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Sépales glabres. Petales externes aussi larges que longs, Etamines à filets blancs, (paies en massue au Sommet non a pic ulé. Stigmates 10 à 12 , élargis et creusés d’une fossette à leur extr émité externe , fortement épaissis vers le milieu de leur longueur, ray onnant sur un disque lobé ; lobes profonds, arrondis, entiers, écartés. Capsule indéhiscente, glabre, grosse, subglobuleuse ou oblongue, quelquefois stipité e. Graines blanches où noires. Feuilles profondément sinuées “dentées ou crénelées ; Les caulinaires embrassant la tige par 2 oreillettes. Tige forte, fistuleuse, le plus souvent simple, dressée. — Plante à peu près glabre, très glauque; à fleurs

grandes ; pétales tout à fait blancs, rougeñtres ou roses avec une tache d’un violet noir à leur base.

Cultivé et souvent subspontané. ©. Juin-Juillet. Nora. C’est la plante qui en Lorraine et en Alsace fournit

l'huile d’œillette. En Artois, c’est l'espèce suivante qui est cultivée pour en extraire ce produit.

2. P. setigerum DC. FI. fr. 5. p. 585; P. hortense Huss. Chard. p. 39: Godr. FI. lorr. éd. À, t. 1, p. 36. (Pavot porte-soie). — Sépales glabres (dans la plante cultivée) ou hérissés de poils roides. Pétales externes aussi larges que longs. Etamines à filets blancs, ae en massue au sommet non apiculé. Stigmates 10-12 , linéaires, étroits, non épaissis vers leur milieu, beaucoup moins saillants, non creusés d’une fossette, rayonnant sur un disque lobé ; lobes plus larges et plus minces que dans l'espèce précé “lente, contiqus, irrégulièrement crénelés au sommet, Capsule déhiscente, glabre, de la grosseur d’une noix, toujours globu leuse et Stipitée. Graines noires, trè x-rarement blanches. Feuilles incisées-dentées ; les caulinaires embrassant la tige par 2 oreillettes. Tige rameuse, dressée. — Moins développée dans toutes ses parties que dans l'espèce précédente, elle offre en outre sur ses pédoncules et à l'extrémité des dents des feuilles, des poils roides qu’elle perd par la culture.

Cultivé comme plante d'ornement et complètement naturalisé dans nos jardins. ©. Juin-juillet.

3. P. Rhæas Z. Sp. 726. (Pavot Coquelicot). — Sépales couverts de longs poils étalés. Pétales larges, les 2 extérieurs se touchant par les bords. Etamines à filets purpurins, filiformes. Stigmates 8-10, sur un disque régulièrement lobé,

les lobes se recouvrant l'un l’autre. Capsule subglobuleuse où obovée, arrondie à la base, glabre. Graines brunes. Feuilles non embrassantes à la base, pinnatipartites, à lobes oblongs-lancéolés, aigus, incisés-dentés ; les inférieures pétiolées. Tige dressée, rameuse. — Plante rude au toucher, hérissée de poils roides et très-finement barbus ; à pétales rouges, tachés de noir vers l'onglet ou concolores.

Commun dans les moissons, où il se trouve exclusivement; dès lors vraisemblablement introduit et naturalisé chez nous. Il en est de même des espèces suivantes ©. Mai-juillet.

k. P. dubium Z. Sp. 726. (Pavot douteux.) — Sépales couverts de longs poils étalés. Pétales suborbiculaires. Filets des étamines purpurins, filiformes. Stigmates 6-10, sur un disque superficiellement lobé, à lobes écartés les.uns des autres. Capsule oblongue en massue, insensiblement atiénuée du sommet vers la base, lisse. Graines brunes. Feuilles non embrassantes à la base, pinnatipartites, à lobes linéaires-lancéolés, aigus, dentés ou entiers ; les inférieures pétiolées. Tige dressée, rameuse. — Plante velue, à pédoncules alongés, ordinairement couverts de poils appliqués, à pétales rouges, tachés de noir vers l'onglet.

Commun dans les moissons. ©. Avril-juin.

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