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INULA L

Péricline hémisphérique, à folioles imbriquées. Fleurs de la circonférence femelles ou neutres, ligulées, sur un seul rang ; fleurs du disque hermaphrodites, tubuleuses, à limbe régulier. Anthères appendiculées à leur base. Akènes cylindriques, munis de côtes tout autour ; aigrette simple, à poils scabres, sur un seul rang. Réceptacle plan, sans paillettes.

1. I. salicina ZL. Sp. 1238, (Inule saulière.) — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles extérieures herbacées, lancéolées, ciliées, indurées à la base, réfléchies au sommet; les intérieures plus étroites, dressées, linéaires, scarieuses, ciliées. Fleurs toutes jaunes ; celles de la circonférence nombreuses, terminées en languette étroite, linéaire, étalée et bi-tridentée, beaucoup plus lonques que celles du disque. Akènes glabres, bruns ; aigrette d’un blanc sale, molle, 3 ou 4 fois plus longue que l’akène. Feuilles caulinaires, coriaces, luisantes, faiblement dentées, rudes sur les bords, étalées, sessiles, lancéolés, arrondies à la base. Tige dressée, un peu rameuse au sommet. — Plante d’un vert foncé.

Commun dans les bois du calcaire jurassique et du muschelkalk. %. Juillet-août.

2. I. britannica L. Sp. 1237. (Inule d'Angleterre.) — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles toutes très-étroites, linéaires, longuement acuminées, velues sur le dos, ciliées, glanduleuses sur les bords ; les extérieures très-läches. Fleurs toutes jaunes ; celles de la circonférence nombreuses, terminées en languette étroite, linéaire, étalée et tridentée, beaucoup plus

longues que celles du disque. Akènes bruns, velus ; aigrette d’un blanc sale, fragile. Feuilles molles, faiblement dentées, un peu velues, rudes sur les bords, dressées, lancéolées ; les inférieures pétiolées ; les supérieures sessiles, aplexicaules, un peu décurrentes. Tige dressée, rameuse au sommet. — Plante d’un vert sombre, à tige couverte de poils blancs, très-fins, longs, articulés.

Bords de la Seille à Port-sur-Seille (Couteau) ; Nomeny (Mathieu) ; Thionville à Sierck (Warion). Metz, dans les fossés de la ville, Magny (Holandre), Marly (Warion), Olgy (T'aillefert), Pommerieux. Bords de la Meuse à Neufchâteau (Lagneau) ; du Mouzon à Villars (Chapellier); du Vair à Soulosse (Boulay); Urville (Rodillon). Stenay, Martincourt (Cardot). %. Juillet-août.

3. I. Conyza DC. Prodr. 5. p. 164; Conyza squarrosa L. Sp. 1205. (/nule conyze.) — Calathides rapprochées au sommet des rameaux et disposées en grappe corymbiforme. Péricline à folioles extérieures herbacces, lancéolées, aiguës, réfléchis au sommet ; les intérieures plus étroites, linéaires, aiguës, scarieuses, ciliées, dressées, rougeàtres au sommet. Fleurs toutes jaunes ; celles de la circonférence nombreuses, égalant celles du disque, fendues au côté interne et disposées en languette courte. Akènes noirs, velus ; aigrette blanche, fragile, 3 fois plus longue que l’akène. Feuilles molles, pubescentes, elliptiques-lancéolées, à peine dentées ; les inférieures pétiolées ; les supérieures sessiles, atténuées à la base. Tige dressée, très-rameuse au sommet. — Plante d’un vert päle, un peu fétide.

Commun ; lieux arides, bois montagneux, dans tous les terrains, C3). Juillet-août.

Nora. M. Doisy indique à Verdun l’Z. hirta, et Willemet père l’I. montana dans les Vosges. Nous n'avons pas pu constater l’existence de ces deux plantes en Lorraine.

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