L 2 LA ] LA ] LA LAN ] FE
Panicule presque spiciforme, à rameaux très courts contractés ; chaumes comprimés; au moins à la base, PF, compressa (1197).
Les 2 glumes trinervées; ‘slumelle inférieure à 5 nervures peu apparentes: souche fibreuse, , .« P. nemoralis (1194).
Glume inférieure uninervée ; glumelle inférieure à 3 nervures
| Rameaux de la panicule allongés, filiformes:; chaumes tout-à- | très saillantes ; souche rampante. IP. pratensis (1198).
G. 4. GLYCERIA (Glycérie).
Epillets formés de 7 à 12 fleurs; glumes obtuses, beaucoup plus courtes que l’épillet; glumelle inférieure arrondie sur le dos, à 7-9 nervures très saillantes; glumelle supérieure bidentée au sommet, à 2 carènes ciliées; cariopse oblong, légèrement canaliculé sur une face, convexe sur l’autre. — Plantes en partie submergées.
1200. GL fluitans Rob. Brown Prodr.fl. nov. Holl. I, p. 179 ; Em.
Mart. cat. 322. Poa fluitans L.; Lefr. cat. 28. (GI. flottante). — Souche rampante; chaumes de “ à 15 décim., ascendants, lisses même au sommet; ligule membraneuse, assez courte, souvent lacérée; gaînes comprimees ; feuilles assez larges (7 à 10 mill.), un peu: obtuses ; inflorescence en grappe unilatérale très allongée, lâche, simple ou un peu composée à la base, formée de rameaux fins, les inférieurs géminés, étalés pendant l’anthèse puis promptement appliqués contre l’axe ; eépillets formés de 9-12 fleurs écartées, linéaires-cylindriques,allongés (2 à 3 cent.), les supérieurs subsessiles ; glumes très courtes, scarieuses, ovales-obtuses, à une seule nervure saillante qui n’atteint pas le sommet; glumelle inférieure un peu coriace, d’un vert pâle, finement pubérulente et scabre sur le dos, à 7 nervures, membraneuse sur les bords et au sommet, un peu aiguë. %.
— Mai, juin. Mares, fossés, bords des eaux tranquilles. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en’ Islande; Caucase ; Oural ; Amérique septentrionale et australe ; Nouvelle-Hollande,
1201. GI. plicata Fries Mant. IE, p. 6, n.7; Em. Mart. cat. 322. (GI. pliée). — Voisin du G. fluitans, auquel il ressemble beaucoup ; 1l en diffère surtout par la forme de la panicule qui est pyramidale avec les rameaux inférieurs verticillés par 4-6, dressés pendant l’anthèse, puis étalés ; les épillets formés du même nombre de fleurs, Sont au moins d’un tiers plus courts parce que les fleurs sont plus rapprochées ; la glumelle inférieure est plus largement membraneuse-sur les bords, arrondie et souvent lacérée au sommet; les gaînes inférieures se résolvent à la fin en longs filaments, ce qui n’a pas lieu dans le GI. fluitans. Lt
nes Le
à EE * #4
— Juin, juillet. Mares, eaux tranquilles. R. Maray, fossés tourbeux à Daluet et au bas de la Pélaudière (Em, Martin) ; mares de la forêt de Boulogne entrela : route de Mont à Bracieux et la rue de Méneuil !, LAURE
Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusqu’en Suède; Caucase; Turkestan,
1202. GI. aquatica Vahlb. F1. Goth. p.18; Em. Mart. Cat. | p. 322. GI. spectabilis Mert. et Koch, Deuts£h. fl. I, p.586. Poa aquatica L.; Lefr. cat. 28. (GI. aquatique). — Souche rampante; chaumes dei à 2 m., robustes, dressés, lisses ; ligule membraneuse large et courte, HrORADESS gaînes un peu rudes; feuilles d’un vert pâle, : très allongées (30 à 40 cent.), larges de 1 à 2 cent., carénées, sca- N bres, terminées en pointe fine; panicule très-grande, ovale- pyramidale, formée de nombreux rameaux scabres, les inférieurs | verticillés par 4 à 5 ; épillets souvent violacés, lancéolés, longs de 4 5 à 7 mill., comprimés, formés de 6-8 fleurs ; glumes scarieuses, ovales, assez inégales, uninervées, la supérieure égalant presque la moitié de l’épillet; glumelle inférieure ovale, obtuse, à 7 ner vures, finement scabre sur le dos, avec les bords hyalins jaunâtres. %.
— Juin, juillet. Bords des eaux. AC. dans la Sologne, la vallée de la Loire, #1 |
os
le val du Cher.
Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et sept., jusqu’en Suède et en ; Norwège ; Caucase; Sibérie; Kamtschatka ; Australie, At
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Epillets linéaires cylindriques, formés de 9 à 11 fleurs ; glumes 8 à 5 fois plus courtes que l’épillet., . . se... 2:
.: Epillets lancéolés, sensiblement comprimés ; glume supérieure égalant environ la moitié de la longueur de lPépillet. .....,. G1. aquatica (1202).
Panicule unilatérale presque simple ; épillets longs de 2 à 3 cent. GL. fluitans (1200).
Panicule pyramidale; épillets longs de 15 mill, environ, . ..,.. GI. plicata (1291), \
G. 442. FESTUCA (Fétuque).
Epillets comprimés, formés de 5 à 10 fleurs; glumes aiguës ou acuminées ; glumelle inférieure arrondie sur le dos, souvent obscurément nervée, terminée par une arête plus ou moins longue; glumelle supérieure bidentée ou bifide ; 1 à 3 étamines ; cariopse … glabre, creusé en gouttière, dépourvu d’appendice au sommet. :
ae on ES. 2 LS
1203, F, pseudo Myuros so Willem. Ann. des Sc. nat. ser. 1,tom. VII, p. 240; Lefr. cat. 28. Vulpia pseudo Myuros Sy. | Will; Em. Mart. cat. 325. (F. fausse queue de rat). — Racine ” fibreuse ; chaumes nombreux, fasciculés, hauts de 3 à 6 décim., | lisses, complétement recouverts par les gaînes des feuilles dont les supérieures embrassent la base de la panicule ; ligule mem- : braneuse, très courte et tronquée ; feuilles scabres, promptement enroulées-sétacées, à gaîne lisse; panicule allongée, presque linéaire, penchée au sommet; à rameaux courts, inégaux, dressés, »
La
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appliqués contre l’axe, solitaires ou les inférieurs géminés; épillets
. brièvement pédicellés, oblongs ; formés de 4 à 6 fleurs; axe de l'inflorescence glabre; glumes uninervées, linéaires-sétacées, acuminées, l’inférieure 3 fois plus courte que la supérieure, celleci égalant environ la moitié de la fleur qui lui est immédiatement superposée (sans l’arête) ; glumelle inférieure ponctuée, rude sur le dos, surtout vers le sommet, terminée par une arête fine, plus longue qu’elle ; 1 étamine. ©.
— Juillet, août. Bords des chemins, Champs sablonneux, CC. Distrib. géogr. — Europe moyenne et Australe; Caucase,
1204. F4. sciuroiïides Roth cat. bot. Il, p. 602; Lefr. cat. 28. V. sciuroides Gmel.; Em. Mart. cat. 325. (F. queue d’écureuil). — Diffère du F. pseudo Myuros par ses chaumes longuement nus au sommet; par sa panicule raide, courte, formant presque une grappe simple ; par ses glumes moins inégales, l’inférieure seulement 1 fois plus courte que la supérieure, celle-ci distinctement trinervée, dépassant la moitié de la fleur qui lui est immédiatement superposée., ©.
— Juin. Bords des chemins sablonneux; clairières des bois de pins. C. Distrib. géogr.— Europe moyenne et australe,
1205. F. ciliata Pers. syn. I, p. 94. F, Myuros L. sp. 109 (pro parte); Lefr. cat. 29. Vulpia Myuros Rchb.; Em. Mart. cat. 325. (F. queue de rat). — Port des deux espèces précédentes, dont il diffère surtout par la glumelle inférieure qui, dans chaque fleur, est très scabre et ciliée de longs poils ; la glume inférieure est très petite (1 mill.), lancéolée, deltoïde, 2 fois plus courte que la glume supérieure, celle-ci égalant à peine le tiers (non compris l’arête) de la fleur qui lui est immédiatement superposée; la forme de la panicule est intermédiaire entre celle du À. pseudo-Myuros et celle du F'. sciuroides ; elle est dressée et raide, comme dans ce dernier, mais un peu plus longue et composée à la base. ©.
— Mai, juin. Lieux secs des terrains calcaires ou siliceux. AR. Billy, au Tertre-Blanc!; Soings, coteaux au nord du lac !; Chémery, au grand Beaumont (Martin) ; parc de Cheverny, dans les allées à Battereau et le long des murs près du cimetière! ; Cellettes, plaine de Conon!; Vineuil, aux Ponts-Chartrains ! ; Lanay, rochers du Breuil! et au Gué-du-Loir!,
Distrib. géogr, — Europe australe, orientale et occidentale; Caucase,
1206. F. bromoiïdes L,. sp. 110. F, uniglumis Soland ; Lefr. cat. 28. Vulpia bromoides Rchb.; Em. Mart. Cat. 325. (F. Brôme). Souche fibreuse; chaumes de 1 à 3 décim., fasciculés, géniculésascendants,un peu scabres au sommet; feuilles courtes, promptement enroulées, brièvement pubescentes en dessus; ligule courte, tronquée ; gaîne de la feuille supérieure souvent prolongée jusque sous la panicule ; épillets glabrescents, ou finement pubescents, un peu scabres, grands, formant une grappe spiciforme, linéaire-oblongue, assez dense et unilatérale, tous pédicellés ; ‘glumes très inégales, l’inférieure très courte (1 à 4 mill.), deltoïde ou lancéolée-subulée, la supérieure très grande (12 à 15 mill.), acuminée ou aristée, presque aussi longue que l’épillet (sans l’arête) ; glumelle inférieure terminée par une arête au moins 1 fois aussi longue qu’elie ; glumelle supérieure profondément bifide; 3 étamines; la fleur supérieure est souvent stérile. ©.
— Mai, juin. Champs incultes et très secs des terrains siliceux. R. Pruniers,
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PVR ARR. Cr
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terre au Nord du pâtureau de Longueville (Em. Mart.) ; Salbris, dans le
près de la gare (id.); Gièvres, bords du chemin de la Loge (id.); Gy, terres à
avoisinant les marais de la Croisne (id.); Soings, coteau dominant le lac!; vallée de la Loire, à Briou, près de Saint-Laurent-des-Eaux (Roger) ; Blois, sables des Ponts-Chartraïns !, ‘A UE - Distrib. géogr.— Europe occidentale (depuis l’Irlande jusqu’en Portugal) et Le australe, jusqu’en Grèce. RE AT
Observ.— La forme et la longueur de la glume inférieure sont certainement très variables ; cette glume peut atteindre jusqu'à 3 ou 4 mill., et dans ce cas elle est lancéolée-subulée; mais plus Ds souvent elle ne dépasse guère 1 mill.; elle est alors deltoïde, aiguë ou ovale obtuse. |
1207. F. tenuiflora Schrad. Germ. IL. 345, Zriticum Nardus DC.; Lefr. cat. 29; Nardurus tenellus Rchb.; Em. Mart. Cat. 329%. (F. à fleurs menues). — Racine fibreuse, chaumes de 1 à 3 décim,, dressés, complétement lisses et longuement nus au sommet; feuilles courtes, enroulées-sétacées, pubescentes en dessus ; ligule Pi courte, tronquée ; épillets longs de5 à 6 mill.,formés de 4à5 fleurs, verts ou violacés, subsessiles, dressés, alternes et formant un épi unilatéral linéaire, assez lâche, surtout à la base ; glumes 7. lancéolées-aiguës, vertes sur le dos, inégales, l’inférieure uniner- Ë À
- vée, la supérieure trinervée, égalant environ la moitié de lépillet .
(sans l’arête) ; glumelle inférieure très aiguë, un peu scabre sur. : le dos, presque toujours terminée par une arèête aussi longue -qu’elle. ©. Fo 4
— Mai, juin. Lieux secs. AC. seulement dans les terrains calcaires ; coteaux à du Cher ; toute la région calcaire autour de Blois; Cheverny ; Cour-Cheverny ; Cormeray ; Chitenay ; Cellettes ; coteau St-Victor ; la Beauce ; val du Loir.
Distrib. géogr. — Europe occidentale et australe jusqu’en Grèce.
ie
Observ. — La glumelle inférieure est tantôt glabre, tantôt couverte de petits poils apprimés ; je n’ai point vu de notre région, la forme à glumelle non aristée qui constitue le Brachypodium unilaterale des auteurs. Tu 1208. F. Poa Kunth. Gram. I. p. 129. F. Lachenalii Koch synops. p. 935. Triticum tenuiculum Loïsel.; Lefr. cat. 29. Nardurus Lachenalii Godr. F1. de Lorr.; Em. Mart. cat. 330. (F. Poa). — Port du F, tenuiflora, mais bien distinct par ses épillets toujours toutà-fait glabres, à glumes presque égales, obtuses, l’une et l’autre distinctement trinervées; glumelles obtuses, comme les glumes, et presque toujours dépourvues d’arête ; les épillets sont ordinairement formés de 5 à 8 fleurs, rarement de 10 à 12. ©. |
dissement de Romorantin (Em. Martin); Pruniers ; St-Julien; Villefranche sur-Cher !; Salbris; Pierrefitte!; Selles-St-Denis; Gy; Soings ; Cheverny ; sablière de Villavrain. RR. dans la vallée du Loir (Nouel). ue 2
Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne et australe, &' La*forme à glumelle inférieure aristée (Festuca tenuicula Link), n’a pas encore ete observée dans le département; elle est assez nu
répandue dans l'Ouest. 121)
© 1209. F. ovina L. Fl-Suec. ed. 2, p. 30: Lefr. cat. 28: Em." Mart. cat. 326, (ư. ovine). — Racine fibreuse; chaumes de ,
LR
décim., dressés, fasciculés, formant des touffes épaisses, lisses ou un peu scabres, longuement nus au sommet; feuilles presque toutes fasciculées à la base des chaumes, enroulées-sétacées, un peu raides et arquées en dehors, les caulinaires semblables et courtes ; ligule presque nulle; panicule dressée, plus ou moins distinctement unilatérale, oblongue, à rameaux inférieurs Courts, un peu étalés pendant lanthèse; épillets souvent violacés, glabres ou pubérulents, formés de 4 à 6 fleurs ; glumes inégales, lancéolées-aiguës, uninervées ; glumelle inférieure à nervures indistinctes, lancéolée-linéaire, terminée par une arête plus courte qu’elle ; glumelle supérieure bidentée. %.
: — F1. juin. Pelouses, pâturages secs. C. dans toute la Sologne.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans l’Islande et le Spitzberg ; Sibérie.
* 1210. F. tenuifolia Sibth. Oxon. p. #4; Em. Mart, cat. p. 326. (F. à feuilles menues), — Diffère du F. ovina, dont il n’est probablement qu'une variété, par la glumelle inférieure qui est tou jours mutique ; tous les autres caractères invoques pour distinguer les deux plantes, manquent de fixité; on peut dire seulement d’une facon générale que les feuilles du F. tenuifolia sont souvent plus fines que celles de l'espèce précédente, plus molles, plus allongées, la panicule est plus étroite parce que les rameaux inférieurs sont plus raccourcis.
— F1., juin. Pelouses, lieux incultes. C. dans les terrains siliceux,
Distrib. géogr. — La même que pour l’espèce précédente.
1211. F duriuscula IL. sp. 108; Lefr. cat. 98; Em. Mart. cat. 326. (F. endurcie). — Espèce tres voisine du F.ovina; ses épillets sont ordinairement un peu plus grands; ses feuilles pliées, mais non enroulées, scabres, glabres ou pubescentes, sont plus grosses, plus courtes, rigides, souvent arquées; la glumelle inférieure est mucronée ou brièvement aristée ; dans les lieux secs et exposés au soleil, la plante est glauque ; c’est alors le F. glauca Schrad.; la forme à épillets très pubescents a été distinguée par Host sous le nom de F. lursuta ; ces diverses formes passent de l’une à Vautre; le caractère des chaumes, qui ne seraient pas anguleux, invoqué par Godron pour séparer le F, duriuscula du F. ovina, n’est pas exact, les chaumes étant également striés dans ces deux espèces, qui doivent peut-être leurs différences les plus appréciables à la diversité de leur station. %.
— Juin, juillet. — Pelouses sèches ; coteaux. CC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, et australe dans la région montagneuse.
1212. F. rubra L. sp. 109; Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. p. 326 (F. rouge). — Souche un peu rampante, émettant des stolons très courts ; chaumes de 5 à 10 décim.., dressés, lisses jusque sous
la panicule; feuilles radicales fasciculées, enroulées, étroites,
les caulinaires plus larges, planes ou presque planes ; ligule membraneuse, Courte et tronquée; panicule tantôt étroite à rameaux raccourcis, tantôt large et pyramidale, à rameaux inferieurs (géminés) très allonges et longuement nus à la base ; épillets verdâtres ou violacés, grands (10 à 15 mill.), formés de 7 à 15 fleurs peu serrées; glumes lancéolées très aiguës, inégales, l'inférieure presque moitié plus courte, uninervée, la supérieure
trinervée ; glumelle inférieure un peu scabre, lancéolée-aiguë, à
nervures indistinctes, et terminée par une arête plus courte qu’elle; glumelle inférieure finement ciliolée, bidentée au sommet. %.
— Juin, juillet. Prés, pâturages. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et arctique, jusqu’au Spitzherg ; R. et
n {4 4 a 73 } propre à la zone montagneuse dans la région australe ; Altaï ; Baïcal ; Dahurie;
Amérique arctique.
1213. F. heterophylla Lamk. F1. fr. II1, p. 600; Lefr. cat, 88. (F. hétérophylle). — Souche fibreuse; chaumes de 5 à 10 décim., assez grêles, raides et lisses; feuilles radicales fasciculées, enroulées-sétacées, très fines et très allongées, les caulinaires plus larges et planes ; ligule courte, arrondie ; panicule pyramidale, allongée, très lâche, à rameaux fins, anguleux, étalés pendant l’anthèse, puis redressés, les inférieurs géminés ; épillets blanchâtres, luisants, oblongs, formés de 4 à 6 fleurs écartées ; glumes très inégales, lancéolées-subulées , l’inférieure moitié plus courte, uninervée, la supérieure trinervée; glumelle inférieure étroitement lancéolée, atténuée en arête presque aussi longue qu’elle; glumelle supérieure à 2 dents profondes. %.
— Juin, juillet, Bois secs et un peu couverts. AC. aux environs de Blois ; bois des coteaux de la Loire ; Cheverny ; Cour-Cheverny ; forêt de Russy et forêt de Boulogne ; forêt de Blois ; val du Loir.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Caucase ; Sibérie,
1214. F. elatior L. FI. suec. ed. 2, p. 32. Festuca pratensis Huds. Angl. ed. 1, p. 37; Em. Mart. cat. p. 326. (F. des prés). — Souche fibreuse ; chaumes de 6 à 8 décim., ascendants ou dressés, lisses jusque sous la panicule ; feuilles assez étroites (3 à 4 mill.), planes, allongées ; lizule membraneuse, courte; panicule étroite, très lâche, à rameaux inférieurs tantôt raccourcis, tantôt allongés, étalés seulement pendant l’anthèse, puis redressés ; épillets souvent violacés, formés de 9 à 12 fieurs et longs de 10 à 15 mill.; glumes lancéolées, un peu inégales, scarieuses aux bords et au sommet, trinervées, la supérieure plus distinctement ; glumelles égales, l’inférieure obtuse, mutique ou très rarement aristée, lisse ou un peu scabre sur le dos, à nervures indistinctes ; glumelle supérieure très aiguë, ciliolée sur les bords, %.
— Juillet, août. Prairies humides. C.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne; Caucase; Oural; Altaï; Dahurie.
1215. F. arundinacea Schreb. spicil, fl. Lips., p. 57; Lefr. cat. 28. (F. roseau). — Plus robuste dans toutes ses parties que le F., elatior, dont il diffère à peine par sa panicule plus grande, formée de rameaux plus nombreux et plus allonges, par ses feuilles plus larges (6 à 12 mill.), par ses épillets constitués par 5 à 6 fleurs seulement ; les axes floraux sont très rudes, la glumelle inférieure ovale-lancéolée, largement hyaline au sommet; les chaumes atteignent jusqu’à 15 décim.,et la plante forme souvent de grosses touffes, mode de végétation qui permet de la distinguer facilement du F. elatior; quelques auteurs ont attribue au . F, arundinacea une souche rampante et stolonifère ; ce caractère ne paraît pas constant. %.
— Juillet, août. Prairies humides ou tourbeuses. AR. Parc de Cheverny !4
Cellettes, prés de la Gaudronnière; Contres (Lefrou) ; RR. dans la vallée du & ° . AE A 2% . Loir; Villavard, prairie de St-Rimay!. -
Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusque dans les provinces méridionales de ‘R°E la Scandinavie; Oural.
1216. F. gigantea Vill. fl. du Dauph. II, p. 110. Em. Mart cat. 326. Bromus giganteus L.; Lefr. Cat. p. 28. (F. géante). — Sou che fibreuse; chaumes de 6 à 10 décim., lisses jusque sous la panicule, feuilles d’un vert foncé, luisantes, assez larges (6 à 10 mill.), rudes; ligule membraneuse, courte ; panicule très lâche, grande, à rameaux fins, rudes et flexueux, les inférieurs géminés, étalés, dépourvus d’épillets dans leur moitié inférieure ; épillets d’un vert très pâle ou blanchâtres, oblongs, formés de 3 à 8 à fleurs; glumes lancéolées, très aiguës, largement blanches sca- v: rieuses au sommet, l’inférieure presque moitié plus courte, uninervée, la supérieure trinervée ; glumelle inférieure à nervures indistinctes, blanche scarieuse au sommet, terminée par une fine arête flexueuse plus longue qu’elle. %. ;
— Juillet, septembre. Bois couverts. AR. St-Julien, pente du bois au Sud de la route de St-Loup, vis-à-vis Olivet (Em. Martin) ; St-Loup, ravins et fossés des bois de la côte du Cher, vers Sauveterre (id.) ; bords du Roulier, près de la ferme de ce nom (id.); Cour-Cheverny, pare du Vivier et petit bois près de la Chaise !; Seur, bois du Moulin-Neuf!; St-Laurent-des-Eaux (Monin); bois couverts autour d’Avaray (Roger) ; St-Denis-sur-Loire, haies du chemin de Macé au val!; forêt de Marchenoïir, à Citeaux ! (Goussard); Choue, bois à Guériteau. (Legué).
X Ée r6
Fabes ; : 4 PES . | Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, presque jusqu’au cercle , F polaire; Caucase ; Daghestan, Altaï.
1217. F. rigida Kunth. Enum. pl. L. 392. Poa rigida L.: Lefr. re
cat. p. 28. Scleropoa rigida Griseb.; Em. Mart. cat. p. 324. (F. Le raide). — Racine fibreuse; chaumes de 5 à 25 cent., géniculés, pue ascendants, lisses; feuilles étroites, à la fin enroulées; ligule = pv - membraneuse, assez saillante, lacérée ; panicule raide, étroite, à * ,» rameaux scabres, les inférieurs très courts, géminés, un peu ‘ 1 étalés pendant l’anthèse, puis redressés; épillets étroitement lan- TA céolés, aigus, verts, formés de 7-12 fleurs tres petites; glumes peu ARE. inégales, lisses, obtuses, mutiques ou mucronulées, la supérieure 4
à 3 nervures ; glumelle inférieure blanche hyaline au sommet, un peu carénée et lisse sur le dos, avec les nervures latérales indistinctes. ©.
— Mai, juin. Lieux secs, bords des chemins et des murs. AC. seulement dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires.
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Belgique et en Angleterre. ,*
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
| Inflorescence composée, au moins à la base; épillets plus ou 4 MODS DOCS ES, Le Le Pal vla le 6 2e noce a! SUN 3
Inflorescence en épi formé d’épillets sessiles alternant sur laxe 2
L “ ; L ni d A7: Le Je es te aiguës, la supérieure seule ner ele melle inférieure aristée, , , , .. F,. tenuiflora (1207).
Glumes presque égales, obtuses, l’une et l’autre trinervées ; lu melle inférieure mutique ou très brièvement mucronée., , ., F. Poa a
e Glumelle inférieure dépourvue d'arêtes (à le nt 2128 SUR #) Glumelle inférieure longuement aristée, . , . , °° + . ..
Feuilles linéaires, planes ou tardivement enroulées, jamais sé \ PR (a €
1 14, tacées. | Ji En D | 6... + RE DE 15 25 CHR. DE ©, Xe, .
Feuilles toujours enroulées sétacées, IF, tenuifolia (1210).
à 8 mill.; plantes vivaces,
k&72 levées! (hi bic ts ee lo 3'ioPote ts DU TEEN Es ARMES RES
Glumelle inférieure longue de 5
: te Fe Glumelle inférieure longue de 2 mill. au plus; plante annuelle, (TRES de 5 à 25 mil ,., ee... Ke che (1217). ve
nombreux, + , se 0 ee ++ «+ + +. FF. elatior (1214).
Feuilles larges de 6 à 12 mill.; panicule étalée, diffuse, à ra-
| Feuilles larges de 3 à 5 mill.; panicule étroit à rameaux peu \ meaux nombreux . ,.,.. .. KF, arundinacea (1215). ri
Glumelle inférieure terminée par une arête beaucoup plus longue qu'elle,” 5e 2 so 0 » cop o ne on 0 ntois (ee ets .
Glumelle inférieure terminée par une arête plus courte qu’elle, ‘ ou l’égalant à peine, . . .+ ee. 2 0:50 ve « close ee | 2. "0 LY" 4
Feuilles enroulées-sétacées, panicule toujours très étroite. . . . 94.
Feuilles planes, assez larges (5 à 8 mill.); panicule étalée dif- 14 fuse, LC DU MA NN Ie 2 AE PTE QD AA LAN TE 2. Fr. gigantea (1216). (À .
Glumelle inférieure non ciliée ou à cils bien plus courts que son diamètre tranagversal., + + = 14 0 20 "5 0 0 0 at» 4 0 RE
Glumelle inférieure bordée de très longs cils. , . .... «+ LT F. cilata (1205), FAR
Glume supérieure égalant environ la moitié de l’épillet (sans l’arête) ; panicule très allongée, linéaire, molle et penchée au sommet, « ........ FF. pseudo-Myuros (1203).
Glume supérieure égalant presque l’épillet (sans l’arête) ; pani- , cule coufte et raides, de. 5 ee id iaiocsiole ait Rs 41. 41
Glume supérieure seulement 1 fois plus longue que l’inférieure ; fleurs longues de 5 à 7 mill., (sans l’arête); panicule assez lâche. , «+. FF. sciuroîides (1204)
Glume supérieure 4-8 fois plus longue que l'inférieure, atteignant 42-45 mill,; panicule souvent dense. ., .,.,...... \ F. bromoides (1206).
Toutes les feuilles enroulées-sétacées, ou pliées. , .. +. Feuilles toutes planes ou les radicales sétacées, molles et allon-
4% arête plus longue qu'elles. ©.
Feuilles très fines, sétacées, assez molles. IF. ovina (1209),
13. Feuilles pliées longitudinalement, très étroites, raides et dures, F. duriuscula (1211).
Feuilles radicales enrouiées ou pliées longitudinalement, les supé- 44. xieures planes . «+ + 4 ed blue + « » 0 + se se a de elje 45%
Toutes les feuilles planes"... …..., .... .. 6.
Feuilles radicales très allongées, molles, filiformes ; épillets étroitement oblongs, d’un vert très pâle. 4... ... +. +. F. heterophylla (1213).
Feuilles radicales enroulées ou pliées, très étroites, mais non fili-
formes; épillets ovales-oklongs, bruns ou d’un vert foncé , . F. rubra (1212).
TM
G. 443. BROMUS (Brôme).
Très voisin des Festuca le genre Bromus en diffère seulement par la présence au sommet de l’ovaire d’un appendice velu,; les épillets sont toujours beaucoup plus grands ; la glumelle inferieure tantôt carénée, tantôt arrondie sur le dos, semicylindrique.
a. EUBROMUS. — Glumelle inférieure carénée, à nervures saillantes.
1218. Br. tectorum L. sp. 114. Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 327. (Br. des toits). — Racine fibreuse ; chaumes de 3 à 5 décim.. ascendants-dressés, un peu pubescents au sommet; feuilles finement velues, ainsi que leur gaîne, assez étroites (3 à 4 mill.); ligule membraneuse, ovale, lacerée; panicule unilatérale, d’abord dressée, puis inclinée, à rameaux capillaires finement velus, à la fin déclinés, diffus ; épillets linéaires-oblongs, élargis au sommet pendant l’anthèse, longs de 15 à 18 mill., formés de 6 à 10 fleurs finement pubescentes, mais non scabres; glumes blanches-
scarieuses sur les bords, l’inférieure lancéolée-aigué, la supérieure
presque 1 fois plus grande, obtuse, à 3 nervures très saillantes ; glumelle inférieure largement scarieuse sur les bords, à 5 nervures, carénée. bifide, terminée par une arête dressée, scabre, plus longue qu’elle dans les fleurs supérieures; glumelle supérieure ciliée sur les carènes de longs poils raides. ©.
— Avril, mai. Lieux incultes, bords des chemins. CC.
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusqu’au cercle polaire ; Caucase ; Oural ; Altaï ; Baïcal..
1219. Br. sterilis L. sp. 113; Lefr. cat. 9%. Em. Mart. cat. 321. ( Br. stérile). — Diffère du précédent par ses proportions plus robustes, ses chaumes glabres même au sommet, sa panicule
large étalée dans tous les sens, à rameaux très rudes, fins et
allongés, ses épillets presque 1 fois plus grands, longs de 3 à 4 cent. (sans les arêtes); les glumelles inférieures sont moins largement hyalines sur les bords, très rudes et terminées par une
— Mai, juin. Lieux incultes, haies CC.
CT es
Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu'à la zone arctique; Caucase: Our
1220. Br. maximus Desf. Atl. I. p. 95. tab. 26. var. D. Gussonii Pari. F1 ital. I. 407. (Br. géant). — Racine fibreuse, chaumes de 6 à 8 décim., dressés ou couchés à la base et quelquefois un peu radicants, pubescents au sommet; feuilles étroites, velues ainsi que les gaînes; ligule ovale-lacérée; panicule dressée où peu penchée au sommet, pyramidale, à rameaux velus, un peu scabres, d’abord étalés, puis promptement redressés après l’anthèse; épillets lancéolés, élargis au sommet pendant l’anthèse, atteignant 4 cent. (sans les arêtes), très scabres; glumes lisses, lancéolées, très aiguës, scarieuses aux bords, la supérieure beaucoup plus large et à 5 nervures, les latérales n’atteignant pas le sommet ; glumelle inférieure à 5-7 nervures scabres et très saïllantes, brièvement bifide au sommet et terminée par une arête rude, environ 8 fois aussi longue qu’elle; glumelle supérieure ciliée sur les carènes de longs poils raides. ©.
— Mai, juin. Lieux secs et incultes. RR. Blois, talus dela route de Paris, au bas de Montigny ! (Monin) et levée de la Loire, surtout sur les talus du quai de
l'hôpital ! ; la Chaussée-St-Victor, dans les jardins et au bord des vignes, au- 2
dessus des Rochers!, *#
” Distrib. géogr. — Toute la région méditerranéenne ; remonte dans lOuest 4 par la vallée de la Loire, jusqu’à Blois; se retrouve dans le Caucase. H
Le Br. maximus, tel qu’il a été décrit par Desfontaines, a la panicule tres étalée; je n’ai pas trouvé cette forme à Blois, qui paraît être du reste l’extrême limite de végétation de cette espèce vers le Nord et dans l'Est. À
1221. Br. madritensis L. sp. 114 (Br. de Madrid), — Racine fibreuse ; chaumes de 2 à 4 décim.., fasciculés, grêles, ascendants, dressés, lisses, très finement pubescents au sommet; feuilles étroites, un peu velues, ainsi que les gaînes ; ligule ovale, lacérée ; | panicule ovale ou cblongue, à rameaux dressés, courts; épillets . élargis au sommet pendant l’anthèse, oblongs, pubescents, ver- > dâtres ou bruns, formés de 6 à 10 fleurs; glumes un peu poilues
- ou ciliées, l’inférieure linéaire-sétacée, la supérieure 1 fois plus longue, étroitement lancéolée, trinervée; glumelle inférieure à nervures pubescentes, lancéolée et étroitement blanche-hyaline sur les bords, brièvement bifide au sommet, terminée par une arête scabre plus longue qu’elle et plus ou moins recourbée, étalée en dehors après l’anthèse; glumelle supérieure longue- | ment ciliée sur les carènes; 1 ou plus rarement 2 étamines. ©.