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TOME

Tomblaine (Soyer- Willemet) ; Pont-àä-Mousson, Château-Salins (Léré) ; Lunéville et Sarrebourg (de Baudot). Metz, bords de la Seille (Holandre). Thionville (Barbiche). Verdun (Doisy) ; Saint-Mihiel (Léré) ; Bouconville (Briard) ; Stenay, Mouzay, etc. (Cardot). Rambervillers (Billot) ; Saint-Dié, Mirecourt, Epinal, Grandvillers (Mougeot) ; vallées des Vosges. %.Juillet-

5. S. Jacobæa L. Sp. 1219. (Sénecon Jacobée.) — Calathides plus petites que dans l'espèce précédente, en corymbe composé, dressé. Péricline hémisphérique, à folioles blanches-scarieuses sur les bords, linéaires-lancéolées, pubescentes et maculées au sommet; calicule à une ou deux folioles très-courtes, appliquées. Corolle de la circonférence en languette étroite, étalée. Akènes grisätres; ceux de la circonference glabres ; ceux du disque velus ; aigrette blanche, fragile, plus longue que lakène. Feuilles molles; les inférieures pétiolées, obovées-oblongues, toujours lyréespinnatifides, à lobe terminal incisé-denté ; les supérieures sessiles, pinnatipartites, à segments tres-étalés, bi-trifides, à lobules séparés par des sinus arrondis ; toutes les feuilles sessiles munies à la base d’oreillettes lacimiées. Tige dressée, droite, rameuse au sommet. Racine cylindrique, oblique, tronquée, pourvue de fibres longues. — Plante glabre ou aranéeuse ; fleurs d’un jaune vif.

Commun; prairies séches, haies, buissons, dans tous Îles terrains. ©). Juillet-août.

6. $. erucifolius Z. Sp. 1218. (Sénecon à feuilles de roquette.) — Calathides en grappe corymbiforme, lâche. Péricline hémisphérique, à folioles glabres ou aranéeuses, blanches-scarieuses sur les bords, obovées, longuement acuminées ; calicule à folioles nombreuses, appliquées. Corolles de la circonférence en languette elliptique-oblongue, étalée. Akènes blanchâtres, tous également hérissés de poils blancs très-visibles ; aigrette blanche, fragile, une fois plus longue que l’akène. Feuilles un peu fermes, plus où moins pinnatilobées, à segments obliques, parallèles; les inférieures pétiolées ; les supérieures sessiles, à segments inférieurs entiers et embrassants. Tige dressée, simple à la base, strice. Souche rampante. — Plante d’un vert-grisàtre, pubescente et plus ou moins couverte d’un duvet aranteux; fleurs jaunes.

4 Genuinus Nob. Feuilles pinnatilobées, à segments lan dotés. dentés, le supérieur plus grand. 6 Tenuifolius DC. F1. fr. suppl., p. 472. Feuilles bipinnatilobées, à segments tous linéaires, entiers ou dentés. S. tenuifolius Jacq. Austr. tab. 278.

Commun; bois, haies, dans tous les terrains; mais moins abondant dans la région montagneuse. La var. 6 à Mirecourt (de Baudot), Epinal (Mougeot). %. Juillet-août.

7. S. paludosus Z. Sp. 1220. (Sénecon des marais.) — Calathides peu nombreuses, disposées au sommet de la tige en grappe simple, corymbiforme. Péricline hémisphérique, un peu lanugineux à la base, à 18-20 folioles appliquées, linéaires, aiguës, velues au sommet, munies d’une côte mediane étroite et convexe ; calicule à 8-10 folioles plus courtes, lâches, plus étroites. Corolles de la circonférence au nombre de dix à douze, en languette linéaire-oblongue, étalée. Akènes bruns, glabres, plus courts que l’aigrette et munis de côtes superficielles ; aigrette blanche, fragile. Feuilles caulinaires toutes sessiles, dressées, un peu fermes, lanugineuses sur le dos, à la fin glabrescentes, Hncaireslancéolées, acuminces, dentées en scie ; les dents fines, tresaiguës, dirigées vers le sommet. Tige dressée, roide, simple, sillonnée, fistuleuse. Souche un peu rampante. — Fleurs jaunes.

Rare ; bords des étangs. Bois de l’Argonne! (Doisy); Darmont près d’'Etain (Warion). 2%. Juillet-août.

8. S. saracenicus L. Sp. 1221; S. Fuchsii Gmel. Bad. 2,p. hhh. (Sénecon sarasin.) — Calathides nombreuses, disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappe corymbiforme, composte. Péricline cylindrique, à 8-10 folioles appliqué es, un peu élargies et maculées de noir supérieurement, brusquement et brièvement acuminées, munies d’une côte médiane large, saillante latéralement, tout à fait plane où déprimée sur le dos ; calicule à { ou 5 folioles plus courtes, Fiches, subulées. Corolles de la circonférence au nombre de quatre où cinq en languette linéaire-lancéolée, étalée. Akènes blanchätres, glabres, plus courts que l’aigr ette, munis de côtes superficielles ; aigrette blanche, fragile. Feuilles foutes pétiolces, élégamment veinées, glabres ou pourvues sur les bords et en ‘dessous de petits poils articulés, atténuées à la base, acuminées au sommet, dentées ; les

dents petites, étalées, cartilagineuses sur les bords ; petiole non ailé, décurrent sur la tige. Tige dressée, simple à la base, anguleuse et plus ou moins rameuse au sommet, ordinairement purpurine. Souche oblique, tronquée, non rampante. — Plante d’un vert gai ; fleurs jaunes.

x Ovatus DC. Prodr. 6, p. 353. Feuilles ovales-lancéolées. $S. ovatus DC. F1. fr. hi, p. 923.

6 Angustifolius Spenner, FI. frib. 1, p. 525. Feuilles étroitement lancéolées. S. saracenicus Willm. Phyt. 1008.

Commun dans les bois des collines et des montagnes sur tous les terrains. Z. Juillet-août.

Nora. M. Soyer-Willemet (Obs. bot. p. 158) a fait observer avec beaucoup de raison que le S. Fuchsi de Gmélin est le véritable S. saracenicus de Linné et qu’il faut lui restituer le nom linnéen. Il fonde son opinion: 1° sur ce que la figure de Fuchs citée par Linné comme synonyme de son S. saracenicus représente très-bien la forme à feuilles étroites du Senecio qui croît sur les coteaux des environs de Nancy ; 2 sur ce que le nom lui-même de saracenicus est emprunté à Fuchs, qui appelait sa plante Solidago saracenica. Nous ajouterons que Linné indique son S. saracenicus « in Helvetiæ montanis (Sp. 1222) ; in summis jugis montis Juræ, in monte Rossberg (H. Cliff. 410) », localités dans lesquelles on trouve la plante de Fuchs, mais ou ne croit pas celle à laquelle les auteurs allemands ont donné à tort le nom de S. saracenicus et qui se rencontre seulement dans les saussaies au bord des rivières Cette dernière plante a dû pour cela recevoir un nouveau nom

9. S. Jacquinianus Rchb. FI. exc. p. 245 (Sénecon de Jacquin). — Très-voisin de la précédente espèce, il s'en distingue par ce qui suit: péricline à 8-10 folioles plus allongées, plus étroites, plus longuement et moins brusquement acuminées, munies d'une côte médiane moins large, mais plus épaisse et caréné sur le dos ; corolles de la circonférence au nombre de quatre ou cing, en languette linéaire-lancéolée ; akenes glabres, égalant l’aigrette ; feuilles généralement plus larges, plus inégalement dentées ; les inférienres ovales, brusquement atténuées en pétiole ailé; les supérieures sessiles, embrassantes ; tige plus forte, très-anguleuse. — Plante d’un aspect sombre, ordinairement pubescente.

Hautes Vosges ; le Donon (Billor) ; Hohneck, Gérardmer, Bailon de Soultz, etc. %. Juillet-août.

10.S. salicetorum Godr. F1. lorr., éd. 1, €. 2, p. 11 : S. saracenicus Koch, Syn. éd !, p.390 ! non L. (Sénecon des saussaies.) — Calathides nombreuses, disposées en grappe corgmbiforme. Péricline ovoide, à 12-15 folioles appliquées, un peu élargies au sommet brusquement acuminé, munies d’une côte méciane large, saillante latéralement, plane ou déprimée sur le dos; calicule à 4 ou 5 folioles plus courtes, lâches. linéaires. Corolles de la circonférence au nombre de sept à huit, en languette elliptique, obtuse, étalée. Akènes blanchâtres, glabres, plus courts que l'aigrette, munis de côtes superficielles ; aigrette b'anche, fragile. Feuilles lancéolées, acuminées, pourvues de dents cartilagineuses dirigées vers le sommet ; feuilles inférieures atténuées en pétiole alé ; les supérieures sessiles, embrassantes: Tige dressée, épaisse, anguleuse. Souch« longuement rampante, émettant des stolons sout:rrains trèsallongés. — Se distingue en outre des deux espèces précédentes par ses feuilles plus coriaces, plus nombreuses ; par ses calathides plus grosses.

Très-rare ; saussaies sur les bords de la Moselle. Liverdun, dans l’île du Moulin, d’où la plante descend le long de la Moselle jusqu’à Frouard et remonte jusqu’à Toul; Ile de Scarpone (Maire). Metz, au-dessus de Jouy, près de la ferme de la Maxe (Holandre). Bords de la Moselle entre Epinal et Charmes (Mougeot). %. Juillet-août.

11. S. spathulæfolius DC. Prodr. 6, p. 362 ; Cineraria spathulæfolia Gmel. Bad. 3, p. 454 ; Godr. F1. lorr., éd. 1, €. 2, p. 12. (Séneçon à feuilles spatulées.) — Calathides au nombre de cinq à dix, portées sur des pédoncules simples, lanugineux, disposés au sommet de la tige à peu près comme les rayons d’une ombelle. Péricline hémisphérique, à folioles appliquées, linéaires, tres-aiguës, laineuses, glabres et colorées de brun au sommet ; calicule nul. Corolles de la circonférence en languette linéaire-oblongne, atténuée à la base, étalée. Akènes très-velns ; aigrette blanche, brièvement ciliée, égalant presque les fleurs. Feuilles un peu épaisses, blanches-laineuses en dessous, munies en dessus de quelques flocons laineux caducs et de poils courts articulés ; les radicales dressées, ovales, tronquées où un peu en cœur à la base, dentées ou crénelées, portées sur un pétiole 2 ou 3 fois plus long que le limbe ; les caulinaires inférieures oblongues, insensiblement atténuées en pétiole

largement ailé ; les supérieures sessiles, lancéolées ou linéares. Tige dressée, sillonnée, simple. — Fleurs jaunes. Très-rare ; dans les marais. Bitche (Schults). Commercy, au bois de Rébus (Maujean) ; Pagny-sur-Meuse (Maire); Saint- Mihiel (Léré). Cornimont (S. Perrin) ; de Sainte-Sabine au Saut-de-la-Cuve (Boulay et Pierrat). 2%. Mai-juin.

Trib. 6. ARTEMISIEZÆ Less. Syn. p. 263. — Fleurs tantôt toutes hermaphrodites, tantôt celles de la circonférence femelles, toutes à corolle tubuleuse et régulière. Anthères arrondies à la base et non appendiculées. Style des fleurs du disque à branches linéaires, pourvues au sommet tronqué d’un faisceau de poils ou prolongées en cône au-dessus. Akènes subcylindriques, avec ou sans côtes ; aigrette nulle.

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