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comprimée. Graines 3 où 4, brunâtres. Feuilles à folioles obovées ou rhomboïdales, obtuses où faiblement émarginées, munies de dents subulées, d'autant plus longues qu’elles sont plus inférieures; stipules longuement engainantes, brusquement subulées. Tige rampante. — Plante glabre ; à feuilles toutes longuement pétiolées ; à pédoncules longs, axillaires, fortement sillonnés ; à fleurs blanches, quelquefois un peu rosées.
Commun; prairies, dans tous les terrains. %. Mai-automne.
12. T. elegans Savi! Bot. etrusc. 4, p.42; T. hybridum Willm, Phyt. 904, non L. (Trèfle élégant.) — Fleurs lonquement pédicellées, à la fin réfléchies, réunies en capitules lâches, presque globuleux. Calice à tube élargi et glabre à la gorge, muni de cinq nervures, à dents subulées, vertes ; les deux supérieures un peu plus longues, séparées par un sinus arrondi, plus longues que le tube. Gousse sessile, linéaire, comprimée, trois fois plus longue que large. Graïnes 2 ou 3, lenticulaires, échancrées. Feuilles à folioles obovées ou rhomboïdales, obtuses ou faiblement émarginées, munies de chaque côté de 40 dents subulées et d'autant plus longues qu’elles sont plus inférieures ; stipules brièvement engaiînantes, lancéolées, subulées, souvent dentées. Tiges couchées inférieurement, puis redressées. — Plante presque
labre, rameuse ; à feuilles supérieures brièvement pétiolées ; à fleurs roses et à capitules plus petits que dans l'espèce précédente.
Prés et bords des bois. Commun sauf sur le calcaire jurassn le grès vosgien et le granit où il est rare. Z%. Juinjuillet.
13. T. hybridum Z. fl. suec., 2° éd. 258. (Trèfle hybride.) — Se distingue du T. élégant ; par ses fleurs plus grandes, d’abord blanchâtres, puis rosées en capitules plus lâches et du double plus gros ; à ses folioles elliptiques-rhomboïdales, munies de dents moins acérées et de motlié moins nombreuses ; à ses stipules pourvues d’un plus petit nombre de nervures ; à ses tiges toujours dressées dès la base et fistuleuses.
Espèce cultivée depuis quelques années et trouvée çà et là en dehors des cultures; elle paraît en voie de naturalisation à Epinal (Berher). %. Mai-septembre.
Obs. Pour comprendre les dénominations données aux espèces qui suivent, il faut consulter le travail que j'ai publié avec M. Soyer-Willemet (Mémoires de l’Académie de Stanislas, pour 1846, page 195) sur les Trèfles de la Section Chronosemium et les nouvelles observations sur le même sujet insérées dans le même recueil (Mémoires de l'Académie de Stanislas, pour 1852, p. 124), par M. Soyer-Willemet seul.
14. T. aureum Poll. FI. palat. 2, p. 344; T. agrarium Schreb. ap. Sturm, FI. germ. 16 ; Godr. F1, lorr., éd. 1, t. 1, p. 165, non L. (Trèfle doré.) — Fleurs pédicellées, réfléchies, réunies en capitules multiflores, serrés, ovalesglobuleux. Calice à tube ouvert et glabre à la gorge, muni de cinq nervures, à dents toutes lancéolees-lineaires, trèsinégales ; les deux supérieures plus courtes. Etendard strié, largement obové, émarginé, à la fin étalé et courbé cn cuillère ; ailes divergentes. Gousse stipitée, ovoide, monosperme. Graine arrondie, jauuätre. Feuilles à folioles rhomboidales, obtuses ou émarginées, dentelées dans leur moitié supérieure, très-brièvement mais également pétiolulées ; stipules à base étroite, longuement soudées au pétiole, lancéolées, très-aiguës. Tiges droites, dressées, rameuses, à rameaux dressés. — Fleurs jaunes, puis brunes et luisantes.
Assez commun; bois et pâturages. Z%. Juin-juillet.
15. T. agrarium L. Sp. 1087 ; T. procumbens Sm. F1. brit. 792; Godr. F1. lorr., éd. 1,t. 1, p. 165, non L. (Trèfle des champs.) — Fleurs pédicellées, réflèchies, reunies en capitules de 40 fleurs environ, serrés, ovales ou arrondis. Calice à tube ouvert et glabre à la gorge, muni de cinq nervures, à dents trés-inégales ; les trois inférieures lancéolées, subulées ; les deux supérieures courtes, presque triangulaires. Etendard strié, largement obové, émarginé, à la fin étalé et eourbé en cuillère ; aïles divergentes. Gousse et graine comme dans l'espèce précedente. Feuilles à folioles obovées cunéiformes, obtuses ou émarginées, dentelées dans leur moitié supérieure ; lamoyenne plus longuement pétiolée stipules demi-ovales, aiguës, à base large et arrondie, brièvement soudées au pétio'e. Tiges aressées, rameuses ; rameaux divergents. — Diffère en outre de la précédente espèce par son port moins robuste ; par ses stipules beaucoup plus courtes ; par ses fleurs et ses capitules beaucoup) plus petits.
4 Majus Koch, Syn. 175. Capitules assez gros ; fleurs d’un jaune vif; pédonceule égalant la feuille. T, campestre Schreb. ap. Sturm, FL. germ. 16.
6 Minus Koch, L. c. Capitules de moitié plus petits ; fleurs d’un jaune pâle; pédoncule une fois plus long que la feuille. T. procumbens Schreb. L. c.
Très-commun dans les champs. les prés de tous les terrains, ©. Mai-automne.
16. T. procumbens ZL. Sp. 1088 ; T. filiforme DC. F1. fr. L, p. 556, Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p. 165, non L. (Zrèfle couché.) — Fleurs pédicellées, réfléchies, réunies en capitules de dix fleurs au moins, très-lâches, hémispheriques. Calice à tube ouvert et glabre à la gorge, à dents très-inégales, toutes lancéolées-'inéaires ; les deux supérieures très-courtes. Eterdard lisse, oblong, phé en deux ; ailes parallèles. Gousse stipitée. obovée, monosnerme. Graine ovoïde, jaunätre. Feuilles à folioles obovées-cunéiformes, émarginées, dentelées dans leur moitié supérieure ; la moyenne plus longuement ou également pétiolulée ; st1pules ovales, acuminées, élargies à la base. Tiges fihformes, couchées, rameuses, à rameaux dressés. — Plante polymorphe, couchée ou quelquefois dressée ; pédoncules filiformes ; fleurs-jaunes, plus petites et plus étroites que dans le 7. procumbens.
Commun ; prairies, bords des chemins, dans tous les terrains, ©. Mai-automne.
Obs. M. Doisy indique dans la forêt d’Argonne, près de Clermont, le T. squarrosum; je n'ai pas vu d’échantillon authentique.