PRUNUS L
Fruit charnu, globuleux ou ovoïde ; noyau lisse sur les faces, muni de 3 côtes saillantes sur l’un des bords. — Feuilles ronlées en cornet dans le bouton.
Sect. 1. Pruxus Tourn. Inst. 629, tab. 398. — Fleurs solitaires ou géminées. Drupe glabre, couverte d’une effloreseence glauque.
1. P. spinosa L. Sp. 681, (Prunier épineux). Fleurs paraissant avant les feuilles, plus rarement en même temps (P. fruticans Weih. in Bot. Zeit. t. 9, p. 748); pédoncules glabres, ordinairement solitaires. Galice à segments
*lancéolés, obtus, denticulés. Pétales ovales, obtus. Style nu. Fruit globuleux, dressé, noir, très-acerbe. Feuilies obovéeslancéolées, dentelées en scie. — Arbuste très-rameux ; les rameaux latéraux courts, spinescents, étalés à angle droit. M. Suard a trouvé à Champigneules, près de Nancy, une forme à fruits plus gros ; c’est le P. spinosa 6 macrocarpa Wallr. Sched. 217.
Commun ; haies, buissons, bois, dans tous les terrains. b: Avril-mai.
2. P. insititia L. Sp. 680. (Prunier sauvage.) — Se distingue : 1° du P. spinosa par ses pédoncules plus longs, pubescents, souvent géminés ; par ses fleurs plus grandes ; par les divisions du caliee plus larges, ovales-arrondies ; par ses fruits plus gros, plus précoces, noirs ou jaunes marbrés de rouge, penchés ; 2° du P. domestica par son style nu ; par ses fruits globuleux ; 3° de tous les deux par ses rameaux plus épais, grisâtres, pubescents ; par sa floraison un peu plus tardive. — C’est de cette espèce, suivant Koch, que proviennent toutes les variétés de pruniers à fruits globuleux que l’on cultive dans les jardius.
Assez rare. Nancy, à Pompey, Maxéville (Sward) ; Sainte-
Geneviève, Champigneules, côtè de Toul, la Croix-Gegnée. Metz, Saint-Julien, Colombé, Jury, etc.; Sarralbe, Eich, Fénétrange, Thionville ( Warion) ; vignes de Hayange. b. Avrilmal.
3. P. domestica L. Sp. 680. (Prunier cultivé.) — Fleurs paraissant avant les feuilles ; pédoncules pubescents, souvent géminés. Galice à segments ovales, obtus, denticulés. Pétales ovales-oblongs, d'un blanc-verdätre. Styie velu à la base. Fruit oblong, penché, jaune, rougeûtre ou violet, doux. Feuilles elliptiques, crénelées.
On en cultive dans nos jardins une foule de variétés ; çà et là à l’état subspontané. h. Avril-mai.
Sect. 2. ARMENIACA Tourn. Inst. 623. tab. 399. — Fleurs solitaires ou géminées. Drupe veloutée.
k. P. Armeniaca ZL. Sp. 679. (Abricotier.) — Fleurs paraissant avant les feuilles ; pédoncules presque nuls, solitaires, cachés par les bractées. Fruit globuleux, jaune ou jaune-rougeätre, sucré. Feuilles ovales, acuminées, doublement dentées, un peu en cœur à la base ; pétiole glanduleux. — Arbre à rameaux étalés, non spinescents; à fleurs blanches.
Cultivé. h. Mars-avril.
Sect. 3. CERASUS Juss. Gen. 340. — Fleurs fasciculées ou en grappe. Drupe glabre et non glauque.
5. P. avium L. Sp. 680 ; Cerasus avium DC. F1. fr. h, p. 182. (Cerisier des oiseaux.) Fleurs fasciculées, se développant avec les feuilles et sortant de bourgeons dont les écailles sont ciliées-clanduleuses. Calice à segments ovales, obtus, réfléchis. Pétales arrondis. Fruit globuleux, gros comme un pois, doux, variant du rouge au noir. Feuilles fasciculées au sommet de rameaux courts, obovées, acuminées, un peu plissées, doublement crénelées, pubescentes en dessous ; pétiole pourvu au sommet de deux glandes rougeàtres ; stolons nuls. — Grand arbre, à branches étalées-dressées ; à fleurs blanches. Suivant M. Koch, le Cerasus juliana DC. FI. fr., dont les fruits sont connus sous le nom de guignes, et le Cerasus duracina DC. L. c., dont les fruits portent celui de bigarreaux, ne seraient que des variétés à gros fruits de l'espèce de nos bois.
Commun ; bois. b. Avril-mai.
So
6. P. Cerasus Z. Sp. 679. (Cerisier commun.) — Difière du précédent par les caractères suivants : fruits acidules ou acides, globuleux, déprimés, rouges ; feuilles planes, glabres des leur jeunesse, luisantes, coriaces, toujours acuminées ; tige moins élevée ; rameaux plus grèles, plus étalés, souvent fléchis; racine stolomifère, — M. Koch rapporte à cette espèce la cerise aigre comme, le gobet, la griotte.
Cultivé et quelquefois subspontané, près de Nancy, par exemple, au-dessus de Boudonville, au bord du bois. b. Avrilmai.
7. P. Padus ZL. Sp. 677; Cerasus DC. FI. fr. 4h, p. h80. (Cerisier à grappes.) — Kleurs se développant avec les feuilles en lonques grappes latérales, cylindriques, penchées, pourvues de quelques feuilles à leur base. Calice à segments frangés-glanduleux, presque réfléchis. Pétales obovés. Fruits globuleux, noirs, gros comme un pois, très-acerhes. Feuilles alternes, obovées, acuminées, finement dentées et glabres ; péliole pourvu de deux glandes au sommet. — Arbre à rameaux étalés, bruns, ponctués de blanc ; à fleurs blanches, odorantes.
Commun dans les bois humides de la chaîne des Vosges depuis Bitche jusqu’au Ballon de Saint-Maurice. Se retrouve dans les bois de la plaine, à Rambervillers (Billot) ; bois de Ravenel à Mirecourt (de Baudot) ; Thuilières (Gérard) ; Saint- Ouën (Rodillon) ; à Lunéville, au bois d'Hériménil, forêt de Vitrimont (Guibal). Bois de Sandronvillers (Monnier), de Rosières-aux-Salines (Mathieu), de Tomblaine (Besch), du moulin près Pont-Saint-Vincent. Breux à Pagny (Thirion). b. Mai.
8. P. Mahaleb Z. Sp. 678 ; Cerasus Mahaleb Mill. Dict. n° k. (Cerisier de Sainte-Lucie.) — Fleurs se développant avec les feuilles et disposées en grappes courtes, corymbiformes, peu fournies, dressées, pourvues de quelques feuilles à leur base. Calice à segments ovales, obtus, réfléchis, nonciliés. Pétales ovales. Fruits ovales-globuleux, noirs, gros comme un pois. Feuilles fasciculées, arrondies, brièvement acuminées, finement dentées, glabres et luisantes ; pétiole quelquefois pourvu d’une ou de deux glandes à son sommet. — Arbuste très-rameux ; à rameaux très-étalés, grisätres ; à fleurs blanches.
Commun dans les bois du calcaire jurassique de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges. b. Mai-juin.