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DIGITALIS Tourn

Calice quinquépartite, presque égal. Corolle campanulée ou infundibuliforme, atténuée à la base, renflée à la face antérieure, à limbe court, à 5 lobes où à 4 par la soudure des deux lobes supérieurs. Etamines toujours 4, didynames, toutes fertiles. Stigmate bilobé. Capsule ovoide, à 2 valves entières dont les bords sont réfléchis en dedans, à déhiscence septicide. — Feuilles alternes.

1. D. purpurea L. Sp. 866. (Digitale pourprée.) — Fleurs pédicellées, pendantes, disposées en une longue grappe spiciforme, terminaleet unilatérale ; pédicelles épaissis à leur sommet. Calice divisé presque jusqu'à la base en lobes largement ovales, obtus, brièvement mucronulés, dressés. Corolle très-grande, ventrue-campanulée, d'un pourpre luisant extérieurement, blanche-maculee de pourpre et barbue intérieurement, à limbe cilié, tronquéobliquement, divisé en 4 lobes courts et très-obtus ; le lobe inférieur plus large et plus long, étalé. Capsule ovoide, velue-tomenteuse. Feuilles molles, vertes et pubescentes en dessus, blanchestomenteuses en dessous, ridées en réseau, lancéolées, doublement crénelées ; les inférieures atténuées en un long pétiole ; les supérieures sessiles. Tige arrondie, dressée, simple, plus rarement rameuse au sommet. Racine fibreuse. — Plante très-élégante, couverte de poils fins, étalés, mous, articulés.

Très-commun sur le granit, le grès vosgien et le grès bigarré, dans toute la chaîne des Vosges : descend quelquefois dans l'alluvion à Azerailles et à Baccarat sur les bords de la Meurthe (de Baudot). Se retrouve sur les grès verts à Bar-le-Duc et duns la forêt d’Argonne. (©). Juin-août.

D. purpureo-lutea Mey. Chlor. hanov. p. 324 ; D. purpurascens Roth, Cat. 2, p.62 ; Godr. FI. lorr., éd. À, €. 2, p. 142. (Digitale rougeûtre.)

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Rare ; toujours au milieu des parents. Rambois de Bämont (Pierrat). Vallées du revers ortental des Vosges ; près de Barr, au château de Landsberg (Gochnat), vallée de la Bruche (Spach) et Sainte-Marie-aux-Mines (Muhlenbeck), vallon de Steinbach (Ræper). ©) ou %. Juin-juillet.

Nora. Cette plante hybride s’est développée au jardin des plantes de Nancy, en 1844, et le même pied y a fleuri trois ans de suite.

2. D. lutea L. Sp. 867; D. parviflora AU. Ped. 1, p. 70. (Digitale jaune.) — Fleurs pédicellées, étalées horizontalement, disposées en une longue grappe spiciforme, terminale et unilatérale; pédicelles courts, non épaissis au sommet, mais un peu comprimés. Calice divisé presque jusqu'à la base en lobes linéaires-luncéolés, aiqus, dressés-étalés. Corolle d’un blanc jaunâtre, velue et immaculée intérieurement, tubuleuse-campanulée, ventrue antérieurement sous le limbe, rétrécie à la gorge ; Le lobe supérieur du limbe bifide, à sinus et à lobules aigus ; les latéraux plus étroits, très-aigus ; l’inférieur plus long, ovale, obtus. Capsule ovoide-conique, munie de poils glanduleux. Feuilles vertes, un peu plus pales en dessous, luisantes en dessus, non ridées, finement dentées en scie, glabres sur les faces, plus ou moins ciliées sur les bords, à nervures latérales à peine saillantes ; feuilles inférieures obtuses, atténuées en pétiole ; les supérieures arrondies à la base, sessiles, acuminées, aiguës. Tige arrondie, dressée, glabre ou plus rarement rameuse.

Très-commun dans les bois montagneux de la région juras sique. Aussi, mais plus rarement dans la chaîne des Vosges : Schnéeberg, Schirmeck ; vallée de Massevaux, vallon de Steinbach, le Tillot, etc. (Mougeot). %. Juin-août.

D. anbiguo-lutea Mey. Chlor hanov. p. 325 ; D. media Roth, Cat. 2, p. 60. (Digitale intermédiaire.)

Rare, toujours au milieu des parents. Vallée de Steinbach, sur le revers oriental des Vosges (Ræper). %. Juin-juillet.

3. D. ambigua Murr. Prodr. stirp. Gœtt. p. 62 (1770) ; D. grandiflora Lam. F1. fr., t. 2, p. 332 (1778) ; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 143. (Digitale ambiquë.) — Fleurs pédicellées, étalées horizontalement, disposées en une grappe spiciforme, terminale et unilatérale; pédicelles épaissis au sominet. Calice velu-glanduleux, divisé profondément en lobes lancéolés-linéaires, aigus: Gorolle très-grande, cam-

panulée, largement ouverte à la gorge, jaune, pubescenteglanduleuse, à lobes supérieurs aigus (D. grandiflora Rchb. Icon. tab. 289) ou obtus (D. ochroleuca Rchb. Icon. tab. 290), ainsi que les trois lobes inférieurs. Capsule ovoide, aiguë, velue-glanduleuse. Feuilles d’un vert päle, non ridées, pubescentes aux bords et sur les nervures, munies de nervures latérales très-saillantes, lancéolées ou ovales-lancéolées ; les inférieures atténuées en pétiole ailé ; les supérieures embrassantes. Tige dressée. — Plante munie de poils mous, articulés.

Commun dans la région granitique des hautes Vosges, au Hohneck, Ballons de Soultz et de Saint-Maurice, Rossberg, ete. Plus rare aux altitudes inférieures ; près d’Epinal à Dognéville (de Baudot\, Golbey (docteur Berher) ; La Gosse (Chapellier) ; Bitche (Schultz). 2%. Juin-juillet.

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