C. glomerata ZL. Sp. 235. (Campanule agglomérée
Fleurs agglomérées en capitules terminal et latéraux ; le capitule terminal plus grand, entouré de bractées foliacées, étroitement appliquées ; les capitules latéraux plus ou moins nombreux et écartés, axillaires. Calice à sexments lancéolés, acuminés, aiqus, apphqués, glabres ou pubescents. Corolle oblongue-campanulée, un peu velue, divisée jusqu'au tiers de sa longueur en lobes ovales et mucronés. Style inclus. Capsule dressée, s’ouvrant près de la base par des valvules qui se renversent en dehors et se séparent de bas en haut. Graines bordées. Feuilles finement crénelées, plus ou moins velues ; les radicales longuement pétiolées, ovales ou ovaleslancéolées, arrondies cu en cœur à la base; les caulinaires supérieures sessiles, embrassantes. Tige dressée dés la base, simple, rarement un peu rameuse, faiblement anguleuse. Souche un peu ligneuse, grêle, munie de longues fibres radicales. — Plante glabre ou velue; fleurs bleues, plus rarement blanches.
« Genuinu Nob. Feuilles vertes.
6 Salviæfolia Wallr. Sched. 90. Feuilles blanches-tomenteuses en dessous.
Commun dans les lieux incultes, au bord des bois, exclusivement dans les terrains calcaires. Z. Juin-septembre.
10. C. Cervicaria L. Sp. 235. (Campanule Cervicaire.) — F'eurs petites, agglomérées en capitules terminal et latéraux, denses ; le terminal entouré de bractées foliacées et appliquées ; les capitules latéraux nombreux et écartés, « xillaires. Calice à segments ovales, arrondis au sommet, hérissés de poils roides. Corolle campanulée, velue, divisée jusqu’au tiers de sa longueur en lobes ovales. Style exserte. Capsule dressée, s’ouvrant près de Ia base par des valvules qui se renversent en dehors et se séparent de bas en haut. Feuilles velues, crénelées; les radicales et les inferieures linéaires-lancéolées, très-longues, un peu obtuses, insensiblement atlénuées en pétiole ; les caulinaires supérieures sessiles, demi-embrassantes, ondulées. Tige dressée dès la base, élancée, roide, simple, anguleuse. Souche épaisse, émettant des racines fortes et divariquées. — Plante hérissée sur toute sa surface de poils blancs, roides, étalés.
Dans les bois du calcaire jurassique et du lias. Pont-à- Mousson, bois d’Atton. Ménillot (Besch). Remilly près de Metz (Warion). Bar-le-Duc à la forêt de Massonges, Véel (Humbert). Vallées du versant oriental des Vosges, dans celles de Guebwiller, de Munster, de Saint-Amarin. Z. Juillet-août,
2 SPECULARIA He ist.
Calice à tube allongé, à limbe quinquéfide, Corolle rotacée, superficiellement lobée. Etamines libres, à filets dilatés et membraneux à la base. Stigmate trilobé. Capsule prismatique, triloculaire, s’ouvrant par des pores latéraux.
1. Sp. Speculum Alph. DC. Monogr., p. 316. Campanula Speculum L. Sp. 238. (Spéculaire miroir.) — Fleurs brieve:nent pédoncu'ées ou sessiles, réunies 2-5 au sommet des rameaux. Calice à segments linéaires, subulés, aussi longs que le tube et que la coroile. Corolle à Iches ovales, obtus, mucronulés. Capsule prismatique, étranglée au sommet, rude sur les angles et dépourvue de folioles. Graines ovoides, comprimées, luisantes, d'un blanc jaunûtre. Feuilles alternes, ondulées et faiblement crénelées ; les inférieures obovées, obtuses, atténuées à la base ; les supérieures sessiles, demi-embrassantes, siguës. Tiges ordinairement rameuses ; Ja centrale dressée; les latérales étalées-ascendantes ; toutes anguleuses et rudes au toucher. — Plante ordinairement un peu velue ; à fleurs violacées, plus rarement blanches.
Commun dans les moissons, dans tous les terrains ; spécialement sur les calcaires. ©. Juin-juillet.
2. Sp. hybrida A/ph. DC. Monogr. p. 346; Campanula hybrida L. Sp. 239. (Campanule hybride.) — Fleurs brièvement pédonculées ou sessiles, solitaires, géminées ou ternées au sommet de la tige. Calice à segments linéaireslancéoles, de moitie plus courts que le tube et une fois plus longs que la corolle. Corolle petite, rarement ouverte. Capsule prismatique, allongée, étranglée au sommet, rude sur les angles, ordinairement munie d'une ou de deux f9lioles. Graines ovoides, comprimées, luisantes, brunes, Feuilles alternes, ondulées et faiblement crénelées ; les inférieures obovées, obtuses, atténuées à la base; les supérieures sessiles, demi-embrassantes, obtuses. Tiges roides, simples (du moins en Lorraine); la centrale dressée; les latérales ascendantes ; toutes anguleuses, et rudes au toucher. — Plante ordinairement moins élevée que la précédeute ; fleurs violacées, peu apparentes.
Plante vraisemblablement introduite, assez rare et se rencontrant çà et là dans les moissons, sans se maintenir dans les mêmes lieux; terrains calcaires. ©. Juin-juillet.
HQE 3. WAHLENBERGIA Schrad.
Calice à tube obconique, à limbe quinquéfide. Corolle campanulée, superficiellement lobée. Etamines libres, à filets dilatés et membraneux à la base. Stigmate à 3 ou 5 lobes. Capsule ovoïde, à 3-5 loges, non adhérente au tube du calice dans sa moitié supérieure, s’ouvrant au sommet -.en 3 ou à valves.
1. W. hederacea Rchb. Icon. 5, p.17, tab. 380, f. 673 ; Campanula hederacea L. Sp. 240. (Wahlenbergie à feuilles de Lierre.) — Fleurs solitaires sur des pédoncules filiformes, terminaux ou opposés aux feuilles. Calice à segments linéaires, subulés, deux fois plus courts que la corolle. Corolle oblongue-campanulée, à lobes ovales, mucronulés. Capsule globuleuse. Graines blanchâtres, ellipsoides, finement ridées en long. Feuilles toutes pétiolées ; les inférieures arrondies, presque entières ; les supérieures échancrées en cœur à la base, à cinq lobestriangulaires, peu profonds ; le supérieur toujours plus grand. Tiges filiformes, rameuses, diffuses. Souche rampante. — Plante glabre, grèle et molle ; fleurs d’un bleu pâle.
Rare ; prairies tourbeuses. Remiremont, bords du ruisseau de Ranfaing (Barroué), Raon-aux-Bois (Puton); Epinal (Mougeot) ; Saint-Dié, entre Saint-Léonard et le moulin de Moncel (Colin) ; Harsault (Boulay); Vioménil (Dr Mathieu) ; Dinozé (Zeiller). 2%. Juin-août.