LE MO
les bords, une à deux fois plus long que le calice. Etamines nombreuses, plus longues que les pistils. Style court, épais, à la fin tronqué au sommet, inséré sur le prolongement du bord supérieur de l'ovaire. Carpelles hérissés ou glabres, nombreux, obovés, arrondis au sommet, apiculés. Réceptacle globuleux, hérissé. Feuilles ordinairement de deux formes ; les supérieures pétiolées, à limbe réniforme où orbiculaire, plus ou moins profondément divisé en 5 lobes, entiers, crénelés ou incisés; les inférienres et plus rarement toutes les feuilles sessiles, divisées en lanières capillaires, fines, allongées, dirigées en tous sens, et se réunissant en pinceau hors de l’eau. Tige sillonnée, rameuse. — Plante polymorphe, variant beaucoup quant à la forme des feuilles supérieures, la grandeur des fleurs et la grosseur des carpelles.
« Genuinus. — Feuilles supérieures à limbe réniforme ou orbiculaire. |
6 Submersus Godr. et Gren. l. c. — Feuilles toutes divisées"en lanières capill: ires allongées.
y Terrestris God. et Gren. L. c. — Feuilles tantôt toutes
réniformes lobées, ou les inférieures divisées en lanières courtes et épaisses (R aquatilis var. cœænosus Moris, F1. sard. 1, p. 26), ou enfin toutes les feuilles se présentant sous ce dernier état (R. aquatilis var. succulentus Koch.Syn. p. 13) ; tiges croissant hors de l’eau, courtes, dressées, gazonnantes.
Commun dans les mares et au bord des rivières. La var. 6 très-rare er Lorraine. Z. Mai-septembre.
h. R. trichophyllus Chaix, in Vill. Dauph. 1, p. 335 ; R. cœspitosus F1. lorr. ed. 1, t. 1, p. 15. (Renoncule à feuilles capillaires.) — Pédoncules courts, grèles et roides, non amincis au sommet, dépassant peu les feuilles. Pétales très caducs, étroitement obovés-cunéiformes, non contractés en onglet, écartés les uns des autres et ne se recouvrant pas, une fois plus longs que le calice. £tamines 12-15, plus longues que les pistils. Style étroit, à la fin tronqué au sommet, inséré sur le prolongement du bord supérieur de l'ovaire et un peu redressé sur lui. Carpelles ordinairement très hérissés, petits, obovés, un peu amincis au sommet, apiculés. Réceptacle globuleux, hérissé de poils roides. Feuilles le plus souvent toutes sessiles, et divisées en lanières capillaires assez courtes. un peu roïides, étalées en
tous sens et ne se réunissant pas en pinceau hors de Tl'aeu ; pius rarement les feuilles supérieures sont pétiolées, les lanières s’élargissent et forment un limbe à 5 segments flabelliformes sessiles ou pétiolulés et plus ou moins laciniés. Tige grèle, sillonnée, rameuse. — Cette plante se distingue en outre de la précédente par sa taille plus petite, ses feuilles moins allongées, ses fleurs bien plus petites, ses carpelles moins gros et d'une autre forme.
2 Genuinus. — Feuilles plus courtes que les entrenœuds, toutes divisées en lanières capillaires. ÆÀ. capillaceus Thuill. par. 278. k
6 Anomalus. — Feuilles supérieures à limbe formé de segments flabelliformes. À. Godronii Gren. in Schultz, Arch. p.169 ; R. radians Revel, Act. soc. linn. Bordeaux, M CHR |
y Terrestris FL. lorr. ed. 1, t. 1, p. 19. — Feuilles plus longues que les entreneuds, toutes divisées en lameres filiformes, courtes, presque cylindriques. R. cæspitosus Thuill. par. 279.
Dans les mares, les ruisseaux. La var. « assez commune. La var. 6 très-rare, à Lunéville. La var, y à Nancy, Tomblaine, Frouard, Sarrebourg; Metz. %. Mai-septembre.
5. R. divaricatus Schrank, Bair. fl. 2, p. 104. (Renoncule divariquée.) — Pédoncules allongés, æmincis au S0m— met, beaucoup plus longs que les feuilles. Pétales persistant assez longtemps, largement obovés, contractes en onglet, contigus, une ou deux fois plus long que le calice. Etamines 20 environ, plus longues que les pistils. Style assez long, mince, à la fin tronqué au sommet, inséré sur le prolonge ment du bord supérieur de l'ovaire. Carpelles glabres ou hérissés, obovés, presque aigus au sommet, apicules. Réceptacle globuleux, hérissé. Feuilles petites, toutes sessiles et divisées en lanières courtes, capillaires, raides, divariquées et disposées en un wéme plan orbiculaire. Tige sillonnée, rameuse. — Fleurs assez grandes.
x Fluitans Godr. Gren. F1. fr. 1 p., 25. — Feuilles beaucoup plus courtes que les entrenœuds. | |
6 Terrestris . FL. lorr. ed. 1, t. 1, p. 16. — Feuilles tres rapprochées, plus longues qe les entrenœuds ; tiges Cro1ssant hors de l’eau, courtes, dressées, formant gazon.
Eaux stagnantes. N’a pas été signalé dans la régiun montagneuse des Vosges. %. Juin-Juillet.
6. R. fluitans Lam. FI. fr. 3, p. 18h. (Renoncule flottante.) — Pédoncules allongés, épais, amineis au sommet, à peu près de la longueur des feuilles. Pétales 5 à 9, largement obovés, contractés en court onglet, une où deux fois plus long que le calice. Etamines nombreuses, plus courtes que les pistils. Style court, étroit, à la fin tronqué au sommet, inséré sur le prolongement du bord supérieur de l'ovaire. Carpelles glabres, obovés, renflés et largement arrondis au sommet, apiculés, Réceptacle globuleux, qlabre. Feuilles uniformes, toutes plus ou moins longuement pétiolées et divisées en lanières linéaires,planes, disposées en un même plan. Tige rameuse. — Fleurs grandes.
a. Fluviatilis Godr. Monogr. Ren. p. 29. — Tige longue et atteignant jusqu'à 6 mètres; lanières des feuilles allongées, atténuées au sommet.
6 Terrestris Godr. L. ce. — Tige croissant hors de l’eau, très courte, dressée ; lanières des feuilles courtes, dilatées au sommet.
Commun dans les rivières. %. Juin.
Sect. 2. HECATONIA Lour. non DC. nec Koch. — Pétales d’un jaune clair, à fossette nectarifére sans écaille. Carpelles ovoides, déprimés au centre des faces latérales, non bordés, à carène remplacée par un sillon.
Nora. Le nom de Hecatonia convient très bien à cette section, puisque le Hecatonia palustris de Loureiro est le R, sceleratus.
7. R. sceleratus L. Sp. 776. (Renoncule scélérate.) — Sépales ovales, velus, réfléchis, Pétales plus courts que le calice. Carpelles en tête serrée et ovale oblongue, trèspetits, très-caducs, obovés, glabres, finement ridés au centre de leurs faces latérales; bec épais trés-court. Réceptacle oblong, tuberculeux, un peu velu. Feuilles radicales longuement pétiolées, ordinairement réniformes dans leur pourtour, divisées profondément en 3 lobes incisés-crénelés ; les caulinaires inférieures oblongues, plus fortement découpées ; les supérieures sessiles, trifides ou entières. Racine fibreuse. — Plante presque glabre d’un tissu tendre ; à tige dressée, striée, fistuleuse, très-rameuse ; à pédoncules sillonnés ; à fleurs petites, très-nombreuses,
Commun davs les lieux humides ct marécagoux ; assez rare