‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 73 sur 265 · TA · texte numérisé non relu

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Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 89. (V. à 4 graines). Vulg. Jardriau, — Plante presque glabre; tiges diffuses ou grimpantes; stipules semi-sagittées; 3 à 5 paires de folioles linéaires ou oblongues ; une vrille rameuse; fleurs petites (4 à 5 mill.), bleuâtres avec des stries violettes, solitaires ou géminées au sommet d’un pédoncule non ariste, n’égalant pas la feuille; dents du calice plus courtes que le tube; style pubescent au sommet; fruit glabre, linéaire (long. 12 à 15 mill. sur 2 mill. larg.); 4 à 5 graines globuleuses. ©.

— Avril, août. Moissons, jachères, lieux cultivés. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, moyenne et australe ; Asie mineure, dans la Carie et la région Pontique; Caucase et Perse ; Oural et Altaï ; Japon.

286. VW. gracilis Loisel. fl. gall. II. 148, tab. 12. Ervum gravile DC.; Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 89; (V. délicate). — Très-vVoisin, du V. tetrasperma; il s’en distingue facilement par ses fleurs un peu plus grandes (6 à 7 mill.),. plus colorées et portées par un pédoncule à la fin beaucoup plus long que la feuille.

— Mai, juillet. Moissons, lieux cultivés, surtout dans les terrains calcaires. AR. Pruniers, à la Bésaudière (Em. Martin); Gièvres, à Jaugy (id.); Châteauvieux, à Péquignon (id.); Chémery, à Grenouillet et à la Morellerie (id.); Cheverny au pont aux Barres! Cour-Cheverny à Beaumont! Tour-en-Sologne à Villesavin !; çà et là dans la Beauce: R.dans le val du Loir (Nouel); le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis l’Irlande jusqu’en Portugal), centrale et australe; Asie mineure dans la Syrie et la Cilicie; la Tauride.

Observ. — Le Vicia Ervilia Willd. (Ervum Ervilia Linné), remarquable par ses fruits contractés entre chaque graine, presque moniliformes, est quelquefois cultivé comme fourrage et surtout pour ses graines que l’on donne aux pigeons, mais qui sont dangereuses pour l’homme. Cette plante se trouve cà et là dans les moissons des terrains calcaires et paraît être tout spécialement introduite avec les semences d’Orge. Son origine spontanée n'est pas connue.

287. V. monanthos Desf. fl atl. 2. p.165. (V. à une seule fleur). — Plante glabre; tiges grêles, grimpantes ou diffuses; stipules dissemblables de chaque côté de la feuille, l’une entière, linéaire, l'autre profondément divisée en laciniures subulées et comme digitées; 7 à 9 paires de folioles oblongues ou linéaires; une vrille; fleurs assez grandes (12 à 15 mill.), d’un bleu très-pâle avec une macule noire au sommet de la carène, solitaires au sommet d’un pédoncule brièvement aristé, égalant à peine la feuille; dents du calice plus longues que le tube; style pubescent au sommet ; fruit glabre, long de 3 cent., sur 6 à 7 mill. de largeur; 4 ou 5 graines globuleuses. ©.

— Mai, juin. Moissons. RR. Veuves, champs sablonneux du val de la Loire. (Monin).

Distrib. géogr. — Origine spontanée incertaine. On cultive cette plante, pour ses graines alimentaires, surtout dans l’Europe austro-occidentale, où elle est peut-être indigène.

283. VW. Cracca L. sp. 1035. Lefr. cat. 10 (pro parte); Em, Martin, Cat. 88. (V. en épi). — Plante plus ou moins couverte de poils apprimés ; tiges anguleuses, s’élevant beaucoup avec l’appui des haies; stipules étroites, semi-sagittées; 7 à 10 paires de folioles

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oblongues; une vrille souvent trifide ; fleurs bleues, longues de 10 à 12 mill., nombreuses au sommet d'un pédoncule égalant ou dépassant la feuille, et formant une grappe d'abord très-dense, s'épanouissant successivément de la base au sommet; limbe de l’étendard à peu près de la longueur de l’onglet; fruit glabre, long de 3 à 4 cent., sur 6 à 7 de largeur. %.

— Mai, août. Haies bordant les fossés, rives des bois. AC. Distrib. géogr. — Toute l’Europe excepté dans le nord; Asie mineure; Sibérie; Dahurie ; Amur ; Japon.

29. W. tenuifolia Roth. fl. Germ. I. p. 309; Em. Mart. cat. 88. (V. à feuilles étroites). — Très-voisin du V. cracca; ses fleurs s0nt un peu plus grandes (14 à 18 mill.) et proportionnellement plus étroites ; l’étendard est d’un bleu violacé et les aîles sont blanchâtres. La seule distinction positive réside dans la forme de l’étendard dont le limbe est environ 1 fois aussi long que l'onglet ; ne n’est sûrement constaté que sur le vif, et en isolant ’étendard.

— Juin, août. Bords des bois, buissons, et souvent dans les moissons. Peu C. Gièvres, moissons du Vivier! (Em. Martin); Chémery, la Morellerie (id.) ; Chätillon-sur-Cher, à la Cave! Parc de Cheverny ! Chitenay! Cellettes ! AC. dans la Beauce Vendômoise (Nouel); R. dans le val du Loir.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusque dans les provinces méridionales de la Suède ; Asie mineure, jusqu’en Perse ; Sibérie; Dahurie.

290. VW. varia Host. fl. Austr. IL. 332. Em. Mart. cat. 88. (V. à fleurs variées). — Plante plus ou moins couverte de poils appliqués; tiges diffuses ou un peu grimpantes; stipules étroites, semi-sagittées; 6 à 8 paires de folioles linéaires ou oblongues; une vrille rameuse ; fleurs assez grandes (15 à 18 mill.), violacées avec les ailes presques blanches, assez nombreuses au sommet

d'un pédoncule plus long que la feuille; grappes un peu làches, - non plumeuses avant l’anthèse, à fleurs s’épanouissant simulta-

nément; calice nettement gibbeux à la base; étendard égalant à peine le tiers de l'onglet; fruits glabres, tronques très-obliquement sous le style, aigus. ©.

— Mai, juillet. Moissons. AR. Mur; Selles-sur-Cher; Billy; Soings! (Em. Martin). C. autour de Cheverny ! Cour-Cheverny! Contres! Cormeray ! Tour-en- Sologne! AR. aux environs de Vendôme (Nouel); RR. dans le Perche : Baillou (Pillon). :

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe; Asie mineure; Afrique sept.

291. W. villosa Roth. fl. Germ. 2. p. 182. (V. velue). — Assez voisin du V. varia, dont il diffère surtout par sa villosité formée de poils étalés ; par ses grappes plus denses, plumeuses avant l’anthèse et dont les fleurs ne s’épanouissent pas simultanément ; par ses fruits presqu’arrondis au sommet, sous le style.

— Juin. Moissons. RR. Azé, près Vendôme (Legué). Plante introduite avec les céréales; c’est dans ces conditions qu’elle paraït du reste exister dans les localités assez nombreuses de l'Europe tempérée où elle a été observée, et peut-être même dans toute l’Europe austro-occidentale,

Distrib. géogr. — Tout l'Orient, depuis la Grèce jusqu’en Perse et dans le Caucase.

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292. W. sepium L. sp. 1038. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 88.

4 des haïes). — Plante brièvement pubescente ou presque glabre; iges de 4 à 8 décim., plus ou moins grimpantes ; stipules semisagittées, très-petites; 5 à 6 paires de folioles; une vrille un peu rameuse ; 3 à 7 fleurs assez grandes (12 à 15 mill.), en grappes denses, portées par un pédoncule très-court (1 cent. au plus); dents du calice beaucoup plus courtes que le tube ; fruit glabre, long de 3 à 4 cent., sur 6 à 7 mill. de largeur). %..

Varie :

a. vulgaris Koch. — Folioles ovales, très-obtuses ou émarginées ; fleurs bleuâtres.

b. ochroleuca Bast. — Folioles de la variété précédente; fleurs d’abord blanches, puis ochracées.

ec. montana Koch. — Folioles lancéolées aiguës ou même acuminées ; fleurs bleuâtres.

— Mai, septembre. Haies, bords des prés. La variété a. est CC. partout; la var. b. RR. Candé, bois du Moirié! Chémery, bois près de la Boucharde !; la var. €. Parc de Cheverny, à la petite cascade.

Distrib. géogr., — Toute l'Europe tempérée et sept., jusqu’en Suède et en Islande. Plus R. dans la région méditerranéenne où la plante devient souvent subalpine ; région Pontique et Caucase; toute la Sibérie.

Observ. — On cultive fréquemment la Fève (V. Faba L.), dont l’origine spontanée est inconnue.

293. VW. sativa L. sp. 1037; Lefr. cat. 10; Ein. Martin, Cat. 86, (V. cultivée). — Plante plus ou moins velue; tiges diffuses ou grimpantes; stipules semi-sagittées, souvent profondément dentées; 5 à 7 paires de folioles obovales, ordinairement tronquées ou plus ou moins profondément échancrées au sommet; une vrille -rameuse ; fleurs grandes (25 mill. env.), avec l’étendard d’un violet

pâle et les ailes d’un pourpre très-foncé, brièvement pédicellées,

solitaires ou géminées à ‘l’aisselle des feuilles; calice presque régulier ; fruits ordinairement complétement glabres à la maturité (long. 4 à 6 cent., sur 6 à 7 mill. larg.); 6 à 8 graines orbiculaires, comprimées, lisses, faisant saillie et rendant le fruit bosselé.

— Mai, juillet. Cultivé partout et très-souvent subspontané sur le bord des prés, les pelouses herbeuses, dans les moissons, etc.

Distrib. géogr. — Europe australe; sud du Caucase; Perse; Algérie.

Observ. — Plante déjà cultivée comme fourrage par les Grecs et par les Romains. D’après Fraas, elle serait tout à fait indigène en Grèce, où on la trouve dans les buissons de la zône des arbres toujours verts. Selon C.-A. Meyer, elle croît dans les prés, au sud du Caucase (Cf. Alph. DC. Géogr. bot. II. 961). |

— On cultive plus rarement le V. macrocarpa Moretti, qui n’est probablement qu'une variété du V. sativa, presque 1 fois plus grande: dans toutes ses parties, |

24. VW. angustifolia All. fl. ped. I. 225 (1785). Em. Mart. Cat. 87. V. heterophylla Chevall.; Lefr. cat. 10. (V. à feuilles étroites). — Très-voisin du V. sativa, auquel il paraît relié par des formes intermédiaires ambiguës ; il s'en distingue néanmoins assez sûrement par ses fleurs toujours plus petites, atteignant rarement et ne dépassant jamais 18 mill. de longueur, et souvent par ses

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feuilles supérieures dont les folioles sont linéaires ou oblongues et par ses fleurs aussi, dont tous les pétales sont d’un rouge vif; mais on trouve parfois des formes dont les folioles sont élargies, même dans les feuilles supérieures, et dont les fleurs ont létendard plus pâle, violacé, ou rose, surtout extérieurement; dans ce cas les ailes rouges et non pas d’un pourpre foncé, le font distinguer du V. sativa; enfin les fruits sont relativement plus étroits et les graines à peine comprimées. ©.

Varie beaucoup; quelques auteurs ont considéré les formes les plus légères de cette plante comme autant d'espèces distinctes.

a. linearis. — Toutes les feuilles, même les inférieures, à folioles étroi-, tement linéaires, presque aiguës. Je ne trouve cette variété mentionnée nulle part.

b. Robartii Koch. (V. Bobartii Forst.). — Feuilles inférieures obovales, échancrées en cœur au sommet, les supérieures étroitement linéaires ; corolle à pétales tous d’un rouge vif.

ce. uncinata. (V. uncinata Desv.). — Toutes les feuilles tronquées ou émarginées, les moyennes et les supérieures très-étroites.

d. segetalis, (V. segetalis Thuill.). — Feuilles supérieures oblongues étroites; corolle à pétales tous d’un rouge vif.

e. Forsteri. (V. Forsteri Jord.). — Feuilles de la variété d. ; étendard d’un violet pâle ou un peu rosé. Le V. torulosa Jord,, paraît être cette même variété à fruits un peu bosselés par la saillie des graines, comme dans le V. sativa.

f. latifolia. Toutes les folioles, même celles des feuilles supérieures, élargies, obovales cunéiformes, échancrées au sommet; fleurs d’un tiers plus petites que celles du V. sativa, auquel cette variété ressemble beaucoup ; ailes d’un rouge foncé ; étendard pâle.

— Avril, juin. Pelouses herbeuses, bords et clairières des bois, moissons. La var. à. dans les moissons, à Pruniers ; la var. b. est CC. sur les berges de la Loire et dans toute la Sologne; la variété €. a été trouvée une seule fois à Beaumont, près de Cour-Cheverny ; les var. d. e.et f: sont C. partout.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, excepté dans l’extrême nord ; l'Asie mineure ; le Japon; l'Afrique sept.

295. V. lathyroides L. sp. 1039. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 87. Ervum Soloniense L. sp. 1040. /V. a graines de Gesse). — Plante grêle, presque glabre; tiges couchées de 10 à 20 cent. ; stipules semi-hastées ; 2 à 3 paires de folioles obovales, échancrées en cœur; feuilles inférieures terminées par un court mucron, les supérieures par une vrille; fleurs rouges, assez petites (1 cent. à peine), solitaires et presque sessiles à l’aisselle des feuilles; fruit glabre, linéaire (2 cent. de long. sur 3 mill. de large); 5 à 6 graines

anguleuses cubiques, couvertes de petits tubercules. ©.

— Mars, avril. Pelouses sèches des terrains sablonneux. C. dans la Sologne, sur les levées et les sables de la Loire. AC. autour de Vendôme et dans le val du Loir (Nouel); R. dans le Perche: Cormenon (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne et sept., jusqu’en Norwège et dans le nord de la Russie ; Europe australe ; Asie mineure, jusqu’au Caucase et en Perse; Afrique sept.

Observ. — Plante trouvée pour la première fois, il y a plus de

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2 siècles, sur les pelouses du château de Chambord, où elle abonde

encore aujourd’hui; elle a été décrite par Morison en 1669, dans l'Hortus Regius Blesensis, sous cette phrase : Vicia prœæcox ver na, minima Soloniensis, semine Hexedro (sic).Linné lui maïntint d’abord le nom spécifique qui rappelait son origine; il changea plus tard ce nom en celui de lathyroides, à cause des graines hexaèdres. C’est à tort que Koch, Synop. fl. Germ., a considéré l’Erv. Soloniense L., comme synonyme de l’'Ér. nigricans M. Bieb.; la citation de Morison ne peut laisser aucun doute à cet égard.

296. W. lutea L. sp. 1037. Lefr. cat. 10; Em. Martin cat. 88. (VW. à fleurs jaunes). — Plante un peu poilue; tiges de 30 à 60 cent., étalées ou grimpantes; stipules très-petites ; 5 à 8 paires de folioles oblongues ou obovales ; une vrille rameuse ; fleurs grandes (2 cent.), d’un jaune pâle, quelquefois avec l’étendard rougeâtre, sessiles, solitaires ou géminées à l’aisselle des feuilles; dents du calice très-inégales; fruits largement linéaires (long. 3 cent., sur 8 à 10 mill. de larg.), couverts de poils jaunâtres naissant d’un tubercule ; 5 à 6 graines lisses.

— Mai, août. Moissons, lieux herbeux secs. C. dans toute la Sologne, le val de la Loire. R. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Presque toute l’Europe tempérée et australe; Asie mineure, jusqu’en Perse ; Egypte ; Algérie, Canaries.

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CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs portées par un pédoncule commun distinct. . . . . . . . 2, Rédonculé Commun :nuli ere is dune ie kr os fal le DRE LE Fleurs petites (ne dépassant pas 7 mill. long.). . , . . . . . . . D: Fleurs assez grandes ou grandes (12 à 18 mill. long.). . . . . 6.

graine et paraissant moniliforme, W. Ervwvilia (en note).

Fruits atteignant à peine 15 mill., à bords droits non resserrés entre CHAQUE DEN 50,7 5500 en à Me PSE à 07 Ne ECS RARES 4,

| Fruit long de 2 cent., environ, à bords resserrés entre chaque { V. gracilis (286).

Pédoncule dépassant sensiblement la feuille. . , . , . . . . | Pédoncule commun plus court que la feuille ou l’égalant à peine. ÿ. î

Fruit velu, renfermant 2 graines (très-rarement 3); pédoncule aristé, 4 ss. ve « . NW. /hirsutæ (24)

Fruit glabre, renfermant 4 à 5 graines (rarement 3); pédoncule non aristé. , , . .. , . . .« VW. tetrasperma (285).

a Pédoncule commun dépassant 2 centimètres, . , . ,. ,. .,.. Îe Pédoncule commun égalant à peine 1 centimètre. , .,.,.., 14.

Grappes formées de fleurs nombreuses; stipules semblables de chaque côté de le feuillé..:. +, +, + de ee No 8. Pédoncule uniflore ; stipules dissemblables de chaque côté de la ENS. Jung" +... VW. monanthos (287),

Etendard à limbe (partie dressée) égalant l’onglet ou plus long D PS à LC Or, Ce TE JOLIE PE DSi PPS “AT, A: su") 9,

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Etendard à limbe sensiblement plus court que l'onglet , . . . . 10.

Le. Dé nn DS 2, bis .

Limbe de l’étendard égalant l'onglet (sur le vif). . . . .,.,,. V. Craceca (288).

Limbe de l’étendard presque 1 fois plus long que l’onglet (sur le vif). . . . . L2 e. . L . L L L ie V. tenuifolia (289). Plante glabrescente ou à poils appliqués ; fruit obliquement atténué au sommet, sous le style. . . . , W. varia (290). Plante grisâtre, à pubescence étalée ; fruit arrondi au sommet, sous le style. . . . Mi 4e. L . . . . w. villosa (291).

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Fleurs jaunes DT OS ae orne ec Zar er2e 0e VW. lutea (296).

Fleurs longues de 1 cent. environ; graines cubiques, tuberculeuses. , . . . . . . . . . . . V. lathyroides (295),

Fleurs dépassant 2 cent., à étendard violacé; ailes d’un pourpre brun. ..,.,,,.°,.... VW.sativa (293).

13. Fleurs n’atteignant pas 2 cent., à pétales tous d’un rouge vif, ou

bien à étendard pâle ou violacé avec des ailes rouges, jamais

| Fleurs dépassant 1 cent. ; graines lisses ., . . ., ....,... 13. | d’un pourpre brun. , . . . .. VW. angustifolia (294).

Feuilles formées de 1 à 3 paires de folioles; pétiole terminé par un petit mucron sétacé; graines très-grosses (2 cent.), forte- 14. ment comprimées. . . . . . . . .. W.faba (en note).

4 à 5 paires de folioles ; pétiole terminé par une vrille; graines petites (3 à 4mill.). . . . . . . . . . W. sepium (292).

Observ. — La Lentille (Lenticula esculenta Mœnch.; ÆErvum Lens L), est cultivée partout; son fruit court, presque rhomboïdal, échancré en croissant sous le sommet qui est prolongé en bec, permet de la distinguer facilement de tous les Vicia, dont elle est à peine génériquement distincte. On ne connaît nulle part cette plante à l’état spontané.

— On cultive quelquefois, dans notre région, sous le nom de Pois chiche, le Cicer arietinum (Ciche & téte de bélier); les feuilles sont formées de 6 à 8 paires de folioles dentées en scie, avec une foliole terminale impaire qui manque le plus souvent; les pédoncules sont uniflores ; les légumes velus et très-renflés renferment ordinairement 2 graines très-anguleuses. L'origine de la plante est inconnue, mais Sa Culture est très-répandue dans l’Europe australe, l'Egypte, l’Abyssinie, la Perse et jusque dans l’Afghanistan.

— Le Pisum sativum L. est connu partout sous le nom de Petit-Pois ; ses variétés sont très-nombreuses (Pois sans parchemin, Pois mangetout, etc., etc.) Ses fleurs sont ordinairement complétement blanches ; les graines de toutes les variétés sont d’une couleur uniforme, blanches ou un peu bleuâtres, et toujours lisses.

— Sous le nom de Pois de Pigeon, Pois carré, on cultive en grand, comme fourrage, le Pisum arvense L., dont les fleurs ont l’étendard bleuâtre et les ailes d’un pourpre foncé; il

ne se distingue sûrement du P. sativum, que par ses graines plus

anguleuses, marbrées de brun sur un fond grisâtre.

L'origine spontanée du P. sativum L., n’est pas connue, il est, paraît-il, complétement naturalisé dans les moissons du Péloponèse et du littoral de la Syrie, en société du P. arvense. Mais ce dernier paraît être bien réellement indigène dans les provinces centrales et méridionales de la Suède et de la Norwége, où il

infeste les champs d'avoine. Linné l'y considérait déjà comme

spontané.

G. 97. LATHYRUS (Gesse).

Tube staminal tronqué à angle droit; style présentant dans sa partie supérieure une ligne longitudinale de poils. — Feuilles aripennées; folioles quelquefois réduites à 2, ou même nulles; ruit linéaire comprime.

27. L. Aphaca L. sp. 1029. Lefr: cat. 10; Em. Mart. cat. 89. (G. Aphaca). — Plante glabre, un peu glauque; tiges couchées ou s'élevant à l’aide des vrilles ; stipules très-grandes, ressemblant à des feuilles, étroitement appliquées sur la tige, hastées avec 2 petites oreillettes aiguës; pétiole terminé par une vrille; folioles nulles; fleurs jaunes, médiocres (1 cent.), solitaires au sommet d’un pédoncule axillaire aristé et plus long que les stipules calice divisé jusqu’à la base en segments étroits presqu’aussi longs que la corolle; fruit linéaire, long de 3 cent., renfermant 4845 graines. ©. | 3

— Mai, juillet, Moissons. C. surtout dans les terrains calcaires. R. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — L'Europe australe et moyenne jusqu’en Angleterre et dans le Danemark; toute l’Asie occidentale jusque dans l'Afghanistan; Egypte, Algérie.

Observ. — Une curieuse forme du Z. Aphaca a été observee plusieurs fois dans l’ouest de la France et en Normandie; le pétiole au lieu d’être terminé simplement par une vrille, porte à son sommet 1-3 petites folioles lancéolées linéaires. M. de Brébisson, F1. de Normandie, dit avez raison que cette forme rare doit être considérée comme l’état normal de la plante.

28. L. Nissolia L. sp. 1029. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 90, (G. Nissole). — Plante glabre; tiges grêles dressées ; stipules trèspetites, linéaires sétacées, accompagnant un pétiole comprimé et ressemblant tout à fait à une longue feuille linéaire aiguë, sans trace de folioles ni de vrille au sommet; pédoncule plus court que le pétiole, portant 1 à 2 fleurs purpurines, médiocres (1 cent. long.); pédicelles égalant le calice dont le tube est aussi long que les dents; fruit étroitement linéaire, glabre, long de 6 à 7 cent. et renfermant 5 à 6 graines verruqueuses. ©.

— Mai, juillet. Moissons, bords des champs. AR. et toujours peu fixe et peu abondant dans ses stations : Maray, moissons au bas de la Pelaudière (Em. Martin); Villefranche-sur-Cher, ancien pâtureau de Ste-Marthe, et à l'Escouriou (id.); Selles-sur-Cher, la Thizardière (id.) ; Gièvres, la Genetière (id.) ; Bracieux! Cour-Cheverny, au Vivier ! à Sérigny ! Bois de Cheverny ! Fontaines-en-Sologne, près de l'étang des Pérets !; vallée du Loir (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Angleterre et dans le nord de l'Allemagne; Asie mineure, jusque dans le Caucase; Afrique sept,

299. L. hirsutus L. sp. 1032. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 90. (G. hérissée). — Tiges décombantes ou grimpantes, très-rameuses, ailées ; stipules petites, semi-sagittées; pétiole court, un peu

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poilu; une seule paire de folioles oblongues lancéolées; fleuxs médiocres, violacées, à étendard devenant bleu, solitaires ou plus rarement au nombre de 2 à 3 sur un pédoncule brièvement aristé et dépassant plus ou moins la feuille; divisions du calice ovales aiguës, de la longueur du tube ; fruit long de 25 à 30 mill., hérissé de poils naissant d’un tubercule; 4 à 6 graines brunes, verruqueuses. ©.

— Mai, août. Moissons, friches, clairières des bois. AC. dans la Sologne et dans le val de la Loire. RR. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Europe australe et tempérée jusqu’en Angleterre; Asie mineure ; Caucase ; Egypte, Algérie.

300. L. sylvestris L. sp. 1033. Lefr. cat. 10. (G. des bois). — Plante glabre, s’élevant très-haut dans les haies; tiges largement ailées; feuilles formées d’une seule paire de folioles grandes, les inférieures elliptiques, les supérieures lancéolées acuminées ; vrille rameuse ; fleurs assez grandes (15 à 18 mill.); étendard rose, maculé de vert en dehors; ailes pourpres; carène pâle ou verdâtre ; pédoncule dépassant la feuille ou plus court qu’elle ; 4-8 fleurs en grappe lâche et munies d’une bractée à leur base; dents du calice égalant à peine le tube; style tubuleux inférieurement; fruit long de 6 à 7 cent., sur 6 à 8 mill. de largeur, glabre; graines marbrées de noir, un peu tuberculeuses.

— Juin, août. Haies, bords des bois. R. Buissons au bas du coteau de la forêt de Russy, près Chailles! (Lefrou); Candé, lisière N.-E. du bois du Moirié!; coteau entre Lavardin et Montoire!

Distrib. géôgr.— Europe australe et tempérée, jusqu’en Suède et en Norwége ; le Caucase,

Observ. — On cultive souvent, sous le nom de Pois senteur, le L. odoratus L., originaire de l’Italie méridionale et de la Sicile; il se distingue des nombreuses formes du L. sylvestris par son style qui est creusé en gouttière en dessous, et non pas cylindrique ; par ses fleurs très-grandes, très-odorantes et portées par un long pédoncule.

301. L. tuberosus L. sp. 1033. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 90. (G. tubéreuse). Vulg. Moinsons. — Plante glabre; souche tresgrêle, longuement rampante, munie de tubercules ovoïdes; tiges décombantes, anguleuses, mais non ailées; stipules lancéolees acuminées, de la longueur du pétiole; une seule paire de folioles oblongues, elliptiques ; vrille allongée, rameuse; 3 à 7 fleurs d’un rouge vif, assez grandes (12 à 15 mill.), en grappe lâche sur un pédoncule plus long que la feuille ; dents du calice deltoïdes aiguës, égalant à peine le tube; fruit glabre, long de 3 cent., un peu renfié; graines lisses, anguleuses. %.

— Juin, août. Moissons des terrains calcaires ou siliceux. AC. aux environs de Blois et dans la Beauce ; AR. dans l’arr. de Romorantin (Em. Martin) : Lanthenay; Maray; Villefranche-sur-Cher ; Billy; Gièvres. R. dans la vallée du Loir (Nouel).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe; provinces sept. de l'Asie mineure; Caucase ; Songarie ; Oural et Altaï; Afrique sept., jusque dans la Sahara.

Observ. — Les tubercules de la racine sont comestibles et d’un goût assez délicat; les enfants les recherchent beaucoup.

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302. L. palustris L. sp. 1034. Em. Mart. cat. 91. (G. des marais). |

— Plante glabre (dans notre région); souche grêle; tiges dressées, ailées, atteignant 5 à 10 décim.; stipules assez grandes, semi-sagittées, lancéolées aiguës; 2 ou 3 paires de folioles linéai-

res lancéolées, aiguës ou un peu obtuses; fleurs assez grandes 12 à 15 mill.), d’abord purpurines, devenant ensuite bleuâtres,

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ormant au nombre de 3 à 6 une grappe lâche, au sommet d'un

pédoncule plus long que la feuille, ou l’égalant; dents supérieures du calice courtes, un peu dressées convergentes; fruit long de 3 à 4 cent., glabre ; graines lisses, sphériques. %. |

— Juin, juillet. Prairies humides. RR. Villeherviers, dans un pré au bas de la Chansonnerie! (Noffray) et rive gauche de la Sauldre, en amont du parc du Portail! (Rimbert).

Distrib. géogr.— L'Europe jusqu'en Suède et en Norwêge, mais paraît manquer dans l'Europe austro-orientale; se retrouve sous la forme glabre et à folioles étroites, dans la Mongolie, le Japon et l'Amérique du nord ; une forme très pubescente existe dans l’Asie orientale.

303. L. macrorhizus Wimm fi. Schles. p. 166. Or. tuberosus L.; Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 92. (G.-a racine épaisse). — Plante glabre ; souche rampante stolonifère, épaissie, noueuse par intervalles ; tiges dressées, ailées ; stipules semi-sagittées, lancéolées acuminées; un mucron court à la place de la vrille ; 2 à 4 paires de folioles elliptiques obtuses, ou oblongues lancéolées aiguës ; 3 à 5 fleurs médiocres (12 à 15 mill.), rouges, puis bleuâtres, en

rappe lâche au sommet d’un pédoncule plus long ge la feuille ;

ents du calice deltoïdes plus courtes que le tube; fruit long de 4 à 5 cent., étroitement linéaire, un peu courbé, glabre; graines sphériques, lisses.

— Avril, mai, Bois, buissons, AC. dans la Sologne, le val de la Loire. R. dans le val du Loir (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusque dans l'Espagne centrale et la Dalmatie au sud, et dans la Suède méridionale au nord.

304. L. niger Wimm. fl. Schles. 166. Orobus niger L. Sp. 1028; Em. Mart. cat. 93. (G. noire). — Plante glabre, noircissant par la dessiccation ; souche courte; tiges dressées, hautes de 3 à 8 décim., anguleuses; stipules petites, semi-sagittées; un mucron à la place de la vrille, 4-7 paires de folioles elliptiques, obtuses; 5 à 8 fleurs purpurines, devenant bleuâtres, médiocres (1 cent.) formant une grappe lâche sur un pédoncule grêle plus long que la feuille ; dents du calice très-courtes; fruit linéaire, long de 5 à 6 cent.; graines lisses, ovoïdes. %. *

— Mai, juillet. Bois un peu montueux des terrains calcaires. R. Châtillon-sur- Cher, bois de la Cave ! Coteau de la forêt près Chailles (Lefrou) ; Forêt de Blois, à Molineuf (Monin) ; Thoré, parc de Rochambeau (Roger).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe excepté dans l’extrème nord; Tauride et Caucase,

305. L. pratensis L. sp. 1033. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 91, (G. des prés). — Plante glabre ou un peu pubescente ; souche grêle, rampante ; tiges à 4 angles, diffuses étalées ou un peu grimpantes; stipules grandes, celles du milieu de la tige semi-sagittées, lancéolees acuminées ; 1 seule paire de folioles Jancéolées ai uës ; 4à 6 fleurs jaunes, assez grandes (15 mill. environ), en grappe lâche sur un pédoncule plus long que la feuille; dents du calice trian-

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