Retinacles renfermés dans un bursicule
Ovaire contourné ; labelle prolongé en éperon, . , . ,. . . ORCHIS. re Ovaire non contourné; éperon nul ou sous forme de mamelon; labelle élargi, convexe, entier ou à lobe moyen ovale. , ,.. OPHRYS. 358, 2, Rétinacles nus,
Ovaire contourné; un éperon très allongé ou en forme de sac. . . .. HABENARIA. 359.
G. 351. SPIRANTHES (Spiranthe)
Périanthe à divisions conniventes, campanulé presque tubuleux à la base et formant avec l’ovaire un angle droit ; labelle non prolongé en éperon, dirigé horizontalement, mais à limbe un peu pendant, ovale, entier, rétréci en une base canaliculée embrassant le gynostème, celui-ci court, prolongé au-dessous de l’an-
thère en une lamelle bifide assez développée sur laquelle s'appuie l’anthère aiguë et mobile; pollinies pulvérulentes, sans Caudicules, mais réunies par un rétinacle commun ; Ovaire non contourné. — Plantes peu élevées, à fleurs petites, blanches, disposées en épi spiralé ; souche à fibres renflées-napiformes, mais dépourvue de tubercules.
936. S. æstivalis Rich. Orch. Eur. ?8; Neottia æstivalis DC.; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 261. (Sp. d'été). — Fibres radicales charnues-fusiformes ; tige de 1-3 décim., finement glanduleuse dans le haut, portant dans sa moitié inférieure des feuilles étroitement lancéolées, atténuées en pétiole; labelle érodé sur les bords; fleurs odorantes le soir, vers le coucher du soleil. %.
— Juillet, août. Prairies tourbeuses; AC. dans l’arrondissement de Romorantin (Em. Mart.); Lanthenay, Pruniers, Veilleins, Villeherviers, Marcilly-en- Gault, Langon, Salbris, Soings; Cheverny, au pont Rouge; prairies de la vallée du Beuvron! R. ailleurs : Sargé (Legué),
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l’Angleterre et l’Ecossè, jusque dans l'Italie moyenne et la Croatie; se retrouve en Grèce et dans l’Anatolie,
937. Sp. autumnalis Rich. loc. cit.; Neottia autumnalis Lefr. cat. 24; Em. Mart. cat. 262. (Sp. d'automne). — Differe de l’espèce précédente par son mode de végétation ; ses feuilles ovales ou ovales-lancéolées, très brièvement rétrécies à la base, sans pétiole distinct, n’occupent pas la moitié inférieure de la tige florifère, mais elles forment un fascicule latéral, la tige florale ne présentant que des bractées membraneuses, engainantes; fibres radicales presque toutes renflées ; fleurs du S. æstivalis.
— Août, octobre; pelouses ierbeuses sèches. AR, dans l’arrondissement de Romorantin (Em. Mart.): Lanthenay, marnière de la Grange-Neure et pacage à la Dabinerie ; Pruniers, autour de l'étang de Longueville, dans les bruyères de la Cornuère et dans le pré de Bâtarde ; Villeherviers, gardoir de la Chansonerie et grandes marnières des Roches; Villefranche-sur-Cher, levée du canal en amont de l’'Escouriou. AC. aux environs de Blois; Chambord; Vineuill; Saint- Gervais!; Chailles!; Cellettes!; les Montils!; Pontlevoy!; la vallée du Loir, le Perche,
Distrib. géogr, — Europe australe et moyenne jusqu'en Danemark; littora de l’Asie-Mineure ; Caucase ; Afrique sept,
COXSPECTUS DÉS ESPÈCES,
Tige feuillée dans sa moitié inféricure, Sp. æstivalis (936). Feuilles toutes en fascicule latéral; tige florifère couverte de bractées engaînantes, , « .« , Sp. autumnalis (937).
G. 352. NEOTTIA (Néottie).
Périanthe à divisions conniventes en casque, le labelle non
prolongé en éperon, pendant, cunéiforme-allongé, bifide au som met et présentant quelquefois ? autres petits lobes latéraux; gynostème court ou assez long; anthère oblongue, obtuse, libre au sommet, appliquée sur un prolongement lamelleux du gynostème : pollinies granuleuses, dépourvues de caudieules mais réunies par un rétinacle commun; ovaire non contourné; souche à fibres cylindriques, dépourvue de tubercules,
938. IN. Nidus avis Rich. Orch. Eur. p. 59; Em. Mart. cat. 264, Epipactis Nidus avis Crantz; Lefr. cat. 2%. (N. Nid d'oiseau). — Plante finement pubérulente-glanduleuse, d’un brun pâle ou roussâtre dans toutes ses parties; fibres radicales courtes, très nombreuses, entrelacées en masse compacte et subglobuleuse ; tige de 1 à 5 décim.; feuilles réduites à des bractées engaînantes de la même couleur que la tige et les fleurs; inflorescence en grappe d’abord très serrée, conique puis un peu lâche; fleurs rousses ; bractées étroites à peine plus longues que le pédicelle; labelle bifide, à lobes divergents. oblongs. %.
— Mai, juin, Bois couverts des terrains calcaires. AR. Pruniers, parc de la Maison-Blanche! (Em. Martin) ; la Chapelle-Montmartin, tailles de Ruines (id.); Noyers, carrières de Belleroche (id) ; parc de Cheverny ! ; Cour-Cheverny, dans le parc de Beaumont et dans celui du Vivier ; Mont, parc de Clénor et çà et là dans toute la forêt de Russy !; parc de Chitenay !; forêt de Blois!; coteau du Loir, à Lavardin (Pelletreau) ; Baïillou (Legué),
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Caucase ; Oural,
939, N. ovata Bluff et Fingerh. Comp. 453. Epipactis ovata Crantz; Lefr. cat. p. 24; Listera ovata Rob. Br.; Em. Mart. cat. 263. (N, à feuilles ovales). — Plante brièvement glanduleuse; souche chargée de fibres nombreuses, allongées ; tige de 3-7 dévim. grêle, portant vers le milieu 2 feuilles subopposées, sessiles, largement ovales, à 7-9 nervures saillantes; fleurs pédicellées en grappe spiciforme lâche ; bractées ovales-lancéolées plus courtes que le pédicelle; fleurs assez petites, verdâtres; labelle pendant, oblong, profondément bifide, avec une petite pointe dans l’échancrure, à lobes linéaires, peu divergents. %.
— Mai, juin, AC. dans les bois frais et couverts.
Distrib. géogr. — Europe moyenne; R, dans la région australe ; Caucase Oural,
CONSPECTUS DES ESPÈCES »
2 feuilles ovales opposées sur la tige, . . , NN. ovata (959).
Plante rousse, sans feuilles, , . , IN. Nidus avis (938). G. 353. EPIPACTIS (Epipactis).
Périanthe à 5 divisions presque égales, rapprochées en casque tres ouvert ou presque étalées; labelle sans éperon, dirigé en avant, brusquement rétréci vers le milieu et présentant 2 gibbosités, entier ou trilobe, indivis au sommet; gynostème court, un peu acuminé ; anthère libre; masses polliniques réunies par un rétinacle commun; ovaire non contourné, mais à pédicelle tordu. — Souche à fibres cylindriques et dépourvue de tubercules.
949. Ep. palustris Crantz. Austr. 462, tab. I, fig. 5; Lefr. cat. 24; Em. Mart. cat. 263. (Ep. des marais) — Souche rampante Stolonifère; tige dressée de 3-5 décim., finement pubescenteglanduleuse dans sa partie supérieure ; feuilles inférieures ovaleslancéolées, un peu obtuses, les moyennes étroitement lancéoléesacuminées, les Supérieures presque linéaires; bractées égalant au moins l'ovaire; fleurs penchées, en grappe liche, subunilatérale ;
pédicelle moitié aussi long que l'ovaire, finement glanduleux divisions supérieures du périanthe rougeàtres ou d’un vert un peu brun; labelle blanc avec des stries purpurines, trilobé, le. lobe médian ovale-orbiculaire, crispé-fimbrié sur les bords, les lobes “er oblongs, souvent plus courts que lui ; ovaire pubescent. %.
— Juin, août. Prairies tourbeuses, surtout dans les terrains argilo-calcaires .
AC. à Pruniers et à Villeherviers, dans les prés de la Sauldre (Em. Martin); Lassay, près du château du Moulin (id.); Cüeverny, prairies spongieuses du Pont-Rouge! et de la Rousselière!; Cour-Cheverny, prairies de Sérigny ! de Lavau ! du moulin de Woilé! de Pontchardon!; prairies du Beuvron depuis Bracieux jusqu'aux Montils!; la Kerté-Saint-Cyr (Roger) ; Chambord!; Ven dûme, étang du Berger (Roger); prairies de la Cisse !.
Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis l'Angleterre et le sud de la Scandinavie, jusqu’en Russie; plus R. dans l’Europe australe: région Pontique Caucase ; Sibérie,
941. Æ. latifolia All. Ped. IT. 151 ; Lefr. cat. 24; Em. Mart cat. 362. (Ep. à larges feuilles). — Souche courte; tige de 3 à 6 décim., pubescente dans le haut; feuilles plus ou moins scabres sur les nervures, toujours plus longues que les entrenœuds, les inferieures et souvent les moyennes ovales, les supérieures lancéolées ou lancéolées-linéaires, longuement acuminées ; fleurs en grappe d’abord inclinée au sommet, puis redressée et un peu lâche, penchées sur leur pédicelle, celui-ci pubescent et plus court que l'ovaire ; bractées de longueur variable, les inferieures presque toujours plus longues que la fleur ; divisions supérieures du périanthe tres ouvertes, les 3 extérieures glabres ou plus rarement pubérulentes ; labelle plus court que les divisions externes, arrondi au sommet, brusquement termine par une pointe infléchie et présentant à sa base 2 callosités lisses; ovaire glabrescent. %.
| a. purpurascens, — Fleurs un peu rosées en dedans, verdätres ou teintées de brun à l’extérieur.
D. viridiflora, Ep. viridiflora Rchb. fl, excurs, p. 134; Boreau, f1, cent. ed, 2, vol, IT, 533. — Fleurs verdätres en dedans et en dehors ; feuilles inférieures et moyennes ordinairement plus étroites que dans le type, ovales-lancéolées, acuminées,
&e. violacea Durand Duq. cat. pl. de Lisieux, p. 102; Ep. violacea Boreau, fl, centr., ed, 3, vol, IT, 651. — Fleurs, et quelquefois toute la plante, d’un pourpre vioiacé, Comme bronzées,
— Juillet, août, Bois secs, surtout dans les terrains argilo-calcaires, La var, a est AC.: Pruniers; Villeherviers; Saint-Loup; Gièvres ; Noyers; Chambord: Cheverny ; forêt de Russy; Pontlevoy ; les Montils; Blois; Avaray; vallée du Loir, La var b, serencontre cà et là avec le type: parc de Cheverny !; Cour- Uheverny, parc de Beaumont !; Candé!; La var e. est RR.: Baillou, dans le bois de Roquelane (Legué),
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, presque jusqu’à la zone arctique ; Asie- Mineure; Caucase; Perse; Himalaya ; Sibérie ; Afrique septentrionale.
942, Ep. atrorubens loffm. Deutsch. fl. 11.182. (Ep, pourpré). — Espèce assez peu distincte de l’Æp. latifolia, et surtout de sa varicte €. violacea, par ses fleurs plus petites, d'un rouge foncé,
ar les gibbosités du labelle qui sont ondulées-plissées à la sur-
ace et non pas lisses; la plante est ordinairement d’un rouge violaté dans toutes ses parties et plus grêle que l’Ep. latifolia; les feuilles inférieures sont ovales-arrondies, assez petites, les divisions externes du périanthe brièvement pubescentes ; l'ovaire est finement tomenteux durant l’anthèse, puis glabre.
— Juin, juillet. Bois secs, collines pierreuses des terrains calcaires. R,. Avaray, garenne du Moulin-à-Vent! (Roger); Courbouzon, garenne des Hauts- Greniers (id.); buttes de Marcilly, près de Vendôme! (Rolland).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Caucase; Perse,
943. Ep. microphylla Ehrh. Beitr. IV. 42; Em. Mart. cat. 263. (Ep. à petites feuilles), — Voisin des deux espèces précédentes, il diffère de l’Ep. latifolia par les gibbosités du labelle qui sont plissées à la surface, de l’Æp. atrorubens par ses fleurs constamment verdâtres, légèrement teintées de rose à l’intérieur; il se distingue nettement de l’un et de l’autre par ses feuilles écartées sur la tige, plus courtes que les entrenœuds ou les égalant à peine petites, (longues de 2 à 3 cent., sur 1 cent. de largeur), ovales-lancéolees, presque lisses sur les nervures; la tige est très grêle, pubérulente au sommet ; les fleurs longuement peédicellées, tres odorantes, forment une grappe très lâche.
— Juin, juillet. Bois un peu couverts des terrains calcaires. R. Gièvres, bois du Poulinat! (Em. Martin) ; parc de Cheverany, le long du mur de clôture, bordant la route de Cour-Cheverny, près du bélier et au Marmot !,
Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale, depuis le Danemark jusqu’en Italie; Asie-Mineure ; Caucase; Daghestan,
Observ. — La plante disparaît parfois pendant deux ou trois ans de stations où elle s'était montrée tres abondante ; on provoque son développement en faisant tenir, sous le bois, des places dégarnies d'herbes et de feuilles mortes.
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Feuilles grandes, toutes beaucoup plus longues que les entre-
DOME ouate CMP eau al is lé a clear US s LS (OU 2,
F Feuilles petites, plus courtes que les entrenœuds ou les égalant
à peine. SU 005 0 (His 5. 0e à Ep, microphylla (943).
{ Labelle blanc veiné de rouge, trilobé ; plantes des marais,
2, Ep. palustris (940), | Labelle purpurin ou verdâtre, non trilobé; plantes des lieux secs. 3,
Fleurs verdâtres ou purpurines, ou roses en dedans ; gibbosités
du labelle lisses. , , ,....,.,,. Ep. latifolia (941).
Fleurs d’un pourpre noir ; gibbosités du labelle plissées, , . , Ep. atrorubens (9/2).
G. 354. CEPHALANTHERA (Céphalanthère).
Diffère des Epipactis par la forme du périanthe dont toutes les divisions, peu inégales entre elles, sont dressées et conniventes avec le labelle; par la disposition plus ou moins spiralée de
l'ovaire, au moins durant l’anthèse ; le labelle est dépourvu de | véritable éperon, mais toujours un peu gibbeux à la base.
944, €. ensifolia Rich. Orch. Eur. 38: Em. Mart. cat. 262. (C. à feuilies étroites). — Souche produisant de nombreuses fibres cylindriques ; tige de ? à 6 décim., grêle, glabre ; feuilles étroitement lancéolées, les supérieures lancéolées-linéaires, longuement acuminées; SUrE lâche et ordinairement paucifiore; bractées très petites, 5 à 6 fois plus courtes que l'ovaire; périanthe blanc avec le sommet du labelle tache de jaune ; divisions externes lancéolées, aiguës, les 2 internes obtuses: labelle parcouru à la gorge par de petites crêtes, trilobe vers le milieu, le lobe moyen plus large que les latéraux, cordiforme et mucroné; ovaire Contourné pendant Fanthèse. %.
— Mai. juin. Buissons, clairières des bois des terrains calcaires. R. Noyers, au-dessus des carrières de Belleroche! (Monin) ; çà et là dans la forêt de Russy, vers Vineuil et Mont!, au camp de César !, sur le coteau de la Boissière, entre Seur et Cellettes! (Paty) ; Lavardin (Nouel).
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, depuis la Norwège et le Danemark ; Asie-Mineure ; Caucase ; Perse; Afghanistan; Oxiral; se retrouve dans le Maroc.
95. €. grandiflora Babingt. Man. 296: Em. Mart. cat, 262. Epipactis pallens Wild ; Lefr. cat. 24. (C. à grandes fleurs). — Souche produisant de nombreuses fibres cylindriques ; tiges finement puberulentes au sommet, feuilles ovales-lancéolées ; grappe làche, pauciflore ; bractées inférieures foliacées égalant les fleurs ou les dépassant, les supérieures environ de la longueur de Povaire ; fleurs presque 1 fois aussi grandes que celles du C. ensifolia (long. 18 à 20 mill.), blanches avec le labelle jaune en dedans et à divisions supérieures toutes obtuses les 2 intérieures seulement un peu plus courtes ; labelle parcouru à la base par 3 crêtes saillantes, trilobé vers le milieu, le lobe moyen largement cordiforme, acu-. miné; ovaire contourné. %.
— Mai, juin. Bois ces terrains calcaires. AR, Pruniers; bois de l'Abbaye (im Mart.); Veillens, bois de Montgiron (id.); pare de Cheverny !; Cour- Cheverny, pare de Beaumont !; parc de Chitenay ! ; forêt &e Russy, coteau de la Boissière! ; Saint-Gervais, à la montée de la forêt; Mer, bois de Beaumont (Roger), Çà et là dans le val du Loir (Nouel).
Distrib géogr. — Europe moyenne et australe jusqu’en Angleterre et en Da nemark; Asie-Mineure ; Caucase.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Bractées très petites, beaucoup plus courtes que l'ovaire ; feuilles étroitement lancéolées, , . . ., , « + C. ensifolia (944).
Bractées foliacées, égalant au moins l'ovaire ; feuilles inférieures et moyennes ovales-lancéolées, ,; €. grandiflora (945).
G. 959, LIMODORUM (Limodore).
Divisions du périanthe dressées-campanulées, conniventes avec le labelle, celui-ci rétréci en onglet à la base et prolongé en eépe-
ron, à limbe entier, un peu concave ; gynostème allongé: anthère sessile, obtuse, terminale et libre; pollinies granuleuses pulvérulentes, sans caudicule, mais réunies par un rétinacle commun: ovaire non contourné. — Souche fibreuse ; feuilles réduites à des gaînes membraneuses.
946. L. abortivum Sw. Act. Holm. 6, p. 80. Em. Martin cat. p. 264. (L. abortif) — Plante bleuâtre-violacée; souche très allongée, profonde, émettant des fibres cylindriques ; tige robuste, souvent flexueuse, glabre; toutes les feuilles réduites à des gaines membraneuses violacées, dont le limbe est peu ou pas développé ; grappe très allongée, lâche; bractée d’un violet tres pâle, à 5-7 nervures, ovales-lancéolées, concaves, les inférieures plus longues que la fleur, celle-ci d’un bleu violacé, grande (25 à 30 mill.), dressée : labelle ovale, concave, ondulé sur les bords; éperon descendant, droit, cylindrique-aigu, presque aussi long que l’ovaire.
— Juin. Bois montueux des terrains calcaires. RR. et peu fixe dans ses stations: Noyers, çà et là dans les bois avoisinant à l'Est les carrières de Belleroche ! (Charlot; Em. Martin),
Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis la Belgique et la France occidentale, jusque dans la région Danubienne et la Grèce; Asie-Mineure; Caucase; Afrique septentrionale,
G. 356. LIPARIS (Liparis).
Divisions externes du périanthe étalées; labelle occupant la partie supérieure de la fleur, dressé, non prolongé en éperon ; gynostème allongé, un peu infléchi, dilaté et comme ailé de chaque côté du stigmate ; anthère biloculaire, terminale et libre, mobile, caduque,surmontée par un appendice membraneux ; 4 pollinies de nature séreuse et réunies par paires dans chacune des loges ; 2 rétinacles.
947. IL. Loeselii Sw. Orchid. Eur. 38, tab. 10. (L. de Loesel). — Plante d’un vert pâle, devenant jaunâtre par la dessiccation ; rhizome épaissi en bulbe dû au rentiement de la partie inférieure de la tige et enveloppé d’une ou plusieurs tuniques minces et finement réticulées entre les fibres; bulbe de l’année précédente persistant souvent à côté ou au-dessous du bulbe récent ; tige de 8 à 15 cent., anguleuse, très amincie sur les bords, triangulaire au sommet; 2 ou 3 feuilles minces, oblongues; grappe lâche, paucifliore; fleurs dressées, d’un vert jaunâtre, assez petites (5 à 6 mill.), accompagnées de petites bractées membraneuses plus courtes que le pédicelle; divisions du périanthe étalées toutes obtuses, les 2 internes moitié plus étroites que les externes; labelle ovale, finement denticule tout autour, quelquefois incisé ou crénelé. %.
— Juin, juiliet. Prairies tourbeuses, RR. Averdon dans une prairie spongieuse, près du moulin des Tressauts! (Lefrou) ; signalé aussi par Lefrou, à Cheverny ; dans les prés de la Rousselière; les travaux d’assainissement l'en ‘ ont fait disparaître.
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusque dans la Suède méridionale,
fi
té”
Observ. — Le L. Loeselii est l’une des rares Orchidées européennes dont les fleurs ne sont pas déviées de la position normale par la torsion du pédicelle ou de l'ovaire; aussi contraire-. ment à ce que l’on voit dans les autres espèces, Ie labelle occupe la partie supérieure du périanthe.
G. 357 ORCHIS (Orchis).
Périanthe à divisions extérieures latérales relevées ou étalées horizontalement, ou toutes conniventes en casque avec les 2 interieures ; labelle pendant, souvent trilobé, avec le lobe moyen entier ou diversement incisé, prolongé en éperon à la base; anthères complétement adnées avec le gynostème; pollinies naissant de 2 rétinacles libres renfermés dans un bursicule ; ovaire contourné. — Plantes à rhizome pourvu de tubercules entiers ou inciséspalmés ; feuilles s’élevant plus ou moins sur la tige, les superieures réduites à des gaines.
48. Orch. hircina Crantz stirp. austr. 484; Lefr. cat. 2% Aceras hircina Lindl.; Em. Mart. cat. 264. (O. bouc). — Bulbes ovoïdes, entiers ; tige robuste, de 6 à 8 décim.; feuilles ovaleslancéolées, les moyennes et les supérieures aiguës, toutes longuement engaînantes et recouvrant une grande partie de la tige; fleurs à odeur de bouc, formant une longue grappe à la fin un peu lâche: bractées lancéolées linéaires, plurinervées, très longues, dépassant la fleur : divisions supérieures du périanthe conniventes en casque, verdâtres avec des lignes purpurines et des ponctuations rougeâtres en dedans ; labelle couvert à la base de papilles rouges et blanchâtres, trifide, à divisions linéaires, les latérales courtes, crispées, l’intermédiaire très développée, 6-8 fois plus longue que la fleur, linéaire, denticulée au sommet, roulée en tire-bouchon avant l'anthèse; éperon petit, obtus, 3 ou # fois plus court que l'ovaire. %.
. — Mai, juillet. Pelouses sèches des terrains calcaires, AC. aux environs de Romorantin; vallée du Cher et de la Loire; environs de Blois et de Cour- Cheverny ; vallée du Loir ; le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe depuis l'Angleterre, jusque dans la Russie moyenne; Afrique septentrionale,
949. Orch. Morioe L. sp. 1533; Lefr. cat. 24; Em. Mart. cat. 265. (O. bouffon). — Tubercules ovoïdes, entiers; tige de 1 à 3 décim.; feuilles lancéolées, obtuses ou un peu aiguës, planes ; fleurs presque inodores, peu nombreuses, en grappe lâche; bractées trinervées, lancéolées, les inférieures égalant presque l’ovaire, les supérieures moitié plus courtes, souvent uninervées ; divisions supérieures du périanthe rougeñtres, rayées de vert, obtuses, - toutes conniventes en casque subglobuleux ou les 2 latérales externes un peu étalées ; labelle d’un pourpre pâle, sensiblement plus grand que les divisions supérieures. plus large que long, obscurément trilobé, avec les côtés rabattus, à lobe moyen diversement crénelé ou émarginé, quelquefois bilobe : éperon horizontal, souvent un peu renflé en massue au sommet, plus court que l'ovaire. %.
— Avril, juin, — C. sur les pelouses, dans les prés un peu secs.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans le Sud de la Scandinavie ; Caucase; Sibérie, |
ne
Ca
CA
Observ. — La coloration des fleurs et la forme du labelle sont très variables; les formes à fleurs d’un rose tendre ou d’un blanc verdâtre ne sont pas rares dans la Sologne.
950. Grch. ustulata L. sp. 1353 ; Lefr. cat. 21: Em. Mart. cat. 265. (O. brulé). — Tubercules subglobuleux, entiers ; tige de 1 à 3 décim.; feuilles lancéolées ou oblongues, planes; fleurs à odeur agréable, petites (4 à 5 mill.), très nombreuses en grappe serrée ; bractées membraneuses, uninervées, égalant au moins la moitié de l’ovaire ; divisions supérieures du périanthe d’un pourpre noir, libres entre elles, conniventes en casque court et obtus ; labelle tripartite, blanchâtre avec des ponctuations purpurines, les lobes latéraux horizontaux, oblongs, le lobe moyen à peine plus large que les latéraux, bifide avec une petite pointe dans l’échancrure ;
‘éperon dirigé en bas, petit, 4 à 6 fois plus court que l'ovaire. %.
— Mai, juin. Pâturages, prairies un peu fraîches. AC. dans toute la Sologne, dans la vallée de la Loire, aux environs de Blois, dans le Perche,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe dans la région montagneuse ; Caucase et Oural, *<
951. Orch. coriophora L.sp. 1332 ; Lefr. cat. 24; Em. Mart. cat. 265. (O, punaise). — Tubercules ovoïdes, entiers ; tige de ? à 4 décim.; feuilles lancéolées, planes ou un peu en gouttière; fleurs à odeur de punaise, plus rarement inodores, quelquefois à odeur suave (O. fragrans Poll.), assez nombreuses en grappe d’abord serrée, ovoide ; bractées ordinairement uninervées, plus courtes que l’ovaire ou l’égalant presque; divisions supérieures du périanthe d’un rouge brun obscur avec des stries verdâtres, conniventes en casque uvale un peu aigu, les 3 extérieures connées dans leur tiers inférieur et adhérentes avec les 2 internes; labelle pendant, d’un pourpre livide avec des ponctuations plus foncées, trilobé, à lobes lineaires, courts, obtus, le moyen seulement un peu plus long, les latéraux denticulés au sommet; éperon descendant, environ moitié plus court que l'ovaire. %.
— Mai, juin. — Prairies un peu fraîches des terrains siliceux. AC. dans la Sologne, aux environs de Vendôme et dans le Perche,
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Belgique; Caucase; nord de la Perse,
X Orch. olida Brébisson fl. de Norm.{ed. 2), p. 257. Orch. cimicina Bréb. fl. de Norm. ed. 1 (non Crantz); RChb. Icon. fi. Germ. p. 22, tab. 152. (O. odorant). — Hybride de l'O. coriophora et de l'O. Morio ; il a le casque obtus et le large labelle du second, mais ce labelle est trilobé comme dans l’O. coriophora, dont
VOrch. olida diffère par la coloration des fleurs qui sont d’un
pourpre foncé, par la forme du labelle dont les divisions élargies sont peu inégales, tronquées et érodées-denticulées au sommet ; tubercules arrondis; feuilles étroites, un peu canaliculées , dressées ; fleurs exhalant une odeur très suave et disposées en grappe assez lâche ; bractées colorées, uninervées égalant l’ovaire ou un peu plus courtes que lui; divisions externes du périanthe d’un pourpre terne, brièvement connées à la base, formant avec les 2 internes un casque un peu ouvert au sommet; labelle d’un pourpre foncé, velouté; éperon pâle, droit, cylindrique, plus court que l'ovaire.
— Mai, juin. Prairies sèches en société de l’Orch. Morio et de l’Orch.coriophora,
RR. Cheverny, route de Contres: dans le pré des Saules!; Chémery dans une prairie touchant l'Etang-Neuf, près de la route!. "2m
Distrib. géogr. — Le S-0. de la France.
Observ. — Ce rare hybride n’a été jusqu'ici rencontré que 3 fois, en dehors de sesstations en Loir-et-Cher: à Vaux près de Falaise, par de Brébisson qui l’a découvert en 1834; à Lanquais (Dordogne), par Ch. Desmoulins; à Castres, dans le Tarn, Dar de Laramberœue. L’odeur suave de ses fleurs est un fait remarquable, car l’un des parents est à peu près inodore et l’autre, Orch. coriophora exhale, dans les localités où se produit l’Orch. olida, une repoussante odeur de punaise; il faut remarquer cependant que parfois ce même Orch. coriophora peut avoir un parfum réellement agreable, particularité bizarre, bien faite pour jeter des doutes sur l'importance du caractère attribué à l'odeur des plantes par quelques auteurs.
Sous le nom d'O. Morio-coriophora, M. Timbal-Lagrave a décrit et figuré l’hybride trouvé à Castres par M. de Larambergue; mais la figure qu’il en donne ne convient ni aux spécimens de Loir-et-Cher, ni même à celui qui m'a été communiqué par M. de Larambergue ; le casque est trop ouvert et les divisions supérieures du périanthe trop allongées et trop aiguës (Cf. Timbal 4 Mém. sur les Orch. hybr. p. 77. pl, I, fig. 1, 2).
952. Orch. militaris L. fl. Suec. ed. 2, p. 310, exel. cit. Vaill. bot. Par, tab. 31. fig 21. (O. militaire). — Tubercules entiers ; tige de 3 à 4 décim.: feuilles ovales-lancéolées, obtuses ; fleurs en grappe assez serrée, courte; bractées 3-4 fois plus courtes que l'ovaire ; divisions supérieures du périanthe conniventes en Casque ovale, aigu, d’un rose pâle ou un peu cendré, ponctué en
edans, les 3 extérieures connées à la base; labelle d’un pourpre pâle, parsemé de papilles rouges; lobes latéraux linéaires et courts; lobe moyen étroit à la base, allongé, divisé au sommet en ? lobules courts, linéaires ou oblongs, très divariqués, quelquefois presque horizontaux, avec un lobule intermédiaire filiforme ; éperon descendant, presque 2 fois plus court que l'ovaire.
— Mai, juin. Bois et coteaux secs des terrains calcaires. RR. Buttes de Marcilly, près Vendôme! (Nouel, Rolland).
Distrib. géogr. — Europe moyenne jusque dans le Daremark et dans les, îles de Gotland et d'Oeland ; Tauride et Caucase ; Sibérie.
Observ. — La figure du Botanicon parisiense, citée par Linné, appartient soit à l’Orch, angusticruris Kranch., soit à lOrch. hybrida, tel que le figure Reichenbach ; Cest avec l'Orch. angusticruris seulement que lOrch. militaris peut être confondu dans notre région et l’a été souvent, je crois ; il en diffère par la coloration tres pâle du casque et par la disposition divariquee des lobules du lobe moyen. Dans les hybrides cités plus haut, le casque est d’un rouge brun et les lobules du lobe moyen allongéslinéaires, seulement un peu divergents.
953. Greh.purpureaHuds. Angl.ed.1,33%, Em. Mart. cat, 266. O, fusca Jacq. Austr. IV. 307.—{0. pourpré). Tubercules gros, ovoïdes : tige robuste, de 5-8 décim.; feuilles ovales et ovales-lancéolées ; fleurs en grappe un peu lâche, quelquefois très allongée (jusqu'à 30 cent.); bractées 5-6 fois plus courtes que l'ovaire ; divisions supérieures du périanthe conniventes en casque ovale-aigu, d'un rouge brun, parsemé de points plus foncés, les 3 extérieures brièvement connées à la base; labelle d’un pourpre très pâle, presque blanchâtre, parsemé de papilles rouges, élargi à la base, court: lobes latéraux linéaires, rapprochés des ? lobules du lobe
moyen qui sont toujours sensiblement plus larges, subquadrangulaires, tronqués et denticulés à la base, avec une très petite dent intermédiaire ; éperon environ ? fois plus court que l'ovaire. %. 4
— Mai, juin. AC. dans les bois des terrains calcaires; AR. dans le Perche, aux environs de Mondoubleau (Legué).
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusque dans le Danemark ; Asie-Mineure, Caucase.
Observ.— La forme du labelle est extrêmement variable dans cette belle espèce, et dans certaines formes anormales il peut même être entier, seulement denté au pourtour, sans traces de lobes et lobules ; l'Orch. purpurea se distingue pourtant assez sûrement des espèces voisines par la forme de son labelle, toujours relativement court, à lobules rapprochés des lobes latéraux, et 2 ou 3 fois aussi larges qu'eux ; la coloration foncée du casque et la disposition peu divergente des lobules du lobe moyen ne permettent pas la confusion avec l’'Orch. militaris. |
X Orch. angusticruris Franch. in Humnicki Cat. plant. nouv.,Orl. p.27, (sans descrip.). Orch.hybrida, Boreau. F1. du centre, ed. 3, vol. II, p. 643 (an Boenngh ?); Orch. simio-purpurea Weddelli Mss.,ex Gren. et Godr. fi. fr. 111,291. (O. à jambes étroites). — Certainement issu de l’Orch. simia et de l’Orch. purpurea, mais voisin surtout de ce dernier dont il a le casque foncé et le port; il n’en diffère que par son labelle étroit à la base, à lobe moyen allongé et profondément divise en deux lobules linéaires (avec une petite dent intermédiaire), écartés des deux lobes latéraux et de la même largeur qu'eux ; la couleur du labelle et la disposition des papilles sont les mêmes que dans l'Orch. purpurea.
— Mai, juin. Bois et coteaux des terrains calcaires, partout où lOrch. simia et l’'Orch. purpurea végètent ensemble : Pruniers ; Gièvres; Noyers, aux carrières de Belleroche; Cheverny; Cour-Cheverny ; Chitenay ; forêt de Russy;
Mer ; Herbilly ; bois de Fréchines ! ; environs de Mondoubleau.
Observ. — On distingue dans l’Orch. angusticruris deux formés extrêmes, que l’on serait tenté de considérer comme des produits de croisement inverse, s'ils n’étaient reliés par de nombreux intermédiaires ; l’un rappelle davantage l’Orch, simia, par sa grappe courte et serrée, ses lobes et lobules étroitement linéaires, souvent un peu recourbes en avant. +
L'autre forme a les fleurs plus grandes, la grappe lâche et allongée de l'Orch. purpurea, les lobules sont moins étroits, quoique linéaires ; cette forme paraît plus rare que la précédente; je l’ai rencontrée seulement dans le parc de Chitenay, ou lOrcA. angusticruris est particulièrement abondant. :
Je n’ai pas cru devoir conserver le nom d’Orch. hybrida pour l’'hydride né de l’Orch. purpurea et de YOrch. simia, parce que l'origine de la plante de Boeninghausen me paraît tout-à-fait obscure. En décrivant pour la première fais cette plante dans le Flora excurs. I, p. 125, Reichenbach pere fait observer qu’il n’a vu aucun des spécimens de Boeninghausen et il ajoute qu’il considère lOrch. hybrida comme intermédiaire entre l'Orch. mulitaris et l'Orch. fusca (Orch. purpurea). D'autre part, M. Reichenbach fils, qu’on doit supposer avoir connu la plante de son père, figure dans les Icones fl. Germ. XIII, tab. 25, sous le nom ®Orch. hybrida et sans en indiquer l’crigine, une plante si semblable à l’'hybride de FOrch. simia et de VOrch. purpurea que M. Boreau na pas hésité à considérer cet hybride comme étant la plante de
Boeninghausen. Cet avis n’a pas du reste été partagé par Grenier et Godron, ni par la majorité des auteurs qui, revenant à l’opinion de Reichenbach père, considèrent l’Orch. hybrida comme constituant l’hybride de l’Orch. purpurea et de l'Orch. militaris.
Devant ces divergences d’opiaion, j'ai cru devoir reprendre un nom d’herbier que M. Humnicki a publié, en l’appliquant plus particulièrement à une forme spéciale de l’hybride, plus voisine de l’Orch. simia que de l’Orch. purpurea,
954. Or. simia Lamk. fl. fr. III. 507; Lefr. cat. 24: Em. Mart. cat. 266 (O. singe). — Tubercules entiers, ovoïdes ; tige de 3 à 5 décim.. ; feuilles obovales oblongues : fleurs en grappe courte assez serrée; bractées très petites, 4-5 fois plus courtes que l'ovaire; divisions supérieures du périanthe réunies en casque ovale-acuminé, rose ou d’un blanc cendré, un peu ponctué en dedans, les 3 exterieures connées à la base; labelle pâle, lavé de rouge sur les bords, très étroit à la base, à lobes tous porrigés, recourbés en avant ; lobes et lobules très étroitement linéaires, tous égaux entre eux ; éperon blanchâtre, 2 fois plus court que l'ovaire. %.
— Mai, juin. Bois et coteaux secs des terrains calcaires. AC. Pruniers; Langon; Gièvres ; coteaux de la vallée du Cher; Cheverny; Cour-Cheverny ; Chitenay; Cormeray ; forêt de Russy; les Montils ; Chaumont; coteaux de la Beauce et du Loir,
Distrib. géogr. — Europe occidentale et australe; R, dans la région occidentale ; se retrouve dans l’Asie-Mineure et dans le Caucase,
Observ. — Espèce caractérisée surtout par la coloration très pâle du casque ; par son labelle teinté de rouge et dont les lobes sont tous recourbés en avant. J'en ai observé une forme dépourvue d’éperon, à la montée de la forêt de Russy, près de Saint-Gervais.
955. OGrch. mascula L. sp. 1333; Lefr. cat. 24; Em. Mart. cat. 267. (O0. male). — Tubercules entiers ; tige de 2 à 4 décim., feuilles
ovales-oblongues, quelquefois parsemées de taches noires; fleurs.
purpurines ou très rarement blanches, en grappe lâche; bractées presque aussi longues que l'ovaire, uninervées, souvent colorées ; divisions latérales externes du périanthe ovales-lancéoiées, obtuses ou un peu aiguës, très étalées ou tout-à-fait redressées ; labelle parsemé de longues papilles veloutées, largement obovale, érodé tout autour, obscurément trilobé, à lobes élargis, égaux entre eux, tronqués ou arrondis; éperon cylindro-conique, un eu renflé au sommet, étalé ou ascendant, égalant presque ’ovaire. %. .
— Mai, juin. Bois, prairies, pelouses. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure ; Perse; Caucase;Oural; Afrique septentrionale,
956. Orch. laxiflora Lamk. fl. fr. III. 504; Lefr, cat. 23; Em. Mart. cat. 267. (O. laxiflore). — Tubercules ovoïdes entiers; tige de 3 à 6 décim.; feuilles dressées, étroites, aiguës, pliées en gouttière ; fleurs en grappe lâche allongée ou raccourcie ; bractées plurinervées, colorées, les inférieures egalant au moins l'ovaire ; divisions supérieures du périanthe purpurines, les 2 extérieures latérales redressees ; labelle d’un pourpre souvent foncé, blanchâtre et moucheté de rouge à la base, de forme assez variable d’ailleurs, peu profondément trilobé, à lobes latéraux élargis, arrondis ou tronques, denticulés, rabattus, plus rarement un peu
étalés, le moyen tres variable, quelquefois presque nul; éperon horizontal ou ascendant, environ d’un tiers plus court que l'ovaire.
a. Lamarkii. — Lobe moyen beaucoup plus petit et plus court que les latéraux, ou presque nul ; labelle à bords rabattus sur les côtés fleurs d’un pourpre très foncé.
B. palustris. O. palustris Jacq. Coll. I, 75; Em. Mart. cat. 268. — Labelle presque plan, à lobe moyen aussi long ou mème un pu plus long que les latéraux, entier ou émarginé, fleurs d’un pourj re moins foncé; feuilles très étroites,
— Mi, juin. Prairies humides ou tourbeuses. La var. a est C. dans toute la Sologne, la vallée du Cher, la vallée de la Cisse, du Loir; la var. b. a été observée une seule fois à Gièvres, dans un pré avoisinant la Grange de Rère (Em. Martin); marais de Poulines, près de Vendôme !
Distrib. géogr. — Europe occidentale, australe et orientale ; Asie-Mineure Caucase ; Perse.
X Orch. alata Fleury Orch. des env. de Rennes, p. + Orch. Morio laxiflora Reut. in Rchb. Icon. vol. XII, p. 50, tab. 4], fig. 2. (0. alé). — Très probablement hybride de l’Orch. Moro etde l'Orch. laxiflora, et parfaitement intermédiaire entre les deux; son port est souvent celui de l'Orch. Morio, mais bien plus robuste ; les divisions supérieures du périanthe ne sont pas conniventes en casque, les latérales externes étant toujours relevées ou, tout au moins très étalées; leur coloration et leur forme sont à peu près celles de l'Orch. Morio. I1 se distingue plus facilement de VOrch. laxiflura par ses fleurs d’un pourpre moins foncé, par la forme des divisions externes du périanthe qui sont courtes et obtuses, les 2 latérales moins complétement redressées; les lobes latéraux du labelle sont aussi moins rabattus, les feuilles plus courtes, à peine canaliculées; certains individus sont d’ailleurs plus rapprochés de l'Orch. Morio, d’autres plus voisins de l’Orck. laxiflora ; les lignes verdâtres des divisions supérieures du perianthe font quelquefois complétement défaut et les fleurs ressemblent alors davantage à Celles de l’Orch. laxiflora; mais dans ce cas la forme du labelle suffit pour faire reconnaître la plante ; les bractées supérieures sont souvent uninervées, les inferieures trinervées.
— Mai, juin. AC. dans toute la Sologne, dans la vallée du Beuvron, et dans celle du Loir; environs de Mondoubleau (Legué), partout enfin où l'Orch. Morio et l’Orch. laxiflora végètent ensemble; l’'Orch alata occupe généralement la zone de terrain intermédiaire, ni très humide ni trop sèche, située entre les parties mouillées et les bas fonds des prairies où végète l'Orch. laxiflora et les rives plus sèches où se tient de préférence l’'Orch. Morio,
Observ. — L'origine hybride de l’Orch. alata n'est guère douteuse, car on le trouve constamment dans la Sologne, toutau moOIns,
partout où ses parents présumés croissent en mélange ou dans un voisinage immédiat; toutefois, il faut reconnaitre que d’une part sa fréquence, ce qui n’est point le fait ordinaire des Orch:dées hybrides, et d'autre part les différences parfois légères qui le séparent de l’un ou de l’autre de ses parents, Sont de nature à
jeter des doutes sur son origine et autorisent jusqu’à un certain
point l'opinion des botanistes qui ne voient dans l’Orch.alata qu'un lusus soit de l’'Orch. Morio, soit de lOrch. laxiflora.
957. Grch. latifolia L. sp. 1334; Lefr. cat, 24; Em. Mart. cat. 268. (O. à larges feuilles). — Tubercules palmés; tige fistuleuse, robuste, de 3 à 6 décim., couverte presque jusqu’au sommet de feuilles lancéolées, d’un vert foncé, souvent maculées de noir,dressées ou étalées; fleurs purpurines ou lilas, en grappe assez dense ; bractées plurinerveées, à nervures anastomosées, vertes ou rougeñtres, aiguës, toutes, ou les inférieures seulement, plus longues que les fleurs, rarement un peu plus courtes : divisions supérieures du périanthe ovales, les ? externes latérales complétement redressées ou même déjetées en arrière, lancéolées; labelle parcouru de veines et parsemé de ponctuations d'un pourpre foncé, élargi, t'ilobé, le lobe moyen un peu plus long que les latéraux, tous ovales, denticulés ; éperon cylindro-conique, obtus, plus court que l'ovaire. %.
— Juin. C. dans les prés humides, Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu'en Suède et en Norwège ; Asie- Mineure; Perse; Caucase; Sibérie; Afrique septentrionale.
Observ. — L’Orch. incarnata L. fl. suec., séparé par son auteur de l’Orch. latifolia, surtout à cause de ses fleurs roses, couleur de chair, et de ses feuilles étroites, ne m’est pas connu en Loir-et- Cher; les feuilles cucullées au sommet que lui attribuent la plupart des auteurs, après Koch, ne fournissent qu'un caractère peu précis se retrouvant plus ou moins accentue dans des formes qu’on ne peut séparer d’ailieurs de l’Orch. lahifolia, plante très polymorphe, dont l’Orch. incarnata n'est probablement qu’une variété plus grêle et à fleurs tres pâles, ainsi que Linne luimême l’a présumé plus tard, dans son Mantissa II, p. 486.
L'Orch. sambucina I,., qui appartient également au groupe des espèces à tubercules palmés, est facilement reconnaissable à ses fleurs jaunâtres, dont le labelle est ponctué de rouge ; ses bractées sont très grandes, pâles, à nervures tres anastomosées ; cette plante a été signalée au docteur Monin, comme ayant été trouvée à Selles-sur-Cher, dans un bois traversé par la route de Blois; elle n’a pu être retrouvée dans cette localité; mais sa présence en Loir-et-Cher est assez probable, car d’une part elle existe dans le Loiret.'au bois de Folleville près Oliver, et d’autre part elle a ete rencontrée dans les bois de Bucy, au nord de Beaugency, à quelques lieues des limites du département,
958. Orch. maculats L. sp. 1535 ; Lefr. cat. A; Em. Mart. cat. 268. (O0, maculé). — Tubercules palmés ; tige grêle, non fistuleuse, haute de 4 à 6 décim.; feuilles oblongues ou lancéolées, presque toujours maculées de noir ; fleurs d’un lilas pâle ou presque blanches, en grappe étroite, oblongue, assez serrée; bractées verdâtres, lancéolées-linéaires, trinervées, égalant au moins l'ovaire ; divisions externes du périanthe dressees, recourbées en arrière ; labelle veiné de lignes ou de macules foncées, suborbiculaire ou plus large que haut, à 3 lobes peu profonds, les latéraux ovales-arrondis crenelés, le moyen plus petit et plus étroit; éperon cylindrique plus court que lovaire. ÿ'
— Juin, C. dans les clairières des bois humides, dans les prés êt les bruyères,
Distrib, géogr. — Toute l'Europe; Asie-Mineure ; Arménie; Caucase ; Sibérie,
x LÉ
Ps