‹ Flore de LorraineChapitre 37 sur 508 · FUMARIA L · texte numérisé non relu

FUMARIA L

Pétales 4 ; l’inférieur à limbe carené ; le supérieur pourvu d'un éperon très-court, Fruit en forme de silicule globuleuse, monosperme, indéhiscente. Graine dépourvue d'arille.

1. F. officinalis Z. Sp. 984.) Fumeterre officinale.) — Fleurs en grappes lâches, allongées, terminales ou opposées aux feuilles. Sépales ovales-laucéolés, dentés, plus larges que les pédicelles et égalant en longueur le tiers des pétales. Ecaille nectarifère roulée sur elle-méme au sommet. Sihcule plus large que longue, un peu rugueuse à sa surface (sur le sec), tronquée an sommet. Pédicelles dressés-étalés. Feuilles bipinnatiséquées, à segments plans, linéaires, aigus ou obtus-mucronés, Tige flexueuse, rameuse, dressée ou cou-

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chée, fistuleuse, anguleuse. — Plante un peu glauque, s’accrochant quelquefois, par ses pétioles recourbés, aux végétaux voisins ; fleurs purpurines.

Commun dans les champs, les vignes, les jardins. ©. Maiseptembre.

2. F. densiflora DC! Cat. hort. monsp. p. 113. (Fumeterre à fleurs agglomérées). — Fleurs eu grappes denses, terminales ou oppositifoliées. Sépales grands, ovales-orb1culaires, beaucoup plus larges que les pédicelles et égalant presque en longueur la moitié des pétales. Ecaille nectarifèere courbée. Silicule subglobuleuse, arrondie au sommet, un peu rugueuse. Pédicelles très-ctalés. Feuilles finement bipinnatiséquées, à segments canaliculés, très-étroits, linéaires, aigus. Tige dressée ou diffuse, rameuse, — Plante un peu glauque, à fleurs purpurines, plus petites que dans l'espèce précédente.

Montagne des Capucins à St-Mihiel (Léré);, Remparts de Metz (D: Humbert). ©. Juillet.

3 F.Vaïillantii Lois. Not. p. 102. (Fumeterre de Vaillant). — Fleurs en grappes courtes, pauciflores, terminales ou opposées aux feuilles. Sépales linéaires, aigus, dentés, plus étroits que les pédicelles, dix fois plus courts que les pétales. Ecaille nectarifère courbée au sommet. Silicule globuleuse, à sommet arrondi, non apiculé à la maturité. Pédicelles dressés-étalés. Feuilles bipinnatiséquées, à segments plans, linéaires, aigus. Tige gréle, rameuse, dressée ou diffuse, anguleuse. — Plante glauque, à fleurs, silicules et graines plus petites que dans l’espèce précédente; à segments des feuilles étroits et aigus; fleurs roses.

Peu commun, champs calcaires ou sablonneux. Nancy, au Champ-le-Bœuf, Clairlieu, Champigneulles, Malzéville, Tomblaine, Bouxières-aux-Dames ; Ludre (Besch), Fontenoy-sur- Moselle, Foug; Chavigny (Briard); Montoy-la-Montagne; Pont-ä-Mousson (Léré); Bouzanville, Metz (Warion); Mirecourt (Reus) St-Dié sur la dolomie (Boulay); Bitche, Rorbach, Wittring, Eppingen, Séding et Sarreguemines (Schultz); arrondissement de Montmédy (Cardot); Saint-Mihiel (Léré). ©. Juin-août.

h. F. parviflora Lam. Dict. 2, p. 567. (Fumeterre à peliles fleurs). — Se distingue du F Vaillantii par ce qui suit : fleurs plus petites, un peu tachées de pourpre au som-

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met, du reste tout à fait blanches; sépales ovales, aigus, incisés-dentés, plus larges que les pédicelles, 5-6 fois plus courts que les pétales; silicule globuleuse, à sommet apiculé; feuilles plus finement découpées, à segments canaliculés. — Plante plus grèle, plus diffuse.

Très-rare. A Metz ; Montoy-la-Montagne (Warion) ; Hayange dans la Moselle sur la côte des vignes. Saint-Mihiel, au camp des Romains (Léré) ; Bar-le-Duc (Æumbert) ; Rambervillers (Billot). ©. Juin-septembre.

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