‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 229 sur 265 · GRAMINÉES · texte numérisé non relu

GRAMINÉES

Fleurs synoïques ou unisexuelles. Périanthe : remplacé par une écaille mince, membraneuse, (glumelle supérieure ou interne), binerve ou bicarénée, très rarement énerve, enveloppée par une autre écaille (glumelle inférieure ou externe) qui lui est opposée et est insérée un peu au-dessous, d’une consistance plus coriace, parcourue par des nervures plus ou moins saillantes, mais toujours en nombre impair, la nervure médiane étant assez souvent prolongée en arête ; en dedans des glumelles, sur la partie antérizure de la fieur, il existe souvent 2 ou 3 petites écailles (glumellules ou lodicules), membraneuses ou un peu charnues, plus ou moins inéquilatères, mais toujours symétriques entre elles. Androcée: 3 étamines (rarement 1-6) à filets libres; anthères à 2 loges parallèles, mais divergeant souvent à la base et au sommet, à déhiscénce longitudinale. Gynécée : un seul ovaire uniloculaire , renfermant un ovule anatrope, ascendant, fixé par la base ou un peu au-dessus; 2 styles (rarement 1 ou 5) distincts ou brièvement reunis; stigmates plus ou moins allongés, filiformes ou plumeux, quelquefois rameux; ffruit (cariopse) indéhiscent, libre ou enveloppe dans les glumelles, cylindrique ou plus ou moins comprimé par le dos ou par le côté, avec ou sans sillon sur les faces; graine adhérant quelquefois très fortement aux glumelles ; albumen abondant, farineux, très rarement un peu charnu. — Herbes annuelles ou vivaces, à tiges florifères (chaumes) cylindriques ou un peu comprimées, presque toujours creuses entre les nœuds; feuilles linéaires, les caulinaires longuement engaînantes, avec la gaîne presque toujours fendue en avant; une écaille (:igule) membraneuse et plus ou moins développée,ou formée par un anneau de

- poils, prolongeant la gaîne et appliquée à la base du limbe, entourant rarement complétement le chaume ; inflorescence spiciforme ou en grappe simple, ou en panicule tantôt contractée, tantôt plus ou moins étalée à rameaux inférieurs souvent unilatéraux, géminés ou semi-verticillés; fleurs solitaires au sommet des pédoncules, ou rapprochées-distiques au nombre de 2 à 20, en petits épis ou épillets, ce nom étant appliqué d’ailleurs par extension même aux fleurs solitaires. — Les fleurs des graminées, solitaires ou en épillets, présentent à la base 2 bractées (glumes) assez semblables à la glumelle inférieure et alternes, l’une inférieure souvent plus petite, l’autre supérieure. Les glumes, ou tout au moins l’une d’elles font très rarement défaut.

-. J’expose la constitution de la fleur des Graminées telle qu’elle a

. été donnée par plusieurs auteurs; d’autres l’ont interprétée d’une

facon assez sensiblement différente. Pour eux le périanthe n’est

. pas représenté chez les Graminées ; on n’y trouve qu’une succes-

- sion de bractées distiques, les deux plus extérieures (glumes)

- dans chaque fleur ou dans chaque eépillet étant surtout caracté-

risées par l’absence constante d’étamines ou de pistil à leur

- melles) en présentant toujours, sauf de très rares exceptions.

. aisselle, celles qui leur sont immédiatement superposées (glu-.

Quant aux petites écailles tout-à-fait internes, appelées glumel- …

Û lules ou lodicules,; elles sont d’une origine différente et probable …

| ment analogues à un disque. Fe VLYSMENE

Quelle que soit l'interprétation adoptée, la connaissance pré- -

cise de ces organes et de leur position respective n’en présente

pas moins une très grande importance pour parvenir à la déter-

mination des espèces. Comme je l’ai dit, les glumes se reconnais-

sent toujours à leur stérilité, indépendamment de la position

Dé qu’elles occupent à la base de la fleur ou de l’épillet; l’inférieure

est souvent plus courte, très rarement plus longue que la supé-

rieure, ce qui permet dans presque tous les cas de reconnaître au”

premier coup d’œil leur position respective. De même pour les.

glumelles la consistance mince et hyaline de la supérieure, les 2.

nervures qui lui constituent une double carène, empêcheront tou- jours de la confondre avec la g'lumelle inférieure, coriace et sou= vent verte, avec 39 nervures plus ou moins distinctes.

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