‹ Flore de LorraineChapitre 121 sur 508 · ALTHÆA L · texte numérisé non relu

ALTHÆA L

Calice à 5 divisions, muni d'un calicule gamophyle à 6-9 lobes. Pétales 5. Fruit orbiculaire, déprimé, ayant la forme d'un disque crénelé au bord, se séparant en carpelles monospermes.

1. À. hirsuta L. Sp. 965. (Guimauve hérissée.) — Calicule à 6-8 divisions profondes. Calice à 5 lobes lancéoles, longuement acuminés, trinerviés. Pétales à peine plus longs que le calice, obovés, superficiellement émarginés, barbus à l'onglet. Carpelles glabres, fortement ridés, arrondis sur le dos ; axe floral hérissé supérieurement et prolongé en un petit apiculum qui ne dépasse pas les carpelles. Pédoncules axillaires, uniflores. Feuilles inférieures réniformes en cœur, à cinq lobes superficiels arrondis et crénelés ; les supérieures palmatipartites, à 5-3 lobes oblongs et incisés-crénelés, vertes et munies de quelques poils à la face inférieure. Tige centrale dressée, les latérales couchées à la base; toutes arrondies. Racine grèle, pivotante. — Plante rude au toucher, hérissée de longs poils roides et mêlés de petits poils en étoile ; à fleurs solitaires, d’un rose pâle.

Peu commun; champs pierreux des terrains calcaires. Nancy, à Laxou, Malzéville, Dommartemont, Pompey, Liverdun, Maron; Toul; Pont-à-Mousson; Lunéville, à Léomont, Erbéviller (Guibul); Bayon; Sion-Vaudémont; Vic; Sarrebourg (de Baudot). Metz, à Magny, vallons de Saint-Julien et de Vallières, les Genivaux, etc. (Holandre); Gorze, Arnaville, Onville, Waville (Taulefert), Piblange, Drogny (Monard); sur le muschelkalk à Sarreguemines et à Bitche (Schult:). Verdun, aux côtes Saint-Michel et de la Renarderie ; Commercy ; Bar-le-Duc (Humbert) ; Montmédy (Pierrot); Stenay (Cardol). Neufchàteau, Châtel (Mougeof); Rambervillers, à Moyémont, côte d’Essey (Bil'ot); Charmes et Dognéville (Berher). ©. Juilletaoût.

2. À. officinalis Z. Sp. 966. (Guimauve officinale.) — Calicule à 7-9 divisions étroites, lancéolées, subulées. Calice quinquéfide, à lobes ovales, acuminées. Pétales plus longs que le calice, obovés, superliciellement émarginés, barbus et épaissis à l'onglet. Carpelles mollement velus, un peu ridés, plans sur le dos ; axe floral prolongé au sommet en un petit apiculum qui dépasse un peu les carpelles. Pédoncules axillaires, multiflores. Feuilles inférieures en cœur à la base ;

les supérieures ovales, à 5-3 lobes superficiels, aigus, doublement dentés, le supérieur plus grand ; toutes blanchâtres, fortement tomenteuses ainsi que toute la plante. Tiges dressées, arrondies. Souche épaisse, rameuse. — Espéce molle au toucher ; à fleurs petites, fasciculées, d’un blanc rosé. Prés salés. Assez commun à Château-Salins (Léré), Vic, Marsal, Dieuze. Déjà signalé par Buch’oz comme commun sur les bords de la Seille. Çà et là dans la vallée de la Meuse où cette plante n’est certainement pas indigène. 2%. Juillet-août.

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