‹ Flore de LorraineChapitre 456 sur 508 · LINARIA Tourn · texte numérisé non relu

LINARIA Tourn

Calice quinquépartite. Corolle à tube enflé, prolongé en éperon à la base, à palais proéminent, plus ou moins barbu et fermant plus ou moins complètement la gorge. Etamines h, didynames, toutes fertiles. Stigmate émarginé ou bilobé. Capsule ovoide, biloculaire, s’ouvrant au sommet par 3-5 petites valves ou par 1 ou 2 trous qui résultent de l’écartement des valves où bien de la chute d’un opercule oblique.

1. L. vulgaris Hill. Dict. n° 1; Anthirrinum Linaria L. Sp. 858. (Linaire commune.) — Fleurs les plus grandes du genre, pédicellées, en grappes spiciformes, terminales, serrées ; pédicelles couverts ainsi que l’axe de la grappe de petits poils glanduleux; bractées linéaires, aiguës, réfléchies. Calice glabre, trois fois plus court que le tube de la corolle, profondément divisé en lobes lancéolés, acuminés, aigus et étalés au sommet. Corolle jaune pâle, safrante sur le palais ; lèvre supérieure plus longue que le tube, divisée en deux lo-

bes ovales, obtus, redressés ; lèvre inférieure à lobes arrondis et se recouvrant par les bords ; éperon subulé, un peu courbe, aussi long que la corolle. Capsule ovoïde, arrondie au sommet, deux fois plus longue que le calice. Graines noires, arrondies, bordées d’une aile membraneuse rayée, tuberculeuse sur les faces. Feuilles loutes éparses. nombreuses, rapprochées, d’un vert plus pâle en dessous, enticres, linéaires ou lancéolées-linéaires, aiguës, atténuées à la base, pourvues d’une forte nervure dorsale et de 2 nervures latérales faibles et rapprochées des bords. Tiges dressées, roides, simples ou rameuses au sommet, Souche rameuse, rampante, blanche, un peu tuberculeuse. — Plante glabre ; feuilles d’une largeur variable.

Commun au bord des champs et des rivières, lieux stériles, dans tous les terrains. %. Juillet-septembre.

2. L. striata DC. F1. fr. 3, p. 586; Antirrhinum monspessulanum L. Sp. 85h. (Linéaire striée.) — Fleurs pédicellées, disposées en grappes spiciformes, terminales ; pédicelles glabres ; bractées linéaires, subulées, dressées. Calice glabre, trois fois plus court que la corolle, profondément divisé en lobes lancéolés, aigus et dressés même au sommet, Corolle blanche ou jaunâtre, élégamment rayée de violet longitudinalement et reticulée sur les bords des lobes ; lèvre supérieure un peu plus longue que le tube, divisée en deux lobes demi-circulaires, écartés ; éperon conique, droit, obtus, plus court que la corolle. Capsule globuleuse, une fois plus longue que le calice. Graines noires, triquètres, un peu courbées, fortement et irrégulièrement ridées sur les faces. Feuilles nombreuses, rapprochées, un peu glauques, un peu épaisses, entières, linéaires, aiguës, plus ou moins étroites, attenuées à la base, pourvues d’une forte nervure dorsale et sur le sec de deux nervures latérales faibles et rapprochées des bords ; les feuilles inférieures verticillées ordinairement par quatre ; les supérieures le plus souvent alternes, éparses ou opposées. Tige dressée, grèle, dure etcassante, simple ou très-rameuse. Souche rampante. — Plante glabre, d’un aspect glauque ; fleurs et capsules plus petites que dans l’espèce précédente.

Lieux stériles; collines du calcaire jurassique ; ça et là. Prairies de Tomblaine (Zeiller); Epinal (Guéry). Vallées du versant oriental de la chaîne des Vosges; vallée de Saint-Amarin

à Wildenstein, Golbach, Geishausen, Wesserling ; Ballon de Giromagny et vallée de la Moselle et affluents depuis Bussang jusqu’à Remiremont. %. Juillet-août.

Linaria Striato-Vulgaris God. L. Striata 6. Grandiflora Soy. Will. Cat. suppl. God. F1, lorr., 2° éd. II, p. 73.

Au milieu des parents. Nancy au Champ le Bœuf. Commercy, à la côte de Bussy (Briard). Epinal (Berher); col de Bramont (Burnat et Trapp); Neufchâteau (Boulay), %. Juillet-août.

3. L. arvensis Desf. Atl. 2, p. 45. Antirrhinum arvense L. Sp. 855. (Linaire des champs.) — Fleurs très-petites, brièvement pédicellées, disposées au sommet de la tige et des rameaux longuement nus au sommet en petites téles serrées qui, au moment de la fructification s’allongent en petites grappes lâches et interrompues ; pédicelles plus courts que le calice ; bractées petites, linéaires, réfléchies. Galice divisé profondément en lobes linéaires-oblongs, courbés en dehors au sommet. Corolle bleue avec des stries plus foncées ; lèvre supérieure un peu plus courte que le tube, divisée en deux lobes dressés, oblongs, obtus ; éperon subulé, courbé, plus court que la corolle. "Etamines à filets glabres. Capsule globuleuse, souvent un peu glanduleuse, un peu plus longue que le calice. Graines grisatres, lisses, arrondies, bordées d'une aile membraneuse. Feuilles écartées, un peu épaisses, entieres, glauques, linéaires, atténuées aux deux extrémités les inférieures verticillées par quatre; les supérieures op posées ou alternes. Tiges gréles, dressées, simples ou meuses. Racine gréle, rameuse. — Plante œlabre plus petite dans toutes ses parties que les deux espèces précédentes.

Très-rare ; champs sablonneux. Entre Sarrelouis et Dilling (Holandre), ‘Carling près de Saint-Avold (Box). ©. Juilletaoût.

4. L. supina Desf. All. 2,p.hh; Antirrhinum supinum L. Sp. 856. (Linaire couchée.) - Fleurs en grappe courte, terminale, pubescente-glanduleuse ; pédicelles très-courts. Calice à lobes linéaires, obtus. Corolle assez grande et ressemblant beaucoup à celle du L. vulgaris, d'un jaune pâle, à palais orangé ; eperon subulé, droit, égalant la corolle. Etamines longues à à filets velus à la base. Capsule globuleuse. Graines noires, suborbiculaires, comprimées, lisses sur les faces, bordées d'une aile blanche et élégamment réticulée-

veinée. Feuilles éparses ou subverticillées dans le bas de la tige, un peu épaisses, glauques, linéaires, uninerviées. Tiges couchées, diffuses. Racine annuelle. — Plante de petite taille.

Champs calcaires. Commun aux environs de Saint-Mihiel (Holandre). ©. Juillet-septembre.

5. L. minor Desf. AU. 2, p. 46 ; Antirrhinum minus L. Sp. 852. (Linaire petile.) — Fleurs petites, longuement pédicellées, nombreuses, axillaires, et formant par leur réunion une grappe làche et feuillée au sommet des rameaux ; >édicelles filiformes, 3 4 fois plus longs que le calice. Calice à lobes linéaires-oblongs, inégaux, étalés à partir de leur milieu. Corolle velue-glanduleuse extérieurement, d’un violet pâle avec les lèvres blanchâtres et le palais jaunâtre ; lèvre supérieure à deux lobes arrondis, écartés à angle droit ; éperon oblong, à peine courbé, obtus, n’égalant pas la moitié de la longueur de la corolle. Capsule ovoide, glanduleuse. Graines jaunes ou brunes, ovoides, munies de crêtes longitudinales aiquës dont quelques-unes s’anastomosent. Feuilles toutes entières, obtuses, atténuées en pétiole à la base, d'un vert sombre, quelquefois violettes en dessous ; les inférieures opposées, plus larges, spatulées ; les supérieures alternes, étroites, linéaires. Tige dressée, très-rameuse à la base : rameaux dressés, flexueux ; les inférieurs opposés. Racine grêle, rameuse. Plante toute couverte de poils glanduleux.

Commun dans les champs et dans les lieux stériles. ©. Juillet-octobre.

6. L. Elatine Wall. Dict. n°16; Antirrhinum Elatine L. Sp. 821. (Linaire élatine.) — Fleurs petites, longuement pédicellées, naissant solitaires à l’aisselle de toutes les feuilles depuis la base de la tige jusqu'au sommet; pédicelles filiformes, dépassant les feuilles, tous dirigés du mème côté et étalés presque à angle droit, glabres si ce n’est au sommet un peu épaissi et courbé en arc. Calice velu, à lobes ovales-lancéoles, acuminés, ciliés, blancs scarieux sur les côtés. Corolle velue, jaune ; lèvre supérieure plus courte que l’inférieure, d’un pourpre foncé intérieurement, à 2 lobes arrondis et dirigés en avant ; éperon subulé, droit ou un peu courbé, aussi long que la corolle. Capsule globu-

TEE

leuse. Graines brunes, ovoides, couvertes de crètes saillantes anastomosées comme les feuillets des Dædalea. Feuilles écartées, toutes brièvement pétiolées, d’un vert sombre, velues, ovales, aiguës, mucronulées ; les inférieures opposées, arrondies à la base, dentées dans leur moitié inférieure ; les moyennes alternes, hastées ; les supérieures sagittées ou entieres ; pétiole toujours plus court que k limbe, Tige se divisant dès la base en rameaux allongés, filiformes, presque simples, couchés, couverts de longs poils mous articulés et de poils plus courts glanduleux. Racine grêle,

fibreuse. :

Commun dans les champs calcaires et argileux; rare sur les grès. ©. Juillet-octobre.

7. L. Spuria Muill. Dict. n° 15; Antirrhinum spurium L. Sp. 851. (Linaire bâtarde.) — Fleurs assez grandes, longuement pédicellées, naissant solitaires à l’aisselle de toutes les feuilles depuis la base de la tige jusqu’au sommet ; pédicelles filiformes, velus, à peine de la longueur des feuilles, tous dirigés du même côte, étalés à angle droit et à la fin courbés en arc au sommet. Calice velu, à lobes ovales-lancéolés, élargis et presque en cœur à la base, non scarieux aux bords. Corolle jaune avec la lèvre supérieure violette ; éperon subulé, courbé, presque aussi long que la corolle. Capsule globuleuse. Graines brunes, finement alvéolées. Feuilles brièvement pétiolées, velues, toutes ovales orbiculaires, obtuses, jamais hastées ; les inférieures le plus souvent en cœur à la base, quelquefois sinuées-dentées. Tiges se divisant dès la base en rameaux allongés, filiformes, couchés, couverts de longs poils mous et de poils plus courts, glanduleux. Racine fibreuse. — Plante plus velue et plus ro-

buste que la précédente.

Commun dans les moissons des terrains calcaires. © Juilletaoût.

8. L. Cymbalaria Mill. Dict. n° 17 ; Antirrhinum Cym= balaria L. Sp. 851. (Linaire cymbalaire.) — Fleurs petites, longuement pédicellées,naissant solitaires à l’aisselle de toutes les feuilles depuis la base de la tige jusqu'au sommet ; pédicelles grèles, glabres, aussi longs ou plus longs que les feuilles, flexueux, très-étalés et se courbant vers la muraille à la maturité. Calice glabre, à lobes linéaires, aigus. Corolle

nn DRE

d'un violet pale, avec le palais jaune ; lèvre supérieure Cgalant l’inférieure et divisée en deux lobes arrondis; éperon droit, obtus, de moitié moins long que la corolle. Capsule globuleuse. Graines à la fin noires, ovoides, couvertes de crêtes saillantes, interrompues. Feuilles d'un vert gai en dessus, souvent purpurines en dessous, longuement pétiolées, alternes, plus rarement opposées, à limbe réniforme, plus ou moins échancré à la base, à cinq lobes larges, mucronulés, obtus dans les feuilles inférieures, aigus dans les supérieures ; pétiole toujours plus long que le limbe. Tige se divisant dès la base en un grand nombre de rameaux filiformes, étalés en cercle et rampantsur les murailles. Souche grêle. — Plante glabre.

Rare ; Sur les vieux murs. Nancy à Maxéville ; Saint-Nicolasde-Port à la ferme de la Madeleine. Toul, sur les remparts; Pont-à-Mousson, sur les murs qui bordent la Moselle (Soyer- Willemet). Metz, à Lessy et à Lorry devant le pont (Warion). Bar-le-Duc (Doisy) ; Sampigny, sur les murs du presbytère (l'abbé Pierrot). Neufchâteau, Ramonchamp (Mougeot). Entre le Thillot et St-Maurice (S. Perrin); Fresse (Colnot) ; St-Dié (Lecomte) ; Epinal, Châtel (Berher) ; Rambervillers (Boulay) ; Plombières (Lemaire); Saulxures-lès-Bulgnéville (Lefebvre).

Trib. 5. VerONICEZ Benth. in DC. Prodr. 10, p. 456. — Corolle à tube court, non gibbeux ni éperonné, à limbe étalé et à gorge largement ouverte. Etamines 2, fertiles ; anthères mutiques, à loges confluentes, s'ouvrant par une seule fente. Capsule biloculaire, comprimée latéralement, s’ouvrant par deux valves, à déhiscence loculicide, ou par 4 valves à déhiscence à la fois loculicide et septicide.

9, VERONICA Tourn.

Calice quadri-quinquépartite. Corolle presque rotacée, à 4 segments entiers, plans et inégaux. Etamines 2. Stigmate capité. Capsule ovale ou en cœur renversé, comprimée lateralement, biloculaire, s’ouvrant par des valves,

Sect. 1. Cramzæprys Koch, Syn. éd. 2, p. 603. Fleurs en grappes axillaires.

1. V. montana L. Sp. 17. (Véronique de montagne.) — Fleurs disposées en grappes axillaires, alternes, pauciflores, très-lâches et portées sur des pédoncules communs filiformes ;

pedicelles étalés, plus longs que le calice. Calice à quatre lobes presque égaux, obovés, plus courts que la capsule. Corolle petite, blanche veinée de pourpre sur les trois lobes supérieurs. Style égalant la longueur de la cloison. Capsule grande, plus large que haute, tres-comprimée, émarginée, denticulée et ciliée sur les bords, fermée de deux lobes orbiculaires qui lui donnent l’aspect de la silicule d’un Biscutella. Feuilles molles, velues, ridées en réseau, foutes pétiolées, et opposées, souvent rougeàtres en dessous, ovales-arrondies, munies de dents larges et inégales, Tiges faibles, sreles, très allongées, rameuses à leur base, couchées et radicantes. — Plante molle, munie de poils blancs, étalés, articules.

Bois humides. Commun dans toute la chaîne des Vosges, sur le grès et le granit. Rare sur le calcaire jurassique. Nancy, aux fonds de Toul ; Pont-à-Mousson (Soyer- Willemet), Metz, aux Etangs ; Rombas, Moyeuvre (Holandre) ; Thionville (Barbiche); Bar-le-Duc au bois de Massonges (Humbert); bois Labarre (Hussenot) ; Sampigny}({’abbé Pierrot); Chauvency, St-Hubert, Baâlon (lierrot ét Cardot) ; Rambervillers, entre Romagne et Chaumont (Mougeot). %. Mai-juin.

2, V. scutellata ZL. Sp. 16. (Véronique à scutelles.) — Fleurs disposées en grappes nombreuses, axillaires alternes, très-làches. multiflores, portées sur des pédoncules communs très-gréles ; pédicelles filiformes, beaucoup plus longs que le calice, étalés à angle droit au moment de la fructification. Calice à quatre lobes égaux, lancéolés, plus courts que la capsule. Corolle blanche veinée de rose sur les trois lobes supérieurs. Style un peu plus court que la longueur de Ja cloison. Capsule petite, plus large que haute, arrondie à la base, plane-comprimée, entière sur les bords, échancrée au sommet. Feuilles toutes opposées, sessiles, presque embrassantes, linéaires ou linéaires-lancéolées, aiguës, munies de petites dents écartées et souvent géminées. Tiges faibles, grèles, rameuses inférieurement, couchées et radicantes à la base, puis redressées.

a Genuina Nob. Plante tout à fait glabre.

6 Pubescens Koch, Syn. éd. 1, p. 524. Plante toute couverte de poils articulés, étalés, glanduleux. V. parmularia Poit. et Turp. F1. par. 19, tab. T/

Lieux humides, tourbeux. La var. « très-commune dans tous

Æ — )2ÿ9 PET

les terrains. La var. & plus rare ; Haroué, Lunéville, étang du Mondon, Chanteheux (Guwibal) ; Mirecourt (Mougeot). %. Juinseptembre.

3. V. Anagallis Z. Sp. 16. (Véronique mouron). — Fleurs en grappes nombreuses, lâches, axillaires, opposées ; pédicelles à la fin plus longs que le calice, étalés à angle droit au moment de la fructification. Calice à quatre lobes presque égaux, lancéolés, aigus. Corolle petite, d’un bleu päle ou blanche veinée de rouge, à lobes arrondis. Style un peu plus court que la longueur de la cloison. Capsule orbiculaire, gonflée, faiblement émarginée au sommet, glabre. Feuilles toutes opposées, un peu charnues, planes, sessiles, embrassantes, lancéolées, aiguës, plus où moins dentées en scie. Tige épaisse, fistuleuse, presque quadrangulaire, glabre, simple ou rameuse, dressée, mais quelquefois (dans les eaux courantes) couchée à la base. Souche rampante. Plante glabre, si ce n'est sur les pédicelles munis de quelques poils glanduleux. Variété à taille beaucoup plus petite et à feuilles presque entières (V. tenella Schmidt, Boh. cent. 1, p. 14).

Commun dans les ruisseaux et les fossés de tous les terrains. 2%. Mai-août.

L. V. Beccabunga L. Sp. 17. (Véronique Beccabongu.) — Fleurs en grappes nombreuses, lâches, axillaires, opposes ; pédicelles plus longs que le calice, non glanduleux, à la fin étalés à anglé droit. Calice à quatre lobes presque égaux, ovales lancéolés, aigus. Corolle d'un bleu pale, à lobes arrondis. Style un peu plus court que la longueur de la cloison. Capsule orbiculaire, gonflée, faiblement émarginée au sommet, glabre. Feuilles toutes opposées, charnues, planes, brièvement pétiolées, elliptiques, obtuses. Tiges grosses, cylindriques, pleines, toujours couchées et radicantes à la base, puis redressées. Souche rampante.

Commun dans les ruisseaux ou sur leurs bords, dans tous les terrains. Z Mai-août.

». V. Chamædrys L. Sp. 17 (Véronique petit-chéne). — Fleurs disposées en grappes làches, opposées ou alternes, dont les inférieures plus allongées, toutes axillaires et rapprochées au-dessus d1 sommet de la tige; pédicelles dresses-étalés, à la fin plus longs que le calice. Calice à quatre

Page 1