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GALIUM L

Calice à tube ovoide ou globuleux, à limbeæ oblitéré. Corolle rotacée, à quatre segments étalés. Fruit sec, formé de deux carpelles soudés.

1. G. Cruciata Scop. Carn. t. p.100 ; Valantia Cruciata L. Sp. 1491. (Gaillet croisette.) — Fleurs polygames, en petites grappes axillaires, formées de 4 à 8 fleurs ; pédicelles courbés et réfléchis après l’anthèse, plus courts que les feuilles. Corolle à divisions ovales, obtusément et brièvement apiculées. Fruits un peu rugueux. Feuilles quaternées, ovales-elliptiques, non mucronées, veinées en réseau, d’abord très-étalées, puis réfléchies, munies de trois nervures. Tiges quadrangulaires, sillonnées, simples, dressées ou ascendantes, lisses, couvertes ainsi que les feuilles de poils longs, blancs. étalés. — Plante d’un vert-jaunûtre ; fleurs jaunes.

Commun; prairies, haies, bois, dans tous les terrains; excepté dans la région montagneuse supérieure, Z. Avril-mai:

RE Ce

2. G. rotundifolium Z. Sp. 156. (Gaillet à feuilles rondes.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe terminale, rameuse, trichotome, läche, étalée; pédicelles droits et dressés, après l’anthèse. Corolle à divisions lancéolées, aiguës. Fruits hérissés d’aiguillons crochus au sommet, Feuilles d'un vert gai, verticillées par quatre, ovales ou ovales-arrondies, brièvement acuminées, non mucronées, à trois nervures ordinairement hérissées, ainsi que les bords, de poils blancs, roides, allongés ; les verticilles inférieurs rapprochés. Tiges quadranguluires, dressées, simples à la base, glabres ou velues, lisses. — Fleurs blanches.

Forêts des montagnes dans toute la chaîne des Vosges depuis Sarrebourg jusqu’à Giromagny. %. Juillet-aout.

3. G. boreale Z. Sp. 156. fGaillet boréal.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe terminale, serrée, rameuse, à rameaux opposés et dressés; pédicelles droits et dressés après l’anthèse. Coroile à divisions lancéolées, brièvement apiculées. Fruits glabres ou hérissés. Feuilles d’un vert gai, un peu coriaces, verticillées par quatre, linéaires-oblonques, obluses, bordées de blanc au sommet, un peu hérissées sur les bords réfléchis, munies de trois nervures glabres. Tiges quadrangulaires, roides, dressées, très-feuillées, un peu rameuses, glabres ou pubescentes, lisses. — Fleurs blanches.

4 Genuinum Nob. Fruits hérissés d’aiguillons dressés, crochus au sommet.

6 Intermedium Koch Syn. éd. 1, p. 332. Fruits munis de petits aiguillons épars, appliqués.

y Hyssopifolium Koch, !l. ec. Fruits tout à fait glabres.

Prés montagneux. Sur le grès vosgien à Bitche, Haspescheidt, Stuzzelbronn, Engelhardt, etc. (Schultz). Sur le granit, et la FrRrEe au Hohneck, Ballon de Soultz (Mougest). %. Juilet-août.

h. G. verum £L. Sp. 155. (Gaillet jaune.) Fleurs hermaphrodites, en grappes oblongues, très-rameuses, serrées ; pédicelles courts, filiformes, droits, très-étalés. Corolle à divisions obtuses, brièvement apiculées. Fruits lisses. Feuilles verticillées par 8-12, roides, toujours étroitement linéaires, souvent presque sétacées, mucronées, luisantes et souvent rudes en dessus, blanchâtres et brièvement pubescentes en dessous. réfléchies par les bords et canali-

culées, munies d’une seule nervure. Tiges arrondies, à peine

anguleuses, roides, rameuses au sommet, dressées ou ascend intes, lisses. — Plante d’un vert foncé, noireissant par la dessication, glabre où pubescente ; fleurs jaunes, odorantes.

Commun, prairies, bois. %. Juin-septembre.

9. G. sylvaticum Z. Sp. 155. (Guillet des bois.) — Fleurs hermaphrodites, en grappes rameuses, trichotomes, à rameaux très-grèles ; pédicelles capillaires, penchés avant la floraison, puis redressés. Corolle à divisions brièvement apiculées. Fruits chagrinés. Feuilles minces, veinées brièvement #ucronées, pourvues sur les bords et souvent sur la nervwre dorsale de petits aiguiilons appliqués et dirigées en haut, munies d’une seule nervure ; les caulinaires oblonœues-lancéolées, atténuées à la base, verticillées ordinairement par 8; les raméales par 5 où À; les supérieures souvent opposées. Tiges lisses et glabres, arr ondies, à peine anguleuses à la base, épaissies sous les nœuds, dressées, rameuses. — Plante d’un vert glauque, glabre ou pubescente : fleurs blanches.

Commun; bois, dans tous les terrains. %. Juin-juillet.

». G. Mollugo Z. Sp. 155. (Gaillet mollugine.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe large, tres-rameuse, à rameaux divariqués ; pédicelles courts, droits, divariqueés. Corolle petite, à divisions apiculées par une longue pointe. Fruits chagrinés. Feuilles épaisses, un peu coriaces, opaques, mucronées, munies d’une seule nervure, pourvues sur les bords de petits aiguillons appliqués et ‘dirigés en haut ; les caulinaires oblongues ou obovées, obtuses, “verticillées par 8, les raméales par 5. Tiges quadrangulaires, lisses, un peu épaissies au- -dessus des nœuds, entièrement couchées ou couchées au moins à la base et alors se soute— nant sur les buissons, rameuses, à rameaux divariqués. — Plante glabre ou plus rarement pubescente ; fleurs d'un blanc sale.

Commun; prés secs, bords des routes, bois, dans tous les terrains. %. Mai-août.

7. G. erectum Auds. Angl. 68. [Gaillet dressé.) G. rigidum Vill. — Fleurs hermaphrodites, en grappe etroite, rameuse, à rameaux étalés-dressés ; pédicelles longs, droits, dressés. Corolle plus grande que dans l’espèce précédente,

à divisions apiculées. Fruits assez gros, chagrinés. Feuilles luisantes en dessus ou des deux côtes, aiguës, mucronées, munies d’une seule nervure, pourvues sur les bords de petits aiguillons appliqués et dirigés en haut ; les caulinaires linéaires, obtuses, verticilées par 8. Tiges quadrangulaires, lisses, un peu épaisses au-dessus des nœuds, dressées, rameuses, à rameaux dressés. — Plante glabre ou velue; fleurs blanches.

Les prés, les bois. Nancy (Soyer- Willemet). Metz, St-Julien, Olgy, etc., Thionville (Warion). Hautes Vosges, Ballon de Soultz, ete. %. Mai-juin.

8. G. sylvestre Poll. Palat. 151. (Gaullet saivage.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe rarmeuse, à rameaux étalés-dressés, filiformes et terminés par de petits corymbes de fleurs rapprochées ; pédicelies courts, capillaires, droits, dressés-étalés. Corolles à divisions aiguës. Fruits trèspetits, finement chagrinés. Fenilles verticillées par 6 à 8, linéaires-lañcéolées eu linéaires, aiguës, mucronées, à une seule nervure dorsale étroite et saillante, lisses ou plus souvent bordées de petits aiguillons. Tiges nombreuses, très-grèles, ascendantes, diffuses, pubescentes dans le bas, lisses. — Plante d’un vert un peu grisätre; fleurs blanches.

Commun dans les bois montagneux de toutes les formations. 2%. Juin-juillet.

9. G. nitidulum Zhuill.! FL. de Paris, p. 76 ; G. commutatum Jord.! Observ. fragm. 3, p. 149. (Guillet luisant.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe plus grande, rameuse, à rameaux étalés, filiformes et terminés par de petits corymbes lâches ; pédicelles courts, capillaires, droits, dressés-étalés. Corolle plus petite que dans l'espèce précédente, à divisions apiculées. Fruits très-petits, finement chagrinés. Feuilles verticillées par 6 à 8, d'un vert gai, aiguës, mucronées, plus étroites, plus courtes, plus épaisses que dans le précédent, à une seule nervure dorsale large et peu saillante, lisses sur les bords. Tiges nombreuses, très-grèles, ascendantes, lisses, luisantes, glabres ou velues. — Plante d’un vert gai ; fleurs blanches.

Bois, Nancy, Vandœuvre, Boudonville; Toul ; Phalsbourg.

Verdun (Doisy). Epinal, bords du bois de la Voivre (Berher). 2%. Juin-juillet.

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10. G. montanum Vi, Dauph. 2, p. 317 bis, tab. 7 (1787) ; G. læœve Thuill. FL. Paris, p. 77. (Gaillet de montagne.) — Fieurs hermaphrodites, en grappe rameuse, à rameaux étalés-dressés, grèles et terminés par de petits corymbes lâches et pauciflores ; pédicelles courts, capillaires, droits, très-étalés, Coroile plus grande que dans les deux espèces preédentes, à divisions brièvement apiculées. Fruits assez gros, finement chagrinés. Feuilles verticillées par 6 à 7, minces, d’un vert gai, linéaires ou linéaires-lancéolées, aiguës, mucronees, lisses où bordées de petits aiguillons, & une seule nervure dorsale, celle-:1 très-étroite et saillante. Tiges nombreuses, ascendantes, lisses et glabres. — Plante d’un vert gai ; fleurs blanches.

Dans les rocailles des hautes Vosges ; Hohneck, Rotabac, Ballon de Soultz. %. Juillet.

11. G. saxatile Z. FI. suec. éd. 2, p. A63. (Gaillet des rochers.) — Fleurs en petite grappe terminale, rameusetrichotome; pédicelles droits, etalés-dressés. Corolle à divisions aiguës. Fruits entièrements couverts de tubercules visibles à l’œil nu. Feuilles verticillées ordinairement par six, aiquès, Mmucronées, munies d’une seule nervure et sur les bords d’un rang de courts aiguillons dirigés en avant ; les caulinaires supérieures linéaires-obovées, en verticilles écartés ; les inférieures et celies des rameaux stériles plus courtes, spatulées, arrondies au sommet, en verticilles rapprochés. Tiges lisses, quadrangulaires, émettant à leur base beaucoup de rameaux stériles, couchés, formant gazon ; les rameaux fleuris seuls redressés. — Plante glabre, noircissant un peu par la dessiccation ; fleurs blanches.

Commun dans toute la chaîne des Vosges, sur le grès, le

granit et la grauwacke. Se retrouve à Longwy suivant M. Holandre. %. Juillet-août.

12, G. uliginosum Z. Sp. 153. (Gaillet des lieux fangeux.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe oblongue, lâche ; pédicelles droits, divariqués. Corolle plus large que le fruit développé, à divisions aiguës. Anthères jaunes. Fruits petits, tuberculeux. Feuilles d’un vert gai, verticillées par 6 ou 7, linéaires-lancéolées, aiguës, mucronées, un peu atténuées à la base, munies d’une seule nervure ; celle-ci non hérissée, pourvues sur les bords de petits aiguillons courbés en bas et un peu en dedans d’une seconde

rangée d’aiguillous dirigés er haut, du reste nues en dessus. Tiges grèles, étalées ou ascendantes, quadrangulaires, et munies d’aiguillons crochus. — Plante plus élevée que les précédentes, ne noircissant pas par la dessiccation ; fleurs blanches.

Lieux tourbeux. Assez rare près de Nancy, aux Fonds de Toul, Tomblaine, étang de Champigneules (Soyer- Willemet) ; Rosières-aux-Salines (Briard); Montaigu (Zeiller). Lunéville, à Chanteheux, forêt de Vitrimont (Guibal). Metz, aux Etangs (Holandre); Vittoncourt (Warion). Mirecourt (Reuss). Commun dans les terrains quartzeux et feldspathiques de la chaîne des Vosges. 2%. Mai-août

13. G. palustre L. Sp. 153. (Gaillet des marais.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe allongée, läche, et peu fournie, à rameaux brês-étalés et même réfléchis après l’anthèse; pédicelles droits, divariqués. Corolle aussi large que le fruit développe, à divisions aiguës. Anthères purpurines. Fruits de moyenne grandeur, lisses. Feuilles verticillées par k où 5, d’un vert clair, noircissant par la dessiccation, courtes, linéaires-oblongues, obtuses, mutiques, munies par les bords de petits aiguillons tous réfléchis, lisses sur les faces, à une seule nervure dorsale fine. Tiges grèles, très-nombreuses, couchées à la base, diffuses, quadrangulaires, munies de tres-petits aiguillons crochus. — Plante d’un vert gai ; fleurs blanches.

Commun; marais, fossés, dans tous les terrains. %. Maijuillet.

14. G. elongatum Presl, FT. sicul. 1. p. 59. (Gaillet allongé.) — Fleurs hermaphrodites, en grappe étalée, lâche, à rameaux élalés-dressés après l’anthèse; pédicelles droits, divariqués. Corolle du double plus grande que dans l'espèce précédente, à divisions aiguës. Fruits plus gros que dans le précédent, évidemment chagrinés. Feuilles verticillées par 9 à 6, longues et larges, linéaires-oblongues, obluses, muliques, à une seule nervure, très-rudes sur les bords, munis de deux rangs d’aiguillons dirigés en sens inverse. Tiges très-allongées, ascendentes, quadrangulaires, rudes et munies de petits aiguillons crochus. — Plante plus robuste et plus élevée que la précédente, à floraison plus tardive ; fleurs blanches.

Marais, fossés aquatiques. Nancy, au Pont-d'Essey, Tom-

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