‹ Flore de LorraineChapitre 467 sur 508 · rapum Thuill. F1. par. 317. (Orobanche rave · texte numérisé non relu

rapum Thuill. F1. par. 317. (Orobanche rave

Fleurs nombreuses, formant un épi dense et très-allongé ;

bractées ovales à la base, s’atténuant en une pointe longue, très-cassante, qui dépasse la fleur. Calice à deux sépales distincts, munis de nervures saillantes, fendus jusqu’au milieu en deux lobes étroits et très-aigus. Corolle d’un brun rouge clair, couverte de poils glanduleux et blanchâtres, ventrue intérieurement à la base, régulièrement courbée en arc sur le dos, à lèvres gndulées et à peine crénelées sur les bords ; la supérieure voütée en casque et ordinairement émarginée ; inférieure à trois lobes ovales, dont le médian est du double plus grand que les latéraux. Etamines insérées toutes les quatre à la base de la corolle ; filets blanes, cannelés et tout à fait glabres à la base, munis vers le haut, ainsi que le style, de poils glanduleux ; les filets des étamines longues se courbent l’un vers l’autre, mais non en forme d’anse ; anthères jaunâtres sur le vif, blanches après la dessiccation, longuement mucronées. Ovaire et style blancs ; stigmate profondément bilobé, non marginé, un peu rougeñtre sur le dos, mais Jaune citron sur ses pelotes. Tige simple, pourvue d’écailles jusque sous l’épi, renflée à sa base en un tubercule bulbiforme, gros, sphéroïidal ou ovoide, plein et couvert d’écailles imbriquées, charnues, larges, courtes, très-obtuses ; à partir de ce renflement, la tige est fistuleuse, couverte de poils crépus et glanduleux, munis d’écailles plus écartées et passant insensiblement à la forme lanctolée aiguë. Radicelles nulles. Plante robuste, atteignant jusqu’à 6 décimètres ; fleur d’une odeur d’épinevinette fugace.

Sur les racines du Sarothamnus scoparius, et toujours sur le sol siliceux, sur lequel la plante nourrice croît exclusivement : commun par suite dans toute la chaîne des Vosges. %. Mai-juin.

‘9, 0. major L. FI. suec. 561: O. elatior Sutton, Engl. bot. tab. 568 ; O. stigmatodes Wimm. FI. von Schles. 280 ; O, Centaureæ Scabiosæ Hol. Fl. Moselle, éd. 1, p. 520. (Orobanche élevée). — Fleurs nombreuses, en épi serré ; bractées lancéolées, atténuées en une longue pointe qui dépasse la fleur. Calice à deux sépales munis d’une à trois nervures, ordinairement un peu soudés à la base, plus pâles que la corolle, divisés au-delà du milieu en deux lobes acuminés, subulés et dépassant le milieu du tube de la corolle. Corolle d’un violet ferrugineux, couverte de poils courts, glanduleux et jaunàtres, resserrée au-dessous de

l'insertion des étamines, un peu ventruce au-dessus et antérieurement, régulièrement courbée en are Sur le dos, à lèvres irrégulièrement dentées et plissées sur les bords ; la supérieure voütée, arrondie et dépassant à peine l’inferieure; celle-ci à trois lobes presque égaux, dirigés en avant, arrondis au sommet et rétrécis à la base. Etamines insérées au quart inférieur de la corolle ; filets laineux sur la face interne dans presque toute leur longueur, arqués et de plus courbés au sommet en forme d’anse; anthères d’un brun cendré mème après la dessiecation, pubescentes à la base. Style rougeûtre, garni de quelques poils glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelotes Jaunes, globuleuses, veloutées. Tige simple, fistuleuse, rougeatre, couverte de poils jaunes-bruns et glanduleux, épaissie à la buse, pourvue jusque sous l’épi d’écailles toutes aiguës ; les supérieures écartées, linéaires-lancéclées. Radicelles nombreuses. — Plante robuste, atteignant jusqu'à 6 décim. ; fleurs inodores.

Champs arides du calcaire jurassique, sur les racines du Centaurea Scabiosa, Nancy, au-dessus de Laxou (Suard). Metz, sur les côtes de Lessy, de Rosérieules, des Genivaux (Holandre); Montmédy (Pierrot); Baâlon (Cardot); et aussi sur le muschelkalk, à Bitche (Schult:). 2% ? Juin.

3. 0. Galii Duby, Bot. gall. 1, p. 349. (Orobanche du Gaillet.) — Fleurs moins nombreuses et plus grandes que dans les deux espèces précédentes, disposées en épi lâche; braetées lancéolées, très aiguës, un peu plus courtes que la fleur développée, et pourvues de nervures rapprochées et saillantes. Calice à 2 sépales contigus ou soudés antérieurement, munis de plusieurs nervures, entiers ou bifides, larges à la base, terminés en pointe subulée, égalant la moitié du tube de la corolle. Corolle d’un lilas päle ou d’un rouge violet, velue et glanduleuse, à tube étroit à la base, insensiblement diiate vers la gorge, régulièrement courbé en arc sur le dos et nullement ventru en avant; lèvres inégalement dentelées ; la supérieure large, voütée , entière ou légèrement échancrée, jamais réfléchie ni étalée sur Îles bords; l’inférieure est trifide, à lobes presque égaux, arrondis, dirigés en avant. Etamines insérées un peu au-des= sus (à 3 millim.) de la base de la corolle; filets courbés en forme Jd’anse au sommet , abondamment pourvus sur leur face interne et dans leur moitié inférieure de poils

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blancs et dans leur moitié supérieure de poils glanduleux ; anthères brunes, pubescertes à la base. Style blanc, veluglanduleux; stigmate bilobé, non marginé, à pelotes d'un brun pourpre fonce, veloutées. Tige simple, blanche ou jaunûtre, rougeàtre vers le sommet, velue-glanduleuse, non épaissie ni bulbeuse à sa base, pourvue d’écailles toutes linéaires-lancéolées, aiguës, d’abord violacées, puis brunes, rapprochées dans le bas, très-écartées dans le haut, sillonnées par des nervures saillantes et rapprochées. Radicelles nombreuses. — Plante atteignant 3 ou À décimètres ; fleurs exhalant souveut l'odeur de girofle.

Très-commun dans les bois du calcaire jurassique, sur les racines des Gallium Mollugo, verum et sylvaticum!; accidentellement sur l’Achillea Millefolium. %. Juin-juillet.

Nora. On trouve rarement une forme de cette plante, qui a les corolles, les pelotes du stigmate et toutes les autres parties de la plante d’un beau jaune qui pälit avec l’âge, comme si ce végétal était atteint de chlorose; cette forme est l'O. Ligustri Suard, in Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 2, p. 178.

4. 0. Teucrii F. G. Schultz Ann. der. Reg. bot. p.505. (Orobanche de la Germandrée.) — Fleurs au nombre de 10-15, en épi court, un peu làche ; bractées lancéolées, acuminées, aussi longues que la fleur et pourvues de nervures rapprochées. Calice à deux sépales contigus, rarement soudés, hinerviés, bifides, à lanières presque égales et ne dépassant pas la moitié du tube de fa corolle. Corolle d’un rouge brun, couverte extérieurement de poils glanduleux et iaunâtres, brièvement velue-glanduleuse intérieurement, resserree sous le point d’insertion des étamines, peu à peu dilatée jusque vers la gorge, droite sur le dos depuis la base jusqu'au milieu de la lèvre supérieure courbée en avant ; lèvres inégalement dentées ; la supérieure large, arrondie, voutée ; l’inférieure à trois lobes profonds, presque égaux, étalés. Etamines insérées au-dessus (à 3 ou 4 millim.) de la base de la corolle ; filets des étamines longues courbés au sommet, mais non en forme d’anse, violacés, velus sur la face interne dans leur moitié inférieure, glanduleux supérieurement; anthères d’un brun pâle, apiculées, velues à la base, Style lavé de violet, velu-glanduleux; stigmate bilobé, non marginé, à pelotes veloutées, d’un violet notr. Tige simple, épaissie à la base, d’un jaune rougeâtre. glanduleuse-visqueuse, à poils serrés, pour-

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