mill)............ Ar. montana
[ Pétales dépassant 1-2 fois le calice; fleurs très-grandes (diam. | | Pétales plus courts que le calice ; fleurs petites (3-4 mill. diam.).
ts .
Feuilles distinctement 3-5 nervées; graines luisantes, lisses; : ( plante molle. . . . . . °.... Ar. trinervia (159).
3 | Feuilles à une seule nervure ; graines chagrinées; plante raide... Ar. serpillifolia (158),
G. 58. HOLOSTEUM (Holostée).
Ne diffère des Arenaria que par ses fleurs disposées en ombelle.
160. EE. umbellatum L. Sp. 130. Lefr. cat. 7; Em. Martin cat. 55. (4. à fleurs en ombelle). — Plante glauque; tige dressée, glabre inférieurement, glanduleuse dans le haut et longuement nue sous les fleurs ; feuilles seulement au nombre de ? ou 3 paires, sur la tige, oblongues, aiguës, atténuées en court pétiole borde de cils écartés; fleurs blanches peu ouvertes, petites (6 à 8 mill.), disposées au nombre de 2 à 7 en ombelle terminale; pédicelles munis à leur base de petites bractées scarieuses, trèsinégaux, étalés durant l’anthèse, complétement réfractés à la maturité, redressés après la dispersion des graines; sépales lancéolés, un peu obtus; pétales souvent denticulés au sommet,
égalant à peu près le calice ; capsule à 6 valves un peu enroulées.
en dehors. ©.
— Mars, mai. Bords des chemins, vieux murs. C. en Sologne et dans le val de la Loire; non encore observé dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Irrégulièrement dispersé dans toute l’Europe et manquant dans beaucoup de localités ; Asie mineure; Sibérie altaïque; Afrique sept.
G. 59. STELLARIA. (Stellaire).
5 Sépales; 5 pétales bipartits; 5 à 10 étamines (rarement 2-3 par avortement); 3 styles; capsule s’ouvrant en 5 valves.
161. St. media Vill. fl. Daupb. III. 615. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 54. (St. intermédiaire). Vulg. Mouron des oiseaux. — Tiges diffuses, couchées ou ascendantes, s’enracinant souvent aux nœuds, présentant sur un côté une ligne de poils qui alterne d’un
nœud à l’autre; feuilles cordiformes, à pétiole cilié; pédoncule -
pubescent du côté interne, plus court ou plus long que la feuille, déjeté à la maturité; calice hérissé surtout à la base; 5 pétales profondément bipartits, à peu près de la longueur du calice, quelquefois moitié plus courts ou manquant tout à fait; 5 à 10 étamines, rarement réduites à 2 ou 3 par avortement ; capsule dépassant un peu le calice. ©.
Varie :
a. genuina. — Etamines 5, rarement 3 ; feuilles petites, à limbe long de
LA
8 à 15 mill.; pédoncule dépassant peu les feuilles, ou un peu plus court
qu’elles.
b. "major Koch. (St. neglecta Weihe). — Ordinairement 10 étamines ; limbe des feuilles long de 15 à 20 mill.; pédoncule souvent 1 fois plus long que les feuilles.
c. pallida (SL. pallida Dumort ; St. borœana Jord.).— Diffère de la variété a par l’absence presque constante de pétales et par la briéveté des
styles qui, dans les 2 variétés précédentes, atteignent le niveau des anthères.
— Fleurit toute l’année. Lieux cultivés; la var. b. dans les terrains frais et un peu ombragés ; la variété e. surtout dans les lieux secs; au pied des murs exposés au soleil.
Distrib. géogr. — Région tempérée des deux hémisphères.
in
162. St. Holostea L. sp. 603. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 54.
(St. Holostée). — Tiges de 30 à 60 cent., couchées à la base puis redressées, à 4 angles aigus, glabres inférieurement, parsemées de petits poils rudes dans la partie supérieure ; feuilles rudes sur les bords, lancéolées linéaires, atténuées de la base au sommet, longuement acuminées; fleurs blanches, grandes (diam. 15 à 20 mill.),en cymes làches, terminales ; bractées herbacées ; pédoncules pubescents, 5 à 6 fois plus longs que les fleurs. très-étalés et courbés au sommet à la maturité; sépales lancéolés aigus, scarieux, un peu blanchâtres; pétales au moins 1 fois aussi longs que le calice, divisés jusqu’au milieu en 2 lobes ; capsule égalant le calice. %.
— Mai. juin. Haies, bords des bois. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept.; le nord de l'Espagne; Arménie et Caucase.
Observ. — Très-rarement la plante n’a que ? styles; dans ce cas la capsule est à 4 valves.
163. St. graminea L. sp. 694. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 59. (St. a feuilles de graminée). — Plante grêle, redressée; tiges quadrangulaires, à rameaux très-étales diffus, complétement glabres; feuilles étroitement lancéolées, atténuées de la base au sommet, un peu ciliées sur les bords; fleurs blanches, médiocres (diam. 8 à 10 mill.), disposées en cymes terminales très-étalées ; bractées
blanches scarieuses et ciliées sur les bords, vertes sur le dos; .
pédoncules glabres, 6 à 8 fois plus longs que la fleur, étalés et déjetés à la maturité; sépales scarieux, finement cilies; pétales partagés au-delà du milieu en 2 lobes étroits, égalant le caliceou un peu plus longs que lui; 10 étamines insérées sur un disque bien Doux que l'ovaire; capsule d’un tiers plus longue que les sépales.
— Juin, juillet. Prés secs, haies, clairières des bois. CC.
Distrib, géogr. — Toute l’Furope; la Tauride ; le Caucase; la Sibérie.
164. St. glauca With, arr. I. 420. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 54. (St. glauque). — Diffère du St. graminea, auquel il ressemble beaucoup : par la teinte glauque des tiges et des feuilles; par ses bractées et ses sépales qui ne sont point ciliés sur les bords ;
par ses fleurs plus grandes (diam. 15 mill.), les pétales dépassant
le calice d’un tiers au moins; par sa station dans les prairies inondées. %.
. — Mai, juin. Prairies très-humides. AR. Villeherviers, bords de la Sauldre près du Moulin-Neuf (Em. Martin); prés de la rive gauche de la Sauldre, en amont du parc du Portail (id); Villefranche, prés de la Lavanderie (id.); Gy, bords des ? marais voisins de la Pichonnière (id.); fossés et prés du Beuvron depuis Tour-en-Sologne jusqu’à Seur! St-Gervais, bords du Cosson; Vineuil, prairies de Pimpeneau! Chouzy, bords de la Cisse (Lefrou); Onzain, fossés près des Varennes (Monin); St-Jean Froidmentel, val du Loir (E. Nouel).
Distrib. géogr. — Europe sept. et centrale ; Asie mineure; Arménie, Caucase et Perse ; Afghanistan ; Sibérie.
165. St. uliginosa Murr. Prodr. Gott. p. 35. Em. Mart. cat. 55. Larbræa aquatica Aug. St-Hil.; Lefr. cat. add. p. 45. (St des marais). — Tiges glabres formant des touffes compactes, radicantes à la base, étalées ; feuilles subsessiles, oblongues ou lancéolées aiguës, un peu ciliées à la base; fleurs blanches, petites (diam. 3 à 4 mill.), disposées dans la moitié supérieure des tiges en cymes latérales, quelquefois très-appauvries ou même réduites à une seule fieur; bractées lancéolées aiguës, scarieuses; pédoncules plus longs que la fleur; sépales lancéolés acuminés; pétales profondément bipartits, d’un tiers plus courts que le calice ; 10 étamines insérées sur un disque à 5 lobes qui égale environ le quart de la capsule, celle-ci plus courte que les sépales, ovale atteénuée en un carpophore très-distinct. © ou quelquefois %, d’après certains auteurs.
— Juin, septembre. Sables humides, lieux tourbeux; exclusivement dans les terrains ou la silice domine. AR. Neung et Montrieux, bords du ruisseau à Villemorand (Em. Martin); Souesmes, marais au sud de Falaze et écoulement spongieux à Many (id.); Villeny, cressonnière de la Giraudière (Lefrou) ; Touren-Sologne, bords du Beuvron à la Folletière ! Bracieux! Souday (Legué).
Distrib. géogr. — Europe; Caucase; Sibérie ; Amérique sept.
Observ. — Espèce intéressante à étudier à cause de ses étamines qui sont réellement périgynes; chez les St graminea et St glauca, la périgynie, quoique moins apparente, existe également. La presence d’un disque paraît constante dans toutes les autres Alsinées, ainsi que Koch l’a fait observer depuis longtemps; mais dans la plupart des espèces ce disque est très peu distinct à la base de l’ovaire.
— On devra rechercher, dans les parties humides des prairies du val de la Loire et du Cher, le Sé viscida Marschal Bieb., qui croît abondamment, à quelques lieues de nos limites, dans les prairies du Cher à Grammont, près de Tours; la plante a le port du Cerastium vulgatum ; mais ses feuilles sont plus étroites, ses tiges couvertes de glandes dans leur moitié supérieure et la capsule s'ouvre en 6 valves, comme celle des Séellaria.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Plante couverte de glandes au sommet; capsules cylindriques, une fois plus longues que lecalice . S. viscida (en note).
| Plantes jamais glanduleuses ; capsules ovales, dépassant peu le CAGE. LUN OEM DER LL a 7e AU Le cz RNA PORT: BP 2.
Feuilles distinctement pétiolées, les inférieures et les moyennes nettement cordiformes. . . . . . . . . S. media (161).
Feuilles sessiles ou subsessiles, lancéolées ou oblongues. . . . 8.
Fleurs grandes ou moyennes (diam. 8 à 20 mill.); plantes à feuilles atténuées de la base au sommet. . . . . . . . . RE. 4.
3. Fleurs petites (diam. 3 à 4 mill.); plantes à feuilles oblongues ayant leur plus grande largeur vers le milieu. . . . . . . . St. uliginosa (165).
Bractées largement membraneuses, blanches au moins sur les bords Del LU D LIPR HE RE, De ver 7 L . L L . LL LL . LL LA LL LL . . . LA LE
Bractées complétement herbacées, vertes.. . . .. «se TRES St. Holostea (162).
Bractées ciliées sur les bords . . . . St. graminea (163). Bractées tout à fait glabres sur les bords, St. glauca (164).
G. 60. MŒNCHIA. (Mæœnchie).
4 sépales; 4 pétales entiers ou un peu émarginés ; 4 styles; capsule à 8 dents.
166. M. erecta Gaertn., Mey. et Scherb. fi. der Wetterau, I, p. 219. Sagina erecta L..; Lefr. cat. 7. Cerastium quaternellum Fenz] ; Em. Mart. cat. 55. (M. glauque). — Plante de 6 à 15 cent., très-
labre, glauque: tiges dressées ou les latérales ascendantes; euilles lancéolées linéaires, aiguës, dressées; bractées scarieuses sur les bords; pédicelles très-allongés (3 à 6 cent.), dressés, raides; calice atteignant 8 mill., à sépales très-aigus uninervés, blancs scarieux sur les bords ; pétales un peu plus courts que le calice, blancs; capsule de la longueur des sépales, à 8 dents un peu enroulées en dehors par les bords. ©,
— Avril, mai. Bords des chemins, pelouses un peu humides des terrains siliceux. C. seulement dans la Sologne, le val du Cher, de la Loire et du Loir. R. ailleurs: Cormenon (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et occidentale.
Observ. — On trouve dans la région méditerranéenne des Mænchia dont les fleurs ont 5 ou 8 étamines. Ce genre ne diffère done en réalité des Cerastium que par ses pétales entiers ou trèsbrièvement émarginés.
G. 61. MALACHIUM. (Malachie).
5 sépales ; 5 pétales bipartits; 10 étamines; capsule s’ouvrant en » valves échancrées et enroulées au sommet.
167. M. aquaticum Fries fl. Hall. p. 77; Em. Mart. cat. 57. Stellaria aquatica Scopoli; Lefr. cat. 7. (M. aquatique). — Plante glabrescente inférieurement,. brièvemement velue, visqueuse dans sa partie supérieure ; tiges très-rameuses, décombantes, ou s’élevant jusqu’à 1 mètre avec l'appui des buissons; feuilles
se: Se
inférieures pétiolées, les supérieures sessiles, toutes échancrées en cœur à la base, ovales acuminées; fleurs blanches assez “neo (diam. 12 à 15 mill.), formant des grappes dichotomes,
ivariquées et accompagnées de feuilles semblables à celles de la tige; pédicelle très-glanduleux, visqueux, 2 à 3 fois plus long que la fleur, très-étalé et un peu arqué au sommet à la maturité; sépales ovales obtus; pétales 1 fois plus longs que les sépales; capsule grosse, arrondie à la base, cylindrique, un peu atténuée
au sommet; graines muriquées. %.
— Juin, octobre. Bords des eaux, lieux tourbeux dans les buissons. AC. sur les grèves de la Loire, du Cher; dans la vallée du Beuvron et du Cosson ; le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — L'Europe; la Tauride et le Caucase; le nord de l'Inde; la Sibérie ; le Japon.
G. 62. CERASTIUM. (Céraiste).
5 sépales; 5 pétales bipartits, rarement nuls par avortement ; 9 Styles; capsule cylindrique, peu atténuée au sommet, s’ouvrant par 10 dents dressées qui S’enroulent en dehors par leurs bords.
168. C. viscosum L. sp. 627. Em. Mart. cat. 56. (C. visqueux). — Plante de 6 à 15 cent., toute hérissée de poils étalés, glanduleuse dans sa partie supérieure; tiges nombreuses au collet de la racine; feuilles ovales ou elliptiques, subsessiles; fleurs blanches disposées en cymes lâches ou compactes ; toutes les bractées complétement herbacées, poilues même au sommet ; pédicelles jamais plus longs que le calice, sépales aigus, blancs Scarieux sur les bords; pétales depassant un peu le calice, velus à l’onglet; filets Lane glabres; capsule presque 1 fois plus longue que le calice. ©.
— Avril, juin. Champs cultivés, prairies artificielles. C. La forme à fleurs réunies en Ccapitule serré constitue le C. glomeratum Thuill.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe et répandu aujourd’hui dans les régions tempérées des 2 hémisphères.
169. €. brachypetalum Desp. in Pers. syn. I. 520. Em. Mart. cat. 56. (C. à pétales courts). — Plante de 10 à 20 cent., toute hérissée de poils mous étalés, glanduleuse dans sa partie supérieure; tiges souvent très-nombreuses au collet de la racine; feuilles ovales ou elliptiques, subsessiles; fleurs blanches disposées en cymes lâches; bractées toutes complétement herbacées, poilues même au sommet; pédicelles presque tous 1 à 2 fois plus longs que le calice; sépales aigus, blancs scarieux aux bords; pétales plus courts que le calice ou l’égalant à peine, glabres à longlet; filets staminaux un peu ciliés à la base ; capsule presque 1 fois plus longue que le calice. ©.
— Avril, juin. Champs cultivés, prairies artificielles. C. dans la Sologne, la vallée de la Loire, du Cher ; R. dans le Perche (Legué). Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; Asie mineure ; Afrique sept.