RHINANTHUS LZ
Calice comprimé latéralement, enflé, à 4 dents disposées en 2 lèvres. Corolle tubuleuse, bilabiée, à lèvre supérieure comprimée latéralement et émarginée, à lèvre inférieure à trois lobes entiers. Etamines 4, didynames. Stigmate capité. Capsule ovale ou orbiculaire, comprimée latéralement, à loges polyspermes. Graines imbriquées, comprimées, munies sur le dos d’une aile membraneuse cu aptères. — Feuilles toutes opposées.
1.R.minor £hrh. Brit. 6, p. 14h; R. glabra Soy.- Will. Cat. p. 167. (Rhinanthe à petites fleurs.) — Fleurs brièvement péaicellées, unilatérales, disposées au sommet de la tige et des rameaux en épis terminaux d’abord serrés, puis allongés et làches ; bractées herbacées vertes, ovales, munies de dents profondes, étroites, acuminées, subulées, Calice glabre, d’un vert obscur, maculé de brun, élégammentréticulé-veiné, ovale-orbiculaire, vésiculeux, comprimé, à deux lobes divisés au sommet en deux dents courtes et conniventes. Corolle d’un jaune foncé, comprimée latéralement, à tube droit ; lèvre supérieure courte, plus longue
que l’inférieure, voutée, dirigée en avant et munie sous le semmet de deux dents latérales, très-courtes, jaune ou d’un bleu livide ; lèvre inférieure trifide, à lobes ovales. Style pâle et pubescent sous le stigmate, courbé en crochet au sormet et entièrement caché par la corolle. Capsule trèscomprimée, aussi large que longue, presque orbiculaire, faiblement émarginée au sommet. Graines comprimées, largement ovales, tronquées obliquement et épaissies à l’ombilic, non rugueuses sur les faces, toujours largement ailées. Feuilles sessiles, rudes, d’un vert foncé, dentées en scie et un peu réfléchies sur les bords. Tige dressée, simple ou rameuse, giabre, ordinairement non maculée, munie de quatre ar gles saillants et sur deux faces opposées d’un faible sillon. — Plante glabre.
4 Genuinus Nob. Tige non maculée ; dents de la lèvre supérieure de la corolle jaunes ; feuilles oblongues-lancéolées.
6 Fallax Koch, Syn. éd. 1, p. 544. Plante plus élevée ; tige maculée de linéoles noires ; dents de la lèvre supérieure de Ja corolle bleues ; feuilles oblongues-lancéolées.
y Angustifolius Koch, l. e. Tige non maculée ; feuilles de moitié plus étroites. À. minor Dois. FL. Meuse, p. 562 ! non Ehrh.
La variété « très-commune dans les prairies humides, sur tous les terrains. La var. 6. plus rare; Nancy, Sarrebourg, Mirecourt. Entre Courcelles et Remilly (D' Humbert). La var. +. Nancy, aux fonds de Toul ; Verdun; vallée de la Vologne et Hohneck. ©. Mai-juin.
2. R. augustifolius Gmel. FI. Bad. 2, p. 669. (Rhinanthe à feuilies étroites.) — Se distingue 1° du À. minor par ses bractées d’un vert pâle, toutes acuminées et pourvues de dents étroites et bien plus longuement subulées ; par son calice à dents plus longues et plus aiguës ; par sa corolle dont la lèvre inférieure est plus étalée, maculée de bleu à sa base et dont Ja lèvre supérieure est munie au sommet de dents latérales bleues beaucoup plus longues ; 2° du 2. major par ses fleurs plus petites ; par le tube de la corolle plus étroit, droit, et de moitié lus court ; par la lèvre inférieure plus profondément trifide ; par ses étamines plus courtes ; par ses graines plus petites, plus largement ovales ; 3° de tous les deux par la lèvre supérieure de la corolle fortement courbée, ascendante : par sa capsule plus
petite, plus large que haute; par ses feuilles généralement plus étroites, linéaires ou linéaires-lancéolées, aiguës ; par sa tige plus grêle, plus rameuse ; par ses rameaux plus étalés. — Plante glabre ; feuilles rudes ; tige maculée de linéoles noires.
Rare ; à Neuviller, près de Saverne sur le grès vosgien (Buchinger). Bitche. Bruyères, sur le grès bigarré (Mougeot) ; Gérardmersur le granit (de Baudot); Basse sur le Rupt (Pierrot); et sans doute sur d’autres points de la chaîne des Vosges. ©. Juillet-août.
3. R. major £hrh. Beitr.6,p.144.(Rhinanthe à grandes fleurs.) — leurs très-brièvement pédicellées, unilatéaales, disposées au sommet de la tige et des rameaux en épis d’abord serrés, puis allongés et làches ; bractées, membraneuses, d'un blanc jaunûtre, ovales, dentées en scie. Calice pâle, glabre ou velu (R. hirsutus Lam. F1. fl. 2, p. 358), non maculé, élégamment réticnlé-vsiné, membraneux, ovaleorbiculaire, vésiculeux, comprimé, à deux lobes divisés au sommet en 2 dents jongues, aiguës et écartées en dehors. Corolle d’un jaune-citron, comprimée latéralement, à tube courbé et plus court que le calice ; lèvre supérieure égalant l'inférieure, voütée, dirigée en avant et munie sous le sommet de deux dents violettes oblongues et tronquées ; lèvre inférieure trifide, à lobes ovales-arrondis. Style violet, fléchi et glabre au sommet, un peu saillant hors de la corolle. Capsule très-comprimée, un peu plus longue que large, obliquement ovale-arrondie, apiculée, et faiblement émarginée au sommet. Graines comprimées, ovales, tronquées obliquement et épaissies vers l’ombilic, concentriquement ruqueuses sur les faces, le plus souvent ailées sur le dos, quelquefois étroitement, plus rarement aptères. Feuilles sessiles, vertes et rudes en dessus, ponctuées de blanc en dessous, élargies et presque en cœur à la base, oblongueslancéolées, dentées en scie, et un peu réfléchies sur les bords. Tige dressée, simple ou rameuse, maculée de brun, munie de quätre angles saillants et sur deux faces opposées d’un faible sillon. — Fleurs du double plus grandes que dans les deux espèces précédentes, si ce n’est dans la variété alpestre, qui les a petites.
Commun dans les prairies humides sur tous les terrains, La
variété à petites fleurs très-communes dans les hautes Vosges. @, Mai-juillet,