en capitules terminaux entourés d’un involucre de feuilles ciliéés. Asp. arvensis (480). Feuilles lancéolées; fleurs blanches., Asp. odorata (478). Feuilles étroitement linéaires; fleurs roses, , , . , . . . . . . CE

1. Feuilles verticillées par 4 (rarement 5-6); tube de la corolle égal au limbe. . . . . . . . . . Asp. cynanchica (479).

Feuilles verticillées par 6-8; tube de la corolle beaucoup plus court que le limbe. . . . . . . . Asp. galioïides (en note).

G. 169. CRUCIANELLA. (Crucianelle).

Caractère des Asperula, dont il diffère seulement parceque chaque fleur est enveloppée dans une sorte d’involucre formé par 2 ou 3 bractées scarieuses, libres ; fruit oblong.

481. Cr. angustifolia L.sp. 157. (Cr. à feuillesétroites).— Plante très-finement scabre, glauque; tiges très-rameuses décombantes; feuilles verticillées par 4 à 6, petites, raides, lancéoléeslinéaires, mucronées ; fleurs disposées en longs épis linéaires, les inférieures formant des paires écartées; fleurs sessiles entre 2 ou 3 bractées libres, naviculaires, mucronées, inégales, blanches scarieuses avec la carène verte et scabre; corolle jaunâtre, à tube grêle dépassant les bractées; fruit glabre, oblong, se séparant en 2 carpelles à la maturité. ©.

— Juin, septembre. R. et seulement dans la vallée de la Loire, où la plante est sans doute apportée des plateaux supérieurs : St-Laurent-des-Eaux (Monin) ; grèves de la Loire, à Mer (L. Legué); Vineuil, sables des Ponts-Chartrains près du déversoir!

Distrib. géogr. — Europe austro-occidentale et centrale; Tauride et Caucase ; Afrique boréale. En France, la plante n’a pas été observée au nord de la Loire.

G. 170. SHERARDIA. (Shérarde).

Diffère des Asperula seulement par le développement de 6 dents raidesquisurmontentlesfruits,simulantdesdentscalicinales, mais qui ne sont que le prolongement de bractées adhérant étroitement aux carpelles. (Cf. Baïillon Hist. des pl. VII. 261).

482. Sh. arvensis L. sp. 149. Lefr. cat. 14; Em. Martin cat. 140. (SA. des champs).— Plante glabrescente ou un peu hérissée, scabre ; tiges de 1 à 2 décim., très-rameuses, étalées, diffuses ; feuilles inférieures obovales, opposées, les moyennes et les supérieures verticillées par 4 à 6 (feuilles et one. spatulées ou oblongues mucronées; fleurs presque sessiles, réunies en petits. capitules terminaux entourés d’un involuere de bractées qui les dépassent; corolle d’un rose pâle, rarement blanche; fruit couvert de petites soies apprimées, ovales, se séparant en 2 carpelles couronnés chacun par 3 dents. ©.

— Juin, septembre. Champs cultivés. C.

Distrib. géogr.— Toute l’Europe jusque dans le centre de la Suède; Asieoccidentale jusque dans la Perse et le Caucase ; Afrique sept.; Madère et Canaries.

Fam. XXXVIIL WALERIANEZÆE Endl.

VALÉRIANÉES.

Fleurs synoïques ou dioïques. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; tube du calice adhérent à l’ovaire; limbe tantôt presque oblitéré, ou obliquement tronqué et à 2-4 dents, tantôt dilaté en cupule dentée ou surmontée de soies plumeuses ; corolle gamopétale, à tube étroit, cylindrique, plus ou moins gibbeux ou éperonneé ; limbe étalé, 5-fide. Androceée : 1-3 étamines insérées sur le tube de la corolle; filets libres; anthères à 2 loges parallèles s’ouvrant longitudinalement. Gynécée : ovaire infère, à 8 loges souvent fort inégales et dont une seule est fertile, les 2 autres plus ou moins atrophiées et réduites à une côte longitudinale; un style filiforme entier ou brièvement bilobé, rarement trifide ; un seul ovule dans la loge fertile, pendant du sommet anatrope; fruit indéhiscent, surmonté par le limbe du calice, acerescent, de forme très-variée, rarement presque nul; graine

endante et dépourvue d’albumen ou à peu près. — Herbes à euilles opposées, sans stipules ; inflorescence en cymes dichotomes plus ou moins développées, corymbiformes, ou contractées en capitule.

TARLEAU DES GENRES.

‘Limbe calicinal roulé en dedans durant l’anthèse et simulant un rebord

saillant, dilaté à la maturité en cupule surmontée d’arètes plumeuses; 3 étamines; tube peu gibbeux à la base. . . . . . « VALERIANA 171.

Limbe calicinal comme ci-dessus ; 1 étamine; tube de la corolle pourvu d’un éperon linéaire. . . . .« « « + «+ «+ CENTRANTHUS (en note},

Limbe calicinal de forme variée, mais jamais surmonté d’arêtes plumeurses; 3 étamines, tube de la corolle presque régulier. . . . . . . TE VALERIANELL 172.

G. 171. VALERIANA. (Valériane).

Limbe du calice roulé en dedans durant l’anthèse et formant

au sommet de l’ovaire, sous la corolle, un bourrelet saillant, S’épa-

nouissant à la matürité du fruit en une sorte de coupe membraneuse qui se divise en nombreuses arêtes plumeuses ; tube de la corolle offrant en avant, au-dessus de la base, une gibbosité plus ou moins saillante; 3 étamines; fruits sensiblement comprimés, se au sommet, à une seule loge fertile, les 2 autres filiormes.

483. VW. officinalis L. sp. 45. Lefr. cat. 14; Em. Martin cat. 141. (V. officinale). — Plante synoïque; tige de 10 à 15 décim., sillonnée, un peu poilue, surtout inférieurement; feuilles toutes pinnatiséquées, à segments entiers ou dentés ; cymes formant un

large corymbe trichotome, dont les rameaux sont munis de petites bractées opposées, linéaires, scarieuses et ciliolées aux bords; corolle blanchâtre ou d’un violet pâle. %.

a. typica. (V. ofiicinalis Auct.). — Feuilles formées de 7 à 10 paires de folioles lancéolées ou lancéolées-linéaires, souvent entières.

b. excelsa.(V. excelsa Poir. Encycl. VIIL. 301.); V. sambucifolia Mik. — Feuilles formées de 4-7 paires de folioles, grandes, souvent ovales et profondément dentées dans les feuilles inférieures.

— Juin, août. La var. a dans les bois secs peu couverts des terrains siliceux. C. ; la var. b dans les prés très-humides ou tourbeux, au milieu des buissons. AC. dans la vallée du Beuvron! Cheverny, au Pont-Rouge! Cour-Cheverny!!

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept , jusqu’en Laponie; Arménie; Caucase; Sibérie; Kashmir; Japon.

— Cette plante contient dans sa racine un principe amer, résineux, qui la fait employer comme antispasmodique et vermifuge. On cultive assez fréquemment le V. Phu L., qui jouit à un moindre degré des mêmes propriétés ; cette espèce se distingue du VW. oÿicinalis à ses feuilles inférieures obovales, atténuées en pétiole, entières ou incisées, à ses tiges lisses, à ses bractées qui ne sont ni scarieuses, ni ciliolées sur les bords. Elle paraît être originaire de l’Asie occidentale. — Cf, Edm. Bonnet, Le Naturaliste, 1881, avril.

484. W. dioica L. Sp. 41. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 142. (V. dioïque). — Plante dioïque; racine stolonifere; tige de 1 à 3 décim., dressée, finement striée, un peu pubescente aux nœuds; feuilles radicales à limbe ovale entier, les caulinaires pennatiséquées, à 3-6 paires de folioles linéaires, entières; fleurs mâles presque une fois plus grandes que les fleurs femelles et formant un corymbe un peu étalé; fleurs femelles en cyme très-serrée, capituliforme ; corolle blanchâtre ou d’un violet très-pâle. %.

— Mai, juin. Prés humides ou tourbeux. C.

Distrib. géogr. — Europe occidentale et tempérée, jusque dans la Suède méridionale.

Observ. — Le Centranthus ruber DC., souvent cultivé dans les jardins, est naturalisé sur les vieux murs, à Blois, et surtout sur les débris de pierres, aux Rochers St-Victor. C’est une plante trèsvoisine des Valérianes, dont elle à tout à fait le fruit; le tube de la corolle est allongé, très-étroit et présente en devant, au-dessus de la base, un éperon linéaire; une seule étamine ; fleurs rouges; feuilles un peu glauques, ovales à la base, acuminées ; tiges trèsrameuses.

CONSPECTUS DES VALERIANA.

Toutes les feuilles, même les radicales, pennatiséquées ; tiges sillonnées. .,.....,..... VW. oflicinalis (483).

Feuilles radicales entières ou seulement incisées; tiges lisses ou très-fiiement shriées. .:, Ne à Tex TS 2, ( Fleurs synoïques. , .,..,..,.... VW. Phu (en note),

Fleurs dioïques ; plante des prairies humides, ,,,.,.,... | V. dioica (484).

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G. 172. VALERIANELLA. (Valerianelle).

Limbe du calice très-variable etaccrescent, tantôt presque nul, tantôt formé d’une dent saillante, entière ou surdentée, plane ou concave et alors obliquement tronquée en avant, tantôt dilaté en cupule régulière, à 6 dents surmontées chacune d’une petite arête crochue ; tube de la corolle presque régulier ; 3 étamines; fruit peu ou point comprimé, glabre ou pubérulent, à 3 loges inégales. — Herbes peu élevées, à petites fleurs bleuâtres ou d’un lilas très-

pâk.

485. W. olitoria Poll. fl. Pal. I. 30. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 142. (V. des jardins). Vulg. Mache. — Plante glabre ou pubérulente; tiges à rameaux dichotomes ; feuilles obovales et oblongues ; entières ou les supérieures un peu dentées à la base; cymes formant de petits corymbes serrés; fruits sensiblement comprimés, glabres ou très finement pubérulents, un peu ridés en travers, discoïdes, épais, surmontés par une très-petite dent obtuse qui représente le limbe calicinal, offrant sur la face ventrale un sillon

- superficiel et sur les faces latérales 2 côtes filiformes. ©.

— Mars, mai. Champs cultivés. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Suède méridionale; Asie

mineure, Japon.

Observ. — La coupe transversale du fruit mûr donne une loge fertile ovale et2 loges stériles oblongues, qui lui sont superposées et séparées entre elles par une cloison mince, souvent oblitérée en partie ou en totalité; le péricarpe est très-épaissi, comme spongieux sur le dos de la loge fertile.

486. VW. Carinata Loisel. not. 149. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 143. (V. carénée). — Plante pubérulente; tiges de 4 à 10 cent., dichotomes vers le haut; feuilles obovales et oblongues, les supérieures rarement dentées à la base; cymes formant de petits corymbes serrés; fleurs d’un lilas très-pâle; fruits glabres (trèsrarement pubérulents), ovales oblongs, creusés sur la face ventrale d’un large sillon longitudinal, un peu convexes sur le dos et pourvus sur les côtes d’un rebord saillant ; le limbe du calice, pRsaue ae est constitué par une très-petite saillie dentiforme, obtuse. ©.

— Avril, mai. Champs incultes, lieux secs des terrains calcaires ou siliceux. C

Distrib. géogr. — Europe moyenne (jusqu'en Ecosse) et australe; Asie mineure, jusque dans le Caucase et la Mésopotamie ; Afrique septentrionale.

Observ. — La coupe du fruit donne une loge fertile allongée transversalement et 2 loges stériles ovales, au moins aussi grandes que la loge fertile, contiguës, séparées seulement par une mince cloison.

487. W. rimosa Bast. in Desv. Journ. de bot. I. p. 20. V. auricula DC. fi. fr. V. 492. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 143. (V. fendue). — Plante brièvement pubescente ; tiges de 1 à 3 décim., rameuses dichotomes dans la moitié supérieure, feuilles oblongues-spatulées, les supérieures présentant souvent à la base 1 ou 2 dents profondes et étroites; cymes formant de petits corymbes; fleurs bleuâtres ; fruits largement ovales, glabres ou rarement pubéru-

lents, présentant sur la face ventrale un sillon longitudinal, une e :

côte tiliforme sur chacune des faces latérales, et sur le dos 3 côtes …

fines; le limbe du calice est dressé sur le fruit en forme d’oreil-

lette concave triangulaire, aiguë, obliquement tronquée, beau-

Que plus étroite que lui et pourvue de chaque côte de 2 petites ents. ©.

— Mai, juillet. Champs cultivés, moissons. C. Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusqu’en Angleterre et en Hollande; rare dans la région méditerranéenne.

Observ. — La coupe du fruit donne une loge fertile transversalement oblongue et 2 loges stériles plus petites, ovales, contiguës, séparées seulement par une mince cloison.

488. VW. Morisonii DC. Prodr. IV. 627. Em. Mart. cat. 148. (V. de Morison). — Plante un peu pubescente; tiges de 1 à 3 décim., rameuses dichotomes dans la partie supérieure; feuilles oblongues, les supérieures présentant souvent à la base une dent étroite et allongée ; fruits glabres ou pubescents, ovales, atténués au sommet, offrant sur la face ventrale une dépression ovaleoblongue, entourée d’un rebord épais (loges stériles) et sur les faces latérales 2 côtes longitudinales; le limbe du calice est constitué par une oreillette saillante, bien plus étroite que le fruit (sur la plante vivante), triangulaire, concave, obliquement tronquée, avec 1 ou 2 dents de chaque côté de la troncature; nervures du limbe non anastomosées. ©.

— Juillet, août. Champs des terrains siliceux ou calcaires. AR. Romorantin, champs à la Richaudière (Em. Mart.); Pruniers, aux Verrières et à la Cornuère (id.); Villefranche-sur-Cher, moissons de la Gaudinière! (id.); Selles-St-Denis ! (id.); Val de la Loire en Bas-Rivière, près Blois (Monin) ; Cormenon, moissons des Rodières (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne; la forme à fruits pubescents est plus C. dans la région méditerranéenne; le Caucase; Perse; Afrique sept.; Acores et Canaries.

Observ. — La coupe du fruit donne une loge fertile transversale, étroitement ovale, et 2 loges stériles orbiculaires, très-petites, séparées par la largeur de la dépression ventrale.

489. W. eriocarpa Desv. journ. de Bot. II. 514. t. 11. f. 2. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 143. (V. à fruits velus). — Plante brièvement pubérulente; tiges de 5 à 20 cent., souvent très-rameuses, dichotomes dès la base, à rameaux étalés divariqués; feuilles obovales et oblongues, les supérieures presque toujours profondément dentées à la base; cymes formant des petits corymbes assez serrés ; corolle d’un lilas très-pâle ; fruit à base ovoïde, s’atténuant vers le sommet, pubescent, offrant à la face ventrale une dépression ovale circonscrite par un rebord obtus (loges stériles) et sur les faces latérales 2 côtes saillantes; limbe du calice presqu’aussi long mais un peu moins large que le fruit (sur la plante vivante), constitué par une oreillette concave, tronquée obliquement, parcourue par un réseau de nervures anastomosées. ©).

— Mai, juin. Champs incultes des terrains calcaires. AR. Pruniers, champs de la Maison-Blanche! de l'Abbaye (Em. Mart,); Billy, carrières du Tertre Blanc! terres au-dessus du moulin de Larrey! Gièvres, terres des Calabres, du Vivier, de Jaugy! Cour-Cheverny, à la Béchardière! à Galerie! parc de Beau-

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mont! ; Chitenay ! Cormeray ! la Chaussée-St-Victor, où la plante a été signalée par Morison! la Beauce! coteaux du Loir (Nouel),

Distrib. géogr. — Toute l’Europe centrale et australe; rare ou nul dans l'Orient; les Canaries.

Observ. — La coupe du fruit donne une loge fertile transversalement ovale et 2 très-petites loges stériles presque oblitérées, crue séparées par toute la largeur de la dépression ventrale.

489. W. coronata DC. fi. fr. IV. 241. Em. Mart. cat. 143. V. hamata Bast. (V. couronnée). — Plante pubérulente; tiges de 1à2 décim., dichotomes vers le haut: feuilles oblongues, souvent dentées à la base, les supérieures profondément incisées ; cymes formant des capitules serrés; corolles bleuâtres; fruits pubescents, obovales, présentant sur la face ventrale, une dépression oblongue entourée d’un rebord saillant (loges stériles), sur chacune des faces latérales une côte saillante, et sur le dos une ligne assez fine; limbe du calice parcouru par des nervures anastomosées saillantes, régulièrement dilaté en coupe à 6 dents, terminées chacune par une petite arête courbée en crochet au sommet. ©.

— Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires R. St-Aignan et Noyers (Charlot); Thésée, val du Cher, vis-à-vis la vallée de Chantereine (Em. Martin) ; Chätillon-sur-Cher, route de Selles à Noyers vers la limite de Billy; C. sur tout le coteau falunien qui s’étend de Soings à Contres! Cheverny, champs de Villavrain! val de la Loire à Chailles! à Onzain (Monin).

Distrib. géogr. — Europe australe et jusque dans le centre de la France; Hongrie et Transylvanie; Afrique sept. ; toute l’Asie occidentale jusqu’en Perse et dans le Caucase.

Observ. — La coupe du fruit donne une loge fertile transversale ovale et 2 très-petites loges stériles, souvent presque;oblitérées, separées par la dépression de la face ventrale.

CONSPECTUS DES VALERIANELLA.

Fruits surmontés par une petite dent obtuse, ou par une sorte d’oreillette concave, triangulaire aiguë, tronquée obliquement. a

Fruits surmontés par le limbe du calice régulièrement dilaté en

cupule à 6 dents, terminées chacune par une arête crochue.

VW. coronata (489).

très-petite dent obtuse, . . . . . . . W.olitoria (484). Fruits ovoïdes ou ovoïdes-coniques ou oblongs-quadrangulaires. 3:

Fruits ovoïdes ou ovoïdes-coniques, surmontés par une oreillette triangulaire, aiguë, concave, tronquée en avant. , . . . , . 4.

Fruits oblongs-quadrangulaires, surmontés par une très-petite

| Fruits discoïdes, sensiblement comprimés, surmontés par une | dent très-obtuse, . . . , ,,, .. VW. carinata (455).

/ Oreillette au moins aussi large que la moitié du fruit et aussi | longue que lui, à nervures anastomosées. . . , . . . . .

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