SEL
supérieure bifide, l’inférieure trilobée ; 5 étamines dont les filets et les anthères cohérents forment un tube traversé par le style ; capsule à 3 loges, s’ouvrant en 2 valves entre les divisions du calice. — Herbe à suc très âcre.
619. EL. urens L. sp. 1321. Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 174. (L. brûlante). — Plante pubérulente dans sa partie supérieure ; souche courte ; tige de 3 à 6 décim., simple ou rameuse; feuilles radicales et inférieures oblongues, sinuées dentées, atténuées en pétiole, les supérieures linéaires; inflorescence plus ou moins ramifiée, formée de grappes simples ; fleurs brièvement pédonculées à l’aisselle de bractées étroites; divisions du calice linéaires, subulées ; corolle bleue, 2 fois plus longue que le calice, pubérulente, à lèvre supérieure partagée en 2 lobes linéaires, l’inférieure à lobes oblongs ; anthères très hérissées; fruit cylindrique oblong. %.
— Juillet, septembre. Bruyères, chemins des bois humides des terrains siliceux. C. dans la Sologne. ; R. dans l'arrondissement de Vendôme: forêt de Prunay (Séjourné) ; Fréteval, forêt de la Godinière ! ; Beauchène (Legué).
Distrib, géogr. — Espèce strictement limitée à l’Europe occidentale sur une bande très étroite, depuis le Portugal, jusque dans le comté de Devon, en Angleterre ; à l’est, la plante ne dépasse pas Paris, le centre de la France et le Gard.
G. 228. JASIONE (Jasione).
Calice à 5 segments ; corolle régulière, partagée jusqu’à la base en » divisions linéaires, d’abord cohérentes en tube, puis étalées en roue; » étamines à filets libres, mais dont les anthères sont cohérentes à la base; style filiforme, à 2 stigmates très courts ; capsule biloculaire s’ouvrant par deux valvules ou pores terminaux. — Fleurs en capitules hémisphériques.
620. 3. montana L. sp. 1317; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 174. (J. des montagnes). — Plante glabre ou plus ou moins hérissée de poils blancs dans sa partie inférieure ; racine à collet produisant souvent de nombreuses tiges ascendantes ; feuilles sessiles, étroitement lancéolées, obtuses, plus ou moins ondulées-crispées ; capitules de fleurs très denses, solitaires au sommet des tiges ou des rameaux, accompagnés de bractées largement ovales, mucronées, imbriquées sur plusieurs rangs et formant un involucre beaucoup plus court que les fleurs; divisions du calice raides, sétacées ; corolle bleue, de la longueur du calice ; style dépassant la corolle ; capsule ovale. @).
— Juin, octobre. Friches, lieux incultes, talus des fossés dans les terrains siliceux. C.
Distrib. géogr. — Europe centrale et sept., jusqu’à la zone arctique ; région australe, où la plante devient subalpine ; Asie-mineure ; Caucase ; Afrique sept.
G. 229, PHYTEUMA (Raiponce).
Calice à 5 segments ; corolle partagée jusqu’à la base en 5 divisions linéaires, d’abord cohérentes en tube, puis libres et étalées en roue ; 5 étamines à filets et à anthères libres ; style filiforme ;
2 ou 3 stigmates ; capsule à 2 ou 3 loges, s’ouvrant extérieurement sous le sommet par 2 ou 3 valvules. — Fleurs en capitule ou en épi compacte.
621. Ph. orbiculare L. sp. 242. (R. orbiculaire). — Plante glabrescente, à souche courte; tige de 4 à 6 décim., simple; feuilles radicales et caulinaires inférieures pétiolées, à limbe un peu coriace, denté, lancéolé, tronqué ou un peu échancré à la base ; feuilles caulinaires moyennes sessiles, étroites, les supérieures très petites ; fleurs en grappe terminale très dense, d’abord hémisphérique, puis devenant ovoïde, accompagnée de bractées ovales plus ou moins longuement acuminées ; divisions du calice ovales-lancéolées, ciliées ; corolle bleue, 2 ou 3 fois plus longue que le calice ; capsule obovale. %.
— Juin, août. Prairies sèches, coteaux. R. Terrains secs avoisinant les marais de Poulines, près Vendôme! ; cà et là en Beauce : Averdon ! ; Mer à Beaumont (Roger).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et occidentale, depuis l'Angleterre et la Belgique, jusque (Jlans l'Espagne centrale. R. dans l’Europe orientale,
622. Ph. spicatum L. sp. 212; Em. Mart. cat. 174, (R. en epi). — Plante glabre ou un peu pubescente ; souche à fibres épaissies, napiformes chez les jeunes sujets; tige grèle, de 4 à 6 décim., simple ; feuilles radicales et caulinaires inférieures longuement pétiolées, à limbe crénelé-denté, ovale, profondément eéchancreé en cœur à la base ; feuilles supérieures linéaires; fleurs en grappe spiciforme très dense, d’abord ovale, puis allongée-cylindrique, accompagnée à la base de bractées linéaires ; fleurs d’un blanc jaunâtre; divisions du calice linéaires, glabres, 3 à 4 fois plus courtes que la corolle; capsule obovale. %.
b. cæruleum Bor. fl. centr. ed.1, p. 287 — Ph. nigrum Bor. 1. c. éd. 3, vol. I,p. 425. Em. Mart. cat. p. #74 (non Schmidt). Fleurs bleues, souvent en épi plus court et plus épais.
— Juin, juillet. Bois secs. AR. Villeherviers, bois du parc du Portail et île de Tricy ! (Em. Martin) ; bois des Albrions, sur le chemin des Montils à Seur! ; forèt de Fréteval (Monin) ; bois et vallée de l’Hermitage, près Vendôme (Juilliard); environs de Choue (L. Legué). La var. B est RR : Saint-Loup, dans les parties basses et découvertes de la côte du Cher, entre Sauveterre et Saint-Loup (Em. Martin).
Distrib. géogr. — Europe centrale et septentrionale jusqu'en Norwège.
Observ. — Le Ph. nigrum Schm. fl. Boh. II. n° 189, parait appartenir à la région montagneuse et c’est de cette région seulement que je l'ai vu bien caractérisé. Il diffère du PA. spicatum non seulement par la couleur bleue de ses fleurs, mais surtout par la forme de ses feuilles radicales plus étroites et peu sensiblement cordiformes ; celles de la var. cœruleum du Ph. spicatum ne diffèrent
pas du type.
CONSPECTUS DES ESPÈCES
Bractées placées à la base do l’épi largement ovales, acuminées ; fleurs toujours bleues, en capitule à la fin ovoïde, ,,.,,,........ Ph. orbicularis (621).
Bractées placées à la base de l’'épi lancéolées-linéaires ; fleurs presque toujours d'un blanc jaunâtre, en grappe spiciforme, à la fin cylin- . 10 ROC CAT OPERA >, spieatum (622).
ESS
G. 230. SPECULARIA (Spéculaire).
Calice à 5 divisions ; corolle étalée en roue, partagée jusqu’au milieu en 5 lobes ovales ;5 étamines libres ; style filiforme ; 3 stigmates ; capsuleoblongue, prismatique, à 3 loges s’ouvrant latéralement, au-dessous du Sommet, par 3 valvules. — Fleurs en grappes de cymes plus ou moins paniculées.….
63. Sp. Speculum Alph. DC. Monogr. des Campan. p. 346; Em. Mart. Cat. 175. Prismatocarpus Speculum L’Hérit.; Lefr. cat. 17. (Sp. miroir). — Plante brièvement pubescenté, un peu seabre ; tige de 2 à 5 décim., plus ou moins rameuse; feuilles obovales-spatulées, arrondies au sommet, superficiellement crénelées, ondulées ; fleurs sessiles formant une panicule plus ou moins allongée, à rameaux fastigiés ; divisions du calice linéairessübulées, un peu plus courtes que la corolle, étalées ou réfléchies après l’anthèse; fleurs violacées ou rarement blanches ; fruits
- oblongs. ©.
— Juin, juillet. Moissons, cultures. CC. en Sologne et dans la Beauce; R, dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; toute l’Asie occidentale ; Afrique sept.
624. Sp. hybrida Alph. DC. Monogr. des Campan. p. 348. Em. Mart. 1% (Sp. hybride). — Voisin du Sp. Speculum, mais 2 fois plus petit dans toutes ses parties: les fleurs sont souvent en grappe simple, ou disposées par 3 au sommet de la tige ou de courts rameaux ; divisions du calice lancéolées-linéaires, rigides dressées, presque 1 fois plus longues que la corolle et 2 ou 3 fois plus courtes que le fruit mür. ©.
— Mai. AC. Dans les moissons des terrains calcaires : Pruniers ; Villeher viers ; Saint-Julien ; Billy ; Gièvres; Cheverny ; Cour-Cheverny ; Cellettes ; Cormeray ; Chitenay ; toute la Beauce ; val du Loir.
Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et occidentale, jusqu’en Écosse ; Afrique sept,
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Divisions calicinales presque aussi longues que la capsule, très étalées ou réfléchies après l’anthèse ; corolle au moins aussi longue que le calice, . . ...,..., ...: . . . Sp. Spéculum (623).
Divisions calicinales dressées sur la capsule et beaucoup plus courtes qu’elle ; corolle moitié plus courte que le calice, Sp.hybrida (624).
G. 231. CAMPANULA (Campanule).
Calice à 5 divisions ; corolle campanulée à 5 lobes plus ou moins dréssés ou étalés ; 5 étamines libres; style filiforme ; 3 à 5 stigmates; capsule à 3 à 5 loges, s’ouvrant sur les côtés par autant de valvules. — Inflorescencé en cymes disposées en épi, en capitules ou en panicule plus ou moins diffuse.
625. C. glomerata L. sp. 235; Lefr. Cat. 17; Em. Mart. cat. 175. (C. agglomérée). — Plante toute hérissée de poils courts raides ; souche épaisse ; tige de 2 à 4 décim., dressée, simple; feuilles des rosettes radicalés et les caulinaires inférieures pétiolées, à limbe lancéolé ou ovale-lancéolé, obtus, un peu en cœur à la base, superficiellement crénelé; feuilles supérieures ovales, amplexicaules, ondulées ; fleurs formant des capitules très denses, terminaux et axillaires, accompagnés de feuilles florales ovales constituant un involucre ; divisions du calice lancéolées ; corolle longue de 20 à 25 mill., tubuleuse-campanulée, d’un bleu foncé, divisée jusqu’au tiers en lobes peu étalés; style inclus ou un peu exsert à capsule penchée, s’ouvrant par des valvules placées à sa base. %.
— Juin, septembre, C. dans les prés secs, sur les coteaux et dans les hois des terrains calcaires ou argileux. À
Distrib. géogr.— Toute l’Europe, jusque dans le sud de la Suède et de la
Norwège ; toute l’'Asie-mineure ; Caucase ; Perse ; Sibérie ; Dahurie; Japon,
Observ. — Le C. Cervicaria L., m'a été vaguement indiqué dans les bois avoisinant Lamothe-Beuvron; ilse distingue du C. glomérata, par ses feuilles inférieures longuement lanceolées, atténuées en pétiole ailé; par ses divisions Calicinales ovales et par son style ga dépasse toujours longuement la corolle.
Le C. medium L., souvent cultivé dans les jardins, est remarquable par ses grosses fleurs bleues (rarement roses), campanuléesventrues et à lobes très courts, ainsi que par la forme de son calice qui présente, entre chacune de ses divisions, un large appendice foliacé réfléchi. Cette belle espèce est complétement naturalisée à Blois, sur les talus du chemin de fer, entre la gare et la Butte; elle paraît originaire de Italie septentrionale et moyenne, mais elle est devenue subspontanée dans plusieurs lopue du Sud-Est de la France, notamment aux environs de
yon.
626. €. 'rachelium L., sp. 2% ; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 176. (C. gantelée). — Plante hérissée de soies raides, blanchâtres ; racine épaisse, sans stolons ; tiges simples, de 6 à 10 décim.; feuilles longuement pétiolées, profondément et doublement dentées, presque incisées, les radicales et les caulinaires inférieures ovales acuminees, en cœur à la base, les RUE souvent triangulaires; les supérieures deltoïdes ; ce formées de 1 à 3 fleurs, pen par un rameau court et disposées en grappe étroite à
’aisselle des feuilles supérieures ; divisions du calice étroitement lancéolées, acuminées, égalant presque la moitié de la corolle, celle-ci grande (3 à 4 cent. pr bleue, divisée jusqu’au tiers, et au-delà, en lobes ovales et longuement poilus sur les bords ; style inclus; capsule penchée, s’ouvrant par des valvules placées à sa base. %
— Juillet, août. Haies, bois couverts, AC.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Syrie ; Oural; Afrique sept.
627. C. rapunculoides L. sp. 234; Lefr. cat. 17. (C. fausse raiponce). — Plante glabrescente ou un peu poilue, rude; souche rampante, stolonifère: tige souvent simple, de 4 à 8 décim.; feuilles ovales lancéolées, inégalement dentées, les radicales et les caulinaires inférieures en cœur à la base, longuement pétiolées, les supérieures presque sessiles, étroitemént lancéolées ; fleurs en long épi unilatéral, solitaires à l’aisselle d’une bractée linéaire, presque sessiles, penchées ; divisions du calice lancéolées linéaires,
Vas E
LR
au moins moitié plus courtes que la corolle, celle-ci bleue, longue de 15 à 20 mill., divisée au moins jusqu’au tiers en lobes aigus, un peu étalés ; capsule penchée, s’ouvrant par des valvules placées à sa base. %.
— Juin, juillet. Bois couverts, jardins incultes, R, Parc des Montils au-dessus du chemin de Rouillon ! ; Candé! ; Cour-Cheverny, jardin du presbytère |! ; lisière de la forêt de Russy, près de Chaiïlles ! ; Blois, rue de l'usine à Gaz (Séjourné) Josnes (Roger) ; Avaray, (id.) ; Montoire (Lefrou).
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusqu’à la zone arctique ; Asie-mineure Caucase.
Observ. — Plante quelquefois cultivée et presque indestructible à cause de ‘ses longues racines rampantes; je ne l'ai jamais rencontrée en dehors du voisinage des habitations ou des parcs.
628. €. rotundifolia L. sp. 232; Lefr. Cat. 17; Em. Mart. cat. 176. (C. à feuilles rondes). — Plante très grêle, glabre ou un peu pubescente à la base ; souche dure, émettant quelquefois des stolons courts; tiges de 1 à 3 décim., ascendantes ; feuilles des rosettes stériles et les caulinaires inférieures (souvent détruites à la floraison) longuement pétiolées, à limbe ovale-orbiculaire, en cœur à la base, Crénelé sur les bords ; feuilles moyennes lancéolées, denticulées, les supérieures linéaires, entières ; fleurs portées par des pédoncules grêles, allongés, disposés en grappe
- simple ou un peu composée; divisions du calice linéaires-sétacées ;
corolle bleue, largement campanulée, divisée jusqu’au tiers en lobes un peu étalés ; capsule penchée, s’ouvrant par des valvules placées à sa base. %.
— Juin, juillet. Lieux arides; bords des prés et des chemins. AC. aux environs de Vendôme et dans la vallée du Loir. RR. ailleurs: Pierrefitte, rive gauche de a Boute-vive entre le pont de Cerboïis et le moulin Sarrazin (Em. Martin) ; Avaray, herbage de Chaumont (Roger).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu’en Islande; R. dans la région australe où la plante devient subalpine ; Caucase ; Sibérie ; Amérique sept.
Observ. — Le C. rotundifolia est quelquefois introduit dans les gazons avec les semences de graminées ; il peut y persister longtemps et paraître indigène. ‘
629. C. rapunculus L. sp. 232; Lefr. cat. 17: Em. Mart. cat. 176. (C. Raiponce). Vulg. Raïiponce. — Plante glabrescente ou brièvement velue ; racine renflée, napiforme; tige de 5 à 10 décim., plus ou moins rameuse ; feuilles radicales oblongues, atténuées en pétiole, entières ou un peu crénelées, les caulinaires beaucoup plus petites, linéaires, ondulées ; cymes formées de 2 ou 3 fleurs brièvement pédonculées à l’aisselle d’une petite bractée et disposées en grappe plus ou moins composée; divisions du calice linéaires. subulées, une fois plus courtes que la corolle ou l’égalant presque ; corolle bleue, divisée jusqu’au tiers environ en lobes un peu étalés ; style inclus ; capsule dressée, s’ouvrant par des valvules placées vers le sommet. (2).
— Juin ; août. Lieux secs, clairières des bois, haies CC. Distrib géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie-Mineure ; Oural ; Afrique sept.