‹ Flore de LorraineChapitre 150 sur 508 · MEDICAGO Z · texte numérisé non relu

MEDICAGO Z

Calice campanulé, quinquéfide. Corolle caduque ; carène obtuse. Etamines diadelphes ; filets non épaissis au sommet. Style filiforme. Gousse polysperme, rarement oligosperme, exserte, courbée en rein, en faulx ou en hélice, indéhiscente ou s'ouvrant par le bord externe.

Obs. Dans les espèces à gousse contournée en hélice, nous avons eu soin, comme nous l’avons déjà fait dans la Flore de France, d'indiquer le sens dans lequel tourne cette courbe, l'observateur étant supposé placé au centre du fruit. MM. Soyer-Willemet et Gay ont rencontré quelques exceptions. Il en est de même, du reste, chez quelques espèces de Mollusques, appartenant au genre Helix, ce qui n’a pas empêché les zoologistes de considérer le sens dans lequel tourne la spire comme un caractère spécifique, et l'exception comme une anomalie. Il nous semble qu'il doit en être de même des fruits des luzernes; car si on se fonde sur une monstruosité

pour affaiblir ou même détruire la valeur d’un caractère spé cifique, il est peu de ces caractères qui puissent résister à de semblables considérations, surtout dans le règne végétal où les faits tératologiqu?s sont bien plus fréquents qne chez les animaux. Les monstruosités n’affectent que l'individu et nullement l'espèce.

4. M. lupulina ZL. Sp. 1097; Melilotus lupulina Desv. Obs. pl. d'Angers, p. 166 ; Godr. FI. lorr., éd. 1, t.1, p. 168. (Luzerne lupuline.) — Fleurs en petit capitule serré, ovoide-globuleux ; pédicelles plus longs que ie tube du calice. Calice à dents inégales, acuminées. Etendard beaucoup plus long que les ailes. Gousse reniforme, moñobisperme, noircissant à la maturité, convexe sur les faces, dépourvue d'épines et de nervure submarginale, contournée à son sommet, réticulée-veinée. Graines ovoides, jaunâtres, munies d’un tubercule près de l’ombilic. Fenilies à folivles obovées, obtuses ou un peu échancrées, mucronulées, dentées dans leur moitié supérieure ; stisules ovales, acuminées, ordinairement munies à leur base de quelques dents, dont une plus saillante, — Plante peu velue; à tiges grêles, un peu anguleuses, rameuses : la tige centrale dressée, les latérales étalées ou couchées; pédoneule commun plus long que les feuilles ; fleurs petites, jaunes.

Vulguris Koch, Syn. 161. Gousse glabre ou munie de poils appliqués.

6 Willdenowiana Koch. l. c, Gousses munies de poils étalés, articulés, glanduleux. Medicago Wildenowii Bœnningh. Fl. monast. 226.

Commun dans tous les terrains. La var. « sur les coteaux £

calcaires. La var. 6 dans les prairies de la plaine. ©. Maiautomne.

2. M. falcata L. Sp. 1096 (Luzerne en faucille.) — Fleurs en grappe courte, subglobuleuse ; pédicelles plus longs que le tube du calice. Calice à dents subulées, égales. Etendard plus long que les ailes. Gousse linéaire, comp"imée, courbée en faulx et un peu tordue sur elle-même, plune sur les faces, dépourvue d'épines et de nervure submarginale, finement réticulée-veinée et couverte de poils appliqués. Graines ovoides, jaunâtres, creusées à l'ombilie. Feuilles à folioles oblongues-obovees, souvent un peu échancrées, mucronées et dentées au sommet ; stipules

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ovales-lancéolées, subulées au sommet; les inférieures pourvues à leur base d’un 1ppendice aigu, réfléchi et souvent de quelques dents. Tiges dures, un peu anguleuses, rameuses, couchées à la base, redressées au sommet. — Plante un peu velue; à pédoncule cummun plus long que les feuilles ; fleurs jaunes.

Commun dans les prés secs, sur les coteaux arides, au bord des chemins, surtout dans les terrains calcaires et sur le lias. 2%. Juin-automne.

M. falcato-sativa Rchb. FI. excurs., p. 504 ; AI. falcata 6 versicolor Godr. FI. lorr., éd. 1, €. 1. p. 169 ; AI. media Pers. Syn. 2, p. 356. (Luzerne hybride.)

Assez commun en société des M. falcata et sativa. Nancy, Boudonville, Maxéville, Tomblaine, etc. Metz, sur les remparts de la ville; Thionville (Warion). Commercy (Briard). Stenay (Cardot). Mirecourt (Reuss). Boulaincourt (Gérard). Frébécourt (Chapeilier). %. Juin-automne.

3. M. sativa L. Sp. 1096. [Luzerne cultivée.) — Fleurs en grappe oblonque ; pédicelles plus courts que le tube du calice. Calice à dents subulées, égales. Etendard plus long que les ailes. Gousse courbée en hélice, tournant à droite et formant deux tours et demi, réticulée-veinée, plane sur les faces, dépourvue d'épines et de nervure submarginale, pubescente. Graines ovoides, creusées à l’ombilic. Feuilles à folioles elliptiques ou oblongues, dentées au sommet ; stipules ovales, longuement acuminées. Tiges un peu anguleuses, rameuses, dressées dès la base. — Plante presque glabre ; pédoacuie commun plus long que les feuilles ; fleurs violettes ou bleuûtres.

Cultivé et souvent subspontané, %. Juin-automne.

4. M. scutellata AU. Ped. 1155. {Luzerne à scutelles.) — Pédoncule commun aristé, portant une à treis fleurs ; pédicelles plus courts que le tube du calice. Calice à dents lancéolées, subulées, égales. Etendard beaucoup plus long que les ailes, Gousse convexe inférieurement, concave supérieurement, dépourvue d'épines et de nervure submarginale, réticulée-veinée, velue-glanduleuse, contournée en hélice, tournant à droite et formant 6 tours étroitement appliqués, à bord mince, Graines jaunâtres, grosses, réniformes, fortement échancrées à l’ombilic. Feuilles à folioles

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