‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 92 sur 265 · Ep. obscurum Schreb. Spic. fl. Lips. 147. (Ep. obscur · texte numérisé non relu

Ep. obscurum Schreb. Spic. fl. Lips. 147. (Ep. obscur

De Plante glabrescente; souche produisant des stolons grêles,

allongés, portant des paires de feuilies écartées,; tiges de 3 à 7 décim., un peu molles, parcourues par des lignes de décurrence eu saillantes et naissant de la base du pétiole; feuilles moyennes ancéolées presque sessiles; boutons dressés avant l’anthèse ; fleurs petites (diam. 5 à 6 mill.), roses; divisions calicinales un peu obtuses; pétales dépassant peu le calice; stigmate en massue, d’abord entier au sommet, puis devenañt souvent un peu lobé; capsule pubérulente. %. |

— Juillet, août. Lieux marécageux RR. Gy, marais voisin de la Demangère (Em. Martin).

Distrib, géogr. — Europe centrale, depuis la Belgique jusqu’en Suisse et en ‘Allemagne.

Observ. — Aucun des spécimens que j'ai pu voir ne portait ses stolons; la plante de Loir-et-Cher doit donc être étudiée de nouveau sous ce ES Pour tous les autres caractères, elle se rapporte très-bien à la description et aux échantillons distribués par Billot. — Cf. Fr. Schult. Arch. de F1. p. 49.

392 Ep. palustre L. sp. 495; Em. Mart. cat. 109. (Ep. des marais). — Plante très-brièvement pubérulente dans sa partie supérieure, ou tout à fait glabre; stolons allongés, portant des pures de feuilles écartées; tiges de 3 à 6 décimètres, arrondies: ignes de décurrence non saillantes; feuilles (presque toutes éparses) étroitement lancéolées, atténuées à la base en pétiole très-court, à bords entiers ou peu visiblement denticulés; boutons penchés avant l’anthèse; fleurs petites (5 à 6 mill.), d’un rose pâle ; divisions calicinales obtuses; pétales dépassant peu le calice ;

stigmate entier en massue; =: dis glabrescente ou un peu pubérulente. %.

“ — Juin, août. Prairies tourbeuses, souvent parmi les Sphagnum. R.. Pruniers, marais Chaumet (Rimboux) ; Cheverny, tourbière près de l’ancien étang du Purgatoire! Tour-en-Sologne, marais des Aulnays ! et dans toutes les tourbières circulaires du voisinage; tourbières de la forêt de Russy (aujourd’hui presque toutes desséchées)! tourbière de Brulaine, près Vendôme (Nouel); Sargé, à la Crouzille (Em. Desvaux, d’après Roger) et au-dessus du moulin du Marais (Legué).

Distrib. géogr. — Europe septentrionale (jusqu’en Islande) et moyenne; R. dans la région australe; la région Pontique et le Caucase; le Kashmir; la Sibérie; la Mongolie; Amérique septentrionale.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Pétales entiers ou à peine émarginés ; étamines arquées défléchies ; toutes les feuilles éparses. Ep. spicatum (384).

Pétales bilobés; étamines dressées ; feuilles moyennes, ou tout au moins les inférieures, opposées : 3, 4. 2, 2.

Fleurs très-grandes (18 à 25 mill.); plante velue hispide. . . . .

Ep. hirsutum (385).

Fleurs petites (5 à 10 mill.); plante glabrescente, ou très-briè- MEME VERS T0. le state te MDN ITS es 3, Stigmate à 4 divisions étalées en croix. . . . . . . . . . ... 4,

DHmaléren: MHassue entiers 3 nou ee RS OR e VA

Letikes: arrondies: 414 base: sie ose te S'otdrn d Eaux 5. Feuilles atténuées à la base, . Ep. lanceolatum (383).

avant l’anthèse ; plante des bois secs. . ,......... Ep. montanum (387).

Une ou plusieurs rosettes de feuilles à la base de la tige; boutons dressés avant l’anthèse ; plante des lieux humides. . . Ep. parviflorum (386).

Feuilles étroitement lancéolées, à peu près entières sur les bords ; lignes de décurrence nulles. , . Ep. palustre (392),

Feuilles dentées en scie; lignes de décurrence plus ou moins AT US NA CN dès ee di do 7 See ed LE

Feuilles sessiles ou à pétiole court (4 à 6 mill.); boutons dressés ONU EME ES Le TE eue DER A EN TE Ch." 8.

Pétiole assez allongé (1 à 2 cent.); boutons penchés avant l’anthèse, . . æ. L1 LI LI . . L1 . . Ep. roseum (389).

Feuilles lancéolées ; souche émettant des stolons allongés. . . . Ep. obscurum (391).

Feuilles étroitement lancéolées ; souche émettant de courtes ro-

| Point de rosettes de feuilles à la base de la tige; boutons penchés « | settes de feuilles . , . , . , Ep. tetragonum (39,0).

G. 125. ŒNOTHERA. (Onagre).

Calice prolongé en tube grêle au-dessus de la portion adhérente à l'ovaire; limbe à 4 divisions; 4 pétales; 8 étamines ; capsule oblongue, à 4 loges multiovulées, s’ouvrant en4valves; graines sans aigrette au sommet. — Plante herbacée,

393. OEn. biennis L. sp. 492. Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 112. (On. bisannuelle). Vulg. Miroir d’ane. — Plante un peu hérissée, tige de 6 à 15 décim., raide, simple ou un peu rameuse; feuilles caulinaires lancéolées, éparses, les radicales obovales formant une rosette étalée; fleurs grandes (diam. 4 à 5 cent.), jaunes, disposées en longues grappes dans la partie supérieure de la tige; divisions du calice acuminées; pétales largement obcordés. Caducs, moitié plus courts que le tube du calice ; capsules sessiles, poilues, dressées contre l’axe.

— Juin, août. Alluvions des rivières ; champs des terrains siliceux. C. dans

les îles et dans le val de la Loire ; val de la Sauldre, du Cher, du Beuvron; RR. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Amérique septentrionale, d’où la plante est originaire; répandue aujourd’hui dans beaucoup de contrées de l’Europe, surtout dans les vallées des grands fleuves.

Observ, — L'Œn. biennis paraît avoir été introduit en Europe, et d’abord en Angleterre, vers le commencement du 17% siècle ; Morison le cultivait au jardin de Blois (Cfr. Hortus reg. Blesensis, p. 125), et dans son Historia plantarum vol. III, p. 271 (1682), il le considère encore comme une plante d'introduction récente; il est aujourd’hui complétement naturalisé dans la vallée de la Loire.

D’après l’abbé Dubois, Méthode éprouvée etc. etc., p. 509, on cultive cette plante en Bretagne pour ses racines alimentaires « qu’on nomme Jambon, parce qu’en la coupant auprès du collet elle à la couleur d’une tranche de jambon entrelardée de graisse.» Dans certains cantons de l'Allemagne on l'emploie de la même facon et. ses feuilles se mangent en salade. — Kirschleger, F1. d'Alsace I, p. 270 (ed. 1852).

G. 126. LUDWIGIA. (Ludwigie).

Tube du calice campanulé; limbe quadrifide ; 4 pétales presque toujours avortés; 4 étamines; capsule ovale quadriloculaire, à 4 côtes et s’ouvrant en 4 valves ; graines sans aigrette.

394. IL. nitida Spreng. syst. 1. p. 545. /snardia palustris L.; Em. Mart. cat. 112. (L. luisante). — Plante glabre; tiges molles, couchées, radicantes inférieurement; feuilles toutes opposées, luisantes, largement ovales, entières sur les bords, atténuées-en pétiole assez long: fleurs petites (3 mill,), solitaires à l’aisselle des feuilles, presque sessiles; divisions du calice ovales. %.

— Juillet, août. Lieux marécageux, bords des ruisseaux dans les terrains siliceux. AC. en Sologne et dans la vallée de la Loire. R, ailleurs: Sargé, chemin de l’Aulnaye ; Epuisay, étang de Courtamblé,

Distrib. géogr. — Europe australe, centrale et occidentale, jusqu’en Belgique et en Angleterre; Lydie; Caucase et Perse; Cap de Bonne-Espérance ; Amérique sept. et subtropicale.

G. 127. CIRCÆA. (Circée).

Tube du calice court ; limbe bipartite, à divisions caduques au point de constriction du tube; 2 pétales ; 2 étamines ; fruit indéhiscent à 2 loges uniovulées.

395. €. Lutetiana L. sp. 12. Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 113. (C. parisienne). — Plante glabrescente inférieurement, glanduleuse dans le haut et sur les rameaux fiorifères; souche rampante, stolonifère ; tige de 4 à 8 décim., souvent simple, renflée sous les pétioles ; feuilles longuement pétiolées, à limbe ovale acuminé, bordé de petites dents écartées; fleurs blanches, petites (3 à 4 mill.), plus courtes que leur pédoncule, disposées en grappes lâches, nues, sur des rameaux allongés qui forment une panicule; divisions du calice ovales lancéolées, défiéchies, caduques ; pétales bifides; pédicelles réfléchis après l’anthèse;, fruit obovale, couvert de soies crochues, blanchâtres. %.

— Juin, août, Bois couverts, humides ou tourbeux. PC. Loreux ; Pruniers; St-Julien ; St-Loup (Em. Martin); Chémery ! vallée du Beuvron! Les Montiils bois des Bernadettes ! forêt de Marchenair, vers l’étang de Citeaux! AC dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — L'Europe, jusque dans les provinces centrales de la Suède et de la Norwége; région Pontique ; Caucase ; Perse ; Sibérie ; Himalaya; Afrique boréale ; se retrouve au‘Japon et dans l'Amérique sept., sous une forme particulière.

G. 128. TRAPA. (Macre).

Tube du calice court ; limbe à 4 divisions qui s’accroissent après la floraison et deviennent spinescentes; 4 pétales; 4 étamines ; fruit complétement enveloppé dans le calice très-accru, lignescent et muni de 4 épines robustes, opposées en croix; une seule graine. — Plante croissant dans l’eau.

396. Fr. natans L. sp. 175. Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 115. (M. nageante). Vulg. Chätaigne d’eau, Marron cornu. — Tiges plus ou moins allongées, selon la profondeur de l’eau; feuilles submergées opposées, pinnatifides, à divisions capillaires ; feuilles supérieures alternes formant une rosette flottante, à pétiole allongé, renflé vésiculeux au milieu vers l’époque de la floraison; limbe rhomboïdul plus large que long, entier sur les 2 bords inférieurs érodé-denté aux 2 bords supérieurs, marqué en dessous de lignes brunes et d’abord couvert de poils rudes sur les nervures, puis glabre; fleurs blanches assez grandes; divisions du calice lancéolées un peu aiguës; épines du fruit à pointe ascendante et barbelée au sommet. ©. ;

— Juin, juillet. Mares, étangs. Çà et là dans les étangs de la Sologne ; Loreux : étang d’en Haut et étang d’en Bas; étang Dernier ! Vernou, étang des Nardillays ;

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