ERANTHIS Salisb
Feurs régulières. Calice à 6-8 sépales pétaloides, eaducs. Une corolle; pétales tres-petits, non éperonnés, tubuleux, nectariformes, bilabiés. Un involucre placé sous la fleur et simulant un calice. Carpelles 5-6, libres, pédicellés, verticiflés sur un seul rang. Graines wnisérices. — Plantes vivaces, à hampe nue, umiflore, à feuilles toutes radicales.
ne NUE
1. E. hyemalis Salisb. Trans. soc. Linn. v. 8, p. 303; Helleborus hyemalis L. Sp.783. (Eranthis d'hiver.) — Involucre monophylle, analogue au Himbe des feuilles radicales. | Sépales étalés, presque aussi longs que l’involucre, oblongsobovés. Carpelles un peu divergents oblongs, comprimés, ridés transversalement et pourvus d’une nervure dorsale ; bec court et grèle, faisant suite au bord externe. Graines jaunâtres, un peu anglueuses et finement chagrinées. Feuilles longuement pétiolées, molles, orbiculaires, divisées jusqu’à la base en 3 segments multifides. Souche épaisse, charnue, noueuse, oblique, couverte de fibres radicales grèles. — Plante glabre ; à sépales jaunes, d’un tissu mou ; à feuilles paraissant après les fleurs.
Ruines du château de Landsberg, sur le revers oriental des Vosges. %. Février-mars.
11 HELLEBORUS. L.
Fleurs régulières. Calice à 5 sépales pétaloïdes, persistants. Une corolle ; pétales très-petits, non éperonnés, tubuleux, nectariformes, bilabiés. Znvolucre nul. Carpelles 3-40, libres, sessiles, verticillés sur un seulrang. Graines bisériées. — Plantes vivaces, à fenilles pédatiséquées.
1. H. fœtidus L. Sp. 784. (Hellébore fétide.) — Sépales connivents, concaves. Pétales de moitié moins longs que les étamines. Carpelles larges et renflés, pourvus d’une nervure dorsale prolongée en bec subulé. Graines brunes, ovoïdes, lisses. Feuilles toutes caulinaires, coriaces, pétiolées, à 7-11 segments atténués à la base, lancéolés, dentés en scie; feuilles supérieures devenant peu à peu bractéiformes, entüères, jaunûtres. Tige vivace, épaisse, dressée, nue et marquée de cicatrices dans le bas, trés feuillée au-dessus. Souche fusiforme, épaisse, charnue. — Plante glabre , d’un aspect sombre, exhalant une odeur fétide due à la présence de pettes glandes verdätres qui recouvreut les bractées, les sépales, mais surtout les pédoncules ; à feuilles persistantes pendant l'hiver ; à fleurs nombreuses penchées, verdûtres,
Legs en Lorraine sur les coteaux calcaires. Z. Févrieravril. |
2. H. viridis ZL. Sp. 184. (Hellébore vert.) — Sépales élalés, à peine concaves. Pétales égalant les étamises. Car-
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pelles larges et renflés, pourvus d’une nervure dorsale prolongée en bec subulé. Graines brunes, ovoides, lisses. Feuilles radicales longuement pétiolées, à 9-13 segments lancéolés, aigus, dentés en scie, les latéraux soudés à leur base ; feuilles caulinaires sessiles, vertes, foutes à 3 segments. tri-quadrifides. Tige annuelle, dressée, un peu rameuse au sommet, nue jusqu'aux rameaux, mais entourée à la base de quelques écailles membraneuses. Souche courte, noirûtre., — Se distingue en outre de l’espèce précédente par ses fleurs beaucoup plus grandes, au nombre de 3 à 5; par ses pédoncules non glanduleux; par ses feuilles moins coriaces.
Très-rare ; haies et lieux pierreux, sur grès. Sarrebourg, à Niederviller, Schneckenbüch; Phalsbourg (de Baudot); vallée de la Bruche (Oberlin), %. Mars-avril.