SCROPHULARIA. L
Calice quinquéfide ou quinquépartite. Corolle à tube ven-
tru-globuleux, à limbe bilabié; la lèvre supérieure plus longue, bilobée ; l’inférieure trilobée. Etamines 4, didynames ; une cinquième étamine avortée représentée ordinairement par une écaille. Stigmate émarginé. Capsule subglobuleuse, biloculaire, s’ouvrant en deux valves entières ou bifides ; déhiscence septicide. — Feuilles opposées.
1. S. nodosa L. Sp. 863. (Scrophulaire noueuse.) — Fleurs disposées en une longue grappe composée, terminale, à rameaux glanduleux, étalés-dressés, flexueux, opposés ou alternes ; pédicelles grèles, assez longs, glabres dans leur moitié supérieure. Calice à lobes ovales, obtus, denticulés, très-étroitement membraneux sur les bords. Etamines à filets munis de petites glandes blanches et pédicellées ; rudiment de la cinquième étamine beaucoup plus large que long, tronqué ou superficiellement émarginé. Capsule ovoide. Graines striées, rugueuses. Feuilles toutes pétiolées, glabres, d’un vert sombre en dessus, d’un vert pâle en dessous, ovaleslancéolées, tronquées ou un peu en cœur à la base, doublement deñtées en scie; les dents de la base plus grandes, plus aiguës, plus écartées ; les deux premières nervures latérales dénudées et se prolongeant un peu sur le pétiole non ailé ; feuilles du milieu aiguës ; les supérieures acuminées. Tige dressée, rameuse, quadrangulaire, à angles tranchants et non ailés. Souche horizontale, charnue, noueuse-tubéreuse. — Plante glabre; fleurs brunes, plus rarement tout à fait vertes !
4 Genuina Nob. Feuilles dentées en scie.
6 Lmbrosa Nob. Feuilles lobées et dentées ; les lobes inférieurs plus longs, plus étalés.
La var. « commune au bord des fossés, dans les bois humides. La var. 6 dans les lieux ombragés des fortifications de Verdun (Dœnen in herb. Soyer-Willemet). %. Juin-août.
2. $. Ehrharti Stev. in Babingt. Man. of. brit. bot. éd. 2, p. 233; S. aquatica Koch, Syn. ed. 1, p. 515 ; Godr. FI. lorr., éd. 1, t. 2, p. 150, non L. (Scrophulaire d’Ehrhart.) Fleurs disposées en une longue grappe composée, terminale, à rameaux non glanduleux,: étalés, la plupart alternes ; pédicelles grèles, assez longs, tout à fait glabres. Calice à lobes arrondis et largement membraneux sur les bords. Etamines à filets non glanduleux ; rudiment de la cinquième étamine
— di
profondément bifidle, à tobes obtus, divariqués. Capsule globuleuse. Graines striées, rugueuses., Feuilles toutes pétiolées, glabres, d’un vert sombre, lancéolées, aiguës, jamais en cœur à la base, décurrentes sur le pétiole aëlé par le prolongement du parenchyme (et non par 2 nervures dénudées), dentées ; les dents de la base plus petites. Tige dressée, rameuse, quadrangulaire, ailée. Souche nullement noueuse. — Plante glabre ; fleurs brunes, d'une teinte moins triste que dans l'espèce précédente.
Bords des ruisseaux. Commun sur le grès et le granit dans toutes les vallées de la chaîne des Vosges. Rare dans les terrains calcaires et argilo-calcaires. Nancy, à Clairlieu (Suard) ; Dieuze. Mirecourt, au ruisseau de la carrière de Nirocourt (de Baudot). Entre Nomexy et Gugney-aux-Aulx (Berher) ; Vittel (Gérard). 2%. Juin-août.
3. S. aquatica L. Sp. 864, non Koch; S. Balbisii Hornem. Hort. hafn. 2, p. 577 ; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2. p. 151. (Scrophulaire aquatique). — Fleurs disposées en une longue grappe composée, terminale, à rameaux glanduleux. Calice à lobes arrondis et largement membraneux sur les bords. Etamines à filets couverts de petites glandes noires et pédicellées ; rudiment de la cinquième étamine presque orbiculaire, tronqué et entier au sommet. Capsule globuleuse, aigu. Graines rugueuses. Feuilles toutes pétiolées, glabres, ovales ou oblongues ; les inférieures arrondies aw sommet ; toutes échancrées en cœur à la base, munies de larges crénelures superficielles, dont les inférieures sont plus petites que les précédentes et descendent plus bas que dans le S. Ehrharti ; pétioles souvent pourvus vers leur sommet de 2 oreillettes presque opposées, ovales, obtuses. Tige dressée, peu rameuse, quadrangulaire, étroitement ailée. Souche courte, rameuse. — Plante glabre ; fleurs assez grandes, brunes ou vertes. |
Bords des ruisseaux ; commun dans toute la région du calque DNA EUE sur le lias etles marnes irisées. %. Juinjuillet.
4. S. vernalis L. Sp. 864. (Scrophulaire printanière.) — Fleurs disposées en petites grappes serrées, axillaires, co rymbifcrmes et longuement pédonculées. Galice profondément divisé en lobes oblongs et nullement scearieux sur les bords ; les inférieurs un peu étalés au sommet, Corolle à
tube globuleux, fortement contractée à la gorge. Etamines à la fin saillantes hors de la corolle ; rudiment de la cinquième étamine nul. Capsule ovoide-conique, velue glanduleuse, Graines noires, striées-rugueuses. Feuilles pétiolées, ridées en réseau, d’un vert pale, en cœur, incisées et doublement dentées en scie. Tige épaisse, fistuleuse, dressée, simple, quadrangulaire. Racine fibreuse. — Plante mollement et finement velue-glanduleuse ; fleurs odorantes, d’un jaune verdûtre.
Três-rare. Nancy, à la Chartreuse de Bosserville (Soyer- Willemet). Bitche à Stutzzelbronn (Schultz). Versant oriental du Ballon de Soultz, dans la forêt de Hartmanschweiler et dans la vallée de Steinbach (Mühlenbeck), ruines du Herrenfluch (Xrrschléger). ©). Mai-juin.
Trib. 2. LimosEzLINÆ Mob. — Corolle presque régulière. Etamines A, didynames, toutes fertiles ; anthères à loges confluentes, s’ouvrant par une seule fente ; jamais d’appendice représentant la cinquième étamine. Capsule uniloculaire, s’ouvrant en 2 valves ; placenta central Libre au som-
met.