‹ Flore de LorraineChapitre 229 sur 508 · SCLERANTHUS Z · texte numérisé non relu

SCLERANTHUS Z

Calice quadri-quinquéfide, à tube urcéolé et à la fin induré, à divisions planes. Pétales nuls ou filiformes. Etamines 10, dont 5 stériles, insérées à la gorge du calice. Styles 2. Capsule membraneuse, indéhiscente. — Feuilles opposées.

1. S. annuus ZL. Sp. 580. (Gnavelle annuelle.) — Fleurs le plus souvent agglomérées, terminales et axillaires. Calice à tube muni de dix nervures, à divisions planes, atténuées el aiquës au sommet, étroitement scarieuses sur les bords, aussi longues que le tube, écartées après l’anthèse. Graine blanche, lisse. Feuilles étroitement linéaires, aiguës, convexes en dessous, planes en dessus, élargies, ciliées et conniventes à la base. Tiges nombreuses, couchées, dressées ou ascendantes, ordinairement très-rameuses, dichotomes, vertes, pubescentes d’un côté. Racine annuelle.

4 Genuinus Nob. Fleurs en corymbe serré.

6 Verticillatus Nob. Fleurs de moitié plus petites, en corymbe très-liche; tiges plus grèles et plus longues. S. verticillatus Rchb. F1. exc. p. 565.

Commun partout dans les champs. ©. Juin jusqu’en automne.

2. S. perennis ZL. Sp. 580. (Gnavelle vivace.) — Se distingue du précédent par ses fleurs toutes agglomérées au sommet des rameaux et jamais axillaires; par les divisions du calice plus longues que le tube, non atténuées, mais arrondies au sommet, largement scarieuses, conniventes après l’anthèse ; par ses feuilles glauques, fasciculées; par ses tiges ordinairement rougeûtres, le plus souvent couchées ; par sa racine vivace.

Commun dans la région montagneuse, plus rare dans la plaine et toujours sur l’alluvion siliceuse ; se trouve aussi dans LATE QRe (Doisy); à Breux (Pierrot et Thirion). %. Mai-octobre,

OT

XLIT. CRASSULACÉES.

Fleurs hermaphrodites, rarement unisexuées, régulières. Calice libre, quadri-quinquéfide, ou quinquépartite, plus rarement à divisions plus nombreuses, persistant, à prefloraison imbricative. Corolle à pétales libres, en nombre égal à celui des divisions calicinales et alternant avec elles, insérés sur le disque calicinal, à préfloraison imbricative. Etamines périgynes, en nombre égal à celui des pétales ou en nombre double ; anthères biloculaires, s’ouvrant en long. Ecailles hypogynes planes et placées à la base de chaque ovaire. Styles libres, placés sur le prolongement du bord dorsal des ovaires. Ovaires en nombre égal à celui des pétales, opposées à ces organes, disposés en verticille, libres, uniloculaires, polyspermes ; placenta fixé à la suture ventrale. Les fruits sont des capsules s’ouvrant au bord interne. Graines sur deux rangs. Embryon droit, fixé au centre d’un albumen charnu peu abondant; radicule rapprochée du hile. Plantes à feuilles charnues, sans stipules.

Page 1