CARLINA Tourn
Péricline à folioles imbriquées ; les extérieures dentces, épineuses ; Les intérieures scarieuses et rayonnantes. Fleurs toutes régulières, hermaphrodites, fertiles. Anthères appendiculées à la base. Akènes ceylindriques-oblongs, un peu comprimés latéralement, sans côtes; hile basilaire ; aigrette caduque, à poils épais et cornés inférieurement, plumeux, placés sur un seul rang, soudés à la base en faisceaux de 5 où 4, mais ne formant pas un anneau. Réceptacle muni de pullettes frangées au sommet, tubuleuses à la base.
1. G. vulgaris L. Sp. 1161. (Carline commune.) — Calathides ordinairement nombreuses, solitaires au sommet de la tige et des rameaux; ceux-ci allongés, très-feuillés dans toute leur longueur. Péricline hémisphtrique, aranéeux ; folioles extérieures semblables aux feuilles, étalées, plus courtes que le capitule ; folles intérieures rayonnantes, d'un blanc-jaunûtre. Akènes grisätres, couverts de petits poils bifurqués; aigrette roussâtre. Réceptacle muni de paillettes divisées en lanières toutes subulées au sommet. Feuilles fermes, coriaces, vertes en dessus, blanchâtresaranéeuses et réticulées-veinées en dessous, lancéolées, amplexicaules, pliées en deux, sinuées-dentées et pourvues sur les bords d’épines fortes, inégales, divariquées. Tige striée, dressée, ordinairement très-rameuse supérieurement.
an CH
Commun dans les terrains calcaires. Plus rare sur les terrains siliceux. ©). Juillet-août.
2. C. nebrodensis Guss. in DC. Prodr., 6, p. 546; C. longifolia Rchb. 1e. tab. 1008 ; Godr. Fl. lorr., éd. 1, t. 2, p. 90. (Carline à feuilles longues.) — Se distingue du C. vulgaris par ce qui suit : calathides ne dépassant jamais le nombre 3 ; les latérales portées sur des rameaux courts et complétement nus dans leurs trois quarts inférieures ; folioles externes du péricline plus larges, plus longues, dépassant Le capitule ; feuilles caulinaires linéaires-lancéolées, plus allongées, planes, moins fortement embrassantes à leur base, moins étalées, très-entières, mais bordées de cils épineux, fins, inégaux et non divariqués ; tige plus roide et plus grèle.
Escarpements des hautes Vosges sur le granit, Hohneck (Mougeot). ©). Juillet-août.
3. G. acaulis Z. Sp. 1160. (Carline acaule.) — Toujours une seule calathide terminale. Péricline hémisphérique ; folioles extérieures semblables aux feuilles, étalées, plus lonques que le capitule ; folioles intérieures rayonnantes, blanches. Akènes brunâtres, couverts de petits poils bifurques ; aigrette d’un blanc sale. Réceptacle muni de pailiettes divisées en lanières, dont les plus longues sont épaissies en massue au sommet. Feuilles fermes, coriaces, vertes, plus ou moins aranéeuses en dessous, munies de côtes saillantes, pinnatiséquées, à segments divisés en lobes divergents, dentés, épineux. Tige toujours simple. — Se distingue en outre des deux espèces précédentes par la bricveté de sa tige et par l'ampleur de sa calathide.
a. Genuina Nob. Tige presque nulle.
6 Caulescens DC. Prodr. 6, p. 546. Tige s’allongeant et atteignant jusqu'à 2 décimètres.
Très-rare ; hautes Vosges. Ballon de Soultz (Mougeot). ©. Juillet-août.
40, LAPPA Tourn.
Péricline à folioles imbriquées, terminées par une lonque pointe courbée en crochet au sommet ; les intérieures non rayonnantes. Fleurs toutes régulières, hermaphrodites, fertiles. Anthères appendiculées à la base. Akènes oblongs, comprimés latéralement, munis de côtes; hile basilaire ;
aigrette caduque, à poils scabres, sur plusieurs rangs, libres et non soudés en anneau, n1 en faisceaux. Réceptacle muni de paillettes sétacees.
1. L. minor DC. FI. fr. L, p. 77. (Bardane à petites têtes.) — Calathides en grappe oblonqgue au sommet des rameaux. Péricline glabre, globuleux, à folioles finement subulées et plus courtes que les fleurs; les folioles de la rangée intérieure brièvement et insensiblement subulées, rosées et droites au sommet, égalant en lonqueur celles qui les précèdent. Akènes linéaires-oblongs, gris, maculés de noir, un peu rugueux transversalement à la base; disque épigyne muni d’un bord peu saillant, non plissé; aigrette jaunètre, brièvement ciliée. Feuilles toutes pétiolées, vertes en dessus, blanches, brièvement tomenteuses en dessous, cuspidées au sommet et munies de dents subulées et écartées ; les inférieures très-grandes, arrondies, en cœur à la base ; les supérieures ovales. Tige dressée, striée, rameuse. — Fleurs purpurines.
Bords des routes; lieux incultes ; commun surtout dans les terrains calcaires. (©). Juin-août.
2. L. major Geærtn. Fruct. 2, p. 379. (Bardane à grosses têtes.) — Calathides deux fois plus grosses que dans la précédente espèce, disposées au sommet des rameaux en grappe lâche, corymbiforme. Péricline glabre, globuleux, à folioles linéaires et denticulées à la base, longuement subulées et plus longues que les fleurs ; les folioles de la rangée intérieure brièvement et insensiblement subulées, concolores et droites au sommet, plus courtes que celles qui les précèdent. Akènes oblongs, fauves, maculés de noir, érréqulièrement rugueux-plissés surtout au sommet ; disque épigyne muni d'un bord peu saillant, irréqulièrement ondulé-plissé; aigrette jaunätre, brièvement ciliée. Feuilles presque sem blables à celles de l’espèce précédente. Tige plus robuste, dressée, striée, rameuse, — Fleurs purpurines.
Croît avec la précédente espèce, mais est moins commune.
3. L. tomentosa Lam. Dict. 1, p. 377. (Bardane tomenteuse.) — Se distingue du ZL. major par les caractères suivants : calathides une fois plus petites, disposées au sommet des rameaux en grappe Corymbiforme, serrée; péricline
ordinairement fortement aranéeux, à folioles moins lonques que les fleurs ; folioles de la rangée intérieure à sommet violet et scarieux, obtus où tronqué, terminé par une petite pointe droite; akènes gris, maculés de noir, faiblement ridés, à disque épigyne non plissé. — Fleurs purpurines. Croit avec les précédents; rais plus rare. ©). Juillet-août.
III. Cuicoracées. — Fleurs toutes hermaphrodites, toutes à corolle fendue en long et disposées en languette. Sixle non articulé, ni enflé sous le sommet,
Trib. 19. HyoseRDEz Gren. et Godr. FI. de France. t. 2, p. 285. — Aigrette nulle et remplacée par une saillie coroniforme du calice ou par une aigrette formée d’écailles paléiformes. Réceptacle sans paillettes.