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les espèces du g. Verb. p.106, pl. I. fig. L; Etudes sur les Verbascum de la France et de l'Europe centrale, p. 33; Lefrou cat. 18: Em. Mart. cat. 197. (M. Thapsus). Vulg. Bouillon blanc. — Plante couverte d’un tomentum laineux grisâtre, persistant; tige de 5 à 15 décim., simple; feuilles ovales-lancéolées, un peu crénelées, celles des rosettes atténuées en pétiole assez long, les caulinaires inférieures, sessiles ou brièvement pétiolées, les moyennes et les supérieures ordinairement très longuement décurrentes (d’une feuille à l’autre) en une aile large ; inflorescence formée de nombreux glomérules disposés en une longue grappe spiciforme, épaisse, dense, si ce n’est à la base, simple ou accompagnée dans sa partie inférieure de rameaux fiorifères courts; fleurs presque sessiles; calice grand (long. 8 à 12 mill.), partagé jusqu'aux deux tiers en 5 lobes ovales, lancéolés-aigus; corolle assez grande (diam, 12 à 25 mill.), sensiblement concave, d’un jaune pâle; 3 filets staminaux supérieurs, couverts d'abondants poils laineux blanchâtres, les 2 inférieurs glabres ou présentant seulement quelques poils épars ; anthères des 2 étamines inférieures insérées NE
-Stigmate capité, aussi large que haut ; capsule ovoïde.
Varie :
a. typicum, — Décurrence souvent large, allant d’une feuille à l’autre,
b. montanum. (V. montanum Schrad.; Em, Mart. cat. 197), — Décurrence parcourant à peine la moitié du mérithale ou même plus courte,
— Juillet, novembre. Bords des chemins, champs incultes ; la var. a est C. partout ; la var. b est plus R.; environs de Romorantin (Em. Martin) ; val de ia [nire.
Distrib. géogr. — L'Europe, presque jusqu’à la zone arctique; devient R. dans la région austro-orientale ; Caucase; Himalaya; Algérie et Madère, où il est sans doute importé, ainsi que dans l'Amérique sept.
Observ. — Le V. montanum Schrad., que plusieurs auteurs ont considéré comme espèce distincte, a éte établi par Schrader uniquement à cause de la brièveté de la décurrence des feuilles. A ce caractère, tout à fait insuffisant, Koch et les floristes qui l’ont copié, ont cru pouvoir ajouter celui tiré de la villosité des filets staminaux inférieurs. Mais ilest certain que les diverses formes du V. Thapsus peuvent présenter quelque chose d’analogue, c’est-àdire que leurs filets staminaux inférieurs sont quelquefois par-
semés de rares poils dont l’existence n’est d’ailleurs nullement
liée au degré de longueur de la décurrence.
Quand la tige principale du V. T'hapsus a été brisée au ras du sol, il n’est pas rare de voir des rameaux latéraux se développer au Collet de la racine; dans ce cas il arrive assez souvent que la décurrence est absolument nulle, et même que par un fait d’entraînement, les feuilles deviennent opposées ou à peu près. Cette observation s'applique à toutes les espèces du genre, de même que l’on rencontre cà et là des individus dont les filets staminaux sont fous glabres; ce fait, très rare d’ailleurs, à été observé dans toutes les espèces de Verbascum de notre région, et constitue leur forme gymnostemon.
102. W. Phlomoides L. sp. 253. Eranch. Etudes sur les Verb. p. 36. (M. phlomoïde). Vulg. Bouillon blanc. — Diffère du V. T'hapsus par ses étamines inférieures dont les anthères très grandes, 1-2 fois seulement plus courtes que le filet, sont complétement adnées latéralement; par son stigmate iancéolé-spatulé, 4 à
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5 fois plus long que large et dont les bords sont longuement décurrents sur le style. Le tomentum du V. Phlomoides est souvent jaunàtre ; la corolle, au moins 1 fois plus grande que celle de l’espèce précédente, atteint jusqu’à 5 et 6 cent. de diam. ; elle est d’un jaune plus vif, plane ou peu sensiblement concave.
Varie :
a. typicum (V. Phlomoides L.; Lefr. cat. 18; Franch. Essai, p. 115; Em. Mart. cat. 198). — Feuilles à décurrence très courte ou presque nulle ; glomérules de fleurs peu serrés, les inférieurs souvent très écartés. C’est la forme typique; Linné attribue même à son V. Phlomoides des feuilles semi-amplexicaules, non décurrentes,
b. australe. (V. australe Schrad. monogr. p. 28, pars I, tab, 2; Em. Mart. cat. 198). — Glomérules disposés comme dans la var. à, et souvent réduits à 2 ou 3 fleurs; feuilles semi-décurrentes, à décurrence cunéiforme ou arrondie à la base. S
e. thapsiforme. (V. thapsiforme Schrad. monogr. p. 21, pars 1; Franch. Essai, p. 112, pl. I. fig. 2; Lefr. cat. 18 ; Em. Mart. cat, 198). — Feuilles à décurrence large, parcourant toute la longueur du mérithale; glomérules disposés en grappe ‘serrée, souvent très allongée.
— Juillet, novembre. Bords des chemins, jachères; les var. a et b se rencontrent çà et là en Sologne et dans le val de la Loire ; la var. € est beaucoup plus répandue.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Suède mérid.; devient RR. dans l’Europe austro-orientale; Tauride ; Caucase,
Observ. — Les diverses formes du V. Phlomoides peuvent avoir les poils des filets staminaux tous glabres; dans cet état le V thapsiforme constitue le V. crassifolium Link et Hoffm.
703. VW. Blattaria L. Sp. 254 Franch. Essai. p. 179, pl IV. tab. 22 et Etudes, p. 62. Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 199. (44. Blattaire). — Plante ei de parsemée dans sa partie inférieure et sur les feuilles de très petits poils simples, glanduleuse dans le haut; tige de 6 à 10 décim.; raide, souvent simple: feuilles des rosettes oblongues irrégulièremernt crénelées-sinuées ou quelquefois incisées-pinnatifides, à segments sinués; feuilles caulinaires inférieures de même forme que celles des rosettes, les supérieures ovales, embrassantes, un peu crénelées ou dentées; inflorescence très glanduleuse en grappe lâche, souvent très allongée, simple ou présentant à la base quelques rameaux courts ; pédoncules allongés (15 à 20 mill.). toujours solitaires, accompagnés de bractées cordiformes plus courtes qu'eux dans les fleurs supérieures ; calice assez grand (6 à 8 mill.), partagé presque jusqu’à la base en 5 divisions lancéolées, aigués ; corolle grande (diam. 20 à 25 mill.), d’un beau jaune; poils des filets staminaux violacés ; anthères des étamines inférieures adnées latéralement ; stigmate arrondi; capsule globuleuse, égalant environ le calice un peu accrescent, ou le dépassant d’un tiers. @).
— Juin, août. Bords des chemins ou des champs argileux, un peu humides. AC. Distrib géogr. — Toute l'Europe moyenne et australe ; Asie-Mineure, Cau-
case; Perse; Afghanistan. Introduit dans la zone tempérée des deux hémisphères, à la suite de l’homme.