CENTAUREA Z
Péricline à folioles imbriquées. nunies d'un appendice terminal scarieux ou corné et épineux. Fleurs rarement toutes régulières, hermaphrodites et fertiles; celles de la circonférence ordinairement plus grandes, stériles et rayonnantes. Akènes oblongs, comprimés latéralement, lisses, sans côtes ; hile placé latéralement au-dessus de la base ; aigrette nulle ou formée de poils paléiformes, scabres aux bords, placés sur plusieurs rangs, libres et non soudés en anneau. Réceptacle mnni de paillettes Prin
Sect. 1. JACGEA Cass. Dict. sc. nat., 14, p. 36. — Périchine à folioles munies d’un appendice te non décurrent, scarieux, entier, fendu, lacinié ou cilié. Akènes pourvus où dépourvus d’ sigrette : ;: ombilie non barbu.
1. CG. amara C. Sp. 1292. (Centaurée aimère.) — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à écailles entièrement cachées par leurs appendices ; ceux-ci appliqués, coneaves, orbiculaires, entiers où sou-
vent fendus , blancs, fauves ou bruns. Fleurs de la circonférence ordinairement rayonnantes. Akènes dépourvus d’aigrette. Feuilles rudes au toucher, vertes ou blanchâtresaranéeuses ; les inférieures pétiolées, entières, denttes, ou pinnatifides ; les supérieures sessiles et linéaires. Tiges dressées où ascendantes. rameuses dans leur moitié supérieure ; rameaux gréles, raides, allongés, étalés. — Plante bien plus tardive que la suivante ; fleurs purpurines.
Lieux secs, pierreux, coteaux, bois montagneux, surtout dans les terrains calcaires. 2%. Août-octobre.
2. C. Jacea L. Sp. 1293. (Centaurée Jacée.) — Calathides solitaires ou géminées au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles entièrement cachées par leurs appendices ; ceux-ci appliqués. concaves orbiculaires, laciniés, au moins les inférieurs. Fleurs de la circonférence ordinairement rayonnantes. Akènes dépourvus d’aigrette. Feuilles rudes au toucher, toujours vertes ; les inférieures pétiolées, sinuées-dentées ou sinuées-pinnatifides ; les supérieures sessiles, oblongues-lancéolées. Tiges dressées, fermes, rameuses seulement au sommet; rameaux courts, épais, dressés. — Feuilles plus larges que dans l'espèce précédente ; port tout différent ; calathides plus grosses ; fleurs purpurines ou rarement blanches.
Commun dans les prairies de tous les terrains. %. Mai-juin.
3. C. nigrescens Wäilld! Sp. 3. p. 2283, non DC. nec Gaud. (Centaurée noirätre.) — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles non complètement cachées par leurs appendices ; ceux-e1 appliqués, ovales ou lancéolés, non acuminés, bordés de eils plus longs que la largeur de l’appendice. Fleurs de la circonférence rayonnantes, ou non rayonnantes, (€. decipiens Thuill.! FL. Paris, p. 415). Akènes dépourvus d’aigrette ou munis de quelques cils rudimentaires. Feuilles rudes au toucher ; les inférieures sinuées-dentées où sinuées-pinnatifides ; les supérieures sessiles. linéaires. Tiges dressées, fermes, rameuses dans leur moitié supérieure ; rameaux allongés, étalés. — Fleurs purpurines.
Praries. Nancy, aux Grands-Moulins; Pont-à-Mousson et
Château-Salins (Léré) ; Thiaucourt et Bayonville (Suard) ; Lunéville (Gu:bal) ; Sarrebourg (de Baudot). Metz, Woippy,
Ancy (Holandre). Mont Saint-Quentin, Remilly, Magny ; Thionville, Fénétrange; Sarralbe (Warion). Entre Sierck et Rettel (Friren). Verdun (Doisy) ; Saint-Mihiel {Léré) ; Commercy, la Chaussée ({Warion). Epinal (Berher) ; vallée de Cleuri (X. Thiriat). %. Juillet.
h. CG. microptilon Godr. et Gren. Fl. de France, 2, p. 242; C. vulgaris à microptilon Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 5h. (Centaurée à plumet.) — Calathides solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles non cachées par leurs appendices ; ceux-c1 arqués en dehors, plans, lancéolés, acuminés, bordés de cils brièvement plumeux etplus longs que la largeur de l'appendice. Fleurs de la circonférence rarement rayonnantes. Akènes dépourvus d’aigrette. Feuilles rudes au toucher, vertes ou blanchesaranéeuses ; les inférieures pétiolées, plus ou moins profondément sinuées-lyrées ou sinuées ; les supérieures sessiles, linéaires. Tiges dressées, élancées, très-rameuses dans leur moitié supérieure ; rameaux rotdes, allongés, étalés-dressés. — Fleurs purpurines.
Bords des bois et des routes. Nancy, vallon de Bouxières, Buthegnémont; Pont-à Mousson. Metz, à Woippy (Hussenot), Remilly, Plappeville, Saint-Julien, Olgy, Malroy, Magny (Warion) ; Ancy-sur-Moselle (Briard) ; Peltre, Pommerieux ; Hayange, Florange ; Thionville, Guénetrange; Sierck (Friren); Sarralbe (Warion). Commercy ; Saint-Mihiel ; Saint- Maurice, Thillot (Warion) ; Bâalon, Mouzay (Cardot). Epinal (Berher) ; entre Rambervillers et Anglemont (Boulay). %. Août-septembre.
5. C. nigra ZL. Sp. 1288. (Centaurée noire.) — Calathides solitai.es au sommet de la tige et des rameaux. Péricline à folioles entièrement cachées par leurs appendices ; ceux-ci appliqués, ovales-lancéolés, noirs ou bruns, bordés de cils brièvement plumeux et trois fois plus longs que la largeur de l’appendice. Fleurs de la circonférenee rarement trèsrayonnantes (€. nigrescens DC! Prodr. 6. p. 571, non Willd. nec Gaud.) Akènes pourvus d’une aigrette courte, paléiforme, très-caduque. Feuilles rudes, vertes ; les inférieures ovales où lancéolées, longuement pétiolées, plus ou moins sinuées-dentées ; les supérieures sessiles, oblonques. Tiges dressées, fermes, rameuses dans leur tiers supérieur ; rameaux étalés-dressés. — Fleurs purpurines.
Prairies, bois, seulement dans les terrains siliceux. Rosières<
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aux-Salines, Vic, Dieuze (Soyer- Willemet) : Lunéville ; Chiteau-Salins (Lére); Sarrebourg. Sarralbe, Bitche (Warion). Mirecourt, Epinal et toute la chaïîne des Vosges. %. Juilletaoût.
Sect. 2. Cyanus Desp. Dict. se. nat. 4, p. 4h81, — Périline à folioles munies d’un appendice scarieux, longuement décurrent sur les bords de l’éceille, et denté-cilié dans toute sa longueur. Akènes pourvus d’une aigrette courte et formée de poils paléiformes ; ombilie bar bu.
6. G, montana Z. Sp. 1289. (Centaurée de montagne.) — Calathides solitaires au sommet des tiges ou des rameaux. Péricline ovoïde, à folioles entourées d’une bordure scarieuse, noire, régulierement #ncisée-dentée ; dentelures planes, étroites, rapprochées. Fleurs de la circonférence rayonnantes. Akènes blanchâtres, oblongs, un peu comprimés, lisses et luisants, longuement barbus à lombilic, munis de poils tres- fins, cie aigrette blanche, quatre à cinq fois plus courtes que l’akène. Feuilles molles, oblongues-lancéolées, entières, décurrentes, velues supérieurement, aranéeuses inférieurement et sur les bords ; les caulinaires décurrentes. Tige ordinairement simple et rarement un peu rameuse, dre essée, ailée, très-feuillée. — Fleurs grandes, bleues.
Commun dans les hautes Vosges, sur le granit et sur le grès; Hohneck, Rotabac, Ballons de Soultz et de Saint-Maurice, etc. (WMougeot}), Champ du feu, Bitche. Rare sur le calcaire jurassique. Nancy, Fonds de Morvaux (Soyer- Willemet), Maron, Commercy, Gironville (Maujean). %. Juillet-août.
. C. Cyanus Z. Sp. 1289. {(Centaurée bleuet.) — Calarer solitaires sur des pédoncules allongés et un peu épaissis au sommet. Péricline ovoide, à folioles entourées d'une bordure scarieuse, blanche ou ‘brune, régulièrement incisée-dentée ; dentelures planes, étroites, rapprochées. Fleurs de la circonférence rayonnantes. Akènes blanchûtres, oblongs, un peu comprimés, lisses et luisants, barbus à l’ombilic, munis de poils très-fins, épars ; aigrette rougeâtre, égalant presque V'akène, Feuilles un peu “rudes, plus ou moins aranéeuses ; les inférieures pinnatipartites ou dentées ; les supérieures sessiles, linéaires ; les caulinaires non décurrentes. Tige dressée, striée, non ailée, rameuse au sommet, — Fleurs bleues;
— JM
Exclusivement dans les moissons où il est commun; par nn introduit et naturalisé. ©). Juin-juillet.
8. CG. Scabiosa L. Sp. 1291. (Centaurée Scabieuse.) — Calathides solitaires à l'extrémité des rameaux anguleux et un peu épaissis au sommet. Péricline ovoïde, à folioles entouré es d’une bordure scarieuse, noire, ciliée ; cils épaissis à la base, flexueux, bruns, velus. Fleurs de la circonférence rayonnantes. Akènes blanchâtres où grisatres, oblongs, un peu comprimés, lisses et luisants, 4 glabres à Tombilic, munis de poils très-fins, épars ; aigrette roussâtre, égalant presque l’akène. Feuilles un peu “rudes, d'un vert foncé, rarement enticres, le plus souvent pinnatipartites, à seoments lancéolés et incisé :s-dentés, où linéaires et entiers ; les caulinaires non décurrentes. Tige dressée, anguleuse, non ailée, rameuse au sommet. — Fleurs purpurines, plus rarement blanches.
Commun ; lieux incultes, bords des champs ; plus spécialement sur les calcaires. 2%. Juillet-août.
Sect. 3. AcrozAPHus Cass. Dict. se. nat. t. 50, p. 253. — Péricline à folioles munies d’un appendice scarieux, triangulaire, brievement décurrent sur les bords de l écaille et cilié. Akènes pourvus d’une aigrette courte et formée de poils paléiformes ; ombilic non barbu.
9. C. maculosa Lam ! Dict. 1. p. 669. (Centaurée maculée.) — Calathides solitaires à l'extrémité des rameaux, formant une grappe corymbiforme, très-rameuse. Péricline ovoide-conique, à folioles nerviées en long sur le dos, toutes à découvert, munies d'un appendice noir-brun, acuminé, un peu étalé, bordé de cils pâles, presque argentés au sommet, plus longs que la largeur de l’appendice. Fleurs de la circonférence l'A y onnantes. Akènes grisûtres, finement EE cents, oblongs, un peu comprimés ; aigr ette blanche, égalant presq'ie la moitié de la longueur de l'akène. Feuilles vertes où d'un vert-blanchätre, rudes, ponctuées, pinnati-bipinnatipartites, à segments écartés liné: aires où oblongs, mucro-
les caulinaires non décurrentes. Tige dressée, trèsrameuse supérieurement, non ailée; rameaux étalés.— Fleurs purpurines.
Rare; sur le grès vosgien de la vallée de la Zorn (Xirschléger). @). Juillet-août.
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Sect. h. CALCITRAPA Koch, Syn., éd. 2, p. 475. — Péricline à folioles munies d’un appendice corné, non décurrent, prolongé en une épine vulnérante et spinuleuse à la base. Akènes avec où sans aigrette.
10. GC. Calcitrapa L. Sp. 1287. (Centaurée chaussetrape.) — Calathides nombreuses, solitaires ; les unes terminales, les autres brièvement pédonculées, placées un peu au-dessus des bifurcations de la tige. Périeline ovorle, glabre, à folioles armées d’une épine terminale, jaune, troslongue, étalée, spinuleuse pinnatifide et canalieulée à sa base. Fleurs de la circonférence non rayonnantes. Akènes blancs, obovés, un peu comprimés, lisses et luisants, glabres ; aigrette nulle. Feuilles molles, vertes, presque épineuses au sommet de leurs divisions ; les radicales nombreuses, étalées en rosette, bipinnatipartites, détruites au moment de la floraison ; les caulinaires inférieures non décurrentes. pinnatipartites, à segments étroits, étalés, peu nombreux, les supérieures linéaires, souvent entières. Tige dressée, très-rameuse, non ailée; rameaux divariqués. — Fleurs purpurines, quelquefois blanches.
Lieux stériles, bords des routes. Commun sur les calcaires et sur l’alluvion ; manque sur le grès et le granit. ©). Juilletaoût.
11. G. solstitialis Z. Sp. 1297. (Centaurée du solstice.) — Calathides toutes solitaires au sommet des rameaux. Périciine ovoïde, un peu laineux, à folioles armées d'une épine terminale, jaune, très-longue, étalée, spmuleusepalnatifide et arrondie à la base. Fleurs de la circonférence peu nombreuses, plus petites que celles du centre. Akènes blancs, obovés, un peu comprimés, lisses et luisants, glabres ; aigr ette blanche, plus longue que l’akène. Feuilles d’un vert- blanchàtre, aranceuses, rudes sur les bords, presque épineuses au sommet, décurrentes par leur base; les inférieures souvent pinnatipartites ; les supérieures linéaires, entières. Tige dressée, très-rameuse, munie d’ailes foliacées, onduleuses ; rameaux étalés. — Fleurs jaunes.
Exclusivement dans les champs de luzerne, et par conséquent introduit. ©). Août-octobre.