‹ Flore de LorraineChapitre 464 sur 508 · MELAMPYRUM Tourn · texte numérisé non relu

MELAMPYRUM Tourn

Calice campanulé, non enflé, à L ou 5 dents. Corolle tubuleuse, bilabiée, à lèvre supérieure carénée, étalée sur

les bords et émarginée, à lèvre inférieure tridentée ou trilobée, munie de deux plis. Etamines 4, didynames. Stigmates, Capsule ovale, acuminée, comprimée par le dos, à loges uui-bispermes. Graines oblongues, lisses et luisantes, non ailées. — Plantes noircissant par la dessiccation.

1. M. cristatum Z. Sp. 842. (Mélampyre à crétes.) — Fleurs sessiles, étalées horizontalement, disposées sur quatre rangs et formant avec les bractées une grappe spiciforme, très-serrée même à la maturité, quadrangulaire avec les angles relevés en crêtes ; bractées opposées, 1mbriquées, en cœur, acuminees, pliées en deux, courbées en dehors et munies sur les bords de dents inégales, très-airuës et rapprochées ; les bractées inférieures à sommet fohacé et réflechi. Calice à 4 dents acuminées, subulées, ciliées, atteignant le milieu du tube de la corolle ; tube du calice pourvu de chaque côté d'une ligne de poils, du reste glabre. Corolle d’un blanc jaunâtre avec le palais jaune, souvent lavée de pourpre, à tube comprimé latéralement, fortement courbé en arc au-dessus du calice. Anthères ciliées. Capsule comprimée, obliquement ovale, surmontée d’une pointe fortement courbée en dehors ; leges bispermes. Graines plus petites que dans nos autres espèces. Feuilles sessiles, linéaires-lancéolées, rudes au toucher, très-étalées et même réfléchies. Tige dressée, obtusément quadrangulaire, rameuse ; rameaux très-étalés. — Plante glabre ou brièvement velue; bractées supérieures tantôt d’un vert jaunâtre, tantôt purpurines.

Commun dans les bois du calcaire jurassique. Plus rare dans la plaine ; Lunéville (Guibal); Château-Salins (Léré). ©. Juin-juillet.

2, M. arvense L. Sp. 842. (Mélampyre des champs.) — Fleurs sessiles, dressées, disposées en tous sens et formant une grappe spiciforme, cylindrique, s’allongeant pendant la floraison et devenant lâche à la base; bractées opposées, lancéolées, pinnatifides, à lobes latéraux étroits, linéaires, subulés ; les inférieurs capillaires. Calice velu, divisé audelà du milieu en 4 ou 5 dents terminées par une longue pointe sétacée et rosée, qui égale le tube de la corolle. Corolle pubescente, purpurine sur la lèvre supérieure et au bord de la lèvre inférieure, jaune autour de la gorge. Anthères barbues à la base et un peu au sommet, Capsule obo-

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vée, comprinée, acumince au sommet, atténuée en pointe à la base ; loges monospermes. Graines luisantes, oblongues, d’un brun jaunàtre. Feuilles sessiles, linéaires, lancéolées, acuminées, rudes au toucher ; les supérieures dentées-pinnatifides à la base, et commencant à prendre la forme des bractées. Tige dressée, rougeûtre, rude au toucher, obtusément quadrangulaire, rameuse ; rameaux étalés-dressés. — Plante d’un aspect sombre, couverte de poils courts et roides.

a Genuinum Godr. F1. lorr., éd. À, t. 2, p. 233. — Bractées purpurines, munies en dessous de deux rangs de verrues noires, luisantes et ombiliquées ; corolle à lèvres purpurines.

6 Impunctatum Godr. L. ce. — Bractées d'un jaune verdûtre, dépourvues de verrues ; corolle tout à fait jaune ; calice à dents plus courtes. M. barbatum Waldst. et Kit. PL. rar. Hung. p. 89, tab. 86.

Commun dans les moissons des terrains calcaires et argilocalcaires. La var. 6: Nancy, Champigneules ; Liverdun (Mathieu); Pont-à-Mousson et Château-Salins (Léré). Metz, à Arnaville, bois près de Saint-Louis, Argency et Gorze (Taillefert), Peltre et Mercy-le-Haut (Barbiche); Buret et Borny (Warion). Saint-Mihiel (Léré). Epinal (Berher). ©.Juin-juill.

3. M. pratense L. Sp. 843 ; M. sylvaticum Dois. FI. de la Meuse, 568 non L.; M. vulgatum Hol. F1. de la Moselle, 568. (Mélampyre des prés.) — Fleurs très-brièvement pédicellées, étalées horizontalement, disposées sur deux rangs en grappe spiciforme, très-làche, unilatérale ; bractées opposées, les deux inférieures semblables aux feuilles, les supérieures pourvues à leur base de 2-4 dents longuement acuminées et subulées. Calice un peu rude, vert et muni de deux taches brunes, divisé au-delà du milieu en 4 ou » dents longuement acuminées et sétacées, appliquées et n’égalant pas le tiers de la longueur du tube de la corolle. Corolle fermée à la gorge, à tube triangulaire et droit, d'abord blanche avec les lèvres jaunes, puis lavée de lilas avant de se faner. Antheres ciliées. Capsule eomprimée, lancéolée, arrondie à la base; loges bispermes. Graines oblongues, jaunâtres. Feuilles très-brièvement pétiolées, ovales-lancéolées ou lancéolées-linéaires, rudes sur les bords et sur les nervures. Tige dressée, obtusément quadrangulaire, rameuse ; rameaux gréles, allongés, très-étalés, diffus.— Plante presque glabre ; bractées toujours vertes.

Commun dans les bois de tous les terrains. ©. Juin-juillet.

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4. M. sylvaticum ZL. Sp. 343. (Mélampyre des bois.) — Ressemble par le port au A. pratense, mais s’en distingue par les caractères suivants ; fleurs deux fois plus petites, dressées ; bractées entières ; dents du calice étalées, ovaleslancéolées, égalant le tube de la corolle ; celle-ci d’un jaune doré uniforme, ouverte à la gorge; lèvre supérieure plus fortement courbée ; inférieure trifide réfléchie ; capsule de moitié plus petite, acuminée, moins comprimée, à la fin réfléchie ; loges monospermes ; tige le plus souvent simple, plus grèle ; taille moins élevée.

Escarpements des hautes Vosges, sur le granit; Honeck (Mougeot). Ballon de Soultz, vallées de Saint-Amarin, de Guebwiler, de Munster, etc. ©. Juillet-août.

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