‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 27 sur 79 · TT · texte numérisé non relu

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7k SYNANTHÉRÉES.

principale simple, uniflore, plus rarement bifurquée et biflore (H. Pilosella var. furcatum Monnier Ess. monog. 18 \, dressée, plus ou moins pourvüe de poils longs et mous et d’un duvet court étoilé; stolons rampants, feuillés, quelquefois florifères. — Plante d’un vert blanchâtre; à fleurs jaunes.

> VULGARE Monnier l. c. Péricline glanduleux; fleurs petites.

Re azPesTRe Monnier l. c. Péricline glanduleux; fleurs plus grandes.

3 PELETERIANUM Monnier l. c. Plante plus développée dans toutes ses parties et beaucoup plus longuement velue. H. Peleterianum Méral F1. par. p.505.

Com.; lieux incultes, prés secs, bords des routes. La var. £ dans les bois montagneux. La var. très rare : Sarrebourg : de Baudot ; le Bonhomme : Soyer-ff'illemet; le Hohneck : Mougeot. #. Maiautomne.

B Tige munie de quelques feuilles à sa base.

H. BRAC@RIATUM Bert. ap. D. C.F1. fr. 5, p. 449; Hol. 434; H. dubium « Monnier Ess. monog.19.— Calathides solitaires au sommet des bifurcations de la tige; péricline un peu ventru, à folioles appliquées, linéaires longuement acuminées, couvertes d’un duvet étoilé, de longs poils dentelés noirs à la base et de quelques poils articulés glanduleux ; corolles concolores, ordinairement tubuleuses. Feuilles un peu glauques, munies en-dessous d'un duvet étoilé et sur les 2 faces de poils roides blanes dentelés; les radicales nombreuses, étalées-dressées, presque entières, oblongues-lancéolées aiguës, atténuées en pétiole ailé; une feuille caulinaire placée vers la base de la tige. Tige dressée, hérissée inférieurement, tomenteuse et une ou plusieurs fois bifurqueée au sommet; rameaux dressés, allongés ; stolons couchés , allongés, feuillés, stériles ou florifères. — Cette plante semble tenir à la fois du H. Püilosella et du H. præaltum, et Wallroth soupçonne qu’elle est un hybride de ces deux espèces.

Très-rare ; lieux secs à Bitche : Schultz. 4%. Mai- juillet.

&. PRÆALTUM Vil. Voy. t. 2, f. 1, p. 62; H. florentinum - prœaltum Monnier Ess. monog. 50! ; H. fallax Dois.128.— Calathides petites, nombreuses (20-100), en grappe composée corymbiforme lâche; folioles du péricline linéaires - acuminées. Feuilles glauques, entières ou faiblement dentées, ciliées et hérissées au moins sur la nervure dorsale de poils roëdes; les radicales

SYNANTHÉRÉES. 75 dressées-étalées, obovées-oblongues, atténuées en pétiole ailé ; les caulinaires (3-4) plus aiguës, rétrécies à la base. Tige élancée, roide, dressée, simple, glabre ou hérissée ; stolons nuls, ascendants, plus rarement couchés, quelquefois florifères. — Plante beaucoup plus élevée que les précédentes, grêle, munie de poils bulbeux rougeâtres ou noirs à la base; grappes ct périclines plus ou moins pourvus de poils étoilés et de poils glanduleux ; fleurs jaunes.

x verRumM Wimm. F1. von Schles. p. 205. Feuilles glabres sur les faces; stolons nuls. H. mutabile + Hol. 435; Schullz exsic. À cent. n° 47!

g rAzLLAx Wimm. l. c. Feuilles hérissées en-dessus ou sur les deux faces ; stolons ascendants florifères ; plante plus développée dans toutes ses parties.

Assez rare. La var. « à Nancy ( bords du bois entre Champigneules et Frouard: Suard ); à Bitche : Schultz; à Verdun : Doisy. La var. £ à Sarrebourg: de Baudot). %. Juin-juillet.

H. PRATENSE Tausch F1. od. bot. Zeit. 11.1 beibl. p. 56. — Calathides nombreuses, en grappes corymbiformes composées serrées, à rameaux et à pédoncules courts étalés; folioles du péricline linéaires-acuminées, noires sur le dos, hérissées de poils noirs allongés et de poils plus courts glanduleux articulés. Feuilles vertes, sinuées-denticulées, pourvues sur les bords et sur les deux faces de poils blancs mous disséminés très-nombreux et plus longs sur la nervure dorsale, souvent munies à la face inférieure seulement de poils en étoile ; feuilles radicales dressées, oblongues, presque obtuses, plus larges et moins allongées que dans l'espèce précédente, atténuées en pétiole ailé; les caulinaires (1-2) lancéolées, brièvement acuminées, rétrécies à la base. Tige dressée, simple, velue à la base, munie au sommet de poils noirs glanduleux et d’un tomentum étoilé ; souvent des stolons rampants, filiformes, très-velus. — Se distingue en outre des deux précédentes espèces à ses poils beaucoup plus fins, moins sensiblement denticulés; à ses fleurs d’un jaune plus foncé ; enfin à son port qui est celui du Soyeria præmorsa.

.Très-rare ; prairies humides des montagnes des Vosges (Badonvillers : Soyer-Willemet; Champ-du-Feu : Mougeot). 4%. Juin-août.

H.AURANTIACUM Z. Sp. 1126; Willm. Phyt. 951; Monnier Ess. monog. 25!; Schultz exsic. n° 474! — Calathides en grappe corymbiforme lâche, à rameaux courts uni-bi-triflores ; péricline un peu ventru, à folioles linéaires-lancéolées, noirâtres,

6 SYNANTHEÉREES.

hérissées de poils noirs allongés et de poils plus courts glanduleux articulés. Feuilles d’un vert-gai, nullement glauques, hérissées sur les deux faces de poils mous disséminés, entières ou à peine dentelées, brièvement mucronées; les radicales oblongues ou lancéolées, atténuées en pétiole ; les caulinaires peu nombreuses; les inférieures semblables aux radicales; les supérieures trèspetites, sessiles. Tige dressée, simple, rude au toucher, hérissée, fistuleuse, longuement nue au sommet; rarement des stolons. — Très-voisin du H. pratense, il S'en distingue en outre à ses calathides plus grosses, beaucoup moins nombreuses ; à ses corolles purpurines.

sY

Pâturages et escarpements des hautes Vosges, sur le granit ( Ballon de Soultz, Rotabac, Hohneck, Tanache); déjà trouvé par Lacheual en 1757.%. Juin- Juillet.

** Bordure des akènes entière; plantes jamais stoloni-

Jères (1).

« Feuilles radicales persistantes.

1) Fleurs solitaires au sommet des tiges et des rameaux:

E&. ALPFINUM L. Sp. 1124; Monnier Ess. monog. 59! — Calathide solitaire au sommet de la tige; folioles du péricline linéaires-aiguës, lâches, chargées surtout à leur base de poils fauves mous très-longs étalés dentelés. Feuilles vertes, entières ou plus rarement dentées, hérissées de poils semblables à ceux du péricline; les radicales oblongues ou lancéolées, brièvement mucronulées, atténuées à la base en un pétiole plus ou moins long, souvent angmentées d’un faisceau latéral de feuilles ; une seule feuille caulinaire, plus rarement 2-3, petites, sessiles. Tige toujours simple (chez nous), scapiforme, dressée, couverte de poils simples noirs à la base et de poils plus courts articulés glanduleux. — Plante peu élevée (1- 2 décimètres); fleurs jaunes.

Rare ; hautes Vosges, sur le granit (escarpements du Hohneck :

Mougeot et Billot, 1822). 4%. Juin-juillet.

(1) Tous les Æieracium de cette section varient à une seule calathide (dans les lieux très-secs) et à feuilles minces et molles (dans les lieux très-ombragés). Nous les avons décrits tels qu’on les rencontre dans les lieux favorables à leur végétation.

SYNANTHEREES. 77 5. ALBIDUM Vill. Delph. 3, p. 153,1. 59!; H. intybaceum Monnier Ess. monog.47!—Calathides grandes, solitaires au sommet de la tige et des rameaux; folioles du péricline linéaires-lancéolées, d’un vert noirâtre sur le dos, lâches, couvertes, ainsi que les feuilles et la tige, de poils longs articulés non dentés, mais glanduleux et visqueux. Feuilles d’un vert obscur, molles, très-allongées, étroitement lancéolées, sinuées-dentées; les caulinaires nombreuses el rapprochées vers le milieu des tiges; les inférieures atténuées à la base, à peine pétiolées ; les moyennes sessiles ou embrassantes ; les supérieures beaucoup plus petites, linéaires, entières. Tige dressée, peu élevée, sillonnée, simple ou rameuse ; rameaux peu nombreux, allongés, étalés-dressés, épaissis au sommet. — Plante fétide ; à fleurs d’un jaune très-päle, un peu rougeâtres extérieurement.

Escarpements des hautes Vosges, sur le granit (Hohneck, roche

de Tanète, etc.: Mougeot, 1809). y. Août.

H. MOUGEOTI Frœl. ap. Koch Syn. 453; H. cerinthoides £ decipiens Monnier Ess. monog. 50! — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux; folioles du péricline linéaires, longuement acuminées, aiguës, appliquées, munies de poils fauves simples allongés dentelés, de poils très-courts en étoile et de poils noirs articulés glanduleux. Feuilles glauques, finement acuminées-mucronées ; les radicales nombreuses, lancéolées, atténuées en pétiole, sinuées-dentées dans leurs trois quarts inférieurs; dents triangulaires acuminées, étalées, écartées et se rencontrant jusque sur la partie ailée du pétiole ; deux ou trois feuilles caulinaires sessiles, embrassantes, arrondies à la base, très-écartées. Tige dressée, Îlexueuse, souvent arquée, couverte dans sa moitié supérieure de poils en étoile et de poils noirs articulés glanduleux, simple ou plus souvent divisée en 2-3 rameaux allongés dressés. — Fleurs jaunes, plus grandes que dans aucune autre de nos espèces.

Nora. Cette plante est très-voisine du Æ. cerinthoides Gouan et plus encore du Æ. longifolium Schleicher. Le premier s’en distin- . gue par ses calathides de moitié plus petites, nombreuses et disposées en grappe; parles folioles du péricline d’un vert pâle et couvertes de poils glanduleux jaunâtres ; par ses feuilles caulinaires profondément en cœur à la base. Le H,. longifolium s'en distingue par sa taille beaucoup plus élevée ; par ses feuilles radicales 3-4 fois plus longues sans être plus larges, à peine munies de quelques dentelures fines, toujours très-entières à la base, couvertes sur toute leur face inférieure et sur le pétiole de longs poils laineux; par les feuilles caulinaires plus nombreuses, moins écartées: les inférieures pétiolées,

78 SYNANTHÉRÉES.

Rare ; escarpements des hautes Vosges, sur le granit ( Hobneck,

Rotabac : Mougeot, 4820 ). 4. Juillet-août.

2)- Fleurs er grappe.

EH. SCHMEBTIL Tausch FI. od. bot. Zeit. 11.41. p. 65; Koch Syn. 456! — Calathides en grappe fourchue, à rameaux roides non arqués ; folioles du péricline noires, appliquées, plus larges et moins lonsuement atténuées que dans le ÆT. murorum, ordinairement hérissées, ainsi que les pédoncules, de poils noirs glanduleux. Feuilles un peu épaisses, assez fermes, glauques en dessous, ordinairement hérissées de poils roides denticulés ; les radicales persistantes, lancéolées, toujours atténuées en pétiole aïlé, dentées ; les dents de la base plus profondes, dirigées en avant; une seule feuille caulinaïre petite, atténuée à la base, sessile. Tige dressée, dure, pleine, presque lisse. — Diffère en outre del’espèce suivante par ses calathides plus grandes ; ses corolles d’un jaune plus vif; sa taille moinsélevée.

Rare ; escarpements des hautes Vosges, sur le granit ( Hohneck :

Schuliz). 1%. Juin-juiliet.

Æ. MURORUM L. Sp. 1198; Wilim. Phyt. 951; Soy- Wull. Cat.; Monnier Ess.45!; Dois.129; Hol. 435; Schultz exsic. n° 476! — Calathides en grappe corymbiforme, à rameaux étalés arqués-ascendants; folioles du péricline minces, d’un vert pâle, appliquées, linéaires longuement atténuées au sommet, hérissées, ainsi que les pédoncules, de poils noirs glanduleux. Feuilles molles, vertes, jamais glauques, maïs souvent maculées de pourpre; les radicales nombreuses, persistantes, pétiolées, augmentées dans les échantillons vigoureux d'un ou de plusieurs faisceaux de feuilles placés latéralement ; uneseule feuille caulinaire très-écartée des radicales, péliolée, quelquefois avortée. Tige dressée, fistuleuse, presque lisse. — Plante polymorphe; à feuilles plus ou moins larges, dentées - ou entières ; à pétioles quelquefois laineux ; à fleurs jaunes, plus précoces que dans les espèces suivantes. Après la première floraison, les faisceaux de feuilles du collet de la racine, jusque-là stériles, produisent des tiges qui se couvrent de fleurs à la fin de l'automne.

# GORDATUM Monnier 1. c. Feuilles radicales dilatées et creusées en cœur à la base, dentées ; dents inférieures souvent très-grandes, dirigées en arrière. H,. murorum & sylvaticum L, Sp. 1198 ex Fries

SYNANTHÉREES. 79 Nov. p. 258. La forme des lieux ombragés est le EH. pellucidum Wahlenb. Suec. n° 875; H.

diaphanum Fries olim !, non Mant. alk.

& ROTunDATUM Koch Syn. 457. Feuilles radicales extérieures ovales, arrondies aux deux extrémités, un peu dijatées au sommet.

y LANCEOLATUM Monnier l. c. Feuilles radicales atténuées aux deux extrémités, entières ou peu dentées.

s ancisum Fries Nov. p. 258. Feuilles plus étroites, incisées et presque pinnatifides à leur base ; segments étalés. H. incisum Hoppe.

Bois, vieux murs. Les var. # et très-com. La var. £ plus rare;

bois montagneux à Nancy et Sarrebourg. La var. à très-rare: escar— pements des hautes Vosges, sur le granit ( Hohneck ). 4. Juin-août.

&. VULGATUM Fries Nov. 2 ed. p. 258!; Koch Syn. 455! ; Hol, 456; Schullz exsic. n° 475!; H. sylvaticum Soy.- Will. Cat. ; Monnier Ess. monog. 42! ; Dois. 730. — Calathides en grappe “corymbiforme, à rameaux étalés-dressés, roides et non arqués; folioles du péricline minces, d’un vert pâle, exactement appliquées, linéaires - atténuées au sommet, ordinairement hérissées ainsi que les pédoncules de poils noirs. glanduleux. Feuilles molles, vertes, quelquefois macuiées, plus ou moins couvertes de poils mous denticulés ; les radicales moins nombreuses que dans le H, murorum, placées un peu au-dessus du collet de la racine, persistantes, non augmentées de faisceaux latéraux, toujours atténuées aux deux extrémités, longuement pétiolées, plus ou moins dentées ; les dents toujours dirigées en avant; feuilles caulinaires au nombre de trois à six, également espacées sur la tige; les inférieures assez longuement pétiolées; les supérieures sessiles, non embrassantes. Tige dressée, un. peu fistuleuse, molle, presque lisse. — Fleurs jaunes. Doit être soigneusement distingué du H Mmurorum et surtout de sa var. 7.

x LATIFOLIUM Wimm. FI. von Schles. 209. Feuilles ovaleslancéolées, munies de dents saillantes.

8 aamoOsum Nob. Le même que le précédent, mais à tige rameuse souvent dès la base; poils glanduleux du péricline entremèélés de poils plus longs simples blancs au sommet. H. ramosum Waldst. et Kit.

PI, rar. Hung. p. 240, 4. 216.

; AMGUSTIFOLIUM Wimm. L. c. Feuilles étroitement lancéolées, faiblement sinuées-dentées.

Com. ; bois. #. Juin-juillet.

80 SYNANTHÉRÉES.

& Feuilles radicales détruiles au moment de la floraison.

H. RIGIDUM Fries Mant. alt. 48; H. lœvigatum Koch Syn. 461!; Hol. 437; Schultz exsic. n° 479!, non Willd.—Calathides en grappe, à rameaux simples ou corymbiformes, dressésétalés non arqués ; pédoncules courts, tomenteux ; folioles du péricline vertes sur le dos, pâles sur les bords, ne notrcissant pas par la dessiccation, appliquées, maïs un peu étalées au sommet, linéaires longuement atténuées, ordinairement hérissées de poils blancs non glanduleux ; les folioles extérieures dépassant et couronnant le bouton avant son épanouissement. Feuilles un peu épaisses, d'un vert obscur, assez fermes, rudes au toucher, plus ou moins hérissées de poils tuberculeux à leur base ; les radicales détruites au moment de la floraison; les caulinaires nombreuses, décroissantes, {outes atténuées aux deux extrémités, ordinairement munies dechaque côté de 3-4 dents étalées ; feuilles supérieures sessiles, les inférieures rétrécies en un pétiole très-court. Tige dressée, roide, pleine, dure, rude au toucher.—Ressemble au A. vulgatum par ses calathides, mais se rapproche du 7. boreale par l'aspect des organes de la végétation et surtout par ses tiges très-feuillées.

« GENUINUM ob. Feuilles lancéolées, dentées.

£ coRonorPIroLIUM Xoch Syn. 461. Feuilles plus étroites, munies de dents très-allongées.

Nora. Wildenow n’a pas pu donner le nom de 7. lœvigatum à une plante aussi rude au toucher que l’est notre espèce ; nous avons du préférer lenom donné par Fries.

Com. bois. #. Juin-juillet.

H. BOREALE ries Nov. ed 2., p. 161!; I. sabaudum Willm. Phyt. 952; Soy.-Wäill. Cat.; Dois. 731. — Calathides en longue grappe, à rameaux simples ou corymbiformes, allongés, roides-dressés; pédoncules tomenteux ; folioles du péricline d’un vert obscur uniforme, noÿrcissant par la dessiccation, appliquées, linéaires-lancéolées, carénées, hérissées de quelques poils simples surle dos ; les folioles extérieures ne dépassant pas le bouton avant son épanouissement. Feuilles d'un vert obscur, assez fermes, rudes au toucher, plus ou moins hérissées de poils tuberculeux à leur base ; les radicales détruites au moment de la floraison ; les caulinaires nombreuses, décroissantes, plus ou moins sinuéesdentées ; les supérieures sessiles, arrondies ou faiblement échancrées à leur base; les inférieures atténuées en un pétiole très-

SYNANTUÉRÉES. s1 court. Tige dressée, ride, dure, pleine, rude au toucher, un peu striée, souvent très-rameuse au sommet. — Se distingue encore dela précédente espèce à sa floraison plus tardive ; à sa grappe plus roide, plus longue, plus dressée, plus étroite, plus compacte; à son réceptacle plus fortement fibrilleux; à ses feuilles plus nombreuses, plus rapprochées; à sa taille ordinairement plus robuste. Fleurs jaunes.

« LATIFOLIUM Zausch Flora od. bot. Zeit. 11. 1. p. T1. Feuilles insensiblement décroissantes; les supérieures largement ovales. H. sabaudum Hol.

458, non Allion.; H. sabaudum var. c sylvestre Monnier Ess. monog. 59!

£ æëTEROPHYLLUM Tausch l. c. Feuilles grandes et rapprochées en rosette vers le milieu des tiges, devenant brusquement très-petites dans toute la partie supérieure de la plante.

/ INTERMEDIUM [Nob. Feuilles, même les supérieures, ovaleslancéolées. H. boreale Hol. 458.

à LANCEOLATUM Monnier l. c.! Feuilles toutes oblongues- Jancéolées, insensiblement décroissantes, plus pâles en dessous. Æ. lanceolatum Vill. Delph. 3, p. 127, t. 50.

Bois de tous les terrains. Les var. «, 8, très-com. La var G rare: escarpements des hautes Vosges, sur le granit ( Hohneck : Mougeot). y. Août-octobre.

H. PRENANTHOIDES Vill. Delph.5, p. 108; Monnier Ess. monog. 32.! — Calathides nombreuses, en grappe composée, à rameaux allongés flexueux (rès-élalés ordinairement triflores ; folioles du péricline noirâtres, hérissées ainsi que les pédoncules de poils noirs glanduleux visqueux,linéaires-lancéolées, appliquées. Feuilles radicales détruites au moment de la floraison ; les caulinaires très-nombreuses, rapprochées, décroissantes, plus ou moins sinuées-dentées, (rès-glauques en dessous, réticulées-veinées, lancéolées ou ovales-lancéolées acuminées ; les inférieures atténuées en pétiole ailé ampleæicaule; les supérieures sessiles, creusées en cœur à la base et embrassant la tige par 2 oreilles arrondies. Tige dressée, molle, lisse, flexueuse, fistuleuse, simple.— Plante ordinairement un peu pubescente; à calathides plus petites que dans les espèces précédentes; port du Prenanthes purpurea.

Escarpements des hautes Vosges, sur le granit ( Hohneck ; Hougeot, 4828). #. Juillet-août.

82 SYNANTHÈRÉES.

H. UMBELLATUM L,. Sp. 1151; Wäillm. Phyt. 952; Soy.- Will. Cat.; Monnier Ess. monog. 40; Dois. 751; Hol. 439; Schullz exsic. n° 480! — Calathides en grappe serrée, souvent disposée en ombelle, à rameaux courts é{alés; pédoncules tomenteux ; folioles du péricline vertes, noircissant à peine par la dessiccation, linéaires-lancéolées; les extérieures courbées el réfléchies au sommet. Feuilles radicales détruites au moment de la floraison; lescaulinaires vertes, très-nombreuses, rapprochées,décroissantes, sinuées-dentées, plus rarement entières, lancéolées, toutes alténuées à la base; les inférieures rétrécies en un court pétiole ; les supérieures sessiles, non embrassantes. Tige dressée, roïde, dure, pleine, simple, lisse, un peu striée. — Plante d’un vert pâle, ordinairement glabre, plus rarement pubescente ; fleurs jaunes.

Com.; bois, coteaux. 7%. Août-octobre.

D. FOLIOLES DU PÉRICLINE ÉPAISSIES, INDURÉES ET UN PEU SOUDÉES À LEUR BASE A LA MATÜ- RITÉ, RÉFLÉCHIES LORS DE L'ÉMISSION DES GRAINES, PUIS REDRESSÉES.

CREPIS Z.

Péricline double; l’intérieur urcéolé à la maturité, à folioles disposées sur un seul rang, à la fin carénées ; l'extérieur formé de folioles courtes et lâches; fleurs nombreuses. Akènes atténuës au sommet non bordé, munis de 10-13 côtes; aigrettes uniformes, formées de poils mous, disposés sur plusieurs rangs. Réceptacle nu.

C. POLYMORPHA Wallr. Sched. 426; C. virens Willm. Phyt. 955; Dois. 134; Hol. 450; C. tectorum Dois. 734! — Folioles du péricline égalant l’aigrette, glabres à la face interne, munies extérieurement d’un duvet blanchâtre et souvent de poils glanduleux; les extérieures appliquées; corolles jaunes, celles de la circonférence panachées de pourpre extérieurement; stigmates jaunes. Akènes olivâtres, linéaires-oblongs un peu atténués au sommet, plus courts que l’aigrette, pourvus de dix côles étroites finement rugueuses à une forte loupe ; réceptacle glabre. Feuilles radicales lancéolées-dentées ou roncinées-pinnatifides ; les caulinaires supérieures planes, sagittées. Tige anguleuse, striée. — Plante presqne glabre, d’un vert gai ou quelquefois rougeâtre à la base.

> STRicTA Wallr. l. c. Tige roide, dressée ; feuilles caulinaires

pectinées-pinnatifides. C. pinnatifida Wild.

Sp. pl. 5. 1604.

SYNANTHÈREÉES,. 85

g aGmesris Koch Syn. p. 440. La même forme que la précédente, mais plus feuillée, plus robuste, à calathides 2 fois plus grosses; simule le C. biennis. C. agrestis Waldst. ct Kit. PI. ra. Hung. p. 244.

y VIRENS Walir. 1. c. Tige dressée, roide ; feuilles caulinaires sinuées-dentées. C. virens L. Sp. 1134; Soy.- Will. Cat.

à cAPILLARIS Job. Tige dressée, flexueuse, à rameaux capillaires dressés-étalés; feuilles caulinaires linéaires presque entières.

< pirrusaA Wallr. l. c. Tiges très-rameuses, étalées-diffuses, à rameaux divariqués ; feuilles caulinaires peu nombreuses, linéaires aiguës, très-entières. C.

diffusa D.C. Cat.h. Monsp.98; Soy.- Will. Cat.

Com. partout, ©. Juin-automne.

c.BIENNIS L. Sp. 1136; Will. Phyt. 953: Soy.- Will. Cat.; Dois. 155; Hol. 450. — Folioles du péricline plus eourtes que l’aigrette, munies intérieurement de poils appliqués et extérieurement d’un duvet blanchâtre souvent mêlé de quelques poils roides glanduleux ; les extérieures éfalées; corolles jaunes, concolores ; stigmates jaunes. Akènes jaunâtres, linéaires atténués au sommet, un peu plus longs que l’aigrette, munis de freize eûles étroites faiblement rugueuses; réceptacle velu. Feuilles dentées ou roncinées-pinnatifides ; les radicales dressées ; les caulinaires supérieures planes, sessiles, auriculées-dentées à leur base. Tige dressée , sillonnée-anguleuse, souvent hérissée au sommet de poils roides, spinuliformes (C. scabra Soy.- Will. Cat.!).— Plante glabre ou velue-hérissée ; à rameaux dressés-étalés ; à fleurs grandes.

« RUNCINATA Koch Syn. 439. Feuilles roncinées.

£ zaceRaA Koch l. c. Feuilles lacérées-pinnatifides.

y DENTATA Koch L. c. Feuilles linéaires-oblongues ; les infé-

rieures dentées, les supérieures entières.

Com, partout, ©. Mai-juin.

BARKHAUSIA Haœnch.

Péricline double ; l'intérieur urcéolé à la maturité, à folioles disposées sur un seul rang et à la fin carénées ; l'extérieur formé de folioles courtes et lâches; fleurs nombreuses, Akènes atténués au sommet prolongé en bec

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