NI
Pug. pl. hisp.et M. Nyman, Consp. fi. Europ.,ont fait revivre le nom de Willdenow, dont la priorité sur celui donné par Boreau ne serait pas contestable, si la description qui l'accompagne pouvait : convenir à la plante. Mais Willdenow a changé la dénomination de Sp. pentandra en celle de Sp. vernalis uniquement parcequ'il crut remarquer l'existence constante de 10 étamines dans la à plante de Linné, qu’il cite d’ailleurs en synonyme. En outreil attribue formellement à son Sp. vernalis des graines entourées d’une aile blanche (margine diaphano albo), alors que le Sp. Morisonii est en partie établi sur le caractère de ses graines dont l’aile est rousse. On est donc en droit de supposer, d’après la description, que Willdenow n’a pas connu le Sp. Morisonit, et pour rejeter ce dernier nom à la synonymie il ne suffit pas de dire que la plante à aile rousse croissant seule aux environs de Berlin, à l’exclusion du vrai Sp. pentandra L., Willdenow n’a pu en décrire une autre; rien ne prouve que sa diagnose n’a pas été faite sur ; une plante étrangère, et la couleur blanche de l'aile lui semblait si caractéristique de son Sp. vernalis, que dans une note il la compare à l’Arenaria media, justement à cause de cette particularité. L'auteur du Floræ berolinensis Prodromus n’a point reproduit d’ailleurs ce Sp. vernalis dans son Species plantarum, ouvrage paru 12 ans plus tard; il ne le cite pas même au titre de synonyme du Sp. pentandra, dont il ne le jugeait plus sans doute suffisamment distinct. i
CONSPECTUS DES ESPÈCES:
Graines entourées d’un bord très-étroit,. Sp. arvensis (176). Le Graines entourées d’une aile large, membraneuse. . ,: . . . . . 2.
Aile blanche; graines complétement lisses. . . . . . . . . . . S. pentandra (171).
Le]
Aile brune ou rousse; graines lisses au centre avec 2 ou 3 rangs de papilles au pourtour. . . . . . S. Morisonii (178).
Fam. XI. PORTULACEÆ Endl.
PORTULACÉES.
Fleurs régulières, synoïques. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice à préfloraison imbriquée ; sépales 3, libres ou réunis à la base en un tube adhérent à l’ovaire et bipartit; pétales 5, très-rarement 4-6, libres ou réunis en tube. Androcée : étamines 3-6-8, ou en nombre indéfini, insérées avec les pétales auxquels elles adhèrent souvent, périgynes, à anthères biloculaires s’ouvrant longitudinalement. Grynécee : formé d’un ovaire uniloculaire, libre ou à moitié plonge dans un réceptacle concave ; un seul style à 38 divisions linéaires; capsule membraneuse renfermant plusieurs graines et s’ouvrant en 3 valves, ou circulairement
ar un opercule. — Herbes glabres et plus ou moins charnues; euilles alternes ou opposées, à stipules souvent caduques ; pétales fugaces. 6
IS
TABLEAU DES GENRES
Calice adhérent à la moitié inférieure de l'ovaire; capsule s’ouvrant par un opercule. . . . . RE le ane aus eue x PORTUEACA 65.
Calice tout à fait libre; capsule à 3 valves. . . . . . . . . . MONTIA 66.
G. 65. PORTULACA. (Pourpier).
Calice tubuleux à la base, bipartit, à lobes promptement caducs ;: 5 pétales, ou quelquefois 4-6, libres ou tres-brièvement réunis inférieurement; 6 à 15 étamines; style à 5 divisions; Capsule polysperme, s’ouvrant circulairement en travers.
179. P. oleracea L. sp. 638; Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 118. (P. potager). — Plante étalée sur la terre; tige très-rameuse, dichotome, feuilles charnues, oblongues, opposées, sauf les supérieures qui sont un peu alternes; fleurs sessiles, souvent solitaires, quelquefois réunies au nombre de 2 ou 3; lobes du calice inégaux, ovales triangulaires, carénés en dessous ; pétales jaunes, disparaissant vers 11 heures du matin. ©.
— Mai, octobre. Jardins, vignes, décombres. CC, Distrib. géogr. — Toutes les régions tempérées et chaudes du globe.
G. 66. MONTIA. (Montie).
2 ou 3 sépales libres ; 5 pétales inégaux, soudés inférieurement ; 3 étamines insérées à la base des divisions de la corolle; style à 3 divisions, capsule s’ouvrant en 3 valves.
180. M. fontana L. Sp. 129. (4. des fontaines). — Feuilles opposées, obovales ou oblongues spatulées, longuement rétrécies à la base; fleurs en Cymes paucifiores, ordinairement unilatérales, souvent penchées; pédicelles plus longs que la fleur, épaissis au sommet ; sépales ovales, persistants; pétales blancs très-petits; capsule globuleuse à valves ovales, renfermant 3 graines. ©.
Varie :
a. minor Koch. (M minor Gmel.; Em. Mart. cat. 118), M. fontana
Lefr. cat. 11. — Petite plante jaunâtre, de 3 à 8 cent., très-rameuse, dichotome dès la DicE ; graines grises, opaques, fortement tuberculeuses.
b. #ajor DC.f1. fr.; Lefr. cat. add. p. 46. (M. rivularis Gmel.; Em. Mart. cat. 118). — Plante verte, à tiges molles, allongées, atteignant 10 à 20 cent., souvent flottantes ; graines noirâtres, plus ou moins luisantes, finement tuberculeuses, quelquefois presque lisses,
— Avril, août. La variété à, est C. dans les champs un peu humides des terrains siliceux ; la var. b, croît dans les fossés et les ruisseaux. AR. Romorantin, aux Berthets, dans le fossé bordant le chemin de la Fringale! (Em. Mart); Pru-
niers, fossés de la route entre Beauvais et les Quatre-Roues (id.); Souesmes, (# marais au sud de Falaze et ruisseau descendant à la Sauldre en amont du pont de Pierrefitte (id.); Villeny, cressonnière de la Giraudière (Lefrou).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe; la Sibérie ; le Japon. La variété b plus rare.
Fam. XII. ELATINE/Æ Endl.
ÉLATINÉES.
Feurs régulières, synoïques. Périanthe formé : d’un calice et d'une corolle ; 2 à 4 sépales libres, à préfloraison imbricative ; 2 à 4 pétales. Androcée : étamines hypogynes, en nombre égal à celui des pétales, quelquefois en nombre double; anthères à 2 loges s'ouvrant longitudinalement. Gynécée: un ovaire libre offrant autant de loges (carpelles réunis) qu’il y a de sépales; styles en nombre égal à celui des loges, à stigmate capité ; capsule à déhiscence septicide; graines nombreuses, cylindriques, droites ou courbées, présentant des côtes en long et desstries très-fines en travers. — Plantes aquatiques, à feuilles opposées ou verticillées, accompagnées de deux petites stipules; fleurs à pétales peu apparents.
G. 65. ELATINE. (Elatine).
Caractères de la famille.
181. EI. hexandra DC. f. fr. VI. p.609. Æl. paludosa Seub.; Em. Mart. cat. 59. (EI. à 6 étamines). — Plante glabre tantôt immergée, tantôt formant sur la vase humide des tapis plus ou moins larges; feuilles opposées, atténuées en pétiole plus court que le limbe, qui est oblong, obtus, presque énerve; pédicelles solitaires à l’aisselle des feuilles, souvent penchés avant l’anthèse, tantôt plus courts, tantôt pue longs que la fleur; 3 sépales inégaux; pétales blancs avec la nervure rose, un peu plus longs que le calice; 6 étamines; capsule arrondie, déprimée, s'ouvrant en 3 valves; graines un peu courbées. ©.
— Juillet, octobre. Lieux inondés, vases humides des étangs dans les terrains siliceux. C. dans Parr. de Romorantin (Em. Martin), et jusqu’à Tour-en-Sologne! Cheverny ! et Cour-Cheverny ! R. dans la Beauce : Forêt de Marchenoir, étang de Citeaux (Goussard); Briou, étang de la Queue (id.). RR. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr.— L'Europe moyenne, jusqu’en Scandinavie.
Observ. — L’ÆEl. hexandra se présente sous 2 formes très-dissemblables, selon qu’il croît plus ou moins immergé ou sur les vases humides ; dans le premier cas, la plante est verte, dressée; les feuilles sont écartées et les pédicelles assez allongés; sur le limon des étangs elle est souvent rougeîñtre et forme des plaques étroitement appliquées sur le sol, ses tiges et ses rameaux s’enracinant à chaque nœud; les pédicelles sont ordinairement très-courts, rarement plus longs que la fleur,
182. EL. Alsinastrum L sp. 527. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 60. ( El. faux Alsine). — Plante glabre, d’un vert pâle, tiges fistuleuses, radicantes, souvent assez robustes, de 1 à 3 décim. ; feuilles inférieures linéaires, à une nervure, verticillées par 8-10, les supérieures verticillées par 3-6, trinervées, largement lancéolées obtuses, embrassant la tige par 2 oreillettes; fleurs sessiles à l'aisselle des feuilles et verticillées comme elles ; calice à4 sépales; 4 pétales un peu plus longs que le calice; 8 étamines; capsule s’ouvrant en 4 valves; graines peu arquées. %.
— Juin, sept. Fossés, étangs et souvent aussi sur les limons humides où la é plante est beaucoup plus petite. C. dans l’arr. de Romorantin (Em. Martin) ; devenant R. aux limites de la Sologne : Cour-Cheverny, étang du Grand-Cottereau ! Chémery, bonde de l’étang Neuf! RR. en Beauce (Nouel).
Distrib. géogr. — L'Europe, jusqu’en Finlande; la région méditerranéenne le Japon.
Fam. XIII HYPERICINEÆ Endl.
HYPÉRICINÉES
Fleurs régulières, synoïques. Périanthe : formé d’un calice et d'une corolle ; 5 sépales libres ou très-brièvement réunis à la base, à préfloraison imbriquée ; 5 pétales hypogynes. Androcée: étamines en nombre indéfini ou rarement défini (15), brièvement ou longuement réunies à la base en 3 ou en5 faisceaux entre chacun desquels on voit quelquefois une glande pétaloïde; anthères biloculaires, s’ouvrant longitudinalement. Gynécee: ovaire formé de 3 à 5 carpelles, étroitemement réunis, multiovulés, tantôt uniloculaires, tantôt à 3-5 loges plus ou moins complètes; styles en nombre égal à celui des carpelles, filiformes, distincts ou plus rarement réunis à la base ; capsule sèche, à déhiscence septicide, ou septifrage, rarement bacciforme avant la maturité, présentant à sa surface des bandelettes ou des séries de points vésiculeux ; graines très-petites, dépourvues d’albumen. — Herbes ou sousarbrisseaux, à feuilles opposées, simples, à bords entiers, dépourvues de stipules, ordinairement parsemées, ainsi que le calice et quelquefois la corolle, de ponctuations pellucides ou de points noirs vésiculeux ; inflorescence en grappes corymbiformes.
G. 66. HYPERICUM (Millepertuis).
Caractères de la famille.
183. H. quadrangulum L. fl. suec. 679. var. occidentale, (M. guadrangulaire). — Plante glabre ; tiges dressées, présentant 4 lignes filiformes qui la rendent assez nettement quadrangulaire, pourvues dès la base de rameaux courts, ascendants: feuilles embrassant à moitié la tige, elliptiques, obtuses, bordées d’une ligne de points noirs; les inférieures sont opaques, sans ponctuations pellucides; mais on en voit souvent sur celles qui accompagnent les fleurs; grappes corymbiformes paucifiores, ter-
minant les r#meaux supérieurs et constituant par leur ensemble
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une panicule pyramidale assez ample; sépales un peu dissem- «4
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blables, lancéolés, très-obtus ou arrondis au sommet; pétales oblongs, au moins ? fois plus longs que le calice, d’un beau jaune ©” avec des lignes noires ; étamines en nombre indéterminé, formant 3 faisceaux ; capsule ovale pyramidale, à valves offrant à leur surface des bandelettes longitudinales fines et nombreuses. %.
— Juin, juillet. Bois couverts, sur les coteaux des terrains argilo-siliceux. R. Onzain, petit bois de Maré (Monin); environs de Mondoubleau (Legué) ; Baïllou, * bois de Roquelane (id.)
Distrib. géogr. — L’ouest de la France; la Sarthe et le Calvados. — Les
documents dont je dispose ne me permettent pas d’établir d’une façon plus com-
plète la dispersion de la variété occidentale. £
Observ. — Dans un travail récent concernant les espèces du groupe Æolosepalum, M. le D' Bonnet a appelé l’attention sur une plante voisine de l’/. quadrangulum, V'H. Desetangsii Lamotte, dont les sépales sont lancéolés acuminés, subulés ou érodés au sommet, caractères qui ne conviennent certainement pas à la plante de Loir-et-Cher. Il n’est pas non plus possible de la rapporter à la variété D imperforatum, de cette même espèce, que M. Bonnet distingue surtout par ses sépales dimorphes et «inégaux, souvent 2 plus courts, un peu obtus, entiers ou érodés au sommet, les 3 autres plus étroits, acuminés, subulés ou denticulés. » Si les sépales de l’H. quadrangulum, var. occidentale, sont inégaux et même parfois un peu érodés au sommet, jamais je ne les ai vus ni Done ni subulés. — Cf. Bull. Soë. Bot. de France. XXV.
184 H. tetrapterum ÆFries. nov. p. 236. Lefr. cat. 8; Em. Mart. cat. 66. (M. à 4 ailes). — Plante glabre, d’un vert clair; tiges dressées, de 30 à 60 cent., à 4 angles saillants constitués par des lignes étroitement foliacées; feuilles sessiles demi embrassantes, ovales obtuses, couvertes de ponctuations translucides fines et nombreuses, avec une ligne de glandes noires sur les bords ; grappes corymbiformes disposées en panicule étroite ; fleurs assez petites, d’un jaune pâle; sépales lancéolés, très-aigus, acuminés, pétales obovales, dépassant un peu le calice (6 à 7 mill.), à points noirs rares ou nuls; étamines en nombre indéfini formant 3 faisceaux; capsule pyramidale, à valves offrant des bandelettes nombreuses et très-fines. %.
— Juin, octobre. Bois humides, bords des eaux CC.
Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et septentr., excepté en Norwége; Asie mineure; Afrique septentrionale.
135. H. perforatum L. sp. 1105. Lefr. cat. 8; Em. Mart. 66. (M. à feuilles perforées). — Plante glabre; tiges de 30 à 60 cent., dressées, rameuses, presque cylindriques, avec 2 lignes très peu saillantes, plus sensibles sur les rameaux et vers le haut de la tige; feuilles sessiles, oblongues, obtuses, couvertes de ponctuations pellucides; grappes corymbiformes formant par leur ensemble une pente plus qu moins étalée; fleurs d’un beau jaune ; sépales lancéolés aigus, pee ou moins ponctués de noir à a surface, pétales oblongs, 2 fois plus longs que le calice; étamines en nombre indéfini, formant 3 faisceaux; capsule pyramidale, à valves offrant 2 à 3 bandelettes sur le dos et une rangée de grosses vésicules sur les bords. %. | se