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de l'Enfer! Rive gauche de la route de Marchenoir à Saint-Laurent, dans la fosse aux Quenouilles (Goussard).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, jusqu’en Laponie et en Islande ; Espagne et nord de l'Italie; Arménie et Caucase; toute la Sibérie; le Japon; Amérique boréale, jusqu’au Groënland.
Observ. — Par la consistance spongieuse de son réceptacle, le P. Comarum établit le passage des Fragaria aux Potentilla.
32. P. fragariastrum Ehrh. herb. 146. Em. Mart. cat. 98. P. fragaria DC. ; Lefr. cat. 10. /P. fraisier]. — Souche dure; tiges anciennes dénudées et plus ou moins hypogées, s’enracinant et
émettant aux nœuds des stolons épigés et des tiges florifères ; . stipules entières, membraneuses, lancéolées ; pétioles hérissés ;
feuilles formées de 3 folioles obovales, bordées tout autour de dents obtuses, velues, plus pâles et soyeuses en-dessous ; 2 à 5 fleurs blanches assez petites (diam. 8 à 10 mill.), pentamères, terminant les tiges; pétales obovales échancrés, dépassant peu le calice; réceptacle hérissé. %.
— Mars, avril. Bords des bois, rochers. AC. ;
Distrib. géogr. — Europe moyenne; R. ôu nul dans une partie de la région méditerranéenne. R
326. P. splendens Ram. in DC. fi. fr. IV. 467. Em. Mart. cat. 98. P. brillante). Diffère de l'espèce précédente : par ses feuilles à olioles plus étroites, plus soyeuses en-dessous, dentées seulement au sommet, à dents aiguës convergentes, au nombre de 3 à 7; par ses fleurs plus grandes (15 à 16 mill. diam.).
— Mai, juin. Bois secs, pâtureaux, bruyères. R. Pruniers, landes et bruyères autour de Longueville et de la Cornuère ! (Em. Martin); Langon, pacage au sud du chemin de la Fringale, entre les bornes 9 et 10 (id.) ; lisière de la forêt de Blois, près de Saint-Sulpice (Monin) ; Cormenon, sables des Raudières (Em. Desvaux.)
Distrib. géogr. — Plante spéciale à l’Europe occidentale : la France, dans le centre jusqu’à Paris, dans l’ouest et le S.-0. ; Espagne centrale, septentrionale et orientale.
327. P. verna IL. sp. 712. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 98. (P. printanière). — Plante velue; souche épaisse, rameuse au collet, émettant de nombreuses tiges couchées et des rosettes de feuilles d’où sortiront latéralement, l’année suivante, les tiges florifères ; feuilles toutes longuement pétiolées, sauf les supérieures, digitées, à folioles oblongues ou obovales cunéiformes, dentées au sommet, plus ou moins poilues, souvent grisâtres en dessous; fleurs pentamères, en cymes terminales, jaunes, de grandeur variable (10 à 15 mill.); pétales obovales, échancrés, au nice presque 1 fois plus grands: que le calice; réceptacle poilu. %.
— Mars, avril. Bords des chemins, collines, pelouses sèches bien exposées. CC.
Distrib. géogr. — Europe tempérée et australe; le Caucase, la Tauride; POural. ’
Observ. -— La plante varie beaucoup selon ses stations; dans les lieux très-secs et découverts la villosité est très-abondante,
les tiges très-raccourcies, les fleurs brièvement pédicellées; dans
les haies et aux bords des bois, les feuilles sont plus vertes,
presque nues en dessus, les tiges plus développées.
328. P. argentea L. sp. 712. Lefr. cat. 10, Em. Mart. cat. 97.
(P. à feuilles argentées). — Rhizômes épais, produisant" des tiges
et des rosettes de feuilles du centre desquelles naîtront l’année suivante les tiges florifères, celle-ci dressées ou étalées ascendantes, hautes de 2 à 4 décim., blanches aranéeuses; stipules lancéolées entières; feuilles toutes pétiolées sauf les supérieures, digitées, à 5 folioles cunéiformes plus ou moins profondément incisées dentées, dans leur moitié supérieure, blanches tomenteuses en dessous; fleurs pentamères, jaunes, médiocres (diam. 10 à 12 mill.), souvent nombreuses et en cymes terminales plus ou moins denses ; pétales obovales, échancrés, dépassant peu le calice ; réceptacle hérissé. %.
— Juin, août. Bords des chemins, pelouses sèches. AC. dans la Sologne, dans le val du Cher, de la Loire et du Loir. R. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe centrale; manque dans presque toute la région méditerranéenne; se retrouve en Asie mineure, jusque dans la région Pontique et le Caucase ; la Sibérie. ;
Observ. — Le P. recta L., qui croît spontanément dans tout le centre de l’Europe, ainsi que dans l’est et le S.-E. de la France, se naturalise très-facilement, et c’est dans cette condition qu'il a persisté longtemps à Blois dans l’ancien cimetière. C’est une
lante hérissée de longs poils, d’un vert sombre, assez élevée (4 à 8 décim.); ses tiges florifères naissent du centre d’une rosette de feuilles; ses stipules sont très-développées et entières; ses folioles digitées, au nombre de 5-7, sont grandes (3 à 6 cent.), étroites, oblongues, fortement dentées, à peine plus pâles en dessous; ses fleurs grandes (diam. 15 à 20 mill.), jaunes, en cymes formant une assez large panicule corymbiforme.
329. P. Tormentilla Scop. fl. Carn. I. 560. (ed. 2). Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 98. (PF. T'ormentille). — Plante un peu poilue; rhizôme dur, épais, produisant de nombreuses tiges grêles, diffuses, souvent décombantes; stipules 3-5 fides, grandes, simulant des folioles; feuilles trifoliolées,rarementquinées,les inferieures (détruites à la floraison) longuement peétiolées, les moyennes et les supérieures presque sessiles ; folioles oblongues, ou obovales cunéiformes, à dents profondes et étroites; pédoncules grêles dépassant la feuille, solitaires. axillaires ou oppositifoliées, mais simulant souvent par leur ensemble et à cause de la réduction des feuilles, une sorte de panicule divariquée terminale; fleurs jaunes, petites (diam. 8 à 10 mill.), presque toujours tétramères rarement à 5 pétales, ceux-ci oboves, dépassant un peu le calice; réceptacle velu. %.
— Juin, août. Bois secs et bruyères, surtout dans les terrains siliceux. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Islande ; région Pontique et Caucase ; Sibérie.
330. P. reptans L. sp. 714. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 98. (P. rampante). — Plante peu velue; tiges naissant à l’aisselle des feuilles de la rosette radicale, rampantes, grêles très-allongées, s’enracinant aux nœuds; stipules ordinairement entières, lancéolées; feuilles digitées-quinées, toutes longuement pétiolées, les caulinaires réunies souvent 2 ou 3 à chaque nœud; fololes
mt le tie ét
oblongues en coin à la base, bordées dans leur partie supérieure de dents peu aiguës, pédoncules toujours solitaires et axillaires, plus
longs que la feuille; fleurs jaunes, assez grandes (12 à 15 mill.
diam.); pétales obovés, échancrés. dépassant le calice dont les divisions extérieures s’accroissent après l’anthèse et deviennent plus grandes que les intérieures; réceptacle poilu.
— Juin, sept. Fossés, bords des chemins. CC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans les provinces méridionales de la Suède; Asie mineure, jusque dans la Perse et le Caucase; Afghanistan ; Oural ; Afrique boréale ; Abyssinie.
331. P. Anserina L. sp. 710. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 9,8. (P. Ansérine). — Plante plus ou moins soyeuse-argentée dans toutes ses parties; tiges naissant à l’aisselle des feuilles des rosettes radicales, rampantes, grêles, s’enracinant aux nœuds; feuilles radicales très-grandes, imparipennées, formées de 7 à 12 paires de folioles sessiles, oblongues ou lancéolées obtuses, bordées tout autour de dents aiguës, et alternant avec d’autres beaucoup plus petites; folioles supérieures confluentes à la base; pédoncules très-allongés, solitaires à l’aisselle des feuilles; fleurs pentamères, grandes {diam. 2 cent. environ), d’un jaune d’or; divisions externes du calice (calicule) souvent incisées dentées ; Le aug obovales, échancrés, plus longs que le calice; réceptacle velu. %.
— Mai, juillet. Lieux humides ou fangeux, fossés. CC.
Distrib. géogr. — Europe tempérée et sept., jusqu’en Islande; R. dans la région méditerranéenne ; Syrie; Perse; Caucase; Thibet ; Sibérie ; Mongolie ; Japon ; Amérique septentrionale.
332. P. supina L. sp. 711. Em. Mart. cat. 98. (P. couchée), — Plante un peu velue; racine grêle ne produisant qu’une seule tige étalée sur le sol, très-rameuse; stipules ovales entières; feuilles imparipennées, les inférieures à pétiole allongé et formées de 5-9 folioles oblongues cunéiformes, inCisées dentées dans leur moitié supérieure; feuilles supérieures subsessiles, à 5-3 folioles ; tous les pédoncules axillaires, solitaires, égalant environ la feuille ; fleurs pentamères, jaunes, petites (diam. 6-7 mill.); divisions externes du calice plus étroites et à la fin plus longues que les internes; réceptacle poilu. ©.
— Juin, septembre. Bords des étangs, sur les sables limoneux. R. Lanthenay, étang de Courmin! étang de la Flandrinière! Etang neuf (Em. Martin); Pruniers, étang de Bâtarde (id.); Lassay, étang du Rotay (id.); Couddes, étang de Morthèze (Monin); le Plessis-Dorin, étang de Boisvinet (Nouel et Legué).— Disparaît souvent, durant de longues années, de localités où il s’était montré trés abondant.
Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne, jusqu’en Danemark au nord, jusque dans l’Italie boréale et la Russie méridionale au sud; Asie mineure ; de l'Egypte au Caucase; Afghanistan ; Himalaya; la Sibérie; Afrique boréale ; Cap de Bonne-Espérance.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
| Fleurs rouges ou blanches , ........, +... 2,
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