‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 71 sur 265 · ARE · texte numérisé non relu

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Corolle rouge, purpurine, rose, ou blanche et alors en capitule : : cylindriques «abs se iote ts «se 90e RUN ER ET

Corolle blanche ou jaunâtre, jamais en capitule cylindrique. . .

Capitules cylindriques, au moins 1 fois aussi longs que larges. Capitules sphériques ou ovoïdes un peu plus {longs que larges

Tube du calice à 10 nervures ; feuilles toutes alternes. . . . .,

Tube du calice à 20 nervures ; feuilles supérieures opposées . . . Tr. rubens (251).

Corolle très-petite (3 à 3 mill.). . . . . Tr. arvense (256).

Corolle assez grande (1 cent. au moins). . . . . .. . . . # « . Folioles presqu’arrondies ou obovales, très-obtuses, , . . , . Tr. incarnatum, var. Molinerii (250).

Folioles étroitement oblongues ou linéaires aiguës. . . . . . . . Tr. angustifolium (en note).

Capitules pédonculés ou terminant les rameaux. ., . , . . . .. Capitules presque tous axillaires et strictement sessiles, . . . , Calice membraneux, renflé vésiculeux, réticulé sur le fruit, . . , Calice non renflé vésiculeux, ni réticulé. . ....,.... Fleurs portant l’étendard en haut ; dents de la lèvre supérieure

du calice fructifère parallèles, refractées. . . . . . . . .. Tr. fragiferum (260).

Fleurs portant l’étendard en bas (corolles retournées) ; dents de la lèvre supérieure du calice fructifère divergentes. . «. «+ « « Tr. resupinatum (en note).

Diamètre du capitule égalant au moins 25 à 30 mill.; calice à dents sétacées; plantes vivaces. . . . . . . «eo 0 0 0 + Diamètre du capitule ne dépassant pas 12 à 15 mill. ; calice à dents

lancéolées, raides; plante annuelle, . . . . . . . .. . .. Tr, maritimum (255).

Calice velu intérieurement, mais sans callosités à la gorge. . . . Tr. medium (252).

Calice velu à la gorge et pourvu en outre d’un fanneau calleux. , Tr. pratense (253).

Capitules composées de 3-5 fleurs fertiles, étroites, surmontées après l’anthèse par des fleurs stériles très-déformées, formant des pointes. . .,....... Tr. subterraneum (259).

Capitules composés de fleurs nombreuses, toutes fertiles . . . . Fleurs jaunâtres ; partie libre des stipules moyennes linéaire sétacée. . « » + «+ «+ + Tr: ochroleucum (254). Fleurs blanches; partie libre des stipules moyennes ovale, un peu acuminée, . . Tr pratense, var, Jtore albo (253). Capitules ovoïdes, plus larges à la base qu’au sommet; divisions du calice un peu raides, dressées. . Tr. striatum (257).

Capitules obovales, plus étroits à la base qu’au sommet; divisions du calice rigides, à la fin très-étalées, Tr. scabrum (258).

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Prntulen nodules Rtn. J S OTn dote ee à 11, Capitules strictement sessiles. . Tr. glomeratum (261).

| Plantes plus ou moins dressées. . ......,. ..... +... 18. Plante tout à fait couchée, rampante.. . Tr. repens (263).

/ Stipules formant une gaîne qui embrasse la tige; fleurs sessiles, non réfléchies après l’anthèse. . . . . . . . . . . . . Tr. strictum (262).

Stipules formant une gaîne très-courte ou tout à fait libres en avant ; fleurs distinctement pédicellées, réfléchies après l’an-

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Divisions du calice 1 à 1 : fois aussi longues que le le tube; corolle rose, à peine 2 fois aussi longue que large. , « . . . . 20.

Divisions du calice 2 à 3 fois aussi longues que le tube; corolle blanchâtre, 4 fois aussi longue que large. . . . . . « . .. Tr. Michelianum (265).

Fleurs longues de 12 mill. au moins; tiges presque toujours nettement fistuleuses. . . . . Tr. hybridum (en note).

Fleurs longues de 8 à 10 mill. ; tiges jamais fistuleuses . . . , . Tr elegans (26).

Corolle de 4 à 6 mill., à étendard fortement plissé; style égalant

21 dons EIRE} Jin am NT Le NS roi Ts 22.

Corolle ne dépassant pas 3 mill., à étendard lisse ou peu sensiblement plissé ; style plus court que le fruit. . . . . . . . . 23.

Toutes les folioles très-brièvement et à peu près également pétiolulées ; fleurs d’un jaune d’or. . . . Er. patens (266). - Foliole terminale à pétiolule au moins 2 fois aussi long que celui

des latérales . . . . . . , . Tr. procumbens (267).

8 à 20 fleurs en capitules denses portés par des pédoncules assez fins ; foliole terminale plus longuement pétiolulée que les laté- Een Se 2e jet ee, EN ee ie € EX: BRÉES (268)

3 à 10 fleurs en capitules lâches portés par des pédoncules filiformes ; toutes les folioles très-brièvement et également pétiolulées.”. . ... . . . .. , «Tr. filiforme (269).

D. LOTÉES. Etamines diadelphes ; feuilles pinnées; paire inférieure des folioles très-rapprochée de la tige; fleurs en ombelle; corolle à carène rostrée, aiguë. (Ex. : le Lotier).

G. 90. LOTUS (Lotier).

Calice à 5 divisions; corolle à étendard dressé et à carène rostrée ; fruit beaucoup plus long que le calice, linéaire. — Feuilles formées de 5 folioles non dentées, dont la paire inférieure, sensiblement inéquilatère, est contiguë à la tige et simule 2 stipules.

210. L. angustissimus L. sp. 1090 Lefr. cat. 9; Em. Mart. | 10

Logs, RE

cat. 84. (L. à fruits très-étroits). — Plante grêle, ordinairement

velue ; tiges rameuses, complétement étalées ou dressées : folioles petites, oblongues ou obovales; fleurs assez petites (6 à 7 mill), d’un jaune vif avec l’étendard rougeàtre, plus rarement d’un jaune pâle, au nombre de 1-3 au sommet d’un pédoncule grêle plus long que la feuille et accompagnées d'une feuille bractéale trifoliolée; calice velu à divisions linéaires subulées, égales ; corolle un peu lus longue que le calice, à étendard ne verdissant pas par la ‘dessiccation ; fruit dressé, très-étroit, linéaire (long. 3 cent.; larg. 1 mill.), glabre. ©.

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— Mai, juillet. Champs incultes, pelouses un peu humides des terrains siliceux. AC. dans l’arr. de Romorantin et dans la Sologne jusqu’à Cheverny ; Cour- Cheverny ! Fontaine-en-Solognel se retrouve à Mont, entre Clénor et le moulin de Pezay ! (de Pétigny).

Distrib. géogr. — Europe australe et occidentale (depuis l'Angleterre jusqu’en Espagne); région danubienne jusque dans la Russie méridionale; Asie mineure ; Songarie et Sibérie altaïque ; Afrique sept.; Açores ; Madère et Canaries.

Observ. — La forme à fleurs d’un beau jaune, avec l’étendard rougeûtre (var. a. nur Gren. et pense est la plus répandue en Sologne; la forme à fleurs d’un jaune pâle est rare (Villefranchesur-Cher, Fontaines-en-Sologne). Le L. diffusus Solander, que Boreau maintient comme espèce, a été établi pour la forme tresvelue et complétement étalée du L. angustissimus L.

271. L. hispidus Desf. cat. hort. par. 190. Em. Mart. cat. 85. (L. hispide). — Plante très-velue, surtout dans le voisinage des fleurs; tiges de 1 à 4 décim., très-rameuses, étalées diffuses; folioles oblongues ou cunéiformes; fleurs assez petites (7 à 8 mill.), d'un jaune pâle, accompagnées d’une bractée trifoliolée et au nombre de 2 à 4 au sommet d’un pédoncule beaucoup plus long que la feuille ; calice longuement velu, à divisions linéaires subulées, égales ; corolle un peu plus longue que le calice, à étendard devenant vert par la dessiceation ; fruit dressé, linéaire, de dimensions assez variables (long. 1 à 2 cent.; largeur 2 à 2 & mill.). ©.

— Juin, septembre. Champs, bords des chemins, pelouses, dans les terrains siliceux. AC. dans la Sologne jusqu’à Cheverny ! Cour-Cheverny ! Fontaine-en- Sologne ! — Non observé dans la Beauce et dans le Perche.

Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis l'Angleterre jusqu’en Portugal) et australe jusqu’en Italie; Afrique sept.; Madère.

72. L. corniculatus L. sp. 1092. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 85. (L. corniculé). — Plante un peu glauque, d'aspect assez variable, glabre dans toutes ses parties, ou plus ou moins velue, surtout dans le voisinage des fleurs; tiges très-rameuses, décombantes, diffuses ; folioles oblongues ou obovales cunéiformes ; fleurs assez grandes (12 à 15 mill.), jaunes ou rougeâtres, accompagnées d’une feuille bractéale trifoliolée et disposées en ombelle, au nombre de 2 à 6, au sommet d’un pédoncule très-allongé; divisions du calice triangulaires acuminées, presqu’égales; corolle 2 fois aussi longue que le calice, à étendard verdissant par la desgiccation ; Carène courbée à angle droit vers son milieu et incomplétement recouverte par les ailes; fruit dressé, linéaire (2 à 3 cent. de long., sur 2 £ à 3 mill. larg.). %.

— Mai, octobre. Prés, pelouses, bords des chemins. CC. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, si ce n’est dans l’extrême nord. Dans la

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région australe la plante appartient à la zône montagneuse; Asie mineure, jusqu’au Caucase et dans la Perse ; Turkestan et Afghanistan ; les montagnes de l'Inde; Sibérie ; Japon ; Afrique sept.; Abyssinie ; Australie.

273. L. tenuis Kit. in Willd. Enum. berol. 797. L. tenuifolius Rchb. fl. excurs. 506; Em. Mart. cat. 86. L. corniculatus, var. tenuifolius Lefr. cat. 9. (L. à feuilles étroites). — Très-voisin du L. corniculatus, dont beaucoup d'auteurs le considèrent comme une variété ; il s’en distingue par ses feuilles moins larges, linéaires ou oblongues et surtout par les ailes de la corolle qui sont d’un tiers plus étroites. La plante est plus grêle, plus élancée, moins garnie de feuilles, les fleurs plus petites, le fruit plus court. %.

— Mai, août. Prairies humides, étangs desséchés. C. dans la Sologne et aux environs de Blois. R. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, excepté dans l’extrême nord; toute l'Asie occidentale, jusque dans la Songarie; Afrique sept.

274. L. uliginosus Schkuhr handb. 2. p. 412, tab. 211. Em. Mart. 86. L. corniculatus, var. uliginosus Lefr. cat.9. (L. des marais). — Plante plus ou moins poilue, rarement tout à fait glabre, d’un vert foncé ; tiges de 3 à 8 décim., très-rameuses, dressées diffuses ; folioles assez grandes, obovales ou oblongues cunéiformes, celles de la paire inférieure quelquefois presque arrondies; fleurs grandes (15 à 18 mill.), d’un jaune pâle, accompagnées d’une feuille bractéale trifoliolée, disposées en ombelle, au nombre de 6 à 15, au sommet d’un pédoncule très-allongé; calice à divisions triangulaires lancéolées ; ailes plus larges que la carène, celle-ci régulièrement courbée en arc, de la base au sommet ; étendard verdissant js F er fruit dressé linéaire (3 cent. long. ; 3 mill.

arg.). %.

— Juillet, septembre. Prairies et fossés; bois humides. C.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, excepté dans le nord de la Suède et de la Russie; partie septentrionale de l'Asie mineure; Afrique sept. ; Madère.

275. L. siliquosus L. Sp. 1089. Tetragonolobus siliquosus Roth; Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 83. (L. à siliques). — Plante un peu velue; souche ligneuse, allongée, émettant de nombreuses tiges décombantes, de 2 à 4 décim.; folioles obovales cunéiformes, poilues sur les bords, celles de la paire inférieure rhomboïdales, étroitement appliquées sur la tige; fieurs d’un jaune pâle, grandes (25 mill.), solitaires ou plus rarement géminées au sommet d’un pédoncule bien plus long que la feuille et accompagnées d’une bractée trifoliolée; divisions du calice lancéolées linéaires, un peu plus courtes que le tube; corolle au moins 1 fois aussi longue que le calice ; fruit linéaire (4 à 5 cent. long.), un peu comprimé, offrant à la maturité 4 lignes longitudinales (2à chaque suture) en forme d'ailes étroites. %.

— Mai; juillet. Prés humides, pèturages, surtout dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires. AR. Pâturages marneux au sud de la Sauldre, depuis les Monteaux jusqu’à la Colinière, entre Romorantin et Pruniers (Em. Martin); Romorantin, pré des Arrogantes (id.); Pruniers, parc de la Maison-Blanche, bois de l'Abbaye! (id.); pacages humides entre le Grand-Village et les Verrières (id.); Seur, au Moulin-Neuf! (Lefrou) ; Ouchamps, à Chevenelles, dans le pré aux Prêtres ! Chitenay ! Cellettes, au bas de Lidouanières! pré de la Gaudronnière! Les Montils, à l'Hermitage! à Souvigny ! Forêt de Blois à la Noue!

Po À L ; à +

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis le Danemark et le sud de la | - Suède, jusque dans la Pologne et la Russie méridionale; Asie mineure; Afrique … sept.

Observ. — Le genre Z'etragonolobus a été établi pour certaines espèces de Lotus dont le fruit offre 4 expansions foliacées quelquefois très-développées. Dans l’unique espèce de notre région ces expansions sont assez étroites ; chez le 7°. conjugatus, plante de l'Algérie et de l’Asie mineure, elles sont parfois réduites à des lignes peu saillantes, comme dans plusieurs Lotus; il n’y a pas lieu dès lors de conserver le genre.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs longues de 6 à 8 mill., à corolle dépassant peu le calice. . 2.

Fleurs longues de 10 à 25 mill., à corolle au moins 1 fois aussi longue que le calice. : + . . + 4 « + + ee o + ee. 3.

tement linéaire, dépassant à peine 1 mill. de largeur , . . . L., angustissimus (270).

Étendard verdissant par la dessiccation. . ....,...... L. hispidus (271).

Étendard ne verdissant point par la dessiccation; fleurs solitaires ou géminées dépassant 2 cent . . IL. siliquosus (275).

Étendard verdissant par la dessiccation; 3 à 15 fleurs en ombelle et n’atteignant pas 2 cent. . . . ess. 4.

LA

Carène courbée à angle droit; 3 à 8 fleurs . . , .. . , . . . . .

Carène régulièrement courbée en arc; 6° à 15 fleurs. , . . . .

| Étendard ne verdissant point par la dessiccation; fruit étroi- | | L. uliginosus (274).

Folioles obovales ou largement oblongues; ailes seulement un peu plus étroites que la carène. IL. corniculatus (272).

Folioles linéaires ou étroitement oblongues ; ailes de la corolle moitié plus étroites que la carène. . . . IL. tenuis (273).

E. GALÉGÉES. Etamines diadelphes; feuilles pinnées, formées de plus de 3 folioles, la terminale impaire; fleurs en grappes; légume uniloculaire, continu, ne se séparant pas en articles, déhiscent. (Ex. : le Sainfoin d'Espagne).

G. 91. ASTRAGALUS. (Astragale).

Calice à 5 divisions inégales; étendard non-redressé; carène mutique, à courbure formant un angle obtus; fruit linéaire, presque complétement biloculaire par lintroflexion de la suture supérieure; feuilles imparipennées.

276. Astr. glycyphyllos L. sp. 1067. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 86. (Astr. a feuilles de réglisse), — Plante presque glabre; souche longuement rampante ; tiges de 5 à 10 décim., flexueuses, étalées, rameuses ; stipules obliquement ovales, aigués, foliacées ;

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6 à 8 paires de folioles, ovales ou elliptiques, obtuses; fleurs assez grandes (12 à 15 mill.), d’un jaune pâle, formant une grappe axillaire d’abord très-dense, ovale ou oblongue ne dépassant pas la feuille; dents du calice égalant à peine le tube ; corolle 2 fois plus longue que le calice ; étendard dépassant la carène et les aïles:

fruit un peu arqué, acuminé, offrant sur le dos un sillon large

et profond. %.

— Mai, juillet. Fossés, bords des chemins et des bois, surtout dans les terrains

calcaires ou argileux. Peu C. Pruniers ! St-Julien, Selles-sur-Cher, Gièvres ! (Em.

Martin) ; AC. sur les levées de la Loire! St-Gervais, à la Patte-d’oie! Cour- Cheverny ! Chitenay! Cellettes! St-Léonard (Goussard). RR. dans le Val du Loir (Nouel) et dans le Perche : Baïllou (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, jusqu’en Angleterre et dans sud de

a Suède; nord de l'Espagne ; Italie et Turquie; Asie mineure, jusque dans le

Caucase et la Perse ; Oural; Altaï.

Observ. — Le Sainfoin d’Espagne (Galega officinalis L.), est comlétement naturalisé, depuis le commencement du siècle, à Pont-

levoy, sur les bords du Trainefeuille; il abonde dans les prés depuis

le moulin de Coutan, jusqu’au moulin d’Assené. C’est une plante formant de grosses touffes, à tiges de 4 à 6 décim. ; feuilles imparipennées, à 7-10 paires de folioles lancéolées ou elliptiques; les fieurs sont en longues grappes axillaires et d’un bleu pâle; le fruit est linéaire avec des stries obliques sur les faces. Le Galega croît spontanément dans toute l’Europe australe et orientale, ainsi que dans l’Asie mineure.

— Le Baguenaudier (Colutea arborescens L.), souvent cultivé dans les jardins, est naturalisé dans les carrières de Belleroche, près de St-Aignan. C’est un arbuste de 2 à 3 m., à feuilles imparipennées formées de 3-5 paires de folioles cordiformes ; les fleurs, disposées en grappes lâches et axillaires, sont grandes (20 à 25 mill.), d’un beau jaune, avec l’étendard redressé ; les fruits sont membraneux, vésiculeux très-renfiés à la maturité. La plante croît spontanément dans l'Europe australe et orientale, l'Asie mineure et l'Afrique sept.; elle est naturalisée dans beaucoup de localités.

— On cultive quelquefois dans les champs la Réglisse (Glycyrrhiza glabra L.), dont la longue racine rampante contient un suc d’une saveur douceâtre particulière : ses tiges atteignent un mètre; ses feuilles imparipennées sont formées de 5 à 7 paires de folioles, oblongues et glutineuses en dessous ; les fleurs sont bleuâtres et

. en grappe très-courte, le calice glanduleux, le fruit oblong, com-

primé, bosselé. D’aprés M. Charlot, la Réglisse est comme naturalisée dans certaines vignes aux environs de St-Aignan. La plante croît naturellement dans la région méditerranéénne, et dans l’Asie mineure, jusqu’en Songarie.

F. HÉDISARÉES. Etamines diadelphes ; feuilles pinnées, formées de plus de 3 folioles et dont la terminale est impaire; fleurs en ombelle ou en grappe; légume indéhiscent, presque toujours coupé transversalement par des articulations qui se séparent à la maturité. (Ex. : la Coronille, le Sainfoin).

G. 92. CORONILLA. (Coronille).

Calice à 5 dents, les 2 supérieures très-petites; étendard redressé ; carène rostrée acuminée,; fruit formé de plusieurs articles qui se

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séparent à la maturité et sont plus ou moins distinctement qua-

drangulaires. — Feuilles imparipennées.

. 277. C. minima L. Sp. 1048. (C. naine). — Plante très-glabre, à souche ligneuse; tiges de 1 à 3 déc., étalées diffuses ; stipules membraneuses, très-petites, réunies en gaîne et opposées à la feuille; 3 à 4 paires de folioles petites, obovales, glauques ; 5 à 10 fleurs jaunes, petites (5 à 6 mill.), en ombelle au sommet d’un pédoncule dépassant beaucoup la feuille; pétales à onglet plus court que le limbe; étendard verdissant par la dessiccation; fruits pendants, à 2 ou 3 articles assez nettement quadrangulaires. %.

— Avril, juin. Pelouses et coteaux secs des terrains calcaires, R. Observé seulement dans la Beauce: buttes de Marcilly près Vendôme ! (Nouel); pelouses

sèches entre Marolles et le château de Pezay ! AC. sur les coteaux de la Cisse,

au moins depuis Pontijou! jusqu’à St-Bohaire ! Distrib. géogr. — Le centre, l’est et le S.-E. de la France; toute l'Espagne; le sud de la Suisse, le centre de l’Italie ; la Transylvanie.

Observ. — Le C. Emerus L., très-souvent cultivé dans les bosquets, est comme naturalisé çà et là (Blois; les Montils; Cheverny); c’est un petitarbrisseau à fleurs jaunes avec l’étendard souvent rougeûtre, assez grandes (18 à 20 mill.), formant une petite grappe égalant à peine la feuille; l’onglet des pétales est égal au limbe et au moins 2 fois aussi long que le calice. — Spontané dans la région un peu montagneuse de presque toute l’Europe, jusqu’en Norwége.

278. C. varia L. sp. 1048. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 95. (C. à fleurs variées). — Plante glabre; tiges très-rameuses, de 6 à 10 décim., étalées diffuses; stipules libres; 7 à 12 paires de folioles obovales ou oblongues ; 8 à 12 fleurs variées de blanc, de rose ou de lilas, médiocres (1 cent), en ombelle au sommet d’un pédoncule plus long que la feuille; onglet des pétales plus court que le limbe; fruit dressé ou étalé, acuminé, formé de 3 à 5 articles quadrangulaires. %.

— Mai, août. Buissons, bords des bois, surtout dans les terrains calcaires. AR. en Sologne : Pruniers ; Selles-sur-Cher; Billy! Gièvres (Em. Martin). AC. aux environs de Blois et dans la vallée de la Loire. Non observé aux environs de Vendôme et dans le Perche, d’après MM. Nouel et Legué.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe tempérée et australe ; Asie mineure jusqu’en Perse.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Onglet des pétales aussi long que le limbe; fleurs jaunes ; sousarbrisseau. , . . . ‘:.:... ©. Emerus (en note).

Onglet des pétales beaucoup plus court que le limbe; plantes herbacées 516, Se 3 d 500) NE LS ER DR .. 2,

* | Piptüts Jaunes AN Me Naud a Cove , C. minima (277).

Fleurs variées de rose, de blanc et de violet, ©. waria (278).

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