‹ Flore de LorraineChapitre 104 sur 508 · SPERGULA Bart · texte numérisé non relu

SPERGULA Bart

Calice à 5 sépales ovales ou lancéolés, concaves. Pétales 5, entiers. Etamines 10, plus rarement D. Styles à OU 9, Capsule subglobuleuse, divisée jusqu'à la base en 3 ou 5 valves. Graines comprimées, lenticulaires, souvent ailées.

Nora. Nous réunissons sous ce genre la plupart des Spergula de Linné et les Spergularia de Person, qui ne diffèrent que par.le nombre des styles et, ce qui en est la conséquence, par le nombre des divisions de la capsule. Du moment où le nombre des styles est variable dans la famille des Alsinées, comme nous croyons l'avoir démontré (Mémoires de l’'Acad. de Nancy, 1541, p. 108), ce caractère ne peut plus être considéré comme générique. Aujourd’hui, du reste, on s’accorde à placer dans le genre Sagina des espèces à 4 et à 5 styles. Si l’on veut être conséquent, il faut faire de même pour les Spergqula et Spergularia.

1. Sp. arvensis L. Sp. 630. (Spargoute des champs.) — Pétales obtus. Styles 5. Capsule dépassant le cahce, divisée en 5 valves soudées à la base, Graines comprimées, noires, élroitement bordées d'une aile lisse, finement rugueuses, munies de petites papilles jaunes en massue. Feuilles linéaires, fasciculées, étalées, mutiques, parcourues à la face

inférieure par un sillon ; stipules courtes, obtuses. Une ou plusieurs tiges fortement noueuses, dressées ou étalées, simples ou rameuses au sommet, vertes ou quelquefois violâtres ainsi que les calices. — Fleurs blanches.

a Vulgaris Koch, Syn. 110. Plante plus ou moins couverte de poils glanduleux. Sp. vulgaris Bœnningh. F1. Monast. p. 135.

-6 Maxima Koch, Sqn. L. e. Plante glabre, plus élevée ; à capsules et graines 3 fois plus grosses. Sp. maxima Bœnningh, L. e.

La var. « commune dans les champs sablonneux. La var. 6 rare et introduite par la culture ; exclusivement dans les champs de lin de Riga; Nancy (Monnier); Vagney (Berher). ©. Juin-juillet.

2. Sp. pentandra Z. Sp. 630. (Spargoute à cinq anthères.) — Pétales aigus. Styles 5. Capsule dépassant le calice, divisée en 5 valves soudées à la base. Graines comprimées, noires, lisses, bordées d’une aile large, membraneuse, rayée, blanche, fendue à l’ombilic. Feuilles linéaires, fasciculées, étalées, mutiques, sans sillon ; stipules courtes, obtuses. — Se distingue en outre du précédent par ses tiges moins nombreuses, plus grèles, pauciflores et dont l’article supérieur est très-allongé ; par ses feuilles beaucoup plus courtes ; enfin par sa floraison très-précoce.

Rare; champs sablonneux. Nancy, à Montaigu (Suard) ; Epinal (Berher) ; Attignéville (Lebeuf) ; Bruyères (Mougeot). ©. Avril

3. Sp. segetalis Vill. Dauph.3, p. 657 ; Alsine segetalis L. Sp. 390 ; Arenaria segetalis Dois. Fl. Meuse, p. h07. (Spargoute des moissons.) — Rameaux fleuris divariqués, arqués au sommet, non feuillés. Sépales lancéolées, aigus, blancs-scarieux, pourvus d’une nervure dorsale verte et saillante. Pétales obtus, de moitié moins longs que le calice. Styles 3. Capsule égalant le calice, divisée jusqu’à la base en 3 valves. Graines très-petites, brunes, tuberculeuses, toutes sans aile et sans rebord. Feuilles non fasciculées , cylindriques, filiformes, aristées ; stipules longuement acuminées, aiguës, souvent fendues. Tiges dressées dès la base, trèsrameuses. — Plante très-grèle, à pédoncules très-fins, glabres ainsi que toute la plante ; à fleurs petites, blanches.

Rare; moissons. Saint-Mihiel, Sampigny (Pierrot); Don-

court-les-Templiers et Weymerange (Warion). ©. Juinjuillet.

4. Sp. rubra D. Dietr. Syn. 1, 1598; Alsine rubra Wahl. Ups, 151; Arenaria rubra Willm. Phyt. 511. (Spargoute à fleurs rouges.) — Rameaux fleuris dressés, feuillés. Sépales lancéolés, obtus, blanes-scarieux sur les bords, sans nervure dorsale apparente. Pétales obtus, aussi longs que le calice. Styles 3. Capsule égalant le calice, divisée jusqu’à la base en 3 valves. Graines brunes, finement tuberculeuses, toutes sans aile, mais pourvues sur deux de leurs faces d’un bord épais. Feuilles le plus souvent fasciculées, linéaires. aristées, planes des deux côtés; stipules longuement acuminées, aiguës, souvent fendues. Tiges étalées en cercle sur la terre, puis ascendantes. — Plante ordinairement rougeûtre dans le bas ; à pédoncules courts, munis ainsi que les calices de poils glanduleux ; à fleurs rouges.

Commun dans les champs sablonneux et un peu humides. ©. Mai-septembre.

5. Sp. marina Bartl:;in Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p. 101 ; Arenaria marina Roth, Tentam. 2, p. 82; Hol. F1. Moselle, p. 103. (Spargoute maritime.) Rämeaux fleuris, dressés, feuillés. Sépales lancéolés, obtus, blancs-scarieux sur les bords, sans nervure dorsale apparente. Pétales obtus, aussi longs que le calice. Styles 2. Capsule égalant le ‘alice, divisée jusqu’à la base en 3 valves. Graines plus grosses et plus arrondies que dans le précédent, lisses et dont les 2 ou 3 placées au fond de la capsule sont entourées d'une aile membraneuse, blanche, rayée et dentelée. Feuilles rarement fasciculées. linéaires, demi-cylindriques, mutiques ou faiblement mucronées ; stipules larges, lonquement acuminées, aiguës, souvent fendues. Tiges étalées en cercle sur la terre, puis ascendantes. — Plante à fleurs et à capsules plus grandes que dans le Sp. rubra et à feuilles plus longues ; fleurs rouges.

Marais salants. Saline de Phlin, près de Saint-Nicolas. Vic, Marsal, Dieuze (Soyer- Willemet), Château-Salins (Léré), Moyenvic. Rosbruck et Cocheren près de Forbach (Holandre) ; Diemerigen près de Bitche, Sarralbe (Schultz, Salzbronn. Remilly, Avraincourt, Basse-Koutz (Warion). Aubécourt {Doctewr Humbert). ©. Juin-septembre.

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