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PETASITES Tourn

Calathides tantôt munies au centre de nombreuses fleurs

hermaphrodites stériles et d’un seul rang de fleurs femelles à la circonférence, tantôt offrant à leur centre une à cinq fleurs hermaphrodites, entourées de plusieurs rangs de fleurs femelles. Péricline à folioles très-inégales, imbriquées sur 2 ou 3 rangs. Corolle des fleurs hermaphrodites tubuleuse-campanulée, régulière ; corolle des fleurs femelles filiformes, tronquée obliquement au sommet. Style à branches demi-cylindriques, obtuses, couvertes de papilles stigmatiques sur toute leur surface. Akènes cylindriques, atténués aux deux extrémités, munis de côtes ; aigrette formée de poils scabres et disposés sur plusieurs rangs. Réceptacle plan, alvéolé, sans paillettes.

4. P. officinalis Mæœnch. Meth. 558; Tussilago Petasites L. Sp. 1215. (Pétasite officinal.) — Calathides de la plante hermaphrodite sessiles si ce n’est les inférieures briévement pédonculées, disposées en thyrse ovoïde, serré et pourvu de bractées larges, ovales-lancéolées ; calathides de la plante femelle plus petites, portées sur des pédoncules beaucoup plus longs et souvent rameux, disposées en thyrse oblong et pourvu de bractées étroites. Péricline cylindrique, à folioles brunes ; les intérieures oblongues, scarieuses et violettes sur les bords, les extérieures un peu plus courtes, deux fois plus étroites. Corolle des fleurs femelles à limbe tronqué obliquement. Style des fleurs hermaphrodites, à branches courtes, ovales. Akènes deux fois plus courts que l’aigrette blanche-soyeuse. Feuilles radicales paraissant après que les fleurs sont détruites, très-crandes, longuement pétiolées, réniformes-en-cœur, vertes et à la fin glabres en dessus, blanches-tomenteuses en dessous, inégalement dentées, profondément échancrées à la base en deux lobes arrondis, saillants vers l’échancrure, mais non contigus ; le fond de l’échancrure bordé par une nervure; feuilles caulinaires en forme d’écailles, dressées, demi-embrassantes, purpurines, beaucoup plus larges et moins nombreuses dans la plante hermaphrodite que dans la plante femelle. Tige simple, dressée, un peu laineuse. Souche épaisse, charnue, rampante. — Fleurs roses ou purpurines.

Prairies humides, bords des rivières. %. Mars-avril. 2. P. albus Gœrtn. Fruct. 2, p, 406; Tussilago alba et

frigida Willm. Phyt. 1003. (Pétasite blanc.) — Se distingue de l’espèce précédente par les caractères suivants :

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calathides de la plante hermaphrodite toutes pédonculées et les inférieures longuement, disposées en thyrse ovoïde, peu serré et pourvu de bractées nombreuses, linéaires, acuminées ; péricline à folioles d'un vert-blanchâtre; style des fleurs hermaphrodites à branches atlongées, linéaires-lancéolées, acuminées ; feuilles radicales moins grandes, plus fortement tomenteuses et blanches en dessous, orbiculaires, anguleuses et dentées-mucronées sur les bords, profondément échancrées à la base en deux lobes parallèles, presque contigus ; le fond de l’échancrure non bordé par une nervure, mais par le parenchyme ; fleurs blanches.

Le long des ruisseaux dans les hautes Vosges, sur le grès, le granit et la grauwake ; Hohneck, Rotabac, Ballon de Soultz (Mougect), et dans les vallées de Munster, de Guebwiller, de Saint-Amarin ; Remiremont, Gérardmer (docteur Behrer) ; Ballon de Giromagny, Donon (Kirschléger) ; etc. 2%. Avril-mai.

3. P. fragans Presl., FI. Sicul. 1, p. 28. (Pétasite odorant.) — Calathides toutes brièvement pédonculées, disposées en thyrse ovoide ou oblong, munies de bractées lancéolées, acuminées. Péricline "à folioles herbactes, lancéolées, aiguës. Corolle des fleurs femelles à limbe briévement liqulé. Style des fleurs hermaphrodites à branches courtes et aiguës. Feuilles radicales naissant après ou pendant l’anthèse, pétiolées, glabres à la face supérieure, pubescente et verte à la surface inférieure, aranéeuses sur le pétiole, à limbe orbiculaire-en-cœur, dentelé, échancré à la base qui oflre deux lobes arrondis et div ergents ; le fond de l’échancrure bordé par une nervure ; feuilles caulinaires

squamiformes, plus rarement pourvues d’un limbe et d'un nétiole qui se dilate inférieurement en une gaine membraneuse et embrassante. Tige dressée, simple. Souche rampante, émettant des stolons souterrains. — Fleurs d’un blanc rosé, à odeur de vanille.

Cette plante n'existe plus dans les localités indiquées précédemment ; elle y avait évidemment été introduite. M. Cardot l'a retrouvée à Stenay au bord du ruisseau des Minimes, où elle ne doit pas non plus être indigène. %. Hiver.

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