VERBASCUM Tourn
Calice à 5 divisions profondes. Corolle à tube court, à limbe plan ou concave, à divisions arrondies au sommet ; l'inférieure la plus grande. Etamines toutes inclinées d’un mème côté. Stigmate entier. Capsule biloculaire, bivalve.
1. V. Thapsus ZL. F1, suec. p. 69 ; V. Schraderi Mey. Chi. hanov. p. 326 ; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 156; V. crassifolium Dois. F1. Meuse, p.214! non Hoffm.nec DC. (Molène Bouillon blanc.) — Fleurs fasciculées, disposées en grappe spiciforme, serrée, presque en massue; pédicelles presque nuls au moment de la floraison, trois fois plus courts que le calice au moment de la fructification. Calice à lobes lancéolés, acuminés. Corolle petite, concave, à lobes obovés, dressés-étalés, et d’un tiers plus longs que le calice. Les deux étamine inférieures glabres ou presque glabres, à filets quatre fois plus longs que leurs anthères ; les 3 étamines courtes munies sur leurs filets d’une laine blanche ; anthères égales ; celles des étamines inférieures insérées obliquement. Style filiforme ; stigmate capité, non décurrent sur les côtés. Capsule ovoide. Feuilles un peu épaisses, fortement cotonneuses sur les deux faces, pourvues sur les bords de crénelures superficielles et presque cachées par le tomentum ; les feuilles inférieures oblongues-elliptiques, atténuées en pétiole ; les caulinaires moyennes et supérieures lancéolées, aiguës, dressées, décurrentes sur la tige jusqu’à l'insertion de la feuille immédiatement inférieure. Tige roide, dressée, simple, arroudie, mais ailée. — Plante d’un vert jaunâtre, toute couverte d’un tomentum épais ; fleurs jaunes.
Commun dans les lieux incultes, mais surtout dans les bois taillis. ©) Juillet-août.
V. Thapsiforme Schrad. Monogr. 1, p. 21; V. Thapsus et V. cuspidatum Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 137. (Molène faux Bouillon blanc.) Fleurs fasciculées, disposées en grappe spiciforme, serrée, très-allongée ; pédicelles presque nuls au moment de la floraison, trois fois plus courts que le calice au moment de la fructification. Calice à lobes lanceolés,
acuminés. Corolle grande, plane, à lobes largement obovés,
très-étalés, une ou 2 fois plus loi que le calice. Les 2 étamines inférieures q glabres ou presque glabres, à filets une fois plus longs que leurs anthères ; les trois étamines courtes munies sur leurs filets d’une laine blanche ; anthères inégales ; celles des étamines inférieures plus allongées, insérées obliquement. Style spatulé au sommet ; stigmate décurrent sur les côtés du style et formant un V renversé. Capsule ovoide.
Feuilles un peu épaisses, très-rapprochées, étalées horizontalement, cotonneuses sur les deux faces, mais plus vertes que dans le pr Mae fortement erénelées sur les bords ; les inférieures très grandes, oblongues elliptiques, mucronulées, atténuées en pétiole ; les caulinaires moyennes et su périeures lancéolces, acuminées, largement décurrentes sur la tige jusqu'à l'insertion de la feuille immédiatement inferieure. Tige forte, roide, dressée, simple ou rameuse au sommet, arrondie, mais fortement ‘ailée. — Plante beaucoup plus robuste et beaucoup'plus grande dans toutes ses parties que le V. Thapsus ; fleurs jaunes.
‘Commun dans les mêmes lieux que le précédent. ©). Juillet. août.
3. V. phlomoïdes L. Sp. 2531. (Molène phlomide.) — Fleurs fasciculées, disposées en grappe spiciforme, allongée, interrompue à la base ; pédicelles tre courts. Calice à lobes lancéolés, acuminés . Corolle grande, plane, à lobes large- LD 0 obovés, très-étalés et deux fois plus longs que le calice. Les 2 étamines inférieures 4 glabres, à filets une fois plus longs que leurs anthères ; les 3 étamines courtes munies sur leurs filets d’une laine blanche ; anthères inégales ; celle des étamines inférieures plus allongées, insérées obliquement. Style spatulé au sommet ; stigmate décurrent sur les côtés du style et formant un V renversé. Capsule ovoide. Feuilles crénelées, tomenteuses et jaunâtres sur les deux faces ; les caulinaires brièvement décurrentes sur la tige en deux ailes larges et arrondies ; les raméales simplement sessiles. Tige dressée, simple ou yameuse. — Plante fortement tomenteuse : fleurs grandes et jaunes.
Lieux incultes ; rare. Vallées de GaBeiTla et de Saint-Amarin. (@). Juillet- août.
h. V. australe Schrad. Monogr. 1, p. 28, tab. 2. (Molène méridionale.) — Diffère du précédent, dont il est très-
voisin, par ses feuilles proportionnément plus longues et plus étroites, moins tomenteuses et d’un vert blanchâtre ; par ses feuilles caulinaires décurrentes sur la tige en deux ailes cunéiformes qui parcourent la moillé de l’entre-nœud. Lieux incultes ; rare. Nancy, aux Fonds de Toul (Suard) ; Sarrebourg (de Baudot), Bitche (Schultz). Vallée de Guebwiller (Muhlenbeck). Epinal (Berher). © Juillet-août.
V. thapsiformi-Lychnitis Schied., De pl. hybr. p. 38 ; V. ramigerum Schrad. Monogr. p. 34, tab. k; Godr. F1. lorr., éd, 1, t. 2, p. 138 (Molène rameux).
Rare. Nancy, dans la vallée de Champigneules. Bitche (Schuitz). Vallée de Munster (ÆXirschléger), Rambervillers (Mougeot). ©. Juillet-août. |
V. Thapso-Lychnitis Mert. et Koch, Deutschl. FL. 2, p. 213 ; Godr. Mém. Acad. de Stanislas. 1849. p. 325 ; V. spurium Koch, Syn. éd. 1, p. 511. (Molène bâtard.)
Lieux incultes. Nancy, au-dessus de Villers. ©). Juilletaoût.
5. V. floccosum Waldst. et Kit. PL. rar. Hung. 1. p. 81, t. 71. (Molène floconneux.) — Fleurs fasciculées, disposées au sommet de la tige et sur les rameaux en grappes spiciformes, interrompues ; pédicelles très-grèles, aussi longs que le calice au moment de la floraison, mais cachés dans un duvet laineux. Calice petit, à lobes étroitement lancéolés, aigus, glabres au sommet. Corolle à limbe plan, à lobes obovés et étalés, trois fois plus longue que le calice, et égalant presque en grandeur celle du V. Lychnitis. Etamimes à filets tous munis d’une laine blanche ; toutes les anthères réniformes, insérées transversalement. Stigmate capité. Capsule petite, ovoïde, fertile. Feuilles veinées en réseau, blanchàtres et mollement tomenteuses avant la floraison’; les radicales, oblongues-elliptiques, aiguës ou presque aiguës, faiblement crénelées, atténuées en un court pétiole ; les caulinaires toutes sessiles, non décurrentes, presque entières sur les bords; les supérieures ovales-arrondies, embrassantes, longuement et étroitement acuminées. Tige dressée, arrondie, souvent très-rameuse au sommet; rameaux grêles, arrondis, très-étalés. — Se distingue en outre de tous les Verbascum par le duvet blanc, mou et épais, qui d’abord couvre toute la plante, puis se réunit en flocons et tombe ; fleurs jaunes.
- Lieux secs et sablonneux. Metz, fortifications de la citadeile le Sablon, chemin d'Augny (Æolandre), Saint-Privat(Warion), Argancy (Tatlefert) ; Thionville (Creton) ; Sierck (Barbiche). Epinal, St-Amé (Berher). Neufchâteau, Letange et Rouvres (Mougeot). ©). Juillet-août,
6. V. Lychnitis L. Sp. 235. (Molène lychnite.) — Fleurs fasciculées, disposées au sommet de la tige et sur les rameaux en épis nombreux, interrompus et formant par leur réunion une panicule pyramidale ; pédicelles une fois plus longs que le calice au moment de la floraison, jan ais cachés dans un duvet laineux. Calice à lobes étroitement lanctolés, aigus. Corolle à limbe plan, à lobes obovés, Ctalés, deux ou trois fois plus longs que le calice. Etamines à filets tous munis d’une laine blanche ; toutes les anthères réniformes et insérées transversalement. Stigmate capité. Capsule petite, ovoide, fertile. Feuilles veintes en réseau, vertes et un peu velues en dessus, grisätres et tomenteuses en dessous; les radicales pétiolées, oblongues-elliptiques, aiguës où obtusiuscules, fortement et doublement crenelées ; les caulinaires inférieures pétiolées ; les supérieures sessiles, 70n décurrentes, lancéolées, acumintes, nullement embrassantes. Tige roide, dressée, arrondie à la base, fortement sillonnée et anguleuse dans le haut, rameuse au sommet; rameaux courts, anguleux, étalés-dressés. — Plante d'un vert grisàtre, d’un aspect poudreux, munie d’un tomentum étoile plus court que dans toutes les espèces précédentes ; fleurs jaunes, ou blanches {V. album Mæœnch, Meth. p. LA).
Commun sur les collines calcaires, se trouve aussi sur les grès et les roches feldspathiques à Sarrebourg (de RBaudot) ; Bitche {Schults) ; Saint-Dié, Schirmeck (Mougeot); Rambervillers ((Billot); Gérardmer (Jarquel), Remiremont (Gauvain), Bambois de Bâmont (Pierrat). (©). Juillet-aont.
7. V. nigrum Z. Sp. 253. (Molène noir.) — Fleurs fasciculées, disposées au sommet de la tige en une longue grappe spiciforme, énterrompue ; pédicelles très-grèles, une fois plus longs que le calice au moment de la floraison. Calice petit, à lobes étroitement linéaires, aigus. Corolle à limbe plan, à lobes obovés, étalés, deux fois plus longs que le calice. Etamines à filets tous munis d’une laine violette ; toutes les anthères réniformes, insérées transversalement. Stigmate en demi-lune. Capsule très-petite, ovoïde, fertile. Feuilles d'un vert sombre et un peu velues en dessus, briè-
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vement tomenteuses en dessous et quelquefois très-fortement (V. alopecurus Thuill, FL. par. p.110); les radicales longuement pétiolées, lancéolées, le plus souvent creusées en cœur à la base, doublement et for tement crénelées ; les caulinaires supérieures seules sessiles, non décurrentes, arrondies à la base, acuminées. Tige dressée, arrondie à la base, sillonnée-anguieuse au sommet, simple. — Plante d’un vert sombre, un peu tomenteuse ; fleurs Jaunes, de grandeur variable, mais ordinairement petites.
Commun dans les bois montagneux. ©). Juillet-août.
Y. nigro-Lychnitis Schiede, De pl. hybrid. p. 40 ; Godr. Mém. Acad. de Stanislas, 1849, p. 325. V. Schiedeanum Koch, Taschenbuch, p. 371. (Molène de Schiede).
Rare. Nancy, au vallon de Champigneules. Gorze (Dr Humbert), Remiremont (Treuvey). Vaïlées du versant oriental des Vosges. (©). Juillet.
V. Thapso-nigrum Schiedr, De pl. hybrid. p. 32; V. collinum Schrad. Monogr. 1, p. 35, tab. 5, t. 1. (Molène des coteaux).
Bords du canal de la Marne au Rhin, à Liverdun (1855). Vallée de Munster (Xirschléger). ©. Juillet-août.
V. Thapsiformi-nigrum Schiede, De pl. hybrid. p. 36. V. adulterium Koch, Syn. éd. 1, p. 512. (Molène adultérin).
Nancy (1849). Epinal (Berher). Vallée de Guebwiller (Muhlenbeck. ©). Juillet-aout.
8. V. Blattaria L. Sp. 254. (Molène blattaire.) — Fleurs non fasciculées, solitaires à l’aisselle des bractées, disposées en une grappe terminale simple, lâche, allongée, pourvue de poils glanduleux ; pédicelles grèles, solitaires, étalés, une fois plus longs que les bractées. Calice à lobes linéair es, al gus. Corolle grande, à limbe plan, munie vers le fond de poils purpurins, divisés en lobes étalés et deux ou trois fois plus longs que le calice. Etamines à filets tous munis d’une laine violette : anthères des étamines longues insérées latéralement. Feuilles glabres, luisantes, inégalement et profondément dentées ; les radicales oblongues, sinuées-dentées, atténuées en un court pétiole ; les caulinaires moyennes et supérieures sessiles, demi-embrassantes. Tige roide, dressée,
faiblement anguleuse au sommet, simple ou rameuse, — Fleurs jaunes, avec la gorge violette.
Peu commun ; bords des routes. Nancy, à Tomblaine, Amance (Suard); Pont-à-Mousson (Léré); Sarrebourg, aux bords de l'étang du Stock (de Baudot). Metz, au bas de l’Esplanade (Segrétain), à Queuleu, Magny (Holandre) ; Thionville (Box) ; Briey (Taillefert) ; Hombourg-Haut (Reverchon). Commercy, Vignot (Maujean) ; Saint-Mihiel (Léré). Neufchàteau, Girecourt {Mougeot) ; entre Epinal et Bruyères (de Baudot) ; Mirecourt (Reuss) ; verrerie de Portieux +.