‹ Flore de LorraineChapitre 123 sur 508 · GERANIUM ZL'Hérit · texte numérisé non relu

GERANIUM ZL'Hérit

Pétales égaux. Etamines 10, fertiles, dont 5 opposées aux pétales plus courtes. Carpelles arrondis au sommet, se détachant de la base au sommet avec le style qui les surmonte ; celui-ci glabre à la face interne et se roulant en cercle à la maturité.

1. G. Robertianum Z. Sp. 955. (Géranion herbe à Robert.) — Pédoncules biflores; pédicelles étalés après la floraison. Calice à sépales étroitement appliqués, longuement aristés. Pétales entiers, à limbe étalé, une fois plus long que le calice, longuement onguiculé, non cili*. ta

mines à filets lancéolés, subulés, glabres. Carpelles un peu pubescents, fortement ridés Surtout au sommet, se séparant de leurs arètes à la maturité, mais y restant suspendus par deux paquets de poils longs et soyeux. Graines lisses. Feuilles à limbe pentagonal, divisé jusqu’à la base en 5-5 lobes pétiolulés et bipinnatifides. Tiges dressées, rameuses. Racime pivotante. — Plante fétide, ordinairement rougeûtre, couverte de longs poils blancs, flexueux, articulés, glanduleux ; à pétales légerement purpurins, parcourus par trois veines longitudinales blanchâtres.

Commun; haies, vieux murs, bois dans tous les terrains. ©. Mai-août.

2. G. molle ZL. Sp. 955. (Géranion mou.) — Pédoncules biflores ; pédicelles réfléchis après la floraison. Calice à sépales dressés-étalés, trés-briévement aristés. Pétales échancrés en cœur, étalés, dépassant le calice (rarement une fois plus longs), finement ciliés au-dessus de l'onglet. Etamines à filets Jancéolés-subulés, glabres. Carpelles glabres, finement et également ridés, se séparant de leurs arètes à la maturité et tombant sur le sol. Graines lisses. Feuilles à limbe arrondi-réniforme, profondément échancré à la base, divisé jusqu'au milieu en 5-9 lobes obtus et crénelés. Tiges flexueuses ; rameaux étalés. Racine pivotante. — Plante toute couverte de poils mous, blanes, étalés, inégaux, non articulés ; à pétales d’un pourpre vif en dessus, d’un rose pâle en dessous.

Très-commun ; bords des chemins, décombres, vignes, dans tous les terrains. ©. Mai-octobre.

3. G. pyrenaïcum Z. Mant. 597. (Géranion des Pyrénées.) — Pédoncules biflores; pédicelles réfléchis après la floraison. Calice à sépales étalés, à peine aristés. Pétales conliqus, exactement en cœur renversé, une fois plus longs que le calice, fortement barbus au-dessus de l'onglet tréscourt. Etamines à filets lancéolés-subulés, finement ciliés, Carpelles fortement pubescents, non ridés, se séparant de leurs arêtes à la maturité et tombant sur le sol. Graines lisses. Feuilles à limbe arrondi-réniforme, profondément échaneré à la base, divisé jusqu'au milieu en 5-9 lobes obtus et incisés-crénelés. — Confondu souvent avec l'espèce précédente, il s’en distingue en outre par son port plus robuste ; sa racine épaisse, charnue, vivace, ses rameaux

moins étalés; ses fleurs beaucoup plus grandes; par les glandes sessiles et serrées qui couvrent la partie supérieure des tiges, les pédoncules et les calices; enfin, par son inflorescence , chaque fleur par aissant successivement terminale, parce « ue les boutons supé rieurs sont réfléchis sur la tige et dépassés par la fleur épanouie de toute la longueur de son pédoncule. Fleurs purpurines, quelquefois bl: inches.

Commun sur les coteaux du calcaire jurassique. Nancy, Toul, Pont-à-Mousson (Soyer- Willemet). Metz, Verdun, Saint- Mihiel (Léré). Commercy, Montmédy (Cardot). Neufchâteau et Mirecourt. Descend sur l’alluvion et jusqu’au bord des rivières ; se retrouve dans les vallées granitiques des Vosges. 2%. Mai-août.

h. G. pusillum ZL. Sp. 957. (Géranion fluet.) — Pédoncules biflores ; pédicelles réfléchis apres la floraison. Calice à sépales ovales, aigus, quelquefois tres-brièvement aristés, Pétales écartés, dépassant à à peine Je calice, énmarginés, retrécis en onglet long, finement cilié. Etemines à filets lancéoles, subulés, finement cilies. Carpelles fortement pubescents, non ridés, se séparant de leurs arètes à la maturité et tombant sur le sol. Graines lisses, plus petites que dans toutes les espèces précédentes. Feuilles à limbe arrondi-réniforme, profondément échancré à la base, divisé au-delà du milieu en 5-7 lobes incisés-crénelés. — Cette plante a beaucoup de rapport avec le G. pyrenaïcum, mais elle est beaucoup lus pe‘ite dans toutes ses parties et s’en distingue en outre par sa racine faible, annuelle ; par ses tiges grèles, finement pubescentes- -glanduleuses : ; par ses bractées herbacées ; par ses pétales d’un violet päle, cunéiformes.

Commun ; prés, bords des chemins, dans tous les terrains. ©. Juillet-septembre.

5. G. dissectum ZL. Sp. 956 (Gérunion découpé.) — Pédoncules biflores ; pédicel'es réfléchis après la floraison. Calice à sépales plans, aristés, étalés. Pétales en cœur renversé, égalant les arêtes du calice, barbus au-dessus de l'onglet. Etamines à filets subulés, dilatés brusquement en une base ovale et ciliée. Garpelles lisses, couverts de poils simples et de poils glanduleux, non carénés, pourvus d'une pointe sélacée à leur commissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité, et lançant au dehors la

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graine qu’ils renferment. Graines aluéolées. Feuilles à limbe arrondi réniforme, divisé presque jusqu'à la base en cinq lobes incisés en lanières étroites. Tige fortement sillonnée, dressée ou couchée, couvirtes ainsi que les pétioles de roils réfléchis. Racine pivolante. — Calices et arètes des fruits couverts de poils étalés et glanduleux ; pétales lilas.

Commun dans les champs, les bois, dans tous les terrains. ©. Mai-juillet.

6. G.columbinum L. Sp. 956. (Géranion colombin.) — Pédoncules biflores ; pédicelles réfléchis après la floraison. Calice à sépales courbés en dehors, aristés, appliqués contre le fruit. Pétales oblongs, émarginés ou quelquefois crénelés au sommet, égalant les arêtes du calice, barbus au-dessus de l’onglet. Etamines à filets lancéolés-subulés, un peu ciliés. Carpelles lisses, presque glabres, carénés sur le dos, pourvues de deux paquets de poils à leur conmissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité rt lançant au dehors la graine qu'ils renferment. Graines alvéolées. Feuilles à limbe arrondi-réniforme, divisé presque jusqu'à la base en cinq lobes incisés en lanières étroites. — Se distingue au premier coup d'œil de la précédente espèce par ses fleurs s plus grandes ; par ses pédicelles grêles, reaucou plus allongés ; par ses calices couverts de poils dressésappliqués.

Commun dans les bois, les haies, au bord des chemins, dans ous les terrains. ©. Mai-juillet.

7. G. rotundifolium Z. Sp. 957. (Oéranion à feuilles rondes.) — Pédoncules biflores ; ; pédicelles refléchus après la floraison. Calice à sépales plans, brievementaristés étalés. Pétales cunéiformes, oblus ou tronqués au sommet, plus longs que le calice, non barbus vers l'onglet. Etamines à filets lancéolés, subulés, glabres. Carpelles lisses, couverts de poils étalés, non carénés, pourvus de deux paquets de poils à leur commissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arétes à la maturité, mais lançant au dehors la graine qu'ils renferment. Graines alvéolées. Feuilles à fimbe ar-

arrondi-réniforme, divisé jusqu’au milieu en 5-7 lobes 1ncisés-crénelés. — Tige arrondie, rameuse dès la base, couverte ainsi que les pétioles, les calices et les arètes du fruit de poils mous, étalés, en grande partie glanduleux ; pétales rougeñtres.

Peu commun; principalement sur le calcaire jurassique. Nancy, à la Croix-Gagnée, Turique, Malzéville, Bouxières-aux- Dames, Pompey, Liverdun, Maron. Metz (Holandre). Verdun (Doisy) ; commun à Saint-Mihiel (Léré). Neufchâteau; Mirecourt (Mougeot). ©. Mai-septembre.

8. G. sanguineum Z. Sp. 958. (Géranion sanquin.) — Pédoncules uniflores, plus rarement biflores ; pédicelles inclinés après la floraison, puis courbés en are au sommet au moment de la fructification, Calice à sépales étalés, aristés. Pétales en cœur renversé, une fois plns longs que le calice, velus vers l’onglet sur les bords et sur la face supérieure. Etamines à filets insensiblement dilatés et un peu cilés daus leur moitié inférieure. Carpelles lisses, finement glanduleux et hérissés de quelques poils, barbus à leur commissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité, mais lançant au dehors la graine qu'ils renferment. Graines très-finement alvéolécs. Feuilles presque arrondies dans leur pourtour, palmatipartites, à 5-7 segments cunéiformes et trifides. Tige dressée, arrondie, rameuse dès la base, pot vue, ainsi que presque toute la plante, de quelques poils longs étalés ; rameaux étalés. Souche horizontale. — Fleurs grandes, purpurines, veinées.

Rare. Sur les collines de grès vosgien près de Bitche, à Stutzzelbronn, Bœrenthal (Schultz). 2%. Juin-automne.

9. G. pratense ZL. Sp. 954. (Géranion des prés.) — Pédoncules biflores ; pédicelles réfléchis après la floraison. Calice à sépales étalés, aristés. Pétales obovés-cunéiformes, une fois plus longs que le calice, ciliés vers l'onglet, mais glabres sur les faces. Etamines à filets brusquement dilatés à leur tiers inférieur en une base large, ovale, un peu ciliée. Carpelles lisses, velus. barbus à leur commissue inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité, mais lançant au dehors la graine qu’ils renferment, Graine alvéolées. Feuilles en cœur à la base, divisées profondément en 5-7 lobes aigus, incisés-dentés. Tige dressée, auguleuse, munie de poils courts et réfléchis. Souche horizontale. — Plante d'un port élégant très-développée dans toutes ses parties; les pédoncules, les calices et les arêtes des valves couverts de poils étalés et glanduleux ; fleurs grandes, à pétales bleus, étalés.

Rare ; prés et bords des bois. Nancy, au Montet, Sandron-

villers (Soyer- Willemet) ; Baraques de Toul; prairie entre Champigueules et Frouard ; Pont-à-Mousson (Salle) ; Vézelise (de Baudot); Sarrebourg (Guibal). Metz, à la Citadelle, Gri-mont (Warion) ; ruisssau de Saint-Julien, fortifications, vallon de Montvaux (Holandre) ; ruisseau de Maizières (Warion); la Maxe (de Marcilly) ; Marange-Sylvange (l'abbé Cordonnier). Neufchâteau (Mougeot). Fond du Géant (Zeiller) : Thionville (Warion) ; Sierck sur le muschelkalk (Barbiche). %. Juillet-août.

10. G. sylvaticum Z. Sp. 953. (Géranion des bois.) — Pédoncules biflores ; pédicelles dressés après la floraison. Calice à sépales étalés, plus étroits et moins longuement aristés que dans l’espèce précédente. Pétales plus petits, obovés-cunéiformes, une fois plus longs que le calice, velus sur les faces au-dessus de l'onglet. Etamines à filets {ancéolés, subulés, velus. Carpelles lisses, velus, barbus à leur commissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité, mais lançant au dehors la graine qu'ils renferment. Graines finement alvéolées. Feuilles en cœur à la base, divisées profondément en 5-7 lobes aigus, incisés-dentés. Tige dressée, anguleuse, munie de poils courts et réfléchis. Souche horizontale. — Fleurs d'un bleu violet.

Commun dans les terrains de grès à Bitche, à Stutzzelbronn (Schultz) ; et dans les hautes Vosges où il descend dans les Di des vallées (Mougeot). Longwy (Holandre). %. Juinjuillet.

11. G. palustre L. Sp. 954. (Géranion des marais.) — Pédoncules biflores, très-allongés ; pédicelles réfléchis après la floraison. Calice à sépales étalés, aristés. Pétales obovés. entiers, une fois plus long que le calice, ciliés au dessus de l'onglet. Etamines à filets ciliés dans leur partie inférieure. Carpelles lisses. velus, barbus à leur commissure inférieure, ne se détachant pas de leurs arêtes à la maturité. mais lancant au dehors la graine qu’ils renferment. Graines finement alvéolées. Feuilles pentagonales dans leur pourtour, divisées en » lobes rhomboïdaux et incisés-dentés. Tige dressée ou ascendante, hérissée de poils réfléchis ; rameaux étalés. Souche épaisse, horizontale. — Fleurs grandes, purpurines.

Rare ; prairies humides. Bords de la Moselle à Epinal; Bussang et Saint-Maurice dans les Vosges (Tocquaine). Extrémité méridionale de la chaîne des Voges à Auxelles, Plancher bas, Plancher les Mines (Parisot). %. Juillet-août.

2, ERODIUM L'Hérit.

Pétales un peu inégaux. Etamines 10, dont 5 toujours stériles. Carpelles présentant chacun au sommet deux dépressions latérales, se détachant de l'axe floral avec le style qui les surmonte ; ; celui-c1 velu à la face interne et se roulant en spirale.

1. E. cicutarium ZL'Hérit. in Ait. Hort. Kew., éd. 1, t. 2, p. Ll4; E. cicutarium 6 chœrophyllum Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p.140 ; Geranium cicutarium L. Sp. 951. (Erodion cicutain.) — Pédoncules multiflores ; bractées ovales, acuminées, scarieuses et ciliées. Sépales oblongs, munis de petits poils rares et appliqués, non glanduleux. Pétales un peu plus longs que le calice, inégaux, oblongsobovés, blancs ou rosés, jamais maculés au-dessus de l'on glet. Carpelles couverts de poils roux, appliqués et dirigés de deux côtés ; dépressions du sommet orbiculaires, avec un sillon concentrique au dessous ; arêtes formant 6 à 7 tours de spire. Feuilles velues, oblongues, pinnatiséquées, à segments le plus souvent alternes, ovales et profondément incisés-dentés, à découpures linéaires et très-ai qués ; les feuilles moyennes sessiles où presque sessiles. Tiges longuement couchées en cercle sur la terre. Racine pivotante, — Plante d’un vert pâle.

Commun le long des chemins et dans les lieux incultes, principalement dans les terrains calcaires. ©. Mai-août.

2. E. pimpinellæfolium Sibth. F1. oxon. p. 211 (1794), non Willd.; E. cicutarium 4 pimpinellæfolium Godr. FL. lorr., éd. 1, t. 1, p. 140; E. commixtum Jord. Archiv. de la Flore de France et d'Allemagne, p. 164. (Erodion à feuilles de Boucage.) — Pédoncules pourvus de fleurs moins nombreuses que dans l'espèce précédente; bractées ovales, acuminées, scarieuses et ciliées. Sépales oblongs, munis de petits poils appliqués et de poils plus longs, étalés, glanduleux au sommet. Pétales une fois plus longs que le calice, inégaux, obovés, lilas; les deux pétales supérieurs maculés au-dessus de l'onglet d'une tache jaunûtre et parsemée de petites linéoles noires. Carpelles couverts de poils roux, appliqués et dirigés de deux côtés; dépressions du sommet orbiculaires, avec un sillon concentrique au-dessous ; arêtes formant 6 à 7 tours de spire. Feuilles finement velues et

ciliées, ovales ou oblongues, plus longuement pédonculées que dans l'espèce précédente, pinnatiséquées, à segments ovales, le plus souvent opposés et incisés-dentés, à découpures courtes, Spathulées, obtuses ou brièvement acuminées. Tiges longuement couchées, puis redressées. Racine pivotante. — Voisin du précédent, il en diffère constamment par son port et par les caractères, peu saillants 1l est vrai, que nous avons indiqués.

Champs, bords des chemins, toujours dans les terrains siliceux. Nancy, Montaigu, Tomblaine, sous Bouxières-aux-Dames, Dombasle, Lunéville, Sarrebourg. Metz; Bitche. Epinal, Remiremont et toute la chaîne des Vosges. ©. Mai-août.

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