‹ Flore de LorraineChapitre 107 sur 508 · STELLARIA Z · texte numérisé non relu

STELLARIA Z

Calice à 5 sépales lancéolés, Pétales 5, bifides ou bipartites. Etamines 10, insérées sur un disque hypogyne plus ou moins évident. Styles 3. Capsule ovoïde-globuleuse, s’ouvrant au-delà du milieu en 6 valves. Graines réniformes, dépotrvues de strophiole.

1. St. nemorum Z. Sp. 603. (Stellaire des bois.) — Pédoncules droits, étalés horizontalement après la floraison, à la fin redressés ; bractées herbacées. Sepales aigus, à une nervure. Pétales du double plus longs que le calice, divisés jusqu'aux trois quarts en Rétie lobes divergents. Capsule dépassant le calice, s’ouvrant le plus souvent en six valves égales. Feuilles molles, en cœur, acuminées : les inférieures et celles des rameaux stériles longuement pétiolées. Tiges ascendantes, épaisses, cassantes. — Plante d’un vert clair, mollement velue ; à fleurs grandes, blanches, en panicule lâche et divariquée.

. Bois humides. Commun sur le grès et le granit dans toute la chaîne des Vosges, depuis Bitche jusqu’au Ballon de Saint- Maurice. Plus rare dans les terrains calcaires : Nancy à la forèt de Haie (Soyer- Willemet). Forêt'de Mangienne, prés de Spincourt (Humbert) et non à Bar-le-Duc. 2%. Mai-juillet.

2. St. Holostea L. Sp. 603. (Stellaire holostée.) — Pëdoncules étalés horizontalement et courbés au sommet après la floraison ; bractées herbacées. Sépales aigus, sans nervure. Pétales du double plus longs que le calice, divisés jusqu’au milieu en deux lobes rapprochés. Capsule globuleuse, égalant le calice, divisée presque jusqu'à la base en six valves égales. Feuilles toutes sessiles, linéaires-lancéolées, longuement acuminées, un peu coriaces, très-étalées, rudes sur les bords et sur la nervure médiane. Tiges roides, ascendantes, cassantes, quadrangulaires au moins dans le bas. — Plante verte, briévement velue dans le haut; à fleurs grandes, blanches, en panicule divariquée.

Commun dans les haies, les bois de tous les terrains. %. Avriljuin. |

3. St. graminea Z. Sp. 604 ; Larbrea graminea Godr. Fl. lorr., éd. 1, t, 1, p. 107. (Stellaire graminée.) — Pédoncules étalés horizontalement et courbés au sommet après la floraison ; bractées scarieuses, ciliées. Sépales aiqus, à 5 nervures. Pétales plus longs que le calice ou l’égalant, divisés jusqu’à la base en deux lobes rapprochés. Capsule dépassant les sépales, se divisant jusqu'aux 3/4 en 6 valves. Feuilles sessiles, lancéolées, ciliées et un peu rudes à la base. Tiges à 4 angles aigus, nombreuses, grèles, flexueuses, diffuses. — Plante glabre, d’un vert clair ; à fleurs nombreuses, blanches, plus ou moins grandes, en panicule terminale et fortement divériquée.

« Genuina ob. Feuilles étroites, linéaires-lancéolées.

6 Latifolia Nob. Feuilles ovales-lancéolées ; fleurs grandes ; plante plus forte.

Commun dans les prés, les champs, les bois de tous les terrains. La var. 6 près de Nancy, à la Malgrange (Soyer- Willemet) et à Dognéville près d'Epinal (Berher). %. Mai-juillet.

4. St. glauca Wither. Arrang. 1, p. k20 ; Larbrea glauca Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p. 107. (Stellaire glauque.) — Diffère de la précédente espèce par ses fleurs plus grandes, moins nombreuses, en panicule moins diffuse; par ses bractées non ciliées ; par ses tiges dressées, non flexueuses ; par ses feuilles plus longues, linéaires, tout à fait glabres ; enfin par un rameau feuillé qui se développe sous la panicule pendant et après la floraison. — Fleurs blanches.

x Genuina Nob. Feuilles glauques.

sd à er

6 Viridis Nob. Feuilles vertes. Stellaria Dilleniana Roth, ex Koch, Syn, p. 119.

Assez rare ; prés humides. Nancy, à Tomblaine (Soyer- Willemet), Malzéville (Hussenot) ; Rosières-aux-Salines (Suard). Metz, au Polygone, La Maxe (Holundre), au Saulcy (Monard); Bitche (Schult:). Saint-Dié (Boulay); Bussang (Hacquard). Forêt de Mangienne près de Spincourt. Vosges (Mougeot). La var. 6 près de Roville et de Bayon (de Baudot); Dognéville près d’Epinal (Berher) 2%. dJuin-juillet.

5. St. media Véll. Dauph. 3, p. 615; Larbrea media Godr. Mém. Acad. Nancy, 1841, p. 106. (Stellaire moyenne.) — Pédoncules étalés horizontalement et courbés au sommet après la floraison ; bractées herbacées. Sépales obtus, à une nervure. Pétales ordinairement plus courts que le calice, divisés jusqu'à la base en deux lobes écartés. Capsule dépassant le calice, divisée jusqu’au milieu en six valves. Feuilles ovales, brièvement acuminées, les inférieures pétiolées. Tiges arrondies, munies d’une ligne longitudinale de poils alternant d’un nœud à l’autre, couchées et radicantes à la base, puis redressées, rameuses, tendres et cassantes. — Plante polymorphe, d’un vert clair ; à fleurs blanches, en panicules Tâches et terminales.

Commun; champs, fossés, décombres. ©. Toute l’année.

6. St. uliginosa Murr. Prod. stirp. Gott. p. 55; Larbrea aquatica St-Hil. Mém. plac. p. 81; Godr. FI. lorr., éd. 1, t. 1, p, 107. (Stellaire aquatique.) — Pédoncules droits, horizontaux après la floraison, à la fin redressés ; bractées scarieuses, glabres. Sépales aigus, à 3 nervures. Pétales plus courts que le calice, divisés jusqu’à la base en deux lobes divergents. Capsule longuement atténuée à la base, égalant ou dépassant les sépales, divisée jusqu'aux 3/4 en 6 valves. Feuilles sessiles, elliptiques-lancéolées, un peu épaisses, ciliées à la base. Tiges quadrangulaires, nombreuses, cassantes, rameuses, diffuses. — Plante d’un vert glauque, glabre ; à fleurs petites, en panicules peu fournies, axillaires et terminales.

Commun; fossés, ruisseaux, lieux humides, ©. Juin-juillet.

Page 1