‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 9 sur 79 · ARTEMISIA Z · texte numérisé non relu

ARTEMISIA Z

Péricline ovale ou globuleux, à folioles embriquées ; fleurs toutes tubuleuses, à tube cylindrique ; celles de la circonférence femelles, filiformes, sur un seul rang; plus rarement toutes hermaphrodites ; étamines et style comme dans le genre Chrysanthemum. Akènes conformes, en massue, lisses; disque épigyne étroit, nu. Réceptacle nu ou velu. — Feuilles caulinaires alternes.

A. VULGARIS L. Sp. 1188; Willm. Phyt. 988 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 762; Hol. 380. — Calathides sessiles à l’aisselle d’une petite bractée sétacée, dressées, agglomérées le long des rameaux et formantune longue grappe terminale ; péricline ovale, tomenteux, à folioles inégales, un peu concaves, scarieuses sur les bords et au sommet. Réceptacle glabre. Feuilles blanches-tomenteuses en-dessous, vertes et glabres en-dessus, ovales ou oblongues dans leur pourtour, auriculées à la base, pinnatipartites, à segments lancéolés-mucronés, entiers ou incisés. Tige dressée, rougeâtre, striée, rameuse au sommet. Racine épaisse, ligneuse. — Plante très-amère, odorante.

Com.; lieux stériles. %. Août-septembre.

A. CAMPESTRIS L. Sp. 1185; Willm. Phyt. 989 ; Hol. 381 ; Schultz exsic. 1 cent. n° 44! — Se distingue de la précédente espèce aux caractères suivants : calathides beaucoup plus petites, pédicellées, souvent un peu penchées ; péricline glabre et luisant, presque globuleux, à folioles scarieuses et pellucides au sommet; feuilles à la fin vertes et glabres, bi-tripinnatiséquées, à segments très-étroits, un peu charnus, mucronés. Tiges fleuries ascendantes, beaucoup plus grêles, dures, ordinairement rougeitres et très-rameuses. Son réceptacle glabre, ses feuilles auricu- * lées, et son port la séparent de l'espèce suivante, — Plante pres que inodore.

18 SYNANTHÉRÉES.

Rare; collines et broyères sur le grès vosgien à Bitche : Schulez. PZ Juillet-août.

A. ABSINTEIUM L. Sp. 1188; Hol. 581. — Calathides pédicellées, penchées, disposées d’un seul côté le long des rameaux et formant une longue grappe terminale feuillée ; péricline globu- ‘ leux, tomenteux, d folioles ovales obtuses, largement scarieuses au sommet. Réceptacle très-velu. Feuilles d’un vert-blanchâtre en dessus, blanches-argentées en dessous, pétiolées, non auriculées à la base, bi-tripinnatipartites, à segments linéaires ou lancéolés obtus non mucronés; feuilles raméales ordinairement entières. Tige dressée, Dlanchatee striée, rameuse. — Plante très-amère et très-odorante.

Assez rare. Bitche (Roche-Percée : Creutzer). Neufchâteau (Bazoilles : Mougeot); Rambervillers (forge de Mortagne : Billot). LA Juillet-acuût.

MATRICARIÀ Z.

Péricline hémisphérique, à folioles embriquées; fleurs de la circonférence femelles, ligulées, sur un seul rang; celles du centre hermaphrodites, tubuleuses, à tube cylindrique ; étamines et style comme dans le genre Ghrysanthemum. Akènes conformes, obconiques, munis de 3-5 côtes sur la face interne, dépourvus de côtes sur le dos ; disque épigyne bordé d'une membrane courte, entière. Réceptacle nu, allongé-conique. — Feuilles caulinaires alternes.

M. CHAMOMILLA L. Sp. 1256; Wällm. Phyt. 1055 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 190; Hol. 386. — Calathides solitaires au sommet des rameaux ; péricline à felioles un peu inégales, oblongues, obtuses, jaunâtres et largement scarieuses au sommet: fleurs de la circonférence blanches, en languette -elliptique-oblongue, réfléchie; celles du centre jaunes. Akènes jaunâtres, blancs sur les côtes, lisses sur le dos; disque épigyne étroit, très-oblique, muni d’une bordure obtuse ; réceptacle longuement conique, aigu, creux intérieurement, un peu tuberculeux. Feuilles fisement bipinnatiséquées, à segments linéaires allongés, écartés, étalés, planes sur le dos, très-brièvement mucronulés. Tiges très-rameuses, dressées ou diffuses, anguleuses. Racine verticale, fibreuse. — Plante verte et glabre, d’une odeur aromatique agréable.

Com.; moïssons. ©, Mai-juillet,

SYNANTHÉRÉES. 19 M. INODOBA Z, FI, suec. 2, p. 165 ; Chrysanthemum inodorum Willm. Phyt. 1051 ; Soy.-Will. Cat.; Hol. 387. — Calathides solitaires au sommet des rameaux; folioles du péricline inégales ; les extérieures lancéolées, étroitement scarieuses sur les bords ; les intérieures dilatées et largement scarieuses au sommet, toutes obtuses, vertes-jaunâtres sur le dos et bordées de brun ; fleurs de la circonférence blanches, en languette elliptique oblongue, étalée, puis réfléchie ; celles du centre jaunes. Akènes munis sur Ja face interne de 3 côtes blanches et saiïllantes, ru gueux et noirs sur le dos et entre les côtes ; disque épigyne large, nullement oblique, muni d’une bordure aiguë; réceptacle allongé, oblus, plein, un peu tuberculeux. Feuilles finement bipinnatiséquées, à segments linéaires, allongés, écartés, étalés, canaliculés sur le dos, très-brièvement mucronulés. Tige dressée, rameuse, anguleuse, souvent rougeâtre à la base. Racine verticale, un peu fibreuse. — Plante presque inodore, verte et glabre ; calathides plus grandes que dans l'espèce précédente.

Com.; moissons de tous les terrains. ©. Juillet-octobre.

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