PRIMULA L
Calice 5 dents, à tube souvent anguleux et enflé. Corolle longuement tubuleuse, infundibuliforme où hypocraltérifornre, à cinq divisions obtuses, émarginées ou bifides. Etamines 5. Capsule libre, s ouvrant au sommet en 5 valves entières ou ‘bifides. Graines nombreuses, rugueuses, planes sur le dos, convexes à la face ventrale qui porte le hile. — Fleurs en ombelle, au sommet d’une hampe ; feuilles radicales, en rosette.
P. grandiflora Lam. Illustr. no 1929 ; P. acaulis Jacq. Mise. 1, p. 158. (Primevère à grandes fleurs.) — Fleurs dressées, portées sur de longs pédoncules laineux, parais- . sant radicaux et munis à leur base d’une bractée étroite et
subulte. Calice pentagonal, velu sur les angles, muni de jar égalant presque le tube, étroitement lancéolées, longuement acuminées, subulées, à pointe fléchie en dedans. Corolle plissée à la gorge, à De égalant le demi-diamètre du limbe ; celui-ci plan, à cinq lobes en cœur renversé et maculés d orangé à leur base. Capsule ovoide, égalant la longueur du tube du calice étroitement appliqué sur elle. Graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales, disposées en rosette, fortement ridées en réseau, glabres en dessus, mollement velues et plus pales en dessous, irrégulier ement dentées, obovées, atténuées insensiblement en pétiole ailé. Hampe extrè nement cour te, mais existant toujours et ne s’allongeant jamais, comme cela a lieu dans la plante suivante. — Fleurs les plus grandes du genre, presque Inodores, d'un jaune pâle, plus rarement blanches lavées de violet @ l'état sauvage).
Bois du calcaire jurassique. Nancy, au bois de Malzéville
(Willemet) ; bois entre Bouxières-aux-Dames et Lay-St-Christopbe, 2%. Mars-avril.
Rem. Cette plante n'existe en Lorraine que dans les localités indiquées ; elle y est abondante. Il est 4 noter que les co-
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teaux de Malzéville et de Bouxières sont isolés de notre chaine jurassique par la vallée de la Meurthe.
P. officinali-grandiflora Gren.et Godr. FI. fr., t. 2, p. 419 ; P. variabilis Goupil. Ann. soc. lin. t. 3, p. 246 et dis et. L, p. 294. (Primevère variable.)
Bois du calcaire jurassique. Nancy, au bois de Malzéville. bois entre Bouxières-aux-Dames et Lay-St-Cristophe ; bois de Maréville où il est rare (Zeiller). %. Mars-avril.
2. Pofficinalis Jacq. Misc. 1, p. 159; P. veris « officinalis L. Sp. 107. (Primevère officinale. j — Fleurs penchées d’un mème côté ; pédoncules courts, inégaux, mollement et brièvement tomenteux, se redressant à la maturité : bractées petites, ovales, longuement subulées. Calice pentagonal, uniformément blanchätre, enflé et très-ouvert, muni de dents égalant la moitié du tube, ovales et br ièvement mucronées. Corolle plissée à la gorge, à tube plus long que le limbe ; celui-ci concave, à cinq | lobes en cœur renversé et maculés d'orange à leur base. Capsule ovoide, n’atteignant pas la longueur du tube du calice, qui en est trés-écarté. Graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales, disposées en rosette, ridées en réseau, glabres supérieurement, pubescentes ou plus rarement ee tomenteuses en dessous (P. inflata Lehm. monogr. t. 2), onduleuses etinégalement dentées ou crénelées sur les Hard ovales, obtuses, brusquement contractées en pétiole ailé et souvent creusées en cœur à leur base. Hampe dressée, dépassant ordinairement les feuilles, rarement presque nulle. — Fleurs petites, d’un jaune vif. très-odorantes.
Commun daus les prairies et dans les bois, dans tous les terrains, plus rare dans la région montagneuse supérieure. 2%. Avril.
3. P. elatior Jacq. Misc. 1,p. 158; P. veris 6 elatior L. Sp. 204. (Privevère élevée.) — Fleurs penchées d'un même côté; pédoncules courts, inégaux, mollement velus, se redressant à la maturité ; ‘bractées petites, lancéolées, subulées. Calice pentagonal, vert sur les angles, blanchätre et transparent dans les intervalles, non enflé et appliqué sur le tube de la corolle, muni de dents égalant la moitié du tube, lancéolées, acuminées, subulées. Corolle un peu dilatée à la gorge qui est glabre souvent uniformément orangé, jamais plissée, à tube égalant presque le limbe ;
celui-ci en entonnoir, à cinq lobes à peine émarginés, et non maculés à leur base. Capsule ovoïde-oblongue, dépassant le tube du calice étroitement appliqué sur elle. Graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales, disposées en rosette, ridées en réseau, velues en dessous, onduleuses et inégalement dentées où crénelées sur les bords, ovales ou oblongues ,obtuses, brusquemeut contractees en pétiole ailé. Hampe dressée e, allongée. — Fleurs d'un jaune pâle, inodores, plus grandes que celles de l’'espèce précédente.
Bois humides. 2%. Mars-avril.