‹ Flore de LorraineChapitre 152 sur 508 · MELILOTUS Tourn · texte numérisé non relu

MELILOTUS Tourn

Calice campanulé, quinquéfide. Corolle caduque ; carène obtuse. Etamines diadelphes ; filets non épaissis au sonimet. Style filiforme. Gousse mono-tetrasperme, exserte, ovoide ou oblonque, droite, indéhscente.

1. M. macrorhiza Pers. Syn. ?, p. 348; M. officinalis DC ! Prod. 2. p. 186. (Mélilot à grosse racine.) — Fleurs en longues grappes pédonculées. Calice campanulé. Pétales égaux. Gousse brièvement slipitée, obovée, comprimée sur les bords, réticulée, noireissant à la maturité, à bord supérieur relevé en carène aiguë, mume de poils appliqués. Graines une ou deux, brunes, finement tuberculeuses (à une forte loupe), à ombilic fortement creusé. Feuilles moyennes à folioles elliptiques-oblongues ; stipules toutes sétacées. Tiges dressées, rameuses. Souche longue et épaisse. — Fleurs toujours jaunes, odorantes.

4 Genuina Nob. Folioles à dents aiguës; étendard veiné. Trifoliun macrorhizum Waldst. et Kit. PL rar. Hung. 1, tab. 26. |

6 Palustris Koch. Syn. 166. Folioles à dents très-courtes ; étendard non veiné. Trifolium palustre Waldst. et Kit. bc.

Lieux humides, bords des ruisseaux et des rivières, surtout dans les terrains argileux. ©). Juillet-septembre.

2. M. alba Lam, Dict.!, p. 63 ; M. leucantha DC. F1. fr. p. 9564. (Mélilot blanc.) Fleurs en longues grappes pédonculées. Calice campanulé. Etendard plus long que les ailes ; celles-ci égalant la carène. Gousse sessile, obovée, à bord supérieur obtus, réticulée, glabre, devenant brune à la maturité. Graines une ou deux, brunes, lisses, à ombilic à peine creusé. Feuilles moyennes à folioles oblongues-obovées, obtuses, dentées; stipules toutes sétacées. Tiges dresstes, rameuses. Racine pivotante. — Fleurs toujours blanches, inodores.

Assez rare; prairies. Nancy, à Jarville, Tomblaine (Monnier) ; Dombasle, Rosières (Suard); Pont-à-Mousson (Léré) ;

Château-Salins (Lére). Metz (Holandre), vallée de Mance, Arnaville, Gorze, Magny (Monard et Tailtefert), au Sablon (l'abbé Cordonnier) ; Saint-Avold (Humbert); Commercy, Euville, Vertusey (Mauÿean) : Saint- Mihiel (Léré) ; Stenay (Cardot). Neufchâteau (Mougeot), introduit à la côte de Malzéville près de Nancy, sous la forme sibirica. €). Juilletseptembre.

3. M. officinalis Lam. Dict. h, p. 63 ; M. diffusa DC. El. fr. 5,p. 664. (Mélilot officinal.) __ Fleurs en longues grappes pédoneulées. Calice un peu bossu à la base. Etendard plus long que les ailes ; celles-ci dépassant la carène. Gousse brièvement stipitée, ovale, à bord supérieur obus, ridée transversalement, glabre, verdàtre à la maturité. Graines une ou deux, olivätres, lisses, à ombilic à peine creusé. Feuilles moyennes à folioles obové ces, obtuses, dentelées ; stipules inférieures lancéolées, subulées, entières ou quelquefois dentées. Tiges dressées, très-r ameuses. Racine pivotante. Se distingue en outre de la précédente espèce par ses tiges plus grèles, par ses feuilles plus courtes et plus larges ; fleurs odorantes, jaunes.

Commun dans les moissons, le long des chemins, dans tous les terrains. ©). Juillet-septembre.

L. M. parviflora Desf. Atl. 2, p. 192. (Mélilot à petites fleurs.) — Fleurs en grappes courtes, serrées, pédonculées. Calice campanulé. Etendard un peu plus long que les ailes ; celles-ci égalant la carène. Gousse sessile, globuleuse, à bord supérieur obtus, réticulée-rugueuse, ‘qlabre. Graines une où deux, ovoides, finement tuberculeuses. Feuilles inférieures à folioles obovées et presque entières; les supérieures à folioles rhomboïdales et dentées ; stipules acumiImées, subulées, quelquefois dentelées à la base. Tiges dressées, rameuses, gréles. — Racine pivotante. — Fleurs jaunes, tr ès-petites.

Exclusivement dans les luzernes et par conséquent introduite. Rambervillers (Billot) ; Epinal (Berher); Neufchâteau (Poincaré). ©. Juin-juillet.

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